Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

jeudi 26 avril 2018

Trump: Chapeau l'artiste!



Trump et Macreux enterrant la diplomatie française.

L'Airbus A330 présidentiel venait à peine de décoller.

- Tu as vu ? Non mais tu as vu ?
Le président était extatique.

- Oui, mon chéri, tu es le meilleur ! répondit Brigitte, admirative avec les yeux d'une mère pour son fils à la remise de son BEPC.

- Je l'ai mis dans ma poche, le Ricain !

- Il t'aime bien, mais c'est normal, tu es si formidable !

- "M'aime bien" ? Tu rigoles ? Il m'adore ! T'as vu toutes ses marques d'affection ? Il n'a pas arrêté de me tripoter, de me serrer les mains, de me faire des « hugs », de me prendre par les épaules ! Je l'ai conquis !

- Oui, mon chéri ! Il t'a même retiré des pellicules que tu avais sur les épaules, c'est une marque d'affection, c'est sûr !

- Oui, euh, bon, ça, il aurait pu s'en dispenser... Mais, bref, il ne peut rien me refuser maintenant !

- Il t'a promis quelque chose, mon Amour ?

- Euh, non, pas encore... Mais c'est sûr, il me mange dans la main ! On est les meilleurs potes du monde !
Et tu as vu ? Même la Presse française est conquise : j'ai remis la France en première place sur la scène internationale ! On ne parle que de mon voyage états-unien partout dans le monde ! On me compare à De Gaulle, t'as qu'à voir !

- Euh... oui... mais De Gaulle avait mis la France au premier plan de la scène internationale en montrant l'indépendance du pays par rapport à n'importe quelle superpuissance, y compris les Etats-Unis...

- Tu crois ?

- Ben oui, je m'en souviens, j'étais déjà grande à l'époque...

- Bon, euh.. c'est possible. Mais n'empêche, on parle de la France, de son président, (c'est moi ! quand j'y pense, je n'en reviens pas), et c'est tout ce qui compte !
Oh la la, je suis en train de marquer de mon empreinte l'Histoire avec un grand H, tu te rends compte, maman ? s'émerveilla le président.
Ah que j'ai hâte d'atterrir en France pour savourer ma réussite, voir l'admiration et la vénération dans les yeux des Français et regarder BFMTV...


Au même moment, à Washington DC, à la Maison Blanche...

Un rire tonitruant résonna dans les couloirs. Les membres du personnel présent restèrent figés quelques instants dans leurs occupations, surpris par cette explosion de joie qui rebondissait d'un mur à l'autre comme un torrent en crue. Melania Trump faillit en perdre son chapeau. Elle se précipita vers le bureau ovale, ouvrit la porte à la volée. Elle y trouva Donald hilare, la mèche en bataille, les yeux rougis, se tenant les côtes, suffocant de rire.

- Mais que se passe-t-il, Honey ?

- Tu as vu, non mais tu as vu ? hoqueta le Président, entre deux spasmes.

- Vu quoi, Sweetie ?

- T'as vu le cinéma que je lui ai fait, au Frenchie ?

- Oui, c'est vrai, je t'ai trouvé bien amical avec lui !

- Amical ? You're kidding ? J'étais à deux doigts de lui rouler une pelle ! Un french kiss !

Il repartit de plus belle dans son éclat de rire.

- Mais pourquoi donc ? Tu n'as pas viré ta cuti, au moins ? demanda Melania faussement inquiète.

- Tu ne comprends pas ? dit le président en s'essuyant enfin les yeux avec son mouchoir. 
Je viens de tuer dans l'oeuf la politique étrangère de ce petit merdeux.

- Comment ça ?

- Eh bien, avec les photos de notre merveilleuse entente, de notre formidable complicité, de nos liens indéfectibles, qui sont en train de submerger la Presse internationale, je peux te dire que, désormais, pour pouvoir être crédible au Moyen-Orient, en Russie ou en Chine, il va ramer comme un malade, le gamin ! Non mais, t'imagines la gueule que vont tirer les Palestiniens en voyant à quel point on est copains, lui et moi? Désormais, si l'Amérique est vomie par les Arabes partout dans le monde, elle n'est plus seule ! Je viens d'associer à notre Club de la détestation, ces cons de Français.

- C'est vrai que tu y es allé assez fort dans tes démonstrations ! reconnut Melania

- Tu parles ! Je me suis amusé comme un petit fou. Je me suis même permis de faire savoir publiquement que ce petit con avait des pellicules ! Il n'a même pas pu moufter ! Trop drôle ! Et plus je jouais au père attendri avec lui, et plus il était ému ! Non mais sérieux, je n'en pouvais plus ! Il n'a rien capté, l'abruti !
Tu sais que j'ai même été jusqu'à le féliciter pour sa politique anti-immigration, alors qu'il n'a rien foutu à ce niveau, et que son pays est submergé par tous les va-nu-pieds d'Afrique ? Ça a dû le surprendre d'ailleurs. Mais il n'a pas pigé qu'avec cette simple petite phrase, je l'associais à mon entreprise de mur anti-migrants! D'un seul coup d'un seul, je l'ai grillé auprès des populations migrantes et des associations immigrationnistes. Formidable, non ? Le comble, c'est qu'il continuera à se coltiner les clandestins par centaines de milliers mais sans avoir leur reconnaissance ! Non, je te jure, il a tout gobé sans sourciller, ce greenhorn ! Tu sais qu'en France, ils le surnomment l' « Obama français »? Ça ne rend ma manip que plus délectable !

