Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

lundi 14 septembre 2020

Lettre ouverte au Maire de Rouen

 

Dégage, Napoléon! Et place aux grandes causes d'aujourd'hui!


A l'attention de Monsieur Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen,


Cher Monsieur le Maire,

Vous désirez retirer, sur la place de l'Hôtel de Ville, la statue équestre de Napoléon qui y est érigée depuis 1865 et la remplacer par une statue de Gisèle Halimi, figure franco-tunisienne du féminisme et de l'avortement, disparue récemment à l'âge de 93 ans.

Votre motivation repose sur votre souci de promouvoir l'égalité homme-femme.

Vous dites assumer la portée symbolique de cette décision. Bravo ! . « Il serait formidable que Rouen soit la première ville de France à accueillir, place de la Mairie, une statue dédiée à Gisèle Halimi. Le débat est ouvert ! » twittez-vous.

Cette « figure de la lutte pour le droit des femmes » étant décédée le 28 juillet dernier, c'est en effet une course contre la montre qui s'engage. Il s'agit de s'emparer de la première place aux dépens d'une autre ville qui pourrait aussi ne pas attendre que le poids de l'Histoire évalue à sa juste valeur l'empreinte que mérite de marquer cette femme dans l'esprit collectif, avec tout le recul du temps nécessaire, comme cela a toujours été bêtement le cas au cours des vingt siècles qui nous ont précédés.

Vous avez raison, il est évidemment grand temps de déboulonner ce Napoléon, figure de l'Histoire de France qui a marqué non seulement son temps mais aussi l'Histoire mondiale pour l'éternité.

Mais puisque vous « ouvrez le débat » - selon vos propres termes- permettez à Saucisson-Pinard de trouver que, dans le choix de la statue remplaçante, vous êtes quelque peu timoré. Autant vous le dire franchement : vous jouez petit bras.

Plutôt qu'une statue de Gisèle Halimi, Saucisson-Pinard vous soumet l'idée suivante :

Pourquoi ne pas ériger en lieu et place de Napoléon sur son cheval, une statue d'un couple de lesbiennes, composé d'une Arabe et d'un transsexuel Black, en position de 69, s'administrant mutuellement de grand coups de léchouille. Cette statue, plutôt que d'être bêtement coulée dans le bronze, pourrait être faite en bouteilles plastique recyclées. L'artiste pourrait aussi présenter son œuvre en partie fondue, en référence et en allusion au réchauffement climatique.

Une telle statue vous permettrait, Monsieur le Maire, de vous apporter le soutien unanime et enthousiaste

- des écolos

- des LGBT

- des immigrationistes

- des partisans de la diversité culturelle et raciale

- des propagandistes réchauffistes.

On ne vous soupçonnera même pas de faire de la basse récupération politicienne à des fins personnelles, puisqu'il va de soi qu'une fois le projet lancé, vous démissionnerez de votre poste de Maire pour laisser la place à une femme. En effet, eu égard au nombre outrageusement supérieur de maires-hommes par rapport au nombre de maires-femmes dans les communes de France, vous ne voudriez pas vous faire le complice d'un état de fait qui privilégie la place de l'Homme en politique au détriment de la Femme.

Donc votre projet apparaîtrait ainsi totalement désintéressé, et ne viserait qu'à promouvoir ces causes justes qui vous tiennent à cœur. A moins que, pour garder votre poste de maire, vous ne décidiez de passer sur la table d'opération et vous ne vous fassiez maire-transsexuel. Vous sacrifieriez d'une certaine façon vos parties viriles sur l'autel de la liberté sexuelle. Et ça serait beau. De plus, on est bien d'accord, il n'y a pas assez de maire-transsexuel en France. A vous de voir.

Bien entendu, en tant que maire socialiste, et en parfait respect des coutumes de votre parti, vous veillerez à ce que ce projet de statue coûte au contribuable rouennais une somme parfaitement indécente, pour le plus grand bénéfice d'un artiste « d'art comptant pour rien » en mal de reconnaissance. Saucisson-Pinard ne doute pas que vous en avez un certain nombre dans votre aréopage. L'heureux artiste choisi pour répondre à votre cahier des charges saura vous exprimer sa reconnaissance, personne ne se fait de souci pour cela.

Notez, Monsieur le Maire, que Saucisson-Pinard ne réclame aucune paternité dans ce projet original. Mieux : il insiste pour ne jamais y être cité. Vous pourrez donc vous prévaloir d'être le seul instigateur de cette idée de statue, qui s'inscrit en parfaite harmonie avec l'air du temps.

Avec les respectueuses salutations de Saucisson-Pinard.

mardi 8 septembre 2020

Navalny, Candide et Saucisson-Pinard

 


Voltaire avait dans son conte philosophique son Candide. Celui qui se pose de bonnes questions sur l'actualité et qui converse avec le téléspectateur docile des chaînes d'info, trouve facilement aussi son Candide.

