Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

jeudi 27 février 2014

Bonne nouvelle!



"Une prévision reste une prévision, qui peut être infirmée ou confirmée!"

Quand on consulte les actualités de la semaine, on y trouve une bonne nouvelle. Et une mauvaise.

D'abord la bonne nouvelle:
D'après les dernières prévisions économiques, la reprise sera plus forte que prévu. L'activité progresse. Le processus d'assainissement budgétaire se poursuit. Quant au chômage, il devrait commencer à décroître. Le pire de la crise est désormais derrière nous.
Super !

La mauvaise, maintenant : ces prévisions concernent globalement la zone euro. Mais en rien la France.

Non, pas de chance, en France les dernières prévisions de Bruxelles ne prévoient pas de reprise, donc pas de diminution du chômage mais en revanche signalent un nouveau « dérapage » des finances publiques.

Et que répond notre brillantissime sinistre de l'Economie à ces tristes prévisions ? « La France a une trajectoire de finances publiques qu'elle a présenté à la commission européenne, et elle s'y tient. »
C'est pas faux.
Un dérapage, ça reste une trajectoire. Une trajectoire aussi directe que subie vers le platane des réalités économiques ou dans le talus des promesses non tenues, certes, mais une trajectoire.

Concrètement, là où les prévisionnistes de Bruxelles voient un déficit des finances publiques françaises flirtant avec les 4%, notre distingué énarque l'estime inférieur à 3% en 2015... On suppose donc que Bercy s'est transformé en gigantesque salle de shoot, où la moquette est frénétiquement roulée en joints...

D'ailleurs la pertinence des propos de Moscouvicieux confirme cette probabilité. Car notre Phare de la Pensée Economique ajoute, avec le plus grand sérieux : « Les prévisions de la commission européenne ne sont que des prévisions, qui, par définition, pourront être confirmées ou infirmées. » Avouez que le propos est difficilement contestable. Une prévision est en effet une prévision. Tout comme une ânerie est une ânerie et un ministre qui se fout du monde, un ministre qui se fout du monde. A la lumière de ce genre de révélation, on comprend que La Palisse s'est réincarné en professeur permanent à l'ENA...

Et nos socialistes en connaissent un rayon, en matière de prévisions. Rappelons-nous que Hollande Ouille avait soutenu mordicus jusqu'à la veille de la sortie des derniers chiffres, que la courbe du chômage allait être inversée à la fin de 2013. Depuis, une autre de nos élites gouvernementales, ministre du Travail sur sa carte de visite mais ministre du Chômage de son état, a bien dilué les prétentions hollandesques: il ne parle plus de tendance, mais il affirme avoir pour objectif « d'avoir moins de chômeurs en fin d'année qu'en début ».
Pas bête.
Avec un bon petit tripatouillage des chiffres de Pôle Emploi sur le mois de décembre 2014, quitte à les rétablir le mois suivant, il n'est pas impossible d'avoir moins de chômeurs le 31 décembre que le 28 février. Et on n'est pas à l'abri d'un coup de chance d'un renouvellement de bug informatique qui passera momentanément à la trappe un bon charter de demandeurs d'emploi  entre Noël et le nouvel an... Il sera toujours temps de trouver autre chose à dire en Février 2015. Bref, comme on dit au Ministère du Travail, la baisse du chômage promise par notre président normal sent le Sapin.

Moscouvicieux, toujours lui, en rajoute une couche dans le déni. Il se dit « pas d'accord avec Bruxelles sur son estimation du déficit structurel de la dépense publique » : en clair, le déficit qui est hors conjoncture et qui ne connaît aucune amélioration. Celui qui résulte du simple fait que le pays dépense bien trop pour fonctionner par rapport à ses moyens. Et ça, évidemment, ça fait mal à un gouvernement socialiste qui se doit de choyer et multiplier ses fonctionnaires, terreau de son socle électoral.

Pour finir sur une autre bonne nouvelle :
Si notre ministre PS de l'Economie est dans le déni, en revanche, du côté de l'UMP, on constate que Raffarin est touché par la Grâce. Sur France Intox, cet ancien Premier Ministre reconnaît : « c'est quand même vrai qu'il y a une dérive gauchiste chez les écologistes ! »

Et décidément en veine de lucidité, il ajoute : « sur un certain nombre de sujets, il y a des proximités entre l'ultra-gauche et les Verts ! »

C'est beau, l'expérience. Rien ne vaut passer 36 années à nager dans les eaux troubles du microcosme politique, pour avoir une telle finesse dans l'analyse des groupes de pression qui y sévissent. Cela force le respect.

Il a fallu le soutien non dissimulé de Duflot-de-conneries et Cie aux manifestations violentes des nervis bolchéviques contre l'aéroport de ND des Landes à Nantes, pour que notre perspicace UMP estime que les écolos « prêtent le flanc à la critique ».

Y-a-t-il un prix de la litote décerné chaque année dans le monde politique et pour lequel Raffarin concoure avec acharnement, ou, plus grave pour lui, est-ce simplement un signe avant-coureur de sénilité ?

lundi 17 février 2014

La dernière charrette de Montebourg.