- Mais tu lui as promis quelque chose ?

- Tu rigoles ? Que dalle ! Nix ! Il a bien cherché à aborder son histoire de climat, tu sais, sa marotte du bullshit de réchauffement climatique, entre deux câlins, mais j'ai botté en touche à chaque fois. Pareil avec ma position par rapport à l'Iran. Il a bien tenté de dire à qui voulait l'entendre qu'il avait obtenu quelque chose, mais je crois qu'il n'y croit pas lui-même ! Que dalle, je te dis. Il n'a rien eu de ma part.
Non, crois-moi, il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé à manipuler un interlocuteur ! Tu sais que même la Presse française, qui, jusqu'à maintenant, n'a eu de cesse de me chier dans les bottes et de me prendre pour un gogol, a trouvé notre entente formidable ? Non, mais sérieux ! Je suis trop fort ! Leurs journalopes gauchos, toujours prompts à faire dans l'anti-américanisme primaire, particulièrement quand il y a un Républicain au pouvoir, n'en pouvaient plus de s'extasier devant notre couple, si fusionnel ! Trop fort, je te dis ! Ils n'ont même pas percuté que la connivence d'un anti-système comme moi, et d'un pur produit du dit-système comme ce blanc-bec sonnait faux comme une cloche fendue. Ah les fucking shitheads!

- Remarque, Honey, ce n'est pas le premier à t'avoir sous-estimé, et ça ne sera pas le dernier...

- Ils n'avaient qu'à lire mon bouquin « The art of the deal ». J'y explique déjà, il y a plus de trente ans, que dans une négociation, il faut toujours paraître être le moins intelligent. Mais ça, on ne doit pas l'enseigner dans leur fucking Ecole Nationale d'Administration. En attendant, j'ai maintenant un pion à ma botte sur l'échiquier européen, en plus de la Theresa May. La Merkel qui ne peut pas me blairer, va se trouver méchamment isolée.

Vraiment, cette rencontre a été jouissive : comment faire des affaires tout en s'amusant ! Je crois que je vais écrire un livre que j'appellerai « The art of diplomacy » !

samedi 14 avril 2018

"Monsieur le Conseiller est là...!"




Un matin de la semaine dernière, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris.

La secrétaire entrouvrit la porte, glissa la tête dans l’entrebâillement et susurra :
- « Monsieur le Président, votre Conseiller est là ! »

Macreux se leva brutalement de son fauteuil, comme dans un garde-à-vous et répondit précipitamment:

- « Mon Conseiller ? Faites entrer, vite ! »

- « Salut !» fit l'homme au nez busqué qui pénétra d'un pas assuré dans le bureau.

- « Comment ça, « Salut » ? Un peu de déférence, je vous prie, je suis le Prési... »

- « Ta gueule ! On n'est pas en public, ici. Alors, tu sais qui m'envoie, et à qui tu dois d'être dans ce bureau ! »

- « Quand même, je suis le Président de la République, quand même... » grommela Macreux, rouge de confusion.

- « Assis-toi et écoute ce que j'ai à te dire » rétorqua l'autre.
« Il ne t'a pas échappé que ça commence à bouger, dans le pays. Alors tu vas parler à tes compatriotes. A commencer par ceux sur lesquels tu as prélevé une bonne augmentation de la CSG pour compenser les baisses d'impôts de Bernard Arnault, Pinault, Niel, Drahi et des nôtres d'une façon générale. Les vieux qui aiment votre France profonde regardent Jean-Pierre Pernaut à midi. Tu te feras donc interviewer par lui, dans son émission de TF1. »

- « Faut que j'aille à TF1 ? »

- « Non, tu iras dans une salle de classe. Il faut que tes téléspectateurs comprennent que tu es leur instit' qui sait tout, qu'ils sont tes élèves qui ne savent rien et qui ne comprennent rien à notre politique. Donc, tu leur apprends. Tu leur dis merci pour l'argent que tu leur as volé, ou mieux, qu'ils t'ont donné, que tu es leur Président à tous, et patin couffin. Je te laisse le soin de les enfumer copieusement, comme tu en as l'habitude avec tes formules creuses. C'est ton job.
Ensuite, tu décideras de te joindre à Trump pour pratiquer une frappe militaire en Syrie contre Bachar. »

- « Ah bon ? Mais rien n'est prouvé, quant à cette prétendue attaque chimique... »

- « Tu diras que tu as des preuves. Personne ne te les demandera. »

