Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

mardi 16 avril 2019

ND de Paris: AC-CI-DEN-TEL qu'on vous dit!!!



A la télévision espagnole, ce lundi soir: tweet rapidement supprimé...
C'est accidentel. Voilà la belle unanimité médiatique dès le début de la couverture de l'incendie de Notre-Dame de Paris. On ne sait encore rien, bien évidemment, puisque les pompiers en sont à lutter contre les flammes, mais, « c'est accidentel, c'est sûr ! ».
Bon.

La date de cet « accident », entre les Rameaux et Pâques, fêtes éminemment catholiques, est pour le moins... opportune, dirons-nous ?

Mais c'est forcément accidentel.

Cet incendie de Notre-Dame intervient un mois après celui, bien avéré criminel, de l'église St Sulpice à Paris, mais il y a urgence à déclarer son origine certainement accidentelle...

Gaztamère lui-même vient de reconnaître qu'il y a une vague de profanations d'églises catholiques en France au rythme de trois chaque jour en moyenne, mais cet incendie du symbole même de la Culture Chrétienne de la France est forcément accidentel, le doute n'est même pas envisageable.

D'ailleurs, Notre-Dame était en travaux, et les accidents pendant des travaux, c'est fréquent. Enfin... ça arrive, n'est-ce pas ? Oui, ça arrive.

Le départ de feu est supposé se passer un peu après 18 heures, c'est-à-dire quand le chantier de la journée est achevé, mais quand il n'est pas encore incongru de trouver des personnes circulant dans les parties non ouvertes au public de la cathédrale. 

Mais de là à évoquer une cause qui ne soit pas du registre de l'accident, il y a un abîme, n'est-ce-pas ? L'abîme qui sépare les vils complotistes de l'analyse objective et dépassionnée qui est ordinairement de mise chez nos journalistes dès lors qu'il s'agit d'affaires concernant l'Eglise, les curés, les Chrétiens d'une façon générale. Donc ? Donc, c'est un accident.

S'il y a une concentration d'étrangers non chrétiens, voire carrément muzz, dans un secteur économique - après Pôle Emploi bien sûr- c'est bien le BTP. Donc on peut imaginer que les équipes circulant et travaillant sur le chantier de Notre-Dame de Paris n'échappent pas à la règle. Mais on se doit de se hâter d'affirmer que cet incendie est accidentel quand on le décrit dès les premières minutes sur les plateaux de télévision ou dans les stations de radio...

D'ailleurs, une enquête pour « destruction involontaire par incendie » est ouverte. « Involontaire », on vous dit ! La conclusion de l'enquête est déjà contenue dans son intitulé. Exactement comme dans l'enquête sur le suicide de la femme découpée en morceaux...

Le Point dans ses tweets enfonce le clou. « Ce que l'on sait de l'incendie de Notre-Dame de Paris. Il serait d'origine accidentelle et s'est propagé extrêmement vite. »
Les pompiers sont à l'oeuvre, le feu fait rage, il n'y a donc pas le moindre embryon d'amorce de début de commencement d'enquête possible, mais le journaliste du Point affirme que l'origine du feu est accidentelle. Qui lui a dit ? Sur quelle preuve? Pourquoi se hâte-t-il de relayer cette information ? Et le fait que l'incendie se soit « propagé extrêmement vite » ne l'interpelle pas plus que ça ? Pas très curieux, le journaliste !

Et puis, LCI annonce qu'il y aurait eu deux départs de feu, à des points opposés de la cathédrale. Hum... Gênant.

LCI se distingue aussi par l'intervention d'une journalope, Le Châtelier, qui déclare le plus sérieusement du monde que « Notre-Dame n'est pas un lieu religieux mais les Catholiques continuent de se l'approprier ! ». Fallait oser... Sans doute pour apporter une note d'humour dans le récit de cette tragédie ?


Et puis, à la télé espagnole, on diffuse une vidéo montrant un individu « au costume étrange » circulant sur une coursive de la tour sud de la cathédrale, alors même que les pompiers juchés sur leur immenses échelles arrosent le bâtiment. Montage ? En tous cas, le tweet diffusant cet extrait a été rapidement supprimé...

Toujours sur Twitter : des centaines de tweets émanant de noms et pseudos aux consonances mahométanes se réjouissent de la catastrophe. Le « vivrensemble » se présente sous son meilleur jour...

Alors quelques questions simples se posent :
  • A la lumière de tous ces faits, y avait-il vraiment urgence à affirmer comme acquise l'origine accidentelle de cet incendie ?
  • Est-ce qu'un vrai travail professionnel de journalisme n'aurait pas dû, par simple précaution, et à ce stade de l'affaire, n'écarter aucune hypothèse ?
  • Cet empressement à ignorer la possibilité d'un acte terroriste musulman n'est-il pas lui-même suspect ?

Mais arrêtons-là les supputations. Après tout, si Saucisson-Pinard avance qu'il est trop tôt pour assurer que la cause de l'incendie est accidentelle, il faut qu'il reconnaisse qu'il est au moins aussi prématuré d'assurer qu'il s'agit d'un acte criminel !
Donc, à cette heure, posons pour principe, qu' « on » ne sait pas.