La charrette brinquebalait sur les pavés parisiens.
Montebourg, debout, les mains attachées derrière le dos et le col de sa chemise coupé, regardait hagard la foule haineuse qui l'invectivait sur son passage. Il savait où il était emmené mais ne comprenait toujours pas ce qui lui arrivait. Tout s'était passé si vite.

Il y a quinze jours à peine, l'Elysée avait été prise d'assaut par une horde de manifestants. La police, lassée d'être instrumentalisée par Valls et l'armée peu encline à défendre un gouvernement qui avait fait d'elle la dinde de la farce budgétaire, avaient regardé pudiquement ailleurs.

TV Liberté avait diffusé les images de Hollande extrait de force de son bureau élyséen. Montebourg avait vu comme des millions de Français le président déchu bousculé et amoché. Il n'avait échappé à personne qu'un de ses verres de lunettes avait été cassé dans la bousculade. Vraisemblablement, l'un des bonnets rouges du commando qui était venu arrêter Hollande n'avait pu s'empêcher d'effacer du visage présidentiel ce sourire niais qui avait fini par tant horripiler les Français. D'une certaine façon, cette image avait rappelé à Montebourg celle de Kadafi, ensanglanté, hirsute, tiré d'un tuyau d'évacuation d'eau dans les faubourgs de Tripoli, un peu avant d'avoir été exécuté.

Depuis cet épisode qui n'était que l'aboutissement d'un long processus de désagrégation d'un pouvoir socialiste exangue, Hollande avait rapidement été jugé pour Haute Trahison par un tribunal d'exception. Ce dernier s'était évidemment affranchi de l'ancien appareil judiciaire corrompu qui avait, lui aussi, cristallisé la colère du peuple, et volé en éclat.

La Constitution de 1958 avait été, aussitôt le président arrêté, abolie. Le peuple se devait de remplacer cette Constitution que des mandatures successives et crapuleuses avaient tellement tripatouillé pour servir les intérêts exclusifs et dogmatiques des partis en place. Le peuple se réappropriait enfin la république, au sens étymologique du terme - res publicae, la chose publique - et la VIe république était en gestation. L'abolition de la Ve avait déjà comme mérite de rendre caduque l'abolition de la peine de mort que jamais le peuple n'avait demandée, et Hollande avait été le premier à faire les frais du rétablissement de cette peine.

C'était maintenant au tour de ses principaux collaborateurs. Le nouveau pouvoir provisoire en place avait tenu à ce symbole de la charrette tiré par des chevaux pour emmener les condamnés devant le peuple, en référence à la Révolution de 1789. Il lui semblait important de signifier ainsi aux yeux du monde entier qu'on n'assistait pas seulement à un changement de gouvernement, à une alternance, mais bien davantage à un changement de mode de gouvernance. Désormais, le peuple ne se laisserait plus déposséder du pouvoir par une caste de profiteurs et manipulateurs.

Montebourg, le regard perdu qui errait au-dessus des manifestants hurlant leur colère, tentait de rassembler les souvenirs des derniers évènements qui le concernaient plus particulièrement. Il se souvenait avoir, une fois de plus, tenté de justifier grossièrement dans une interview à France 3, le fiasco gouvernemental en évoquant la gestion de Sarkozy. Il n'avait sans doute pas saisi qu'après deux ans de gestion socialiste catastrophique, même les gens de gauche ne pouvaient accepter ce refus d'assumer ses responsabilités.
Il pensait aussi à cette jeune actrice qu'il avait tout récemment emballé, avec laquelle il pensait remplacer la journaliste dont il venait juste de se séparer. Une actrice pour remplacer une journaliste : la similitude de situations avec son président de patron l'avait fait sourire.
Mais quand Paris-Match l'avait surpris au bras de sa nouvelle conquête, il avait vu rouge. Comment ? Un journaleux se permettait de faire savoir au grand public que leur ministre du redressement productif, dont l'utilité était remise en cause par les alliés-mêmes du gouvernement, trouvait encore le temps de batifoler avec une people ? Une prise de vue d'un personnage public avec une autre personne publique sur une place publique ? Il n'en fallait pas plus pour invoquer l'atteinte à la vie... privée !
Après tout le soutien financier et les faveurs fiscales que son gouvernement lui avait généreusement apporté, cette Presse faisait preuve d'une sacrée ingratitude en le trahissant ainsi ! En plus, le support de presse coupable de lèse-majesté n'était autre que l'employeur de l'ex-maîtresse du président ! Un comble !
Montebourg avait d'ailleurs annoncé sur les plateaux de France 3 qu'il avait engagé des poursuites contre Paris-Match et que ce dernier serait condamné. Le ton n'était pas une menace, juste l'énonciation d'une évidence, tant l'asservissement de la Justice au pouvoir en place lui était évident.
Ces paroles arrogantes étaient sans doute aussi dans la mémoire de ceux qui l'invectivaient en ce moment même.