- « Oui, mais bon... C'est quand même bizarre que Bachar ait employé des armes chimiques alors qu'il est en passe de finir sa conquête de la Ghouta ! Je ne vois pas l'intérêt qu'il aurait à défier ainsi l'opinion internationale, gratuitement pour ainsi dire... Et à chaque fois qu'il gagne spectaculairement du terrain, on reparle comme par magie d'attaque chimique. Ça ne serait pas plutôt les djihadistes qui auraient intérêt à manipuler ainsi l'opinion occidentale ? »

- « T'occupe ! C'est pas ton problème. Le Sionistan a besoin qu'on se débarrasse de Bachar, alors tu ne cherches pas à comprendre et tu fais ce qu'on te dit de faire. »

- « Mais il ne faut pas une décision de l'ONU, pour ce genre d'intervention militaire dans un pays indépendant ? »

- « Ah ah ah... » ricana l'homme au nez busqué. « Ceux qui te donnent les ordres n'ont pas de siège à l'ONU... Et le Palais Brongniard, Wall Street et les salles de marché d'une façon générale, n'ont pas de convention sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire quand il s'agit d'intervenir dans un pays indépendant... »

-  « Et les médias, ils ne vont pas trouver à redire à ce que je me fasse le vassal servile de la politique étrangère d'un Président américain qu'ils passent leur temps à critiquer, à traiter d'imbécile et à mépriser ? »

- « Les médias, c'est notre boulot. Ils diront ce qu'on leur dira de dire. Je crois que tu es bien placé pour savoir qu'on sait faire, non ? Et si, pour une fois, ils doivent trouver que l'action de Trump est formidable, ils la trouveront formidable, sans sourciller. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la politique étrangère américaine, il s'agit de la nôtre. Donc, tu nous laisses nous occuper des médias, et tu fais ce qu'on te dit. Compris ? »
« Et puis..., » continua-t-il en se radoucissant, « tu adoreras endosser tes habits neufs de « chef de guerre », non ? Petit bouchon, va... » dit l'homme au nez busqué en tapotant paternellement la joue de Macreux.

- « Allez, exécution ! » dit-il en tournant les talons. « Ne me raccompagne pas, je connais le chemin. Ah, au fait... » poursuivit-il, sans même se retourner, « quand tu seras interviewé, tu penseras à bien relever tes cheveux de côté sur tes tempes, tu as un début de calvitie. La jeunesse est une qualité que les Français te trouvent encore, ne la gâche pas, tu vas en avoir besoin ! A bientôt ! »

- « A bientôt, Monsieur le Conseiller... ce fut un plaisir, c'est plus sympa de vous voir ainsi que de vous entendre dans l'oreillette ! » bafouilla Macreux, en portant machinalement sa main sur sa tempe.

Mais la porte avait claqué avant même qu'il ait terminé sa phrase.












mardi 3 avril 2018

Le stagiaire de l'AFP.



- « Entre, entre, Martin ! » s'exclame joyeusement le directeur de l'AFP au jeune qui vient de taper timidement à sa porte.

- « Vous m'avez demandé, monsieur le directeur ? »

- « Oui coco, en effet. Ça fait combien de temps que tu es en stage dans notre belle Agence France Presse ? »

- « Bientôt six mois, monsieur le directeur. »

- « C'est cela, c'est cela. Bien. J'ai regardé tes dernières dépêches. Elles sont bien. Enfin... bien, elles demandent quand même à être retouchées. D'ailleurs, elles l'ont été systématiquement par ton maître de stage, comme tu as pu le constater. Je voulais faire le point avec toi afin qu'on puisse s'assurer ensemble que tu as vraiment un avenir dans notre belle agence. »

- « Mais je le souhaite vivement, monsieur le directeur ! »

- « Oui, oui bien sûr, coco. Cependant, il y a quand même un certain nombre de petites choses que tu devras vite corriger pour nous donner l'assurance que tu partages nos valeurs. »

- « Les valeurs du journalisme attaché à la vérité et à l'impartialité ? »

- « C'est cela, c'est cela. Evidemment, c'est cela. Bon. » 

- « Et que faudrait-il donc que je corrige, monsieur le directeur ? »

- « Eh bien, puisque tu en parles, le Président me le disait encore il n'y a pas une heure... »

- « Le Président de l'AFP ? »

- « Ben non, le Président de la République ! Je disais donc, comme me le précisait notre Président à tous, ce matin, nous avons un rôle essentiel à jouer afin de contrer les fake news diffusées par des médias subversifs et mal intentionnés. Tu sais coco, le diable se cache dans les détails. Ainsi, quand tu rédiges une dépêche dans laquelle tu fais état de la radicalité croissante de jeunes musulmans en France, est-il nécessaire de préciser « musulmans » ? Non, bien sûr, cela serait stigmatisant, n'est-ce pas ? Parle plutôt de l'inquiétante radicalité d'une « minorité de jeunes », point. D'ailleurs, d'une façon générale, à chaque fois que tu dois relever des méfaits, crimes et délits de jeunes pratiquants de la religion musulmane, parle de « jeunes », tout simplement. C'est moins stigmatisant, et c'est plus court à écrire. »