Ainsi Saucisson-Pinard :


Candide : T'as vu, Saucisson-Pinard, cette affaire Navalny ?

Saucisson-Pinard : Oui, et toi, tu l'as vue ?

C: Ben oui ! Ce Poutine, quand même, quel salaud !

SP : Salaud ? Explique-moi...

C: Ben, c'est facile à comprendre ! Poutine a cherché à supprimer son principal opposant politique en le faisant empoisonner!

SP : Ah oui ? Vraiment ?

C: Bien sûr ! C'est clair comme de l'eau de roche ! T'as pas compris ça ?

SP : Non, mais c'est peut-être parce que je ne regarde pas BFM TV, ni TF1, ni France 2, ni...

C: Ah bah bien sûr, si tu ne regardes pas les infos à la télé... !!

SP : Bien. Toi qui te tiens si bien informé, as-tu idée de ce que représente Navalny, « le principal opposant de Poutine », sur l'échiquier politique russe ?

C: Ben, t'as ce dictateur de Poutine, et puis derrière, t'as Navalny le démocrate.

SP : Pas tout à fait. Navalny est, par ordre de popularité, quatrième, en Russie. Il y a donc deux opposants mieux placés que lui pour s'opposer à Poutine.

C: N'empêche, c'est un opposant quand même...

SP : Et tu as idée, en termes de proportions, de l'aura de ces opposants ?

C: Euh...dis toujours...

SP : Sache d'abord que Poutine est extraordinairement populaire auprès des Russes, à en faire pâlir de jalousie Macreux. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on considère tout ce qu'il a fait pour son pays qui était moribond après l'effondrement de l'URSS. Mais ça, ça emmerde évidemment la sphère politico-médiatico-bien-pensante européenne. Poutine recueille, sondages après sondages, élections après élections, entre 75 et 80% de soutiens.

C: Ouais...

SP : Les deux opposants principaux, l'un d'extrême-droite, l'autre communiste, nostalgique de l'URSS, recueillent chacun, au mieux, 8% des faveurs de la population russe.

C: Et Navalny ?

SP : Au mieux 3% ! Alors comme « principal opposant à Poutine », Navalny se pose un peu là... A ce compte-là, Macreux devrait mettre, par précaution, un contrat sur la tête de Jacques Cheminade...

C: Alors pourquoi Poutine a-t-il intérêt à supprimer Navalny ?

SP : Excuse-moi, mais tu renverses les termes de ta démonstration! Les politiques occidentaux et les merdias qui leur sont asservis et dont tu répètes bêêêêlement les propos, posent comme axiome que Poutine cherche à supprimer Navalny parce qu'il lui serait un opposant sérieux. Mais quand je te démontre que Navalny n'est pas ce sérieux opposant, tu conserves le même postulat – « Poutine cherche à le supprimer » et tu te mets à en demander la raison ! Tu pourrais plutôt te demander qui a alors intérêt à supprimer Navalny !

C: Ben alors, je te demande, qui a intérêt à supprimer Navalny ?

SP : Vu le profil interlope du personnage, les pistes sont nombreuses, mais la question qui devrait t'intéresser davantage, c'est : qui a intérêt à laisser penser que c'est Poutine qui chercherait à se débarrasser de Navalny !

C: Ben qui, selon toi ?

SP : Tu connais Navalny ? T'est-il sympathique ?

C: Ben oui, selon toute la presse  française, il est forcément sympathique, puisque opposant à Poutine !

SP : Bien. Que dirait un citoyen bien-pensant comme toi, d'un politicien français qui comparerait publiquement les immigrés muzz à des cafards, à des mouches ou autres vermines, dont la seule façon de se débarrasser serait de les flinguer ?

C: Ben, que ça serait un nazi, un facho, un extrême-droite, bref, probablement un salopard de lepéniste !

SP : C'est pourtant ce que préconise Navalny dans une de ses vidéos, en parlant des Tchétchènes...

C: …

SP : Toujours aussi sympathique, Navalny, à tes yeux ? Dois-je comprendre que tes journaleux de BFMTV-TF1-FranceTV-LeMonde et consorts, ne t'auraient pas informé du programme politique de leur héros « démocrate »?

C: Bah... euh...

SP : Entrons dans le détail. Sais-tu qui s'est opportunément proposé pour aller chercher Navalny à la sortie de l'hôpital où il avait été conduit, suite à son malaise dans son avion en partance pour Moscou, au prix d'une escale forcée pour raison sanitaire à Omsk ?

C: Une ONG, qu'ils ont dit à la télé, je crois.

SP : Oui, mais quelle ONG ?

C: Ch'sais pas.

SP : « Cinema For Peace », une obscure ONG allemande, dont le principal fait d'arme, qui n'a rien à voir ni avec la Paix ni avec le Cinéma, a été de soutenir les Pussy Riots, ces jeunes punks-à-chiens qui sont venues, en 2012, mettre le souk dans une église orthodoxe en Russie pour se faire un peu de pub.

