Saucisson-Pinard se plait à imaginer une rencontre qu’il aurait avec le Premier Ministre. Une rencontre avec Macreux n’est, même avec beaucoup d’imagination, pas envisageable. D’abord, parce qu’on voit bien que ce présidenticule n’a plus à rien à faire de la politique intérieure du pays. La conjoncture internationale lui donne l’occasion d’aller exercer son rôle de guignol pitoyable devant une salle plus vaste. Ensuite parce que, même dans ses rêves, Saucisson-Pinard serait bien incapable de se retenir de lui filer des tartes dès le début d’un entretien avec lui. Son aversion pour le personnage en est devenue viscérale. Donc, une rencontre empreinte d’un minimum de courtoise et de retenue, n’est envisageable qu’avec le Premier Ministre.
- Bonjour Monsieur le Premier Sinistre, euh, pardon, Ministre, Monsieur le Premier Ministre!
- Bonjour Saucisson-Pinard.
- Il me paraissait intéressant de vous rencontrer pour avoir quelques éclaircissements sur votre position, eu égard à la situation confuse que nous connaissons aujourd’hui, et notamment suite à vos dernières déclarations.
- Certainement!
- Commençons par l’adoption de la PPE3.
- Je suis très fier de cette adoption. Il s’agit en effet d’avoir désormais une consommation d’énergies plus propres.
- Oui, mais Monsieur le Ministre, il s’agit surtout, de réduire massivement cette consommation. De la réduire de 38 TWh chaque année jusqu’à 2030, ce qui exigera, comme c’est écrit en toutes lettres dans le rapport, un effort massif à l’échelle nationale.
- Sans doute…
- Donc pour se résumer, la France qui est déjà en phase de désindustrialisation manifeste, va s’imposer des réductions énergétiques dans une politique de « décarbonation »!
- C’est important, pour le climat, de décarboner!
- Alors que la France représente 1% de la production de CO2 dans le monde?
- Faut bien qu’un pays commence!
- Alors que se multiplient les sources scientifiques qui assurent que le CO2 n’a rien d’un polluant, qu’au contraire il facilite le verdissement de la planète, qu’il augmente le rendement des cultures agricoles, qu’il n’a rien à voir avec le réchauffement climatique, que, historiquement, les hausses du taux de CO2 dans l’atmosphère n’ont jamais précédé un réchauffement mais au contraire l’ont suivi? Que cette histoire de réchauffement anthropique de la planète, cette fadaise d’un « dérèglement » d’un climat qui n’a jamais, de tous temps, été « réglé », relèvent d’une parfaite arnaque de l’oligarchie mondialiste?
- Mais de toutes façons, il faut bien réduire notre dépendance énergétique aux intérêts des pays producteurs de pétrole.
- Certes, mais le premier argument avancé par ce PPE3 est bien celui de la décarbonation, pas celui de cette dépendance. Et pour cela, la France va donc se mettre un nouveau bâton dans sa roue pour le plus grand bonheur des pays qui se moquent éperdument de cette histoire de CO2. Et la solution qui pouvait à la fois répondre à votre fantasme de décarbonation et à l’objectif plus sensé d’une réduction de la dépendance aux énergies fossiles, reste celle de la production d’électricité par des centrales nucléaires. Ces mêmes centrales nucléaires dans lesquelles la France avait une avance technologique mondialement reconnue, dont votre Président a décidé dès son premier mandat de ralentir le développement…
- Vous aurez remarqué qu’il veut aujourd’hui relancer la machine…
- Oui, on sait: la fameuse politique du « en même temps »… Mais ce PPE3 met surtout en avant une accélération de production électrique par panneaux solaires et éoliennes! Ces productions énergétiques ne sont qu’intermittentes, ce qui pose des problèmes d’adaptation du système nucléaire qui doit pallier leurs insuffisances de production difficiles à anticiper. Et pour le coup, ce PPE3 fait passer la France de sa dépendance à l’égard des pays producteurs de pétrole à celle des pays producteurs de ces panneaux solaires et éoliennes! Et on n’évoque même pas l’enlaidissement effroyable de nos paysages aussi bien terrestres que maritimes avec ces éoliennes et panneaux solaires!
Vous avez également, Monsieur le Premier Ministre, annoncé que vous alliez pousser les Français à conduire électrique.
-Ben oui, vous avez compris que la hausse des prix du carburants, suite aux problèmes qu’on connaît au détroit d’Ormuz, nous oblige à encourager la voiture électrique. Vingt cinq centimes de plus par litre de gasoil, ce n’est pas anodin pour nos concitoyens.