- « Et ce n'est pas stigmatisant pour tous les jeunes, ça, y compris pour tous ceux qui ne sont concernés ni de près ni de loin par la responsabilité de ces méfaits, crimes et délits ? »

- « Bon, les jeunes au sens large sont plus nombreux que les jeunes musulmans, donc la stigmatisation est plus diluée, comprends-tu ? Et tu ne voudrais pas être taxé d'islamophobie, n'est-ce pas ? »

- « Ben, monsieur le directeur, si l'AFP est taxée de naziphobie ou de fascismophobie, je ne pense pas que ça vous dérangerait plus que ça... »

- « Bon, écoute, je suis là pour t'aider, alors si mes conseils ne te servent à rien... »

- « Si, si, bien sûr, monsieur le Directeur. Je vous écoute. »

- « Tu sais, c'est important d'utiliser le bon vocabulaire. Un djihadiste n'est pas forcément un djihadiste. Dans le quartier de la Gouta, en Syrie, par exemple, un djihadiste est un « rebelle ». C'est quand même plus sympa, un rebelle, non ? Ça fait penser à notre jeunesse en Mai 68, à notre camarade à tous, Cohn-Bendit. Ça évoque la remise en cause de l'ordre établi, tout ça. Plus sympa que des fanatiques islamistes qui bombardent les quartiers chrétiens de Damas ou les snipers enturbannés et barbus qui tirent sur les civils essayant de fuir. Tu comprends ? »

- « Euh oui, certes... »

- « Si tu ne sais pas distinguer le bon du méchant, si tu as un doute, je vais te donner un truc : plus le protagoniste est blanc, plus il a des chances d'être le méchant, plus il est basané, plus il est le gentil. D'ailleurs, notre Président bien-aimé l'a encore dit récemment à propos de l'intelligence artificielle, il ne faudrait pas que les seuls mâles blancs quadragénaires soient les leaders dans cette évolution technologique. Donc les mâles blancs : pas bons. Bref.
Je vais te donner un exemple : Viktor Orban, Premier Ministre de Hongrie, anti-immigration, donc anti-musulman et anti-noir, il est blanc. Donc c'est le méchant. Tu le qualifieras de « populiste ». Si le peuple hongrois avait eu raison, Orban serait démocrate, comme notre Vénérable-Président-Grand-Soleil-du-XXIe siècle. Mais le peuple hongrois a tort, donc il est populiste. Tu dénonceras donc toutes ses déclarations, et à l'inverse, tu mettras en exergue ceux qui s'opposent à lui. Une poignée de contestataires distribuent des photocopies dans la rue en guise de journaux d'opposition ? Tu en fais une montagne. Tu en parles, tu en re-parles, tu en re-re-parles.
La veuve de Mandela est morte ? Elle est noire, donc c'est la gentille. Tu l'appelles « grande dame de la lutte contre l'apartheid ». Et tu oublies son radicalisme, son racisme anti-blanc, ses détournements d'argent, ses fraudes et ses violations des droits de l'Homme. Tu mentionnes tout le bien qu'en pensent ses soutiens de toujours. Par exemple, voilà ce que ton collègue écrit au sujet de Winnie Mandela : « Jusqu'au bout, elle est restée fidèle au township noir de Soweto. A l'annonce de son décès, ses admirateurs se sont pressés à son domicile ». Tu vois? C'est court, c'est gentil, c'est agréable à lire pour le vivrensemble. Facile, non ? »

- « Euh oui... »

- « Le vocabulaire est important, mais les chiffres aussi. Regarde. Imagine qu'il y ait, un jour, 2000 manifestants dans la rue. Si c'est une « bonne » manifestation, genre manifestation contre Trump. Tu parles alors de « plusieurs milliers » de manifestants. Deux, c'est bien « plusieurs », non ? Mais s'il s'agit d'une « mauvaise manifestation », genre manifestation pro-vie ou pro-famille, tu parles de quelques dizaines de manifestants. Deux cents dizaines, c'est bien « quelques dizaines » non ? Et s'il s'agit d'une très mauvaise manifestation, tu n'en parles pas, c'est encore mieux. » 

- « Je vois... »

- « Bon. D'une façon générale, il te faut aussi savoir quel est ton camp.
Il me semble que tu l'as trop souvent oublié, et c'est la raison pour laquelle nous avons dû nous passer de beaucoup de tes dépêches. »

- « Le camp du bien ? »

- « Exactement, je vois que tu commences à comprendre. Le camp du bien. Pour se résumer, voici nos valeurs : elles sont pro-notre bien-aimé-Président-Lumière-de-notre-Siècle-et-Génie-Economique et sa formidable épouse. Plus important encore, il te faut savoir quels sont les méchants officiels. Bachar Al Assad par exemple a systématiquement tort. Tiens : j'ai noté que dans tes dépêches, tu parlais de « l'armée syrienne ». Non ! Il te faut parler de « l'armée de Bachar Al-Assad ». Ainsi, c'est Bachar qui attaque les gentils rebelles et non pas l'armée officielle qui défend son territoire. Et ça change tout. Un autre méchant : Poutine. Lui, alors, il est méchant. Vraiment méchant. Mais il y a encore plus méchant. C'est bien sûr, Trump. Lui, c'est le méchant des méchants. Donc Trump a toujours tort. » 