C: Et alors ?

SP : Ça ne te fait pas poser des questions, toi, une petite ONG qui arrive toute seule, à organiser et à financer le couteux envoi d'un jet privé médicalisé jusqu'en Sibérie et retour en Allemagne, avec les demandes de survol de Pologne, Ukraine, et Russie qu'un tel voyage suppose, et quand on sait à quel point l'administration russe, pour ne citer qu'elle, est tatillonne ? Ça ne te paraît pas suspect ?

C: Tu suggères donc que Poutine a participé au transfert de Navalny en Allemagne ?

SP : Il semble bien, non ? Si l'Administration russe avait quelque chose à se reprocher dans cette affaire, crois-tu qu'elle aurait laissé les choses se dérouler aussi facilement ? Tes merdias t'ont-ils rapporté que Navalny a bénéficié, au cours de sa vie politique, de fonds américains, notamment de la NED (National Endowment for Democracy), émanation de la CIA oeuvrant pour la déstabilisation des régimes étrangers qui n'ont pas l'heur de plaire à l'Administration américaine ?

C: Ben non...

SP : Sachant cela, ne crois-tu pas qu'il serait, pour l'Oncle Sam, opportun de récupérer cet agent, qui s'est finalement avéré plutôt inefficace sur le terrain, tout en se servant de lui, une dernière fois, et à ses dépens, pour cette opération d'enfumage de l'opinion internationale ?

C: Spéculation que cela !

SP : Et Macreux qui se précipite pour assurer, « courageusement » que la France est prête à accueillir Navalny, mais semble beaucoup moins « courageux » quand il s'agit d'accorder l'asile politique à Julian Assange, ce que l'Oncle Sam ne verrait pas d'un très bon oeil? Cette générosité à géométrie variable de Macreux ne t'interpelle pas, surtout quand on sait que son nouveau sinistre de la Justice est pourtant l'avocat en France d'Assange, fondateur de Wikileaks ? Cet avocat qui criait à qui voulait l'entendre, en février dernier, avant sa nomination donc, qu'il allait intervenir auprès de Macreux pour lui demander cet asile politique ? On aurait pu penser qu'une fois nommé ministre, sa première démarche allait être de concrétiser cette demande ? Pas de chance pour son client, Dupont-Moretti a préféré fêter sa nomination de ministre en allant à la prison de Fresnes se faire ovationner, non pas par le personnel pénitentiaire, bien sûr, mais par les détenus. Sans doute Assange ne peut-il pas bénéficier de la même générosité présidentielle que Navalny pour la raison que Wikileaks a fait fuiter des dizaines de milliers de documents compromettants de l'équipe LREM relatifs à la campagne électorale de 2017 ? Et le meilleur moyen pour Macreux d'acheter le silence de Dupont-Moretti sur cette demande d'asile semble bien de lui avoir offert ce portefeuille ministériel.

C: Et Merkel, quel intérêt aurait-elle d'accueillir Navalny sur son sol ?

SP : Si Poutine est le vilain pas-beau trucideur d'opposant politique aux yeux du monde, elle peut finalement ainsi trouver le prétexte de renoncer au gazoduc Nordstream 2 en phase de construction pour l'approvisionnement en gaz russe de l'Allemagne. Ce qui arrangerait bigrement le gaz américain, comme par hasard...

C: Tout ça, c'est du complotisme !

SP : Ah le mot est lâché : complotisme ! Je l'attendais ! T'as remarqué que depuis qu'on a inventé les « complotistes », il n'y a plus ni complot, ni comploteur ? C'est épatant, non ? Les complots et les comploteurs sont désormais un peu comme les fantômes : ils n'existent pas. Mais il y a juste des gens qui croient encore aux fantômes, comme il y a des gens qui croient encore aux complots : ce sont ces fameux « complotistes ».

La novlangue est décidément un outil de diversion bien commode.



vendredi 28 août 2020

Prisme merdiatique sur un fait divers.

 


Voici comment un simple fait divers, devenu aujourd'hui, hélas, tristement banal, est vu à travers le prisme politiquement correct des merdias bien-pensants de la France d'aujourd'hui.

Les faits:

Augustin, jeune Blanc de 17 ans, est intervenu, seul, courageusement pour tenter de s'interposer entre une bande de racailles d'origine maghrébine et un petit groupe de jeunes filles blanches qui visiblement cherchait à échapper à leur harcèlement, sur la Place Bellecour à Lyon, ce soir-là vers 23 heures. Cinq de ces racailles ont alors tourné leur agressivité vers le jeune Augustin et l'une d'elles l'a violemment frappé, au point de lui casser une dent et la mâchoire inférieure, et de lui causer un traumatisme au niveau des cervicales, blessures qui ont justifié son admission à l'hôpital. C'est au sortir de ces soins qu'il a pu déposer plainte.