Saucisson-Pinard est par conséquent libre, à ce stade, d'imaginer un roman. Un roman de pure fiction, entendons-nous bien !
Ce roman raconterait l'histoire d'un attentat islamiste par le feu visant un monument symbolique de la Chrétienté. Le Sacré-Coeur ? Pas mal ! Oh, encore mieux : Notre-Dame de Paris par exemple.
Et de préférence, lors d'une fête chrétienne. Tiens, aux alentours de Pâques, pourquoi pas ?

Le ou les terroristes devraient avoir accès à la partie la plus vulnérable du bâtiment, c'est-à-dire, à la toiture où se trouve un enchevêtrement de poutres de bois très secs (la "forêt"), le reste étant constitué de pierres, donc plus résistant au feu. Le chantier de rénovation ouvert dans cet édifice est l'occasion rêvée pour y avoir accès. Bien évidemment, en temps ordinaires, cet accès est interdit. Mieux qu'interdit, il est sous étroite surveillance. Quasiment impossible.
Alors qu'un chantier ouvert où la circulation de nombreux ouvriers de toutes origines exotiques n'étonnera personne, semble bien être une opportunité à saisir !
Donc le feu est allumé. Pas pendant les heures de travail: trop de témoins potentiels bien sûr. Et un départ de feu pourrait être rapidement maîtrisé par les personnes présentes. Non, plutôt à l'heure où tous les ouvriers commencent à ranger les outils avant de débaucher. Mais pas trop tard non plus, pour que la présence d'un ou plusieurs ouvriers basanés déambulant au milieu des poutres ne paraissent pas suspecte. Au mieux, zélée.
Et le feu est allumé à deux endroits différents pour ne laisser aucune place au hasard.

La presse parle évidemment d'accident.

Des semaines plus tard, l'enquête révèle que les causes de l'incendie ne sont pas accidentelles.
Que les départs de feu sont intentionnels.

L'enquête avance : deux ou trois hommes sont arrêtés. La Presse en parle : « Ce matin, trois ouvriers français du chantier de rénovation de Notre-Dame de Paris ont été interpellés. Guillaume Marchand, Louis Dupont et François Pellerin* ont été déférés devant la Justice. *les noms ont été changés pour préserver l'anonymat des personnes concernées. »

Puis on apprend que les suspects sont finalement « d'origine maghrébine, mais nés en France ».

Dans les jours qui suivent, les médias reconnaissent que l'un d'entre eux est « connu des services de police, fiché S », qu'un autre est dépourvu de titre de séjour. Qu'ils se prénomment Mohamed, Karim et Aziz.

« Leur motivation reste floue à l'heure qu'il est. L'intention terroriste n'est pas établie ».

Et puis finalement, « ce sont des déséquilibrés ».

Et surtout, surtout: "Pas d'amalgame!"

Fin de l'histoire.

Bonne trame de roman de fiction, non ?

mardi 9 avril 2019

Restitution du Grand Débat ou Vomissement du Grand Blabla ?


Opération "Grand Débat."


Les chargés de com' de l'Elysée ont eu pour mission de baptiser la synthèse du Grand Blabla de Macreux. Ils auraient pu l'appeler : « Synthèse du Grand débat », ou « Résumé du Grand Débat » ou encore « Conclusion du Grand débat ». A la rigueur « Enseignement du Grand Débat ».
Cela aurait été trop simple. Trop facile. Trop clair sans doute.
Ils ont préféré nous pondre une « Restitution du Grand Débat ». Voilà bien une appellation digne de Macreux qui jongle allègrement avec les mots, se joue de leurs significations afin de rendre son propos vaseux, inaudible, dénué de sens. Les mots dans le discours de Macreux sont comme l'air qui remplit une baudruche: il lui donne une forme, mais quand on le vide, on s'aperçoit qu'il n'y a rien dedans.

Définition de « Restitution » pour le Larousse: action de restituer, de rendre quelque chose qu'on possède indument. Exemple : la restitution d'un bien mal acquis.

Est-ce que par hasard, les chargés de com' de Macreux, loin d'être simplement fidèles au snobisme verbeux de leur patron, auraient plutôt eu l'arrière-pensée moqueuse de sous-entendre que les conclusions tirées du Grand Blabla seraient indument récoltées ; qu'elles seraient sans rapport avec ce qui a été réellement exprimé par les participants à ce simulacre de consultation démocratique ?

Il y aurait une autre hypothèse pour expliquer le choix de ce mot. Un des synonymes du verbe « restituer » est « vomir ». Pas inintéressant comme rapprochement! Des Français se sont coltinés des heures de verbiage présidentiel en tentant d'y glisser de temps en temps quelques suggestions, quelques revendications, quelques plaintes ; ils sont éventuellement allés en mairie pour remplir des lignes voire des pages de réponses à des questions pré-établies par Macreux et ses sbires. Le gouvernement a soigneusement avalé tout ça pour finalement vomir, « restituer » sa synthèse sans l'avoir vraiment digérée: au vu des premières conclusions avancées par le Premier Sinistre de Macreux, ça se tient.

Le Premier Sinistre de Macreux ? Si, si, Saucisson-Pinard vous l'assure, il y en a un. Selon des sources bien informées, il viendrait du Havre, où en tant qu'ex-maire de la ville, il a laissé à son successeur un trou d'un million d'euros dans la caisse. (Lequel successeur a dû démissionner après le scandale d'une diffusion d'images pornographies de lui-même, mais c'est une autre histoire... Il n'y a pas à dire, ils sont gâtés, les Havrais. Mais, en même temps, c'est eux qui choisissent leur maire...)