- « Mais ses résultats économiques, l'immigration illégale en chute libre, son taux de chômage historiquement bas, son coup de pied dans la fourmilière coréenne qui fait bouger les lignes... »

- « Ne cherche pas, quoiqu'il fasse, quoiqu'il dise, il a tort. Crois-moi, coco, notre travail est ainsi bien plus facile. Donc tu parles de sa calvitie mise à jour lors d'un coup de vent, tu insistes sur la valse de ses collaborateurs, tu évoques le passé polémique de Gina Haspel, la nouvelle patronne de la CIA, en omettant de remarquer qu'il s'agit d'une femme pour la première fois nommée à ce poste. Ça viendrait en porte-à-faux avec nos accusations de sexisme envers Trump. Bref, Trump a tort, re-tort, et re-re-tort. C'est tout.
Tu as bien compris ? Si c'est le cas, tu auras peut-être l'immense privilège de faire carrière dans notre Agence qui sera bientôt officiellement le Phare de la Vérité en lutte contre les fake-news, si notre bon Président-bien-aimé nous fait cet honneur. Un phare vers lequel se tourneront tous les médias bien en Cour pour être sûrs de diffuser la bonne parole. Tu perçois la portée de cette mission ? »
- « Oui, une sorte d'agence Tass de l'ère soviétique, en somme. »
- « Oui, euh bon, je ne pense pas que cette comparaison soit opportune, à ce stade de stagiaire qui est le tien aujourd'hui, Martin. Bon, je crois t'avoir dit l'essentiel. Tu peux disposer. »

Une fois la porte refermée sur le stagiaire, le directeur saisit son téléphone et compose un numéro. « La RH ? Vous me mettez un terme au stage de Martin. Oui, dès ce soir. Et vous veillerez à ce qu'il ne soit engagé nulle part ailleurs. Merci. »

vendredi 16 mars 2018

Diplomatie de bac à sable.



"J'te cause plus! Je boude!"

Theresa May n'est pas contente. Un ex-espion russe a été empoisonné sur son territoire.
Bon.
« En même temps », comme disait l'autre, l'ex-espion en question était agent double, c'est-à-dire qu'il avait trahi sa mère patrie. Il ne fallait quand même pas qu'il s'attende à être décoré de l'Ordre de Saint Georges des mains de Poutine. Mais bon...

Theresa n'est donc pas contente. Et elle le fait savoir orbi et urbi.
Seulement, elle n'a pas à l'heure actuelle la moindre preuve de l'implication du gouvernement de Russie. C'est un peu embêtant quand on prend le risque d'un incident diplomatique.
D'ailleurs, une enquête vient seulement d'être lancée. Comment peut-on avancer la culpabilité de quiconque avant même de lancer une enquête ? Curieuse façon de procéder. Theresa invente le concept de la présomption de culpabilité.
D'autant qu'on peut se demander si, dans la mesure où Poutine aurait vraiment eu besoin de se débarrasser de cet agent double, il était vraiment malin d'utiliser un poison de fabrication russe pour ce faire. Et procéder à cette élimination, qui allait forcément être rendue publique, à quelques semaines de la coupe du Monde de foot en Russie, n'était pas non plus le meilleur timing. Bref, les ficelles paraissent quand même un peu grosses pour l'ex-agent du KGB qu'a été Poutine...
Ce genre de maladresse serait assez attendue de la part d'un benêt comme Hollande Ouille, mais de la part de Poutine, dont l'intelligence politique est incontestable, c'est assez douteux. Et on peut donc se demander à qui profite vraiment ce crime perpétré à Londres où une mafia d'oligarques russes croît et prospère déjà depuis un certain nombre d'années.

Sans doute que, pressée dans ses négociations sur le Brexit, Theresa a-t-elle des gages à donner à l'Union Européenne d'une part, et peut-être a-t-elle besoin, d'autre part, de faire diversion vis-à-vis de son opinion publique.

Et que fait, dans cette affaire, notre grand couillon de Macreux qui ne perd jamais une occasion de faire parler de lui ? Il s'empresse de ramener sa fraise sur ce sujet qui ne concerne et ne regarde en rien la France. "Franchement, de quoi j'me mêle?". Il s'agit d'une affaire strictement russo-britannique et la Grande Bretagne a en outre déjà un pied en dehors de l'Europe de Bruxelles. Donc même l'argument d'une quelconque solidarité européenne est très bancal.
Ne s'agirait-il pas plutôt d'une solidarité entre ex-banquiers ? (Theresa, avant d'entrer en politique, était issue du secteur bancaire étatique et privé...)
Toujours est-il que, monté sur ses ergots, notre Marcheur en chef avance fièrement que « tout porte à croire » que la Russie est responsable de cet empoisonnement, et qu'il annoncera prochainement « des mesures ».
« Tout porte à croire » : rien n'est donc sûr, mais il sait déjà qu'il prendra des mesures !
C'est à un type capable de tenir un tel raisonnement qu'on a confié l'arme nucléaire ? N'est-ce pas flippant?