Voici la synthèse merdiatique bien-pensante de ce fait divers, qu'on peut tirer à travers l'examen d'articles de journaux, chroniques radiophoniques et reportages télévisés, bref, de toute la Presse mainstream:

« Augustin, un jeune Blanc, a eu maille à partir avec quelques jeunes sur la place Bellecour à Lyon. Selon lui, il serait venu au secours de jeunes filles qui auraient été abordées et draguées par ces mêmes jeunes. Précisons qu'Augustin a des sympathies pour l'Action Française, mouvement monarchique d'extrême-droite. Ce n'est que quelques jours après l'agression dont il s'estime victime, qu'il a cru bon de porter plainte, ce qui laisse les enquêteurs songeurs sur le sérieux et la gravité de cette agression supposée. »


Voilà maintenant comment une version analogue aurait été décrite par ces mêmes merdias bien-pensants si les protagonistes avaient été... « différents ».

« Ce soir-là vers 23 heures, place Bellecour à Lyon, Mohammed Ben Rachid a été le témoin d'une scène scandaleuse : une bande de jeunes Blancs importunait un petit groupe de jeunes filles, respectueuses des préceptes de leur religion, car vêtues d'un hijab. N'écoutant que son courage, Mohammed est intervenu pour tenter d'arrêter ces jeunes voyous qui, voyant que les jeunes filles refusaient leurs avances, menaçaient de s'en prendre physiquement à elles. Mais les Skin-heads, dont certaines rumeurs affirment qu'ils fréquenteraient des membres du Rassemblement National, s'en sont alors pris à l'empêcheur d'agresser en rond. A cinq contre un seul, ils l'ont sauvagement roué de coups, faisant ainsi preuve d'une lâcheté inouïe, puis l'ont laissé inanimé sur le sol avant de s'enfuir dans leurs quartiers bourgeois. Mohammed a été hospitalisé en urgence. Souffrant de plusieurs fractures, notamment au visage, Mohammed devra subir des soins intensifs. Le Président Macron a promis de se rendre à son chevet dans les plus brefs délais. Il a déclaré en outre que les voyous racistes coupables de cette lâche agression à l'égard d'un paisible et courageux immigré sans papier candidat à la nationalité française, seront poursuivis et sévèrement châtiés. De nombreuses associations réclament qu'une distinction républicaine saluant l'héroïsme de Mohammed lui soit accordée, ainsi qu'un titre de séjour en bonne et due forme. »


Et on se demandera pourquoi Saucisson-Pinard écrit « MeRdias » pour parler des 95% des sources d'information possédées par l'oligarchie, qui matraquent quotidiennement les Français.. !



lundi 17 août 2020

Quand Macreux se fait claquer le beignet.

 

 

L'actualité donne rarement l'occasion de rire, surtout en ce moment. Aussi Saucisson-Pinard ne résiste pas au plaisir d'apporter un rayon de soleil en cette période estivale, en faisant le pendant de l'article précédent, intitulé « Record d'arrogance battu ».

Macreux sait que ses interventions médiatiques sur la scène nationale sont autant d'occasions d'attiser la moquerie ou pire, la colère, de ses compatriotes. Il a donc compris que la seule issue qu'il lui reste pour assouvir son irrépressible envie d'afficher son incommensurable vanité aux yeux du monde, est de multiplier ses déclarations pétries d'arrogance sur la scène internationale. D'où ses leçons au président libanais abordées dans cet article du 8 août dernier....

Cette fois, c'est auprès du peuple biélorusse qu'il fait preuve d'ingérence culottée.

Suite à la ré-élection en Biélorussie du président Loukachenko avec le score impressionnant de 80%, des manifestations d'opposants s'enchaînent quasiment quotidiennement. Loukachenko accuse bien sûr cette opposition d'être le jouet de puissances étrangères.

Or si ce score électoral évoque à l'évidence davantage un résultat de vote de république bananière que celui d'une démocratie mature, il est aussi clair que ce résultat ne va absolument pas dans le sens souhaité de l'Union européenne.

Et s'il ne va pas dans ce sens, c'est parce qu'il ne va pas dans le sens souhaité par les Etats-Unis. Mike Pompéo, secrétaire d'Etat américain, n'a même pas cherché à dissimuler que l'UE était sa marionnette en déclarant que « le régime en place au Bélarus était inacceptable » et qu'il espérait que « l'UE publiera non seulement des déclarations, mais prendra également des mesures. »

Bref, le scénario de novembre 2013 qui a conduit au renversement de l'Ukraine en 2014, avec l'UE agissant comme marionnette des Etats-Unis, se répète.