Bizarrement, le sentiment qui prédominait dans l'esprit de l'ex-ministre en chemin vers son lieu d'exécution, n'était pas la peur. Juste de la surprise. Comment est-il possible de passer quasiment du jour au lendemain du poste respectable de ministre à celui de condamné ? Du chauffeur de maître à la charrette à chevaux ? De la lumière des spots des plateaux de télévision à celle de l'éclat du soleil sur les lames que brandit menaçante une foule en furie ? De l'obséquieux « Monsieur le Ministre » aux pires injures, des confortables émoluments et avantages en nature de ministre à la chemise au col déchiré qui laissera passer plus facilement la lame de la guillotine ?

Certes, Montebourg avait vaguement conscience que son incompétence était évidente pour tous. Mais après tout, il regardait autour de lui à la table du Conseil des Ministres du mercredi, et il ne voyait que cela : de l'incompétence. A commencer par celle des guignols directement au dessus de lui : premier ministre et président. Alors pourquoi aurait-il du s'en faire ? Un haut fonctionnaire a-t-il jamais rendu des comptes suite à son incompétence ou sa nuisance caractérisée ? Pourquoi tant de haine chez ceux qui l'avaient jugé et ceux qui l'apostrophaient maintenant ? Un ministre est là pour profiter d'un système et puis, après lui, viendra un autre ministre qui bénéficiera à son tour de la même chance que lui ! Et alors, où est le problème ?

Certes, le pays, au terme de près de quarante ans de gestion socialisante, était en faillite. Il le savait mieux que personne. Mieux que la plupart des Français en tous cas. C'était d'ailleurs sa force : savoir très exactement ce dont le peuple n'avait qu'une très vague intuition. Pourquoi aurait-il dû s'en formaliser, puisque cette situation ne l'empêchait pas de profiter du système, fût-il moribond ?

Pire que le désastre économique, les fondements mêmes du pays étaient plus que vacillants, après les incessants coups de butoir de plusieurs vagues de militants nihilistes dans les sphères sociétales et à la « formation » des masses (médias et Education Nationale, entre autres).
Une fois l'Education Nationale transformée en champ de ruines et une fois lâché dans la nature des générations d'élèves non seulement incultes, mais ignares, au cerveau formaté à obéir sans comprendre, et surtout sans réfléchir, la Famille était la dernière cible en cours. A la visée, des sortes de monstres de Frankenstein de l'esprit, directement engendrés par la génération post-soixante-huitarde, magnifiquement incarnés par son collègue de bureau Peillon.

Et enfin, le grand remplacement de population, par une immigration invasive délibérément décidée, voulue et favorisée, se devait d'enterrer à terme, la civilisation que 2000 ans d'Histoire française avaient formée. Comme les Mohicans, les Incas ou les Aztèques, les Français devaient céder la place à une autre civilisation. La différence résidant dans le fait que la remplaçante est bien plus arriérée que la remplacée.

Comment et pourquoi aurait-il dû s'opposer à tout ceci ? Quand on est balloté dans un courant historique qui semble inéluctable, quel mal y-a-t-il à surtout ne pas chercher à résister et même à nager vigoureusement dans son sens pour en tirer un bénéfice tout personnel ?

Non, décidément, Montebourg ne comprenait pas ce qu'il faisait là, sur cette charrette des condamnés...

jeudi 6 février 2014

Comment faire fortune en Afrique du Sud.



On ne le dira jamais assez, l'Afrique du Sud, depuis qu'elle s'est libérée du joug de l'apartheid, est devenue une terre d'opportunité. Il n'y a rien de plus facile pour un Noir, semble-t-il, que d'y faire fortune. Cette nation africaine doit être un exemple pour tous les autres pays du continent noir.

Il suffit pour s'en convaincre, de considérer ceci: imaginez un individu qui commence sa vie professionnelle comme poste de garde dans une mine, puis comme vague employé dans un cabinet d'avocat. Fin de sa carrière professionnelle à 26 ans, puisque à cet âge, il entre dans le combat politique. La vie politique assure ceux qui s'y consacrent d'une certaine opulence. C'est déjà le cas en Europe, mais en Afrique, ça touche au sublime. Même (ou surtout?) quand ce combat se fait dans l'ombre d'un Parti Communiste.
Une partie de ce combat politique se fait même de façon clandestine. Et puis arrivé à l'âge de 44 ans, s'ensuit une longue parenthèse de 28 ans pendant lesquelles notre individu, du fait de son combat politique à base d'actes de terrorisme sentant bon la poudre, se retrouve en prison.

Ainsi donc, dans cette partie de vie, de 44 ans à 72 ans, qui est celle pendant laquelle tout à chacun a atteint le sommet de sa vie professionnelle, notre gars se trouve exclu de la vie active puisque emprisonné dans une cellule « grande comme une penderie », et dans des « conditions effroyables ».
A sa sortie de prison, il emménage dans une luxueuse villa du quartier fortuné de Houghton à Johannesburg ! Comme tout prisonnier sortant de 28 ans de taule...

Et notre gars, malgré cette vie tumultueuse qui laisse à penser que les occasions de faire fortune honnêtement n'ont pas vraiment été pléthoriques, parvient à accumuler en fin de vie un patrimoine de 4 millions de dollars ! Elle n'est pas belle, la vie des prisonniers politiques en Afrique du Sud ?