Il y a donc un Premier Sinistre qui a fait un discours de « Restitution » du Grand Blabla. Ou de vomissement, si vous préférez.
Et à quelle principale conclusion est-il arrivé, notre chef de gouvernement ? Qu'il y avait « de l'exaspération fiscale en France » ! Etonnant, non ? La France est le pays le plus taxé d' Europe, des Gilets Jaunes sacrifient leurs samedis depuis près de cinq mois pour crier leur colère sur les impôts et taxes diverses et variées qui les asphyxient, et le ministre découvre avec stupeur qu'il y a de l'exaspération fiscale ! On peut en conclure que nous avons un gouvernement qui comprend très vite les Français, mais il a juste besoin qu'on lui explique longtemps.

Il poursuit son propos en annonçant qu'en conséquence de cette exaspération, il faut « continuer » la baisse des impôts !
« Continuer » ?
Là encore, l'usage du vocabulaire est très approximatif. En bon français, pour « continuer » quelque chose, encore faut-il que ce quelque chose ait connu un commencement. Or notre ministre pourrait-il indiquer aux Français des classes basses et moyennes la date à partir de laquelle les impôts et taxes auraient commencé à baisser en France? Ou évoquerait-il par hasard la suppression de l'ISF que son gouvernement a décidée au bénéfice de la seule Oligarchie ?

A propos d'ailleurs de cet ISF, tous les sondages montrent qu'une majorité de Français dénonce sa suppression (à tort ou à raison, mais peu importe ici, c'est juste un fait établi). Or d'après la « Restitution » du Grand Blabla, il y aurait seulement 10% des participants qui réclameraient son rétablissement ! Ça tombe plutôt bien, figurez-vous, puisque Macreux a d'ores et déjà annoncé que ce rétablissement n'était pas envisageable !

Il en est de même pour la proportionnelle aux élections. Il est de notoriété publique que Macreux n'en est pas fana. Et regardez comme il est en phase avec son peuple : seulement 2,5% des participants la réclameraient, selon cette « Restitution » ! Ces Français sont vraiment bizarres, non ? Quand on les interroge dans des sondages d'opinion, ils expriment un avis, et quand Monsieur le Président les consulte directement, ils donnent un avis contraire !

Prenez le RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne- ou Populaire), principale revendication exprimée par les Gilets Jaunes, et validée par une majorité de Français selon les sondages. Macreux, comme, du reste, quasiment tous les présidents de la Ve république qui l'ont précédé, a pour les référendums en général une vraie aversion. Alors vous pensez bien en quelle estime il peut tenir un référendum qui naîtrait de l'initiative du peuple !
Aussi a-t-il mentionné dans ses questionnaires à destination des participants au Grand Blabla, une sorte d'ersatz du RIC, appelé référendum d'initiative partagé, qui existe déjà dans la Constitution, mais qui n'a pas grand chose à voir avec le vrai RIC défendu par Eric Chouard. Et ô surprise, le premier ministre annonce : « Seuls 7,5% des participants ont déclaré être en faveur de ce référendum d'initiative partagé ! » Donc exit le RIC. Imaginez que vous soyez au bistrot, Macreux vous propose un thé, que vous refusez, et il en conclut que vous ne voulez pas de café.

L'immigration folle que subit le pays est en tête de liste des préoccupations des Français, avant même la question du pouvoir d'achat. Tous les sondages le démontrent. Mais bien sûr, elle reste invisible dans la « Restitution » du Grand Blabla qui l'avait de toutes façons évincée, a priori.

Pour conclure sa présentation initiale de cette synthèse, de cette « Restitution », le premier ministre reconnaît : « Quelque soit son format, une synthèse paraîtra toujours un peu réductrice ».
On peut lui faire confiance ; pour ce qui est de réduire les conclusions de cette mascarade de consultation nationale, elles vont effectivement être réduites à tout ce qui est conforme au tableau de marche que l'oligarchie et la mafia de l'UE ont confié à Macreux.

En d'autres termes, ce Grand Blabla va s'avérer, comme on pouvait s'y attendre, être ce pourquoi il a été fait : un coûteux (pour le contribuable) enfumage national.

Se moquer du monde est d'ailleurs une sorte de marque de fabrique du quinquennat macronien. A tous les niveaux. Un exemple, en guise de cerise sur le gâteau ? Le Procureur de Nice, forcé de déclencher une enquête après le scandale de cette lâche et violente agression d'un CRS sur une Gilet Jaune pacifique de 73 ans, a désigné une policière pour mener cette enquête. Et devinez quoi ? Cette policière n'est ni plus ni moins que la compagne du CRS incriminé !
On attend avec confiance ses conclusions...

mardi 26 mars 2019

Foutue semaine!!



"Casseurs, vous allez voir ce que vous allez voir!!"

« Foutue semaine ! » fulmine Macreux en faisant les cent pas dans son bureau élyséen.

Sa secrétaire, qu'il prend à témoin de sa mauvaise humeur, écoute, immobile, cramponnée à son bloc-note, sans piper mot.