Aussi, l'argumentation du président réélu selon laquelle les opposants qui manifestent jour après jour en réclamant de nouvelles élections sont manipulés par des marionnettistes étrangers, et sa certitude qu'il « entend les chenilles des chars de l'Otan », ne peuvent pas être balayées d'un simple revers de main au motif que son score obtenu à cette élection est « suspect ».

Et bien entendu, Macreux est le premier à donner du crédit à ces propos en montant au créneau comme un mort de faim (faim de reconnaissance internationale). Une fois de plus, il se mêle de ce qui ne regarde pas directement notre pays, et de ce dont les Français se moquent éperdument, plus concernés qu'ils sont par leurs problèmes personnels, issus en grande partie de sa gestion calamiteuse depuis le début de son mandat.

Il déclare dans un tweet que « l'UE doit continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Biélorusses qui manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits, de leurs libertés et de leur souveraineté. »

On remarquera au passage la très révélatrice utilisation du mot « continuer » dans ce tweet. En effet, cette élection ayant eu lieu le 9 août, et les manifestations n'ayant commencé que par la suite, avec un pic de participation le 16 août, que sous-entend au juste notre Gaston Lagaffe de la communication? De quoi était constitué ce début de « la mobilisation aux côtés » des manifestants, début qu'il s'agirait aujourd'hui de « continuer » ? Avouerait-il ainsi par hasard (ou plutôt par pure maladresse) que des manœuvres de l'UE pourraient être, a minima, étrangement concomitantes avec l'organisation de ces manifestations ?


Et c'est là qu'intervient le côté rigolo de l'actualité promis en ce début d'article.

Maria Zakharova, porte-parole russe des Affaires étrangères, est prompte à réagir aux propos de Macreux, de façon ironique et ô combien juste, en les qualifiant de « bel exemple d'hypocrisie ».

Et elle ajoute perfidement : « Quand demandera-t-il à l'UE de continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Gilets Jaunes qui cherchent à faire respecter leurs droits, leurs libertés et leur souveraineté lors de manifestations pacifiques ? »

C'est ce qu'on appelle une réponse du berger à la bergère, ou plutôt, en l'occurrence, de la bergère au berger.

On dit aussi, en langage populaire, que Macreux se fait claquer le beignet !

Pour une fois que notre ridicule présidenticule se fait publiquement remettre à sa place, c'est une délectation de fin gourmet offerte aux Français par Maria Zakharova (qu'on embrasse !)

A déguster sans modération, comme amuse-bouche des évènements d'une rentrée sociale qui promet d'être un plat de résistance roboratif, avec du Macreux en chair à pâté à profusion!

 



samedi 8 août 2020

Record d'arrogance battu!!

 
Macreux vient de gratifier le monde entier– une fois de plus- d'une démonstration d'arrogance d'une indécence absolue. Il y aurait de quoi, pour un Français qui voudrait éviter la honte d'être ainsi représenté, se faire passer pour un Suisse, (ou un Belge) si confronté à un étranger ! 
 
Le Liban vient de subir une catastrophe accidentelle ou criminelle – il est trop tôt pour le savoir, et le saurons-nous d'ailleurs, rien n'est moins sûr – qui a fait plus d'une centaine de morts et des milliers de blessés. Macreux arrive au Liban deux jours plus tard pour assurer le peuple libanais du soutien de la France. Fort bien. 
 
Mais voilà, notre présidenticule a une tête comme une montgolfière. Aussi n'a-t-il pas pu s'empêcher d'endosser un costume qui n'est pas le sien, et qui de toutes façons, serait bien trop grand pour sa carrure (politique) de cure-dent. 
Il annonce, à peine arrivé, qu'il va « organiser la coopération européenne, et plus largement, la coopération internationale » pour aider le Liban à faire face à cette catastrophe. 
 
Mais de quel statut se prévaut-il pour se mettre ainsi en avant et engager des partenaires, aussi bien en Europe que, a fortiori, dans le monde entier ? N'a-t-il toujours pas compris que ses partenaires européens le prennent pour un matamore insignifiant, à la botte de Merkel ? Que son influence dans les affaires internationales est aussi creuse que ses discours? Qu'il n'est écouté par personne, sur aucun sujet ? Qu'il ne fait que gesticuler comme une baudruche dans des bourrasques de vent ? 
 
Mais son arrogance ne s'arrête, hélas, pas là, dans des promesses dont le président libanais Aoun aura tôt fait de comprendre la vacuité. 
Il a fallu que le docte professeur Macreux fasse la leçon à son alter ego libanais. Il a rappelé que, sic, « la France portait l'exigence (oui, l'exigence !! pas moins!) depuis des mois, pour ne pas dire des années, de réformes indispensables dans certains secteurs. Si ces réformes ne sont pas faites, le Liban continuera de s'enfoncer ! ». Autrement dit : « Bon coco, je veux bien venir t'aider avec mes petits bras musclés dans cette douloureuse épreuve qui te tombe dessus, mais tu vas me faire le plaisir de modifier tout ce qui ne va pas dans ton pays de merde, ça fait longtemps que je te le dis, et je ne te le répèterai pas ! » 
 
Imagine-t-on une seconde, qu'un chef d'Etat étranger en visite en France, puisse se permettre de proférer ce genre d'admonestation ? 
 