« Prendre des mesures » : en clair, cela signifie que les industriels ou les agriculteurs français, ou les deux, auront à nouveau à payer prochainement d'une façon ou d'une autre les conséquences des décisions de ce chefaillon.
C'est déjà exactement ce qu'ils ont eu à subir avec les sanctions de Hollande Ouille qui prétendait punir la Russie de l'annexion de la Crimée. La Russie a depuis, faut-il le rappeler, développé son agriculture comme jamais. Elle peut maintenant viser raisonnablement l'autosuffisance et est devenue une exportatrice de céréales de premier ordre : Poutine peut remercier l'inconséquence de notre pédalonaute bouffi et prétentieux.
Spasiba, François !

Mais l'arrogance de Macreux le pousse encore plus loin dans le ridicule. Invité à inaugurer avec Mamie Trogneux le Salon du Livre, il a ostensiblement snobé le pavillon russe où il était pourtant officiellement invité. Il aurait pu rencontrer, par exemple, la veuve de Soljenitsyne, mais non; Môssieur le Président de la République Française a préféré bouder, dans un geste de diplomatie de bac à sable, des représentants de la culture russe qui ne sont pourtant pas tous des inconditionnels de Poutine.
Ce dernier, à quelques jours de l'élection présidentielle, pourra remercier Macreux d'illustrer ainsi aux yeux des électeurs russes, la diabolisation systématique de leur pays en Occident et resserrer ainsi les liens qui unissent le peuple russe à son leader qui n'en demandait pas tant !
Spasiba Emmanuel !

Une fois de plus, on ne peut que constater l'incompétence quasiment pathologique de nos dirigeants occidentaux. Parfois carrément simplets, parfois moins, mais toujours incompétents.
Et ça fait vraiment peur.

vendredi 23 février 2018

Evolution du discours immigrationniste.


Voici l'évolution du discours immigrationniste et des réalités de l'immigration, sur ce presque demi-siècle passé, vue à travers 10 rubriques :

Rubrique Déni :
1970 : De l'immigration ? Quelle immigration ?
1989 : « Distinguons : Il y a plusieurs catégories d'immigrés : les clandestins..., les immigrés qu'on a accepté, puis les immigrés qui ne le sont plus parce qu'ils ont été naturalisés, un autre problème. Et puis il y a les enfants d'immigrés qui sont français mais qui posent des problèmes aux yeux des Français... » (Mitterrand)

Rubrique Intégration :
1981 : Il y a un peu d'immigration, mais elle va s'intégrer sans problème !
Février 2014 : un rapport est remis à Jean-Marc Ayrault, rédigé par des experts nommés et approuvés par l’ensemble de son gouvernement, afin de favoriser l’intégration des immigrés. Ce qu’ils préconisaient a été ressenti comme une injonction adressée au peuple français de s’adapter aux mœurs et coutumes des immigrés et non l’inverse. (France Culture)
Janvier 2017 : « Il n'y a pas de deuxième ou troisième génération d'immigrés à qui il appartiendrait de devoir s'intégrer. » (Peillon)

Rubrique Espoir Déçu :
1992 : « L' immigration est une chance pour la France ». (Bernard Stasi)
2014 : Le taux de chômage des immigrés (venant hors d'Europe) est de 30,4%. Celui des Français de souche : 9,1%.
2018 : 15 000 places de prisons occupées par des étrangers (soit une sur cinq). Et la moitié de la population carcérale est de culture ou de religion musulmane.

Rubrique Assimilation :
Janv 2008 : Toute personne qui immigre en France doit signer un Contrat d'accueil et d'intégration (le CAI) qui les incite à apprendre le Français.
Mai 2016 : « L'enseignement de l'arabe comme langue vivante se fera dès le CP...». (Belkacem)

Rubrique Religion :
Septembre 2008 : « La France est un des pays les plus strictement laïcs au monde ». (La Dépêche)
Octobre 2016 : « Il n'y a aucune religion en France qui soit un problème . » (Macron)
Juin 2017 : « Les Français doivent accepter l'Islam ». (Macron)

Rubrique Regroupement Familial :
1975 : Les travailleurs immigrés doivent pouvoir faire venir, pour des raisons humanitaires, leurs femmes et leurs enfants. (Giscard)
2018 : « Les mineurs isolés (clandestins) doivent pouvoir faire venir leurs parents. Et leurs frères et sœurs. Cela nous semble normal ». (Collomb). (Regroupement familial à l'envers.)