Tel est en effet le montant estimé de la succession de Mandela détaillée sur 17 pages de testament, que va se partager sa très nombreuse famille. Oui, sa mise à l'écart dans les prisons de Robben Island, ne l'a pas empêché, semble-t-il, de développer sa descendance comme son magot.

Encore faut-il relativiser le montant de ce patrimoine. En effet, ce montant est évalué à ce jour, au cours du rand de 2014. Or, la monnaie sud-africaine a perdu, depuis 2004, 85 % de sa valeur par rapport à l'euro et au dollar. On peut donc estimer, que si la gestion des Afrikaners avait perduré, et en dépit du boycott économique international auquel le pays a été soumis avant l'avènement de cette paradisiaque nation arc-en-ciel, le patrimoine de Mandela aurait été de l'ordre de... plus de 26 millions de dollars !

Elle n'est pas exemplaire, la vie de notre héros des classes laborieuses et des ghettos de Soweto ?

Voilà de quoi interpeller le citoyen-travailleur français qui, au terme d'une vie exemplaire de labeur, de taxes, impôts divers et variés et de cotisations-retraites versées dans un tonneau des Danaïdes, se demande comment il va finir son mois.

Il peut aussi se demander si tous les culpabilisateurs professionnels qui l'ont bassiné à longueur d'articles et de reportages, durant toute sa vie de lecteur et de téléspectateur, sur le gentil-altruiste-héros-noir-nobélisé-défenseur-de-la-veuve-et-de-l'orphelin-noirs-victime-des-méchants-blancs ne se seraient pas, à tout hasard, légèrement foutu de sa gueule...


jeudi 30 janvier 2014

A l'école : B-A BA plutôt que l'ABCD de Peillon



A comme ânerie
B comme bêtise
C comme connerie
D comme débilité

voilà comment se résume la dernière lubie de notre ministère de la Ré-Education Nationale.

L'ABCD de l'égalité mise en expérimentation dans une dizaine d'académies a pour mission, paraît-il, de prôner l'égalité entre les filles et les garçons.
Sur le site web estampillé de pas moins de 4 machin-trucs.gouv.fr, le sous-titre annonce « des ressources pour l'égalité entre les filles et les garçons ». En guise de préambule, il nous est annoncé que « la transmission des valeurs d'égalité et de respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, est une des missions essentielles de l'école ...» (sic!!)

Vous pensiez que sa mission essentielle était d'instruire vos chères têtes blondes ? Vous croyiez naïvement que l'école primaire avait pour but de leur apprendre à lire, écrire, compter, avoir quelques notions d'histoire, de géographie et de sciences ? Vous aviez tout faux !
En même temps, les tests de connaissance dans ces matières effectués ces dernières années et l'effondrement de la France dans le classement mondial auraient dû vous mettre la puce à l'oreille : les résultats sont tellement lamentables qu'effectivement, en aucun cas, cette mission ne pouvait avoir été le souci majeur de nos enseignants. Elle ne pouvait tout au plus être qu' accessoire. Anecdotique pour ainsi dire. Sinon, il est clair que l'Education Nationale dirigée depuis près d'un demi-siècle par nos socialo-progressistes aurait été un gigantesque fiasco...

Peillon s'explique au Nouvel Obs - qui vient évidemment fort opportunément prêter main-forte au minustre mis à mal par un boycott d'une bonne partie des parents d'élèves soumis à « l'expérience » : « Ce que nous faisons à l'école, c'est enseigner les valeurs de la République ET DONC du respect entre les femmes et les hommes. »
On admirera le raccourci et le lien supposé entre valeurs de la république et respect entre les sexes. Le respect mutuel entre les femmes et les hommes serait-il donc une vertu spécifique de la République ? Les monarchies, par exemple, seraient-elles incapables de défendre ce respect entre les sexes ? Les femmes seraient donc moins respectées en Suède (monarchie) ou dans la Grande Bretagne d'Elisabeth II qu'en « République » islamique d'Iran? Curieux comme on se fait des idées parfois...

Les socialos étant toujours si prompts à brandir, en guise d'argument définitif, les valeurs de la République à tout bout de champ pour contrer toute contestation, il serait bon qu'ils nous listent une bonne fois pour toutes ces fameuses valeurs dites républicaines. On y verrait ainsi plus clair et on saurait si, en finalité, on est des bons ou des mauvais républicains.

Ainsi, selon Peillon, la mission de l'école, c'est enseigner la République. Donc si Peillon obtient de bons petits républicains analphabètes et incultes, il aura le sentiment du devoir accompli. Reste à savoir si les parents des petits républicains en question partageront ce sentiment.