« Mais quelle foutue semaine ! D'abord ce samedi des Gilets jaunes qui devait être une pleine victoire de l'ordre retrouvé. Avouez que je fais quand même des efforts ! Tenez :
Un : Mon Paris Match fait sa couve avec une photo de moi, l'air martial, façon « avec-qui-voulez-vous-lutter », pour montrer ma détermination d'inspecteur Harry-Clint-Eastwood à rétablir un semblant d'ordre !
Deux : Je fais sauter le fusible du préfet d'Ile-de-France pour sauver les miches de mon Rantanplan de ministre de l'Intérieur et le remplace par un nouveau tout neuf. 
Déjà, quel besoin il avait, çui-là, de se déguiser en gestapiste de cinéma, avec sa casquette pour sa petite tronche et son manteau de cuir ? On aurait dit Adolfo Ramirez dans un remake de « Papy fait de la résistance » ! Déjà qu'il s'appelle Lallement...
Trois : J'interdis les manifestations un peu partout dans les centres des grandes villes. Bon, d'accord, ça revient à dire que j'interdis désormais les manifestations tout court, mais ça aurait pu passer, non ?

Et tout allait bien jusqu'à que cette mamie à Nice se fasse foncer dessus par une escouade de CRS qui l'aplatit comme une crêpe! On ne parle plus que de ça ! Merde alors ! Vous vous rendez compte ? »

La secrétaire regarde fixement le bout de ses chaussures, en attendant la fin de l'orage.

« Une mamie qui a quasiment l'âge de Brizitte ! Mais ils veulent ma mort médiatique, ou quoi, ces cons de CRS ?

Du coup, j'ai été obligé de faire fermer presque tous les accès à Nice, autoroutes compris, pour que l'accueil de mon chinetoque baigne dans l'huile ! Un chinetoque, un Jaune! Décidément j'ai cette couleur en horreur, elle me porte la poisse ! Putain, il est loin le temps où quand la France recevait un chef d'Etat étranger, c'était l'occasion de défiler à ses côtés, dans une voiture découverte, au milieu d'une foule en liesse... Aujourd'hui, je dois faire une ville morte, où que j'aille, pour être tranquille !! Merde ! Et j'ai beau faire faire des sondages bidons qui montreraient ma popularité en nette hausse, rien n'y fait ! On dirait que les gens n'écoutent même plus ce qu'on leur dit à la télé ou dans les journaux ! C'est à désespérer d'avoir les médias dans la poche !

Et, ma Trogneux, justement, puisqu'on parle d'elle. Elle se fait siffler et huer quand elle s'affiche avec l'autre gouine de Robin qui se veut la représentante des femmes battues, lors du coup d'envoi d'un match de foot en province ! Décidément, les vieilles ne me réussissent pas en ce moment ! »

La secrétaire réprime violemment un sourire qui lui chatouille les lèvres.

« Et comme ça ne suffisait pas, j'ai Belattar, ma petite racaille préférée - enfin... après Benalla quand même - qui se fait foutre en garde à vue pour menaces de mort et harcèlement !
Franchement, qu'est-ce que j'ai fait au bon dieu pour mériter ça ?
Ah bah, Benalla, justement : voilà que les vieux chnoques du Sénat me chient dans les bottes avec leur recours en justice ! D'ici que ma petite barbouze intime craque et lâche tout ce qu'il sait à mon propos, il n'y a pas loin...
Ça serait le bouquet !!

Vraiment, je ne suis pas servi ! Et pour conduire ma liste En Marche aux européennes, devinez ? »

La secrétaire se garde bien de répondre.

« Figurez-vous qu'ils n'ont rien trouvé de mieux que Loiseau !
Quand l'oeil pétille d'intelligence...
Bon, le bon côté de la chose, c'est que sa candidature l'oblige à démissionner de son poste de secrétaire d'Etat. Ça tombe bien, je ne savais plus comment me débarrasser de ce boulet, mais quand même ! Les gens vont vite s'apercevoir quand elle va commencer à s'exprimer un peu partout pour faire campagne, qu'elle a la cervelle de son nom ! Pourquoi ne pas prendre Schiappa, pendant qu'ils y étaient !!!
Non, mais sans blague, faut voir comment elle a fait sa déclaration de candidature ! Lors d'un débat face à Le Pen, elle passe son temps à dire qu'elle n'est pas candidate et à la fin, elle fait celle qui change d'avis et dit : « Bon, bah, puisque c'est comme ça, je me présente ! » Non, mais je rêve, non ? Je cauchemarde plutôt !! Je reconnais que j'ai passé mon temps à dire que les Français étaient des cons, mais là je crois qu'elle m'a un peu trop écouté. Les gens vont jamais gober le sérieux d'une telle candidature ! Avec Loiseau, ça serait un miracle que mon parti n'y laisse pas des plumes !!

Non, vraiment, je ne suis pas servi !
Quelle semaine, non mais, quelle semaine !! »

Macreux sort du bureau en claquant la porte. La secrétaire se détend, soupire longuement et lève les yeux au ciel.

mardi 19 mars 2019

Complicités.



Black-Bloc: la Schutzstaffel de Macreux
Les Gilets Jaunes sont « complices » des auteurs d'exactions sur les magasins des Champs-Elysées durant les manifestations. Voilà la dernière trouvaille de Macreux pour se défausser du chaos que la politique de ces quarante dernières années a généré et qu'il poursuit de plus belle depuis bientôt deux ans.
On a décidément un président champion de la fuite des responsabilités.