Rubrique Immigration Clandestine :
1981 et 1989: « L'immigration clandestine ne doit pas être tolérée. Donc les clandestins doivent justement s'attendre à être rapatriés.» (Mitterrand).
Mai 2017 : Les migrants clandestins auront désormais droit au RSA.

Rubrique Médiatique:
2011 : Il n'y a plus de clandestins, il n'y a que des « migrants ».
2017 : Il n'y a pas de migrants, il y a des « réfugiés ».
2018 : Les réfugiés deviennent des « exilés ».

Rubrique Déni (2e) :
2013 : « Le Grand Remplacement est un fantasme inventé par Renaud Camus et repris par l'extrême-droite. » (Le Monde)
2018 : « Il y a de quinze à vingt millions de musulmans en France et non pas cinq, comme on le dit depuis quarante ans. » (Azouz Begag)
Février 2018 : « Jusqu'en 2050, on sait que l'Europe va s'africaniser, les jeunes sont là, ils sont déjà nés, il n'y a rien à faire ! » (Stephen Smith, journaliste spécialiste de l'Afrique, sur RMC)

Rubrique Humour (involontaire) :
Janvier 2018 : « Il y a à Calais des Afghans qui connaissent Victor Hugo sur le bout des doigts ! » (Yann Moix)




lundi 12 février 2018

Macreux et l'Islam, le Daladier d'aujourd'hui.



L'histoire ne se répète pas, elle bégaie...
Voilà notre Macreux qui exprime sa volonté de « structurer » un « Islam de France ». L'Islam est une religion/politique vieille de 1300 ans, née dans des contrées qui sont à des années-lumières de la philosophie occidentale. Il n'a d'ailleurs pas évolué d'un iota pendant ces 1300 ans. C'est une religion à la doctrine fossilisée.
Mais Macreux se donne pour mission de le réformer avec ses petits bras musclés, en un quinquennat. Même pas peur.
On ne sait pas ce qui est le plus sidérant: sa naïveté, sa prétention mégalomaniaque ou son ignorance encyclopédique de ce qu'est l'Islam. Les trois donnent en tous cas le vertige.

Il lui suffirait pourtant de s'informer sur l'Histoire de l'Islam pour s'apercevoir que cette religion est d'abord et surtout une politique habillée en religion, à côté de laquelle le nazisme est une aimable plaisanterie. Vous diriez que l'Histoire n'est pas la tasse de thé de Macreux, comme on a déjà pu le constater à maintes reprises. C'est vrai.
Mais il doit savoir lire autre chose que les chiffres quand même.
Qu'il lise donc le Coran, qu'il regarde l'impérialisme systématique brutal que l'Islam a cherché de tous temps et en tous lieux, à appliquer.
Qu'il cherche une quelconque avancée sociétale que l'Islam aurait pu entraîner dans les pays où il a sévi.
Qu'il constate que l'Islam a toujours été un boulet qui a maintenu les pays sur lesquels il a maintenu son joug, dans un état de sous-développement permanent.
Qu'il cherche UN pays islamique, un seul, qui soit évolué, qui ait participé un tant soit peu à l'élévation de l'homme et de la femme au dessus de la barbarie.
Qu'il pointe les points communs que l'Islam pourrait bien avoir avec les principes de la République, s'il en trouve.
Et il comprendrait que sa mission est d'avance vouée à l'échec, qu'elle est empreinte d'une prétention folle. Il comprendrait que la seule façon de gérer cette religion qui ne raisonne qu'en termes de soumission de l'Homme, est précisément de la soumettre, elle, sans faiblir, à nos principes occidentaux riches de 2000 ans d'évolution continue.
L'Islam ne connaît que le rapport de force. Il n'y a pas de composition possible avec cette politique arriérée, il n'y en a jamais eu. L'Islam est un cancer. On ne cherche pas de compromis avec le cancer. On l'éradique ou on en crève.
En cherchant à « structurer un Islam (prétendument) de France » avec l'aide de représentants muzz, Macreux est juste le Daladier serrant la main d'Hitler aux accords de Munich. On connaît la suite.

Macreux a affirmé lors d'un de ses meetings de la campagne présidentielle que les Français doivent accepter l'Islam, et a ajouté, avec son art consommé de la formule creuse, que « le refus du multiculturalisme était une trahison ». Trahison de qui, de quoi ? Mystère !
On lui rétorquera facilement que si trahison il y a, c'est celle dont le multiculturalisme se rend coupable, et avec lui, tous les responsables politiques qui le défendent, Macreux en tête de liste: trahison de tant de générations de Français qui se sont battus, qui ont perdu la vie sur les champs de bataille ou dans le fond de tranchées, pour défendre les frontières de leur pays, leur culture, leur façon de vivre, leur indépendance, et aussi leur religion.