Et d'ailleurs, « enseigner la république », ce ne serait pas de dimension politique par hasard ? Mais Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! L'école est donc bel et bien devenu un terrain politique ! Pourtant, les vierges effarouchées qui dénoncent les « extrémistes » à l'origine de la fronde anti-propagande ABCD, leur reprochent précisément de se servir de l'école comme d'un terrain politique. Comme on dit dans les cours de récré: « c'est Peillon qui a commencé, Msieur! »

Tout ce machin ABCD repose sur le postulat que le garçon est « égal » à la fille. Ce qui, quand on parle français, ne veut absolument rien dire.
Un triangle est-il égal à un carré ?
  • Ni supérieur, ni inférieur. Non, il est juste différent.
  • Et s'il est de même surface ?
  • On dit qu'il est égal en surface.
  • Un garçon est-il égal à une fille ?
  • Non bien sûr. Il est égal en droit, certes, mais pas égal « tout court ». Il est différent.
En relisant ce genre d'évidence, on se dit que nos socialos nous ont quand même conduit dans un sacré monde d'absurdité pour qu'on en soit réduit à rappeler de telles lapalissades.

Bien entendu, Peillon nous prend pour des imbéciles lorsqu'il nie farouchement que cette expérience ABCD est liée à la théorie du genre. On commence par vouloir expliquer au petit garçon qu'il est anormal qu'il préfère jouer au rugby plutôt qu'à la poupée, et après, on lui dira que c'est de la faute de ses parents s'il est plus à l'aise à se castagner en mêlée qu'à habiller sa Barbie. Et on lui fera finalement comprendre que si ses salauds de vieux réacs l'avait mieux éduqué, il n'aurait pas été privé de tout un vaste choix de professions : couturière, sage-femme, esthéticienne...

Il est évident que l'arrivée du machin ABCD quelques semaines après les déclarations de la Najat Bécassine, largement teintées des élucubrations de la théorie du genre, et un an après les principes fumeux exprimés par Peillon dans son livre « Refondons l'école pour l'avenir de nos enfants », n'est pas fortuite. On commence par ABCD mais il est plus que probable que la suite ne s'énoncera pas EFGH mais plutôt LGBT CIDFF SNUIPP SOS HOMOPHOBIE...

ABCD est clairement la manœuvre visant à introduire par la petite porte de l'école, la fumisterie de la théorie du genre. Une sorte de cheval de Troie d'où sortiront bientôt les petits soldats des associations politisées susdites et autres propagandistes de mœurs déglingos pour bien matraquer la cervelle des mômes pendant les heures de classe à l'insu de leurs parents.
Et ainsi achever de détruire le concept de Famille, ce bastion qui résiste encore à la grande socialisation du peuple : « Les enfants n'appartiennent pas aux parents » dixit Laurence Rossignol, sénatrice PS. « Il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, social... » dixit Peillon.

Une suggestion pour les futurs gouvernants d'après révolution : Et si on remplaçait l'appellation « Education Nationale », par celle de « Instruction Publique »? Peut-être que le ministre concerné et ses technocrates se mêleraient enfin de ce qui les regarde et comprendraient mieux ce que les parents d'élèves attendent vraiment d'eux ? Quitte à ce que ces derniers s'occupent enfin eux-mêmes de l' « éducation » de leurs rejetons.

dimanche 26 janvier 2014

En Ukraine...et pendant ce temps-là, en France...

On se prend en mains... en France et en Ukraine...


Cette semaine, avec un œil sur l'actualité en Ukraine et un sur celle en France, on prend un grand coup de cafard.

Les Ukrainiens se battent sur leurs barricades contre leur président qui tente de les écarter de l'Europe et de les pousser dans la zone d'influence russe.
On peut discuter du bien-fondé de leur enthousiasme à vouloir entrer dans l'Union Européenne. L'Union Européenne, c'est comme une ville assiégée ou comme le mariage: ceux qui sont dehors veulent y entrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir.

Mais toujours est-il que les Ukrainiens se battent pour obtenir ce qu'ils croient être bon pour leur pays.
Pendant ce temps-là...
que font les députés français, opposition comprise? Ils adoptent à l'unanimité et sans débat l'interdiction des concours de mini-miss de moins de treize ans... Autant pour la liberté individuelle.
« Qu'est-ce que c'est que ces pisseuses qui ont des rêves de princesse? Pourraient pas plutôt rêver d'être déménageuses ou marins-pêcheurs, ces petites connes?» Il est temps que Peillon et sa Ré-Education Nationale y mettent bon ordre...

Les Ukrainiens risquent leur vie face aux forces de l'ordre qui commencent à tirer à balles réelles.
Pendant ce temps-là...
que font les Français ? Ils demandent l'autorisation sur papier timbré de manifester leur colère contre Hollande, le 26 de 10 à 16 heures entre Bastille et Opéra avec comme mot d'ordre pour ce «Jour de Colère»: «il serait opportun, Monsieur le Président que vous dégagiez...» Comme disait Coluche: en France, on a le droit d'être en colère, mais il faut le demander poliment.

Les Ukrainiens risquent les arrestations, pour exiger la démission de leur président.
Pendant ce temps-là...
que font certains Français?
La fine bouche! «Mouais, le Jour de Colère, mais, bon, il n'y a pas d'unité derrière tout ça, certains viendront manifester en faveur de Dieudonné, d'autres ne sont pas forcément des fervents partisans de la doctrine libérale, alors moi, je ne bouge pas, tant que tout ça n'est pas bien rangé et unitaire...». Quand une maison branlante est sur le point de s'écrouler sur ses habitants, est-il utile de connaître dans le détail tous les architectes de la future reconstruction avant de la mettre par terre?