On rêve ! Cet avorton, qui se révèle être déjà, alors qu'il n'est encore qu'à mi-mandat, le pire président de la Ve République – ce qui, après le passage calamiteux de Hollandouille à l'Elysée, est en soi déjà un véritable exploit, vient sommer le président d'un pays indépendant de faire des réformes ! 
Il arrive de France, un pays dont tous les secteurs sont en chute libre : L'Education est en ruine, la Police est discréditée, en sous-effectif, et sous-équipée, l'insécurité est généralisée sur tout le territoire, l'Industrie poursuit sa plongée dans le PIB, lequel PIB connaît une chute historique, l'Agriculture voit ses acteurs se suicider à un rythme jamais vu, l'Armée crie au manque de financement et gère la pénurie de matériel, la vie politique est délétère, la pratique démocratique y est une vaste rigolade, les déficits sont abyssaux. 
 
L'épreuve du Covid-19 vient de démontrer que le secteur de la Santé, qu'on croyait solide comme on croyait solide l'Armée française en 1940 juste avant la raclée allemande, est aussi en décrépitude. 
A l'occasion de cette crise sanitaire, Macreux a démontré en outre, sa criminelle incompétence doublée d'une capacité de mensonges sidérante, avec un des pires bilans mondiaux en termes de nombre de pertes de vies humaines par million d'habitants. 
 
L'incurie de son gouvernement sur ce sujet se poursuit d'ailleurs; la Norvège vient de classer la France, sur le plan sanitaire, en rouge. Cela signifie que les Norvégiens sont largement dissuadés de venir dans notre pays, et que les Français, comme du reste, toute personne provenant de cette France sans frontière, sont tenus de respecter une quarantaine en pénétrant en Norvège. Ni l'Italie, ni la Grande Bretagne ne figurent dans cette liste rouge. 
 
Et avec ce bilan désastreux en guise de CV, notre Macreux vient dans son petit costume, et son sourire arrogant aux lèvres, donner des leçons de réformes à faire à un pays tiers, même pas voisin proche, d'un autre continent. 
 
Le plus ironique – si on doit vraiment trouver quelque chose de drôle dans cette attitude d'une morgue inouïe, est que la principale tare du Liban, à la base de bien de ses problèmes internes, vient de la diversité raciale, culturelle et religieuse qui y sévit, et qu'à ce titre, le pays préfigure de façon effrayante le triste avenir de la France avec son obsession multiculturelle, dont on perçoit déjà quasiment tous les jours dans les faits divers, les prémices.

dimanche 26 juillet 2020

La France, une dictature? Cas d'école.


Voici un cas d'école extrêmement intéressant en tant que parfaite illustration de la pratique de la «démocratie » en France, telle que la voient nos dirigeants actuels.


Examinons les faits bruts :

Le 25 juillet, devant la permanence d'une députée LREM (La Régression En Marche) de Seine-Maritime, cinq militants de Génération Identitaire brandissent des pancartes et banderoles clamant, au mot près, les slogans suivants : "Aidez les Français, pas les Africains", "Pensez à nos emplois, pas à la diaspora", "Pour aider l'Afrique, moins de défiscalisation, plus de remigration".


On constate donc que les slogans sont polis, les revendications dénuées de toute agressivité. Bien entendu, cette manifestation fut parfaitement pacifique, décontractée, sans aucun signe de violence verbale, encore moins physique, sans aucune gêne de circulation et sans aucune dégradation de quoique ce soit.


Cette manifestation, qu'on soit d'accord ou pas avec son mot d'ordre, est donc objectivement le plus parfait exemple d'exercice de la liberté d'expression dans une démocratie digne de ce nom. Des jeunes patriotes viennent exprimer leur désaccord devant la députée keffir qui, chargée de la relation France-Afrique, est à l'origine d'un projet de loi visant à établir une défiscalisation des transferts d'argent vers l'Afrique. Au passage, on constate déjà que l'argent gagné par les immigrés et/ou distribué généreusement par nos prestations sociales nationales s'évadent de l'économie française où pourtant il pourrait être bien utile. Mais cela ne suffit pas à nos collabos immigrationistes. Il faut en plus que ces transferts d'argent soient fiscalement indemnes.


Voyons maintenant les réactions que cette manifestation irréprochable d'un point de vue démocratique a engendré.

Bien entendu, la keffir en question a réagi en se plaignant sur twitter de ce qu'elle considère sans doute comme un geste de lèse-majesté : Pensez ! Des gens, Français de souche, eux, osent contester sa prise de position d'immigrée voulant favoriser économiquement d'autres immigrés, aux dépens des nationaux! Incroyable ! Mais de quel droit osent-ils ?