Résumons donc un peu la situation.
Les Gilets Jaunes est un mouvement spontané, créé par aucun parti politique, aucune association, aucun lobby. C'est d'ailleurs ce qui en fait à la fois sa force et sa faiblesse : sa force, parce qu'on ne peut pas l'accuser de récupération ou d'être un mouvement sous-marin d'une puissance factieuse quelconque. C'est également sa force, parce qu'il est par essence insaisissable et donc, de par le fait, non manipulable. C'est sa faiblesse aussi parce qu'évidemment, la liste de ses revendications est un peu l'auberge espagnole de la politique. On y trouve un peu de tout et un peu de toutes les couleurs politiques, mais le point commun qu'on pourrait retrouver parmi toutes les revendications pourrait se résumer en une phrase : « on ne veut pas de ce qui se passe actuellement, on veut un changement, et surtout on veut être les acteurs de ce changement ». Le souhait de RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne) pourrait être l'ossature architecturale de cette revendication de base. La spontanéité du mouvement des Gilets Jaunes en est aussi sa faiblesse parce que l'organisation de ses manifestations puent l'amateurisme et que les infiltrations d'éléments exogènes sont aisées. Ces éléments sont de deux natures : les casseurs, pilleurs, racailles de banlieue d'une part, et les politiques gaucho-anarchistes représentés par les antifas et les black-blocs d'autre part, la porosité entre ces deux catégories étant, du reste, très importante.

Les Gilets jaunes ont à l'évidence, dès le début, interloqué le pouvoir macronien et sa clique médiatique. L'un et l'autre ont commencé à réagir par le mépris : les Gilets Jaunes étaient des incultes, des faignants, des moins-que-rien. Ce mépris est même allé assez loin dans l'anecdotique. Stéphane Guillon, qui est comme chacun sait, un modèle d'élégance vestimentaire, un Brummel contemporain, a poussé le grotesque jusqu'à dénigrer le look des Gilets Jaunes : « Des révolutionnaires en gilets jaunes...avec leur sac Lidl ! Le mauvais goût, ça suffit, la pauvreté n'excuse pas tout » a péroré ce bobo subventionné lors d'une émission de Vivement Dimanche sur le divan de papy Drucker. C'est sûr que les émoluments versés aux humoristes ratés mais corrects politiquement, par la radio d'Etat financée par le contribuable, permettent aux intéressés de se dispenser d'aller faire leurs courses dans les Lidl...

Mais comme ce mépris n'arrêtait pas les manifestations, voire même, éventuellement, les encourageait, le pouvoir a alors opté pour la répression dure : matraquage sévère, gaz lacrymo à tort et à travers, grenades, mains arrachées, éborgnements, tirs tendus et quasiment à bout portant de LBD, justice expéditive. Soyons juste, cette répression n'a pas concerné tous les acteurs présents sur la scène des manifestations. Curieusement, les auteurs de pillage semblent avoir été dispensés de ces traitements. Ils ont pu vaquer tranquillement à leurs occupations de casse, vols et dégradations, merci pour eux.

Comme cette répression ne suffisait pas non plus à décourager les Gilets Jaunes, les merdias ont eu recours à l'arme nucléaire de l'insulte politique qu'est la dénonciation d'antisémitisme, avec la sur-exploitation de l'épisode Finkelkraut agressé verbalement (et rien que verbalement) par quelques militants musulmans pro-palestiniens opportunément vêtus du gilet de sécurité routière.

Las, les manifestations du samedi se reconduisaient de semaine en semaine.
Convaincu qu'il fallait à tous prix discréditer le mouvement des Gilets Jaunes aux yeux de l'opinion, Macreux a donc laissé une totale impunité aux violents, aux pilleurs, aux casseurs, lui-même affichant un cynisme et une arrogance sans borne en allant profiter d'une journée de ski précisément ce fameux samedi pourtant annoncé comme étant de tous les dangers. Par ailleurs, on remarquera qu'il n'est pas certain que le déplacement de toute une Cour pour s'offrir quelques heures de com' sur neige à 800 Km de Paris, soit vraiment une bonne illustration du slogan « make our planet great again » revendiqué lors du dernier salon-escroquerie pour le climat. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » pourrait être bien le préalable en titre de la politique macronienne. Mais c'est un autre sujet.

En dépit du mépris, de la répression, de l'insulte politique et des tentatives de discrédit, les manifestations se poursuivent.
Comme le distinguo entre les manifestants Gilets Jaunes pacifiques et les casseurs-pilleurs-racailles-extrêmistes de gauche violents est néanmoins par trop évident pour le Français de la rue, malgré toutes les tentatives de manipulation médiatique, Macreux et ses sbires se rabattent donc sur une version édulcorée : « Bon d'accord, les vrais Gilets Jaunes ne sont pas des casseurs, mais ils en sont les complices ! »
Un peu comme si le cambriolé qui a laissé sa porte non verrouillée, devenait complice de son cambrioleur ! Il fallait oser le dire, Macreux, son premier sinistre et son Rantanplan de Castaner l'ont fait !

Il y a pourtant des complicités bien plus évidentes, s'il faut parler de complicités.