Les Ukrainiens risquent les coups et les humiliations, pour demander des élections anticipées.
Pendant ce temps-là...
que font d'autres Français?
Ils se réfugient derrière la sacro-sainte règle de la légitimité de la présence de Flanby à l'Elysée. Genre: «Ben oui, nous avons un parfait incompétent aux manettes, il mène le pays à la faillite, il supprime petit à petit les libertés les plus élémentaires, il participe avec entrain à la destruction des fondements de la civilisation française, en s'attaquant à son identité forgée par 2000 ans d'Histoire, à ses racines chrétiennes, à la famille. Il multiplie les bourdes, les écarts de conduite, il fiche la crédibilité de la présidence française en l'air devant le monde entier. Oui mais voilà, il a été élu «démocratiquement».
Buvons donc notre calice jusqu'à la lie. On sait qu'on va droit dans le mur, mais tant pis, une fois qu'on y sera bien écrabouillé au terme du mandat, on verra bien...
On a engagé à la régulière cet employé pour un CDD de cinq ans, il est manifeste qu'il n'est pas du tout à la hauteur, il met clairement l'avenir de l'entreprise en péril et donc celui de tout son personnel, mais bon, tant pis, on le garde: on a signé pour 5 ans... (quoi, licenciement? ça existe ça, le licenciement?)

Il y a des jours, comme ça, où on envie les Ukrainiens et où on se désespère d'être Français...










dimanche 19 janvier 2014

Nos représentants : une caste d'ignorants, de manipulés et de démagogues.



Nous avons cette semaine une nouvelle preuve de l'inutilité, pire, de la nocivité de nos représentants, tant au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale, et donc de l'état moribond de notre démocratie.

Au niveau gouvernemental, on le savait déjà, car depuis un an et demi, il ne se passe pas de jours sans qu'on se demande si les ministres n'ont pas précisément été sélectionnés pour leur inaptitude à prendre des décisions sensées et à faire des déclarations ayant un minimum de sérieux.

Mais au niveau parlementaire, ce n'est guère mieux :
Ils se sont mis à deux pour pondre la dernière crétinerie législative.
En premier lieu, nous avons François Lamy, qui, probablement frustré de ne pas avoir été sur le devant de la scène médiatique depuis sa nomination au ministère de la Ville, et jaloux des pitreries de ses consoeurs Duflot de Conneries et la Najat Bécassine marocaine, a décidé de sortir de l'ombre.
En second lieu, nous avons un parlementaire socialiste, Daniel Goldberg. Ex-responsable de SOS Racisme, et député de Seine-Saint-Denis, Goldberg a le sens du clientélisme. Il s'agit donc de caresser l'électeur exotique local (il n'y a guère plus que lui pour voter socialiste) dans le sens du poil.

Les deux compères ont donc allié leur ignorance commune des réalités et leur déconnection de la vraie vie de terrain pour rallonger la liste des dix-neuf critères (!) de discrimination potentiels.
Dorénavant, en plus de l'âge, du nom, de la race, de l'origine, du handicap, et des quatorze autres motifs que Saucisson-Pinard met au défi n'importe quel député de citer, la loi poursuivra les auteurs de « discrimination à l'adresse ».

A ce jour, si vous recherchez un chauffeur de bus scolaire, par exemple, vous ne pouvez pas écarter la candidature d'un postulant au prétexte que postérieurement à l'acquisition de son permis de conduire, il est devenu aveugle. Interdit ! Le handicap est un motif de discrimination à l'embauche !
La liste de ces critères de discrimination demandait à être élargie d'urgence, c'est désormais chose faite avec cette « discrimination à l'adresse ».

Ne manque plus que le délit de discrimination à la compétence, et le tableau sera complet.

On pourra donc désormais, en théorie, se retourner contre un employeur, une banque, un propriétaire, ou quiconque prenant pour prétexte l'adresse du postulant pour refuser sa candidature. Alléluia !
Alléluia et surtout, bon courage ! pour le démontrer devant la Justice... !

Que deux élus supposés « responsables » puissent être à l'origine d'une proposition de loi aussi stupide est déjà éloquent. Mais qu'une majorité de sénateurs et la totalité des députés de l'Assemblée Nationale (le vote a été à l'unanimité!) aient pu emboîter leurs pas pour l'adopter en dit long sur la déconnection totale de nos élus par rapport aux réalités du terrain. Assurément, aucun de ces représentants du peuple n'a jamais envoyé un CV ou effectué un recrutement de sa vie. Autrement que par piston, s'entend. Déconnection des réalités ou grossière démagogie. Ou les deux.

Car il reste à trouver le recruteur, la banque, ou le propriétaire d'un bien immobilier proposé à la location, assez naïf pour répondre négativement à une candidature en avançant le prétexte d'une adresse située, par exemple, dans une zone de racaille...