Bref, réaction normale.


Mais la suite est merveilleuse. La garde et l'arrière-garde de l'exécutif et de tout ce que nos élites au pouvoir comptent de bien-pensants, se précipitent sur twitter pour soutenir avec des cris d'orfraie leur collègue keffir.


Jugez plutôt le vocabulaire utilisé :

Le nouveau premier sinistre : « attaques indignes », « face à la haine, la République doit s'unir... » patin couffin.

Son compère dans la traîtrise vis à vis de LR, nouveau sinistre de l'Intérieur : « comportements ignobles », « idéologie haineuse », « groupuscule extrémiste».

Le nouveau sinistre de la Justice qui-jamais-n'acceptera-d'être-ministre-de-la-justice : « groupuscule qui répand le racisme et la haine ».

Même le Modem dont les militants se réunissent tous en AG dans une cabine téléphonique, a cru de son devoir de hurler avec les loups : « Ils sont pleutres et hargneux », parlant des militants de Génération Identitaire.


Haine ? Hargneux ? Mais de quel côté, à l'évidence, se trouvent la haine et la hargne dans cette affaire ?

Pleutre ? Mais qui sont les pleutres, en l'occurence ? Ceux qui osent se dresser, seuls, contre le Système en place ou ceux qui hurlent avec lui, bien protégés à l'abri de sa force institutionnelle?

Racisme ? Quel racisme ? Y-a-t-il racisme à chaque fois que la personne dénoncée et mise en cause n'a pas la peau blanche, Monsieur l'Avocat-dont-l'honneur-se-trouve-tout-entier-dans-sa-charge-de-défendre-un-terroriste-islamique-tuant-des-enfants-dont-le-seul-tort-est-d'être-juif ? (voir affaire Mehra)


Ainsi se pose la question cruciale, derrière cette affaire :

Comment s'appelle un régime qui ne tolère aucune manifestation pacifique à l'encontre d'une de ses décisions politiques, et la dénonce publiquement avec les termes les plus infamants?

Une dictature.

CQFD.


Cette petite manifestation locale qui, de l'aveu même de la députée en question, ne rassemblait que 5 personnes, et donc aurait pu passer parfaitement inaperçu, a attiré l'attention des plus hautes sphères politiquement correctes parisiennes. En réaction, elles ont cru opportun de braquer les projecteurs des réseaux sociaux dessus. C'est parfait ! L'avantage est double, quoique probablement pas voulu par ces mêmes juges inquisiteurs :

  • d'abord d'avoir dévoilé leur idéologie dictatoriale devant ceux qui aurait pu encore en douter,

  • ensuite d'avoir porté à la connaissance du grand public français, ce projet de spoliation fiscale en faveur des immigrés et à son propre dépens.

    On peut sans risque de se tromper, estimer que s'il n'y avait pas eu cette petite manifestation et ce concert de critiques haineuses et injurieuses, ce projet de loi aurait été très discrètement mis sur la table de l'Assemblée, au cœur de l'été, pendant les vacances des citoyens. Bravo donc à Génération Identitaire.

Comme quoi, nos gouvernants peuvent être à la fois d'authentiques dictateurs et de parfaits crétins dans leur communication.

jeudi 23 juillet 2020

Cocu mais content!


- Bonjour monsieur le banquier !

- Bonjour monsieur Macreux !

- J'espère que vous avez de bonnes nouvelles pour moi !

- A quel sujet, monsieur Macreux ?

- Ben, au sujet de ma demande de financement, vous savez, à cause de la maladie qui a frappé ma famille et qui l'a mise KO...

- Ah oui ! En effet, j'ai de très bonnes nouvelles à vous annoncer ! La direction a effectivement accepté de vous financer !

- Ah super ! Je ne regrette pas de vous avoir consulté ! C'est ma femme qui va être contente !

- Je dois vous dire que ça n'a pas été facile, j'ai négocié âprement pour vous auprès de la Direction Centrale. Mais vous êtes un bon client et j'ai finalement eu gain de cause !

- Formidable ! Vous savez, nous sommes nombreux à avoir été frappés par cette épidémie, et j'ai convaincu mes compagnons d'infortune de vous solliciter.

- Oui, je sais, monsieur Macreux. Vous êtes d'ailleurs parmi ceux qui ont été le plus touchés. Peut-être n'avez-vous pas toujours fait ce qu'il y avait à faire pour limiter les dégâts, si?

- Euh, mais si, tout à fait... ! Je suis extrêmement satisfait de la façon dont j'ai géré cette épidémie !

- Alors pourquoi la grande majorité d'entre vous s'en est sortie bien mieux ? Monsieur Pologne, madame Allemagne, monsieur Grèce, monsieur Hongrie, monsieur Suisse et j'en passe...