- C’est sûr que nos concitoyens, comme vous dites, qui ont abandonné l’essence pour se convertir au diesel sur incitation des politiques d’une certaine époque, se sont bien fait enfler. Il s’agit aujourd’hui de les enfler avec l’électrique, c’est ça?
- Ayez un peu de compassion pour ceux qui sont en train de payer leur plein près de 12 euros plus cher qu’il y a quelques semaines.
- Et pour leur éviter le désagrément de payer leur plein 12 euros plus cher, vous allez les encourager à s’endetter de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour acquérir une voiture électrique? Je n’oublie pas non plus que sur ces 12 euros supplémentaires, l’Etat encaisse 7, 20 euros de taxes supplémentaires, puisque le carburant est composé de 60% de taxes, dont la TVA qui s’applique elle-même sur des taxes! Avouez que pour taxer des taxes, il faut être quand même, en France, être dirigés par des sacrément tarés, non, Monsieur Letordu?
- Lecornu!
- Oui, pardon, Monsieur Lecornu. N’y avait-il pas moyen d’imaginer plutôt, d’exonérer de taxe la partie du prix du baril qui dépasserait un certain montant? C’est hors de portée de l’intelligence de vos technocrates de proposer par exemple, que le dépassement d’un prix moyen de 80 $ le baril de pétrole brut serait exonéré de taxe? Ce qui dans votre exemple limiterait la hausse du plein de gasoil à 5 €? D’autant que vous savez très bien - quoique non, à la réflexion, étant donné que vous avez voiture de fonction et chauffeur, vous n’avez très probablement pas fait de plein vous-même depuis un sacré bout de temps, vous l’ignorez donc- le plein d’une batterie de voiture électrique fait en dehors du domicile, revient aussi cher, à kilométrage faisable égal, que le plein d’essence. Sans compter, évidemment, un temps de remplissage, qui, lui, n’a rien à voir avec celui d’un réservoir de carburant. Je vous renvoie, sur ce sujet, à mon post du 12 décembre 2024 intitulé « Monsieur Mouton et sa belle voiture électrique. »
- Que voulez-vous, la France a des déficits partout, et a besoin d’argent! Mais dites-moi, Saucisson-Pinard, vous êtes venu pour m’interroger ou juste pour me donner le fonds de votre pensée?
- Effectivement, je ne suis pas sourd et j’entends ce que vous dites jour après jour via les médias qui vous servent. Mais notre entretien est dans mon imaginaire, j’y fais donc ce dont j’ai envie. Il est temps que vous sachiez que le Français moyen n’est plus dupe de vos mensonges et de vos hypocrisies. Vous serez ainsi peut-être un peu moins étonné lorsque ce Français moyen, fatigué que vous le preniez pour un imbécile, descendra dans la rue pour vous débarquer, avec pertes et fracas, vous et toute votre clique de profiteurs alliant incompétence, traîtrise et égocentrisme. Autre chose pour terminer cet entretien, Monsieur Letordu…
- Lecornu!
- Non, je dis bien Monsieur Letordu, vous venez d’abandonner lâchement ce projet de réforme qui aurait permis aux salariés volontaires de travailler le 1er Mai, leur donnant ainsi l’occasion de percevoir double salaire sur cette journée, alors que les temps sont durs pour eux. L’économie globale du pays, qui n’est, de toute évidence, pas en super forme non plus, en aurait aussi profité. Mais vous avez ainsi cédé aux injonctions de syndicats gauchistes qui ne représentent plus grand monde, mais qui empêchent des fleuristes et des boulangers, pour la plupart travailleurs à leur compte, d’ouvrir leurs commerces pendant que les usines à malbouffe McDo et compagnie fonctionnent à plein régime (le mot étant en l’occurence pas forcément le plus approprié) ce jour de fête du travail. S’il fallait un exemple de votre lâcheté, il arrive à point nommé. Adieu Monsieur Letordu!
Pour bien vous faire comprendre et accepter qu'à l'avenir, la société occidentale devra impérativement être métissée et que l'homme blanc y sera désormais minoritaire, l'oligarchie mondialiste vous impose quasiment dans chaque publicité de n'importe quel produit ou service, des peaux noires et cheveux crépus. Comme par exemple dans cette publicité de Sector Alarm où il y a des métissés partout, sauf évidemment parmi les cambrioleurs potentiels, tous de race blanche. En réponse modeste à ce matraquage, Saucisson-Pinard vous propose désormais, à chaque fin d'article, comme on le ferait en soutien à une espèce protégée en voie d'extinction, une image de belle blondeur.