Imaginez donc la réponse d'un recruteur à une candidature :
« Cher Monsieur,
Nous vous remercions d'avoir répondu à notre recherche d'un contrôleur de gestion. Malgré tout l'intérêt de votre candidature dont le profil correspond point par point aux qualités recherchées pour ce poste, nous avons le regret de vous annoncer que nous ne pouvons pas la retenir parce que vous habitez en Seine-Saint-Denis, qui est une zone de bougnoules, et en conséquence, il demeure le risque que vous en soyez un... »

Déjà, il y a belle lurette que les recruteurs ne se donnent même plus la peine de faire des réponses négatives. Si nos représentants du peuple avaient quelques notions de ce qu'est la vie, la vraie vie, la vie ordinaire des citoyens dont ils cherchent à capter les voix, ils sauraient que les recruteurs, dans leur immense majorité, jettent purement et simplement au panier les CV qui ne répondent pas à leur recherche, sans même avoir la correction de leur donner une réponse.
Et si par le plus grand des hasards, une réponse négative est envoyée, il y a peu de chance pour que ce refus soit motivé.
Et si enfin, par extraordinaire, le recruteur se trouvait encore doté d'un résidu de savoir-vivre ayant survécu à la mentalité post-soixante-huitarde en vigueur, et donnait la raison de son refus, quelles sont les chances pour qu'un de ces vingt critères de discrimination soit avancé ? Il faudrait que le recruteur soit non seulement courtois mais aussi un fieffé imbécile... Probabilité négligeable.

Donc dans l'hypothèse où un employeur refuse délibérément d'embaucher un arabe – car c'est bien cette hypothèse qui est visée par cette loi, on voit mal ce qui pourrait l'en empêcher. En tous cas, pas cette loi aussi niaise qu'inutile.

Il y a chez nos élus une méconnaissance totale des réalités du monde des entreprises. Nos élus pour la plupart énarques, fonctionnaires, ou enseignants, ignorant tout de la société civile et des règles qui y prévalent, sont la proie des fantasmes des idéologues gauchistes qui sévissent au MRAP, à la LICRA, ou à SOS Racisme, entre autres.
Le test du CV anonyme a déjà été mené dans les zones dites sensibles, et avait démontré que, contrairement à l'hypothèse de départ qui avait motivé le lancement du test, les recruteurs ont d'autres soucis que de connaître la couleur de peau, ou la sonorité du nom du candidat.
La leçon n'a donc servi à rien. C'est vrai que nos gauchistes, par nature, n'ont que faire de la réalité, surtout lorsqu'elle s'entête à contre-dire le dogme.

Nous sommes à une époque où le candidat à un poste de balayeur chez Pepsi-Cola n'a aucune chance d'être recruté s'il n'a pas occupé auparavant un poste de balayeur chez Coca-Cola. Le marché du travail est tellement disproportionné entre l'offre et la demande, que les recruteurs n'ont aucune raison de prendre un risque quelconque dans leur choix. Seule prime l'adéquation du profil et de l'expérience professionnelle avec le poste. Les délires de discrimination et de stigmatisation supposées qui obsèdent tant nos idéologues gauchistes et les élus qu'ils manipulent, à droite comme à gauche, ne sont que le carburant de leur mode de fonctionnement et la justification de leur petite existence.

Voilà donc une nouvelle loi imbécile, une de plus, qui vient encombrer inutilement un Code du Travail et un Code Pénal dont tout le monde reconnaît déjà leur complexité absconse.

Il est vraiment urgent de balayer cette engeance de nos Assemblées prétendument représentatives du peuple.

samedi 11 janvier 2014

Nouvelle devise de Hollande...



Décidément, Hollande ne nous aura rien épargné. Comme s'il n'avait déjà pas été assez ridicule comme ça aux yeux du monde entier, avec son incompétence encyclopédique, ses lapsus grotesques, son élocution hésitante, sa géographie approximative, ses pantalons en tire-bouchon, ses manches de chemises dissymétriques, ses cravates de travers, il faut encore qu'il nous expose l'image du crétin vaudevillesque qui sort de l'Elysée par une porte dérobée pour s'engouffrer masqué dans l'immeuble d'une gourgandine assez jeune pour être sa fille et y passer la nuit.

Il n'y a pas à dire, le « président normal » se pose un peu là !

On pourrait évidemment pouffer de cette nouvelle anecdote si la situation économique du pays n'était pas si inquiétante, si la situation sociale n'était pas si tragique, si la liberté d'expression était encore une réalité, si la démocratie n'en finissait plus d'agoniser sous les coups d'un gouvernement en état de panique totale et du lobby sioniste qui lui sert de béquille.

Alors, certes, il faut se hâter d'en rire de peur d'avoir à en pleurer, mais cette dernière péripétie soulève quand même beaucoup de questions et de réflexions.