Macreux est complice de la politique imposée par l'UE qui a conduit les Gilets Jaunes dans la rue. Comme ministre des Finances de Hollande d'abord, puis comme président de la république aujourd'hui. Il est complice de la politique de Bruxelles, inféodée aux oligarques, et responsable de l'appauvrissement des Français moyens. Il est complice dans l'asservissement de la France à l'euro qui, selon les calculs du Centre de Politique Européenne (émanation de l'UE, qu'on ne peut donc pas taxer d'anti-européisme viscéral), a coûté, à chaque Français, la bagatelle de 56 000 euros de pouvoir d'achat en vingt ans ! (soit pour chaque Français, enfants compris, l'équivalent de 233 euros de perte de pouvoir d'achat chaque mois, dûe à l'adoption de l'euro comme monnaie unique et commune!)

Macreux est complice des pilleurs des magasins des Champs-Elysées pour les avoir laissés faire au vu et au su des forces de l'ordre qui ont reçu la consigne de ne pas intervenir, selon l'aveu même de représentants syndicaux policiers (Unsa-Police).

Castaner, incompétent notoire choisi par Macreux pour être son sinistre de l'Intérieur, est complice de cette politique de discrédit envers les Gilets Jaunes, et ce, aux frais des victimes de ces pillages.
Complicité encore de Castaner avec les racailles de banlieue venant dans les manifestations avec des meuleuses pour briser des vitrines et des distributeurs de billets, alors que des Gilets Jaunes se font refouler parce qu'ils portent des lunettes de protection contre les gaz lacrymo.
Complicité enfin dans la décision de Macreux de faire payer les lampistes comme le préfet de police d'Ile de France, pour masquer son incompétence et son laxisme à géométrie variable.

Les merdias sont complices de la politique de Macreux pour l'avoir fait élire d'abord, et pour mentir ensuite sur ses agissements. Il faut entendre sa copine Ruth Elkrief prétendre que jusqu'à novembre 2018, début des manifestations des Gilets Jaunes, son président de la république préféré était « adulé » (sic) par les Français  ! Il faut entendre le roquet Apathie, qui s'est trompé de métier et aurait dû rester garçon de café, vomir son fiel sur les Gilets Jaunes chaque matin sur Europe 1. Il faut voir les reportages manipulés de France 3 avec images falsifiées, il faut voir les prétendus débats politiques organisés par des chaînes de télévision ou de radio où est systématiquement évitée la présence de l'UPR, ce parti aux arguments anti-UE trop sérieux pour être contestés et à l'image pas assez polémique pour servir de repoussoir.

Vous voulez encore des exemples de complicité ? En voilà :

Complicité des merdias avec la politique immigrationniste, qui consiste à occulter systématiquement ses conséquences : coût exorbitant (« un pognon de dingue » comme dirait notre bankster de président), délinquance, refus d'assimilation, baisse de QI moyen, déculturation.

Complicité des merdias avec l'islamo-collaborationisme : refuser l'amalgame quand des terroristes muzz invoquent le Coran pour justifier leurs tueries, mais y avoir recours en l'encontre de la France Identitaire dès qu'un déséquilibré attaque une mosquée en Nouvelle-Zélande après avoir été le témoin des ravages du Grand Remplacement en France.
Si vous avez besoin d'un vomitif, faites l'économie d'un médicament et lisez Le Parisien qui titre : « 49 morts en Nouvelle-Zélande : tout a commencé en France... »
Le déséquilibré en question, de son propre aveu ex-communiste, ex-anarchiste, « éco-fasciste » et dont le pays de prédilection est la Chine communiste, se voit qualifier d'extrême-droite (?) au seul motif qu'il s'en est pris à des muzz.

Complicité encore quand ces mêmes merdias en font des tonnes sur cinquante victimes muzz parce que c'est un individu Blanc ne représentant que lui-même, qui en est la cause, mais font l'impasse quand des dizaines de muzz chiites sont trucidés dans leurs mosquées dans des attentats sunnites, ou quand 300 Chrétiens sont exécutés au Nigéria par des islamistes Peuls.

Complicité d'une Justice politisée qui condamne un Zemmour pour avoir dit que les prisons françaises avaient une population majoritairement d'origine immigrée (ce qui est exact), mais ne donne qu'une amende ridicule et avec sursis à un rappeur qui chante (enfin...chante, c'est beaucoup dire...) « Pendez les Blancs ».

Complicité de cette même Justice qui enferme préventivement en attendant son procès, pendant des semaines, un manifestant qui a donné un coup de poing nu à un flic harnaché d'armure, casqué et armé, mais qui laisse en liberté un violeur muzz au motif que ses références culturelles sont « différentes ».

Et on pourrait dénoncer encore beaucoup de complicités en lâcheté, en traîtrise, en incompétence, en manipulation de l'opinion, et en désinformation.

A ce petit jeu du « tu-es-complice-de-ce-qui-m'arrive-de-fâcheux-parce-que-je-ne-peux-pas t-accuser-d'-en-être-le-responsable-direct », il n'est pas sûr que Macreux soit à la veille de gagner !


vendredi 1 mars 2019

Y-a-t-il un pilote dans l'avion France?


"Et alors, dites-moi, comment vous y prenez-vous pour faire le café?"