Comment aurait réagi le Poilu de Verdun ou du Chemin des Dames au moment de se lancer à l'assaut de l'ennemi si un extra-lucide lui avait glissé à l'oreille qu'un freluquet de banquier allait quelques décennies plus tard, brader l'indépendance de la France dans les mains d'une oligarchie sans foi ni humanité, allait se rendre complice de l'invasion du pays par des hordes d'étrangers hors-la-loi n'ayant même pas la culture européenne en commun avec les Français, allait promouvoir l'islamisme aux dépens de notre culture chrétienne multi-centenaire ? N'aurait-il pas balancé son fusil à baïonnette par dessus son épaule, tourné les talons en disant : « Tout ça pour ça ? Allez vous faire foutre ! »
Alors, Macreux, qui trahit qui?

mardi 6 février 2018

Un point, c'est tout!


Pédégère de télévision publique et épouse de Président: entre copines.

Il en a fallu deux.
Deux agences. Oui, il a fallu deux agences de pub, pas moins, pour pondre ce summum de la créativité, ce chef d'oeuvre de l'identification visuelle qui fait se pâmer les « spécialistes » de la communication graphique.

Une première agence s'est chargée de l'audit et de la réflexion de la marque. Il fallait en effet l'équipe d'une agence au grand complet pour se prendre la tête entre les mains et se demander : que veut notre annonceur, quel message veut-il transmettre à ses clients, quelle identité désire-t-il présenter ?
On imagine sans peine le nombre de réunions nécessaires entre la direction générale de l'annonceur, son département marketing et les têtes pensantes de l'agence, les allers et retours des deux équipes, et les échanges de mails innombrables, pour l'établissement du bon diagnostic.

Une fois cet immense effort de concentration accompli, cette première agence, probablement exténuée, a transmis le résultat de ses cogitations à une seconde, chargée de transformer le fruit de cette profonde réflexion en produit graphique concret.

Et voilà à quoi ressemble en 2018 le résultat créatif né du brainstorming de deux agences publicitaires sollicitées par une entreprise publique de premier plan :
 N'importe quel entrepreneur soucieux de l'utilisation des fonds de son entreprise, aurait envoyé valser à grands coups de pied au cul les chargés de clientèle de ces agences avec leurs projets graphiques, juste pour leur apprendre à ne pas prendre leurs clients pour des imbéciles. Mais pas la pédégère de France-Télévision.

Une pastille de couleur et un chiffre. Un point, un chiffre. Pas facile de faire plus concis. Si le chiffre de la chaîne est basique, celui de la facture l'est beaucoup moins. La plaisanterie aura coûté selon le Canard Enchaîné pas moins de 240 000 euros. Ça fait cher la pastille.

Au passage, on remarquera que le mot « France » aura disparu du logo. Preuve s'il en est besoin, que nos « élites » poussent insidieusement à la mort de la nation, au profit d'un mondialisme anonyme et sans racine.

Saucisson-Pinard reprend les commentaires des professionnels qui ont salué la sortie de cette révolution graphique: « Derrière ce changement d'identité, on sent la fin d'un monde, celui de la télévision au milieu du salon. »
« La fin d'un monde... » Ça ne vous rappelle rien ? La fin d'un ancien monde, l'émergence d'un nouveau monde... Il y a du macronisme à peine voilé là-dessous... Les baratineurs des agences qui ont vendu leur camelote au prix fort à la pédégère de l'entreprise publique annonceur, savaient à qui ils s'adressaient. En l'occurrence, à une grande copine de Mamie Trogneux, l'épouse-mère adoptive de Macreux. Delphine Ernotte a donc accepté sans sourciller de faire raquer France-Télévision pour cette gigantesque fumisterie.

Si ça vous fait rire, Saucisson-Pinard vous rappelle que cette escroquerie se fait avec votre argent, puisque, que vous regardiez la télé ou pas, vous serez désormais assujetti cette année à la redevance audiovisuelle.

On sait que la pédégère doit sa nomination à la tête de France-Télévision davantage à d'occultes manipulations au sein du CSA qu'à de quelconques compétences. Elle a, de fait, réussi, depuis son entrée en fonction, la remarquable performance de se mettre à dos ses journalistes, d'accumuler les échecs d'audience, de jouer la tyran politiquement correct en licenciant le responsable météo qui avait eu l'outrecuidance dans un de ses livres, d'émettre des réserves sur la théorie du Réchauffement Climatique, à la veille de la COP 21.
Elle a aussi fait preuve d'un racisme anti-blanc et anti-vieux propre à caresser dans le sens du poil notre société schizophrène : « On a une télévision d'hommes blancs de plus de cinquante ans, et ça, il va falloir que ça change! »
En fait, elle n'a fait que mettre en pratique le contenu d'un de ses propos tenu en 2012 :« Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change ! »
Effectivement, elle ne s'est pas demandé si elle était capable... Dommage, elle aurait dû.

Car aujourd'hui, son incompétence caractérisée éclate au grand jour, au point que même Macreux se met à la dénoncer. Les chances sont grandes qu'on ne lui permette pas de finir son mandat. Ce ridicule et coûteux re-styling du logo risque bien d'être son chant du cygne.

Peut-être finalement que Macreux a raison ; nous sommes bien dans un nouveau monde : celui de la médiocratie vendue au prix d'un produit de luxe.