Par exemple, Saucisson-Pinard est étonné qu'aucun média ne se soit interrogé sur le statut de l'appartement abritant les ébats de pépère et de sa pétasse. Appartement loué ou en pleine propriété ? Et surtout par qui est-il financé? Par elle, par lui à titre personnel ou par l'Etat, donc par nos impôts ? A l'heure où tant de politiques, y compris dans l'opposition, et la plupart des médias, détournent pudiquement les yeux en baragouinant « ceci ne nous regarde pas, c'est du domaine de la vie privée », la question est pourtant de première importance. Car si en plus de financer le bureau, le staff et les activités supposées de sa maîtresse à l'Elysée - femme encore mariée et qui porte d'ailleurs encore le nom de son mari- le contribuable apprend qu'il paie aussi les coucheries accessoires de son président normal, il serait en droit de se dire que ce dernier commence sérieusement à les lui « hacher menu »...

Et puis cet argument de la séparation entre vie privée et vie publique que le politiquement correct nous assène systématiquement devient fatigant. Il est recevable pour une personnalité du show business, par exemple, qui après tout, ne fait que livrer une prestation. Un acteur joue un rôle, et une fois la caméra éteinte ou le rideau tombé, il redevient un citoyen ordinaire avec une vie privée comme n'importe qui d'autre, comme le plombier-zingueur qui rentre chez lui une fois sa réparation de tuyau bouché effectuée.

Quand il s'agit d'un homme politique élu, c'est-à-dire choisi pour ses qualités intrinsèques et son programme, il n'y a plus de vie privée qui tienne. Car les aspects de cette vie intime en disent forcément beaucoup sur ces qualités personnelles à l'aune desquelles le politique sera choisi, ou écarté, par le citoyen. Quand une personne se vend auprès de vous pour ses qualités personnelles, elle doit accepter que vous puissiez juger si le contenu justifie les prétentions de l'emballage.
Si on refuse ce principe de transparence, pourquoi alors limiter la sphère de la vie privée à la dimension sentimentale (ou dit plus crûment, aux galipettes) du candidat aux suffrages ? Après tout, l'aspect économique est aussi du domaine de la vie privée. Et Cahuzac aurait alors été susceptible de dire : «  hé, mes déclarations fiscales, c'est ma vie privée ! Je fais ce que je veux de mon pognon, c'est ma vie privée !  Pas touche, la Presse ! »

Cela étant, on peut tout à fait se dire à titre personnel complètement indifférent à cet aspect de la vie du candidat pour lequel on est appelé à se prononcer, mais pour autant, accepter qu'il en aille autrement pour d'autres. Cela peut revêtir une certaine importance pour certains électeurs de savoir si le candidat proposé est un détraqué, ou un obsédé sexuel, un pédophile, ou un abstinent monastique. Ce « sacrifice » de l'intimité personnelle devrait donner tout son sens à la politique quand on comprend que le service au citoyen est un sacerdoce. Si on refuse ce sacrifice, on peut très bien faire autre chose que de la politique...

Il est symptomatique de constater la belle unanimité des politiques de tous bords, sur le principe bien franco-français de la conservation d'une frontière entre les médias et leur vie privée d'homme ou de femme publics. C'est dire la sérénité très relative de notre personnel politique...!

Il est vraiment temps d'y donner un grand coup de balai, voire de Karsher, lors des prochaines élections. Saucisson-Pinard aura l'occasion prochainement de rappeler les prestations, déclarations et pignouferies des candidats aux prochaines élections municipales, tant de l'UMP que de la gauche afin que les électeurs sachent plus précisément à qui ils ont affaire avant de leur confier la gestion de leur ville.

Quant aux réflexions que ce nouvel épisode de cette présidence clownesque peut déclencher, on remarque que les médias ont bien failli demeurer dans le travers des petites cachoteries qui les avaient conduits à « oublier » de signaler que le Miteux avait une bâtarde élevé aux bons soins de la République. Il a fallu qu'un magazine people brise l'omerta, pour éviter que les frasques hollandesques ne restent qu'un sujet de plaisanteries dans les dîners bobos parisiens, entre initiés « introduits ».

Dans le traitement, enfin public, de cette information, les médias n'ont quand même pas évité de nous sortir des gags inouïs. Un intervenant journaliste invité dans un de ces «débats» dont les radios périphériques sont friandes (qui consistent à « confronter » des avis parfaitement concordants parce que fidèles au dogme du politiquement correct), a affirmé sans rire que l'affaire Closer permettait à Hollande d'endosser l'habit présidentiel (sic), et que ça le rapprochait ainsi de Mitterrand, la référence suprême...

Tant qu'à faire, si la dimension présidentielle s'acquérait aussi facilement, il aurait mieux fait de se promener dans un uniforme de général de brigade...

Bien sûr, l'aspect sécurité du président a été maintes fois évoqué. Il ne manquerait plus que Hollande soit retrouvé un beau jour, ou plutôt une nuit, avec une balle dans la tête et le pantalon sur les chevilles... Ca ferait bien rire, et puis franchement, serait-ce vraiment un drame pour le pays...?

D'autres réflexions seront de mise quand notre guignol aura à expliquer ce qu'il compte faire de la « première petite copine de France » (comme les Américains ont baptisé Trierweiler), encombrée de ses cornes. On a hâte de voir la suite. To be continued, comme on dit outre-atlantique ...