Bruno Le Maire a été touché par la Grace. En ce dernier jour de février, après un exercice de plus de dix-huit mois comme sinistre de l'Economie et des Finances, il déclare : «  Ma position sur la fiscalité est simple : il faut baisser les impôts pour les ménages et pour les entreprises. Et pour cela, il faut baisser la dépense publique. »

Woaw !

On comprend tout d'un coup, pourquoi il a été choisi pour ce poste ! Certes, la réflexion a été un peu longue, mais avouez que ça valait le coup d'attendre ce temps de maturation. Et c'est là qu'on voit que Macreux a su trouver un candidat plus intelligent que son prédécesseur à ce poste ! Ce dernier étant parvenu malgré son incompétence à devenir président de la république, Le Maire a donc tous les espoirs permis pour son avenir...

Evidemment, il est dommage que pendant tout le temps de cette longue analyse, il ait fait l'inverse de ce à quoi il est arrivé comme conclusion, c'est-à-dire augmenter les impôts (pas pour les plus riches, il est vrai) et continuer à augmenter la dépense publique.
Peut-être devrait-il informer son entourage des fruits de ses profondes réflexions économiques, parce que pendant qu'il nous en faisait part, des députés en Marche se demandaient : « Et si on augmentait les impôts sur les successions ? Et si on rétablissait une taxe carbone ? Et si on instituait un impôt sur le revenu dès le premier euro gagné ? On pourrait aussi rogner sur les retraites, ou diminuer les allocations chômage des cadres, ou les deux ? Euh, non, pour ces deux mesures, peut-être vaudrait-il mieux attendre après les élections européennes... »

En revanche, côté réduction de la dépense publique, nos députés En Marche (en marche façon moonwalk de Michael Jackson, c'est-à-dire qui reculent en donnant l'impression de marcher en avant) et ministres éclairés sont beaucoup moins diserts. Peut-être qu'après la facture de plus d'un demi-million d'euros de renouvellement de vaisselle (pour 50 000 euros annoncés) à l'Elysée, le timing n'était-il pas le meilleur pour parler réduction de train de vie de l'Etat ?
Toujours est-il que notre brillantissime sinistre des Finances est arrivé à synthétiser sa « position » sur la fiscalité. Il n'a plus qu'à joindre enfin le geste à la parole : Au boulot, Le Maire !

« Au boulot », parce qu'il faudrait quand même que quelqu'un se mette à bosser à la tête de l'Etat!
Nous avons maintenant un président de la république qui s'est mué en télé-évangéliste. Il écume les salles de sport des villages et salles de réunion des villes à prêcher dans un spectacle stand-up intitulé Grand Débat. Mais une question se pose : y-a-t-il encore un pilote dans l'avion France ?
Un exemple : Le gouvernement néerlandais, soucieux, lui, de ses emplois locaux et de la pérennité de sa société KLM, a décidé d'augmenter sa participation dans le groupe Air France-KLM pour arriver au même niveau que celle de l'Etat français.
Et cela sans même que le gouvernement français n'ait vu le coup venir.
Vous direz que notre sinistre des Finances Bruno Le Maire (encore lui...) ne peut pas être partout en même temps : A la fois plongé dans sa profonde réflexion de politique économique et au courant de ce qui se passe dans une entreprise de premier plan dans le secteur aérien et dont l'Etat est le premier actionnaire... Certes.

Mais pendant ce temps-là, notre télé-évangéliste en bras de chemise, tout ravi de faire sa campagne européenne aux frais du contribuable et au nez et à la barbe du CSA, explique doctement à Madame Michu qu'elle n'a aucune raison de se plaindre et qu'elle n'a pas bien conscience de la chance qu'elle a d'avoir un président aussi efficace et aussi près de son peuple.
Evidemment, notre télé-évangéliste n'aime pas trop qu'on lui vole la vedette. A Pessac, sur les terres de son vassal Ali Juppépé, il fut d'abord vivement pris à partie par une Gilet Jaune infiltrée au milieu de participantes militantes En Marche pourtant triées sur le volet. Ça commençait mal ! Mais ne voilà-t-il pas qu'en plus, la rebelle est allée répondre à des questions de journalistes sans attendre la fin de son show, monopolisant ainsi l'intérêt des médias ! Pour la petite histoire, la rebelle en question lui avait offert, au cours de son interpellation, un petit gilet jaune en pendentif. Appréciant très moyennement le cadeau, notre showman à l'humour défaillant, l'a refusé en riant... jaune (en guise de compromis sur la couleur peut-être?) Sans doute le pendentif n'était-il pas assez long pour passer par le melon qui lui sert de tête...

Notre président aurait un ego démesuré ? Tsst, tsst, seules les mauvaises langues l'assurent. Regardez donc comme il est proche des gueux et des manants. Ce président petit père du peuple est allé voir de près ce qu'était un SAMU social. Non sans avoir veillé à être accompagné de toutes les télévisions et radios possibles, bien sûr, mais que voulez-vous, il n'est jamais trop tard pour s'instruire ! Car de toute évidence, l'ENA ne prévoit pas, dans son programme de formation, de faire faire à ses élèves un stage dans les organismes sociaux. L'école semble les former uniquement à gérer des structures dont ils ne connaissent rien et à trouver des solutions pour des problèmes qu'ils ignorent. Pas de chance ! Mais on peut regretter que Macreux soit obligé de compléter sa formation de terrain, au détriment du temps nécessaire pour s'occuper vraiment des dossiers.