- Bon, euh... Ce n'est peut-être pas la question aujourd'hui ! Vous étiez en train de me dire que ma demande de financement avait été acceptée...

- Oui, vous avez raison, revenons à nos moutons... à tondre ! Nan, j'rigole, monsieur Macreux, faut bien rire un peu, non ? Un peu d'humour, ça fait du bien !

- Vous avez donc accepté notre demande commune de 1500 milliards d'euros dont 750 de subventions et autant en possibilité de prêts. C'est bien ça ?

- Euh, non, pas tout à fait monsieur Macreux ! Comme vous y allez ! Rappelez-vous, je vous avais dit que c'était bien trop et vous avez finalement demandé 750 milliards d'euros dont 500 milliards en subventions et 250 en prêts !

- Ah... Et nous avons donc eu satisfaction sur ces montants...

- Euh non, pas tout à fait, monsieur Macreux ! La Direction vous octroie à tous un total de 750 milliards et...

- Mais c'est super, ça !

- Attendez, je n'ai pas fini. Sur les 750 milliards, vous aurez collectivement 390 milliards de subventions.

- Sur les 750 que nous avions demandés initialement ? Mais c'est la moitié seulement, ça !

- Bravo monsieur Macreux, vous êtes fort en calcul mental !

- Ah...ouais...mais c'est la moitié quand même...

- Mais vous pourrez donc collectivement emprunter à hauteur de 360 milliards d'euros !

- Bon mais, moi personnellement, je vais avoir combien en subventions ?

- 40 milliards, monsieur Macreux. C'est pas formidable, ça ?

- Oui, bien sûr... Mais mes compagnons d'infortune, ils ont combien ?

- Ça dépend. Plus ils ont été touchés, plus ils toucheront !

- Mais j'ai été durement touché, vous l'avez dit vous-même !

- Ben, monsieur Italie et monsieur Espagne toucheront près de trois fois ce que vous touchez !

- Trois fois plus???? Et ma collègue Allemagne, qui s'en est bien mieux sortie ?

- A peine moins que vous : 30 milliards.

- Et monsieur Pologne qui a beaucoup moins souffert que moi ?

- Il aura autant que vous.

- Ben dites-donc, vous êtes sûr que c'est bien logique, tout ça ?

- Mais vous pourrez aussi emprunter, pour compléter votre besoin en financement !

- Ah bon ! Ça va, alors !Je suis rassuré!

- Oui ! Je vous l'ai dit. Il y a une enveloppe totale pour vous tous, de 360 milliards !

- Qu'il faudra rembourser ?

- Ben, bien sûr, monsieur Macreux, puisqu'il s'agit d'un prêt...

- Et je rembourserai à hauteur de ce que je vais emprunter, sans doute ?

- Euh, pas tout à fait... Vous rembourserez en proportion de votre participation dans notre budget de fonctionnement !

- Je ne comprends pas...

- Eh bien, vous participez actuellement à hauteur de 20% de notre budget de fonctionnement. Donc vous rembourserez à hauteur de 20% de la somme totale empruntée par vous tous.

- Donc j'aurai à rembourser à hauteur de 20% des 360 milliards prêtés, c'est-à-dire... euh...voyons... ça fait....

- 72 milliards d'euros, monsieur Macreux.

- Ah quand même... !

- En fait, un peu plus, parce que, voyez-vous, certains de vos compagnons ont négocié avec la Direction une baisse de leur niveau de contribution dans notre budget de fonctionnement. Donc, si certains payent moins, vous aurez, vous, à payer un peu plus, pour compenser...

- Finalement, pour se résumer, je vais avoir 40 milliards de subventions, mais je vais avoir près de 80 milliards à rembourser pour les emprunts que nous ferons tous, c'est bien ça ?

- Tout à fait, monsieur Macreux ! Vous avez un sens aigu de la concision. On a bien raison de vanter votre intelligence...

- Euh, oui... bien sûr... bon, je vois, je vois... Bon, mais ces 40 milliards de subventions, je pourrai au moins les dépenser comme je veux, bien sûr ?

- Ah bah non ! On vous dira comment les dépenser, et où...

- Ah bien, bien. Bon bah, merci monsieur le banquier, je vais, de ce pas, annoncer toutes ces bonnes nouvelles à ma famille que je vais convoquer d'urgence en réunion exceptionnelle dès ce soir ! Ah, elle va  voir comme je me suis bien débrouillé pour obtenir toutes ces aides ! Aussi bien débrouillé que pour faire face à cette épidémie ! C'est dire !!!


Monsieur Macreux ayant tourné les talons et refermé la porte du bureau, le banquier se tourne vers son collègue qui avait assisté à l'entretien sans piper mot, mais en ayant de plus en plus de mal à contenir un fou-rire.

- Non mais, tu l'as entendu ? Je ne le crois pas ! Plus couillon que lui, tu meurs !!!