On a donc un pilote d'avion qui lâche le manche pour aller voir comment les hôtesses s'y prennent pour faire marcher la machine à café...
Ça vous rassure, vous, en tant que passager ?



jeudi 14 février 2019

Les guignols qui ne font pas rire.



Lyon avait son Guignol. La France a son Macreux. Redoutable concurrence !
Mais si le Guignol lyonnais pouvait amuser les enfants, le guignol élyséen ne fait pas rire. Le pays ne cesse plus de se vautrer dans la pantalonnade la plus grossière et la plus ridicule.

Le sinistre de l'Education Nationale, qui était peut-être le seul à laisser quelques espoirs de bon sens dans ce gouvernement de clowns, vient d'annoncer que désormais dans les formulaires scolaires, les mentions « père » et « mère » seront remplacées par « parent 1 » et « parent 2 ».
C'est évidemment une discrimination intolérable. Pourquoi Saucisson-Pinard devrait-il être éventuellement le « parent 2 » ? Pourquoi devrait-il laisser la place de numéro 1 du « parent 1 » à sa conjointe ?
Il aurait peut-être fallu appeler le « père » « parent A » et la « mère », « parent A prime ». Ce qui, à la réflexion, ne résout rien, car pourquoi donner une prime à l'un et pas à l'autre. Décidément, le problème semble bien insoluble. Pourquoi le parent 1 Noël est une ordure et pourquoi pas le parent 2 Noël ?
Saucisson-Pinard refuse catégoriquement ce déclassement et par rétorsion, refusera désormais de dénoncer le sexe de ses enfants à l'Education Nationale et à l'Etat civil. Il annoncera la naissance d'un enfant 1, puis d'un enfant 2, sans autre précision. Et pas forcément dans leur ordre d'arrivée. Il n'y a pas de raison.
Pour les endormir, il leur chantera la chanson de la parent 1 Michel (ou 2, selon les jours) qui a perdu son chat et qui crie par la fenêtre... Plus tard, pour leur culture cinématographique, il les emmènera voir « la Gloire de mon parent 1 », puis « le Château de mon parent 2 » de Pagnol. Ou l'inverse. Saucisson-Pinard avisera le moment venu.
Pour leur culture littéraire, il leur fera lire « le parent 1 Goriot » d'un Balzac enfin revu et corrigé de sa discrimination supposée à l'égard des zomos par la gaystapo .
Mes enfants 1 et 2 apprendront que l'oisiveté est le parent 2 de tous les vices. Peut-être que du coup, une fois adultes, faute d'un travail que la politique économique macreusienne sera incapable de leur fournir, même en traversant la rue, ils tueront parent 1 et parent 2 pour avoir une subsistance ? Qui sait ?

Mais Saucisson-Pinard aura-t-il encore voix au chapitre dans l'éducation de ses enfants, puisque l'Etat entend désormais se charger de leur inculture dès l'âge de 3 ans au lieu de 6. Il est en effet maintenant hors de question que les parents (1 ou 2, peu importe) cherchent à faire échapper leur progéniture de l'abrutissement général, de l'emprise de la propagande officielle auto-proclamée progressiste. A quand des cours de philosophie basée sur l'étude des émissions de Hanouna (qui vient d'être invité à débattre à l'Assemblée Nationale sur le sujet des femmes isolées(!??)?

Le but de l'Oligarchie est donc bien de faire du peuple un ramassis de cons(omateurs) hébétés, métissés, sans racine, asexués, sans culture ni identité, et dénué de sens critique. Ce n'est plus la République qui est en marche, mais l'Idiocratie du film éponyme.

Encore faudra-t-il que ces enfants soient aussi privés de tout sens moral s'ils veulent connaître dans leur vie, des promotions.
On a le repris de Justice Ali Juppépé (condamné à de la prison avec sursis et inéligibilité en 2004 pour prise illégale d'intérêt) qui est envoyé au Conseil Constitutionnel pour bienveillance rendue à la dictature macreusienne.
Ali pourra ainsi regarder ailleurs chaque fois que Macreux prendra des libertés avec des articles de la Constitution comme il l'a déjà fait à maintes reprises.

Ali Juppépé a déclaré, la larme à l'oeil, « je m'attendais si peu à cette nomination ! ». Le pauvre chéri a été tellement pris à l'improviste par cette promotion qu'il a pu donner son acceptation le jour même, sans aucun égard pour le contrat qu'il avait conclu en 2014 avec ses électeurs qui l'avaient nommé à la mairie de Bordeaux pour un mandat complet de 6 ans. Que voulez-vous, nous avons là un homme d'action qui sait comment se mettre au service de la collectivité en oubliant son intérêt personnel : esprit de décision et abnégation, c'est beau et ça force le respect! Bravo !

Et d'ailleurs, comment refuser une telle offre présentée par un Ferrand, promis lui-même à un statut de futur repris de justice pour avoir acquis un bien immobilier par abus des biens sociaux d'une Mutuelle bretonne qu'il dirigeait. Entre coquins, on ne se refuse pas un envoi d'ascenseur.

Ce Ferrand est un fieffé escroc, mais il faut lui reconnaître un certain sens de l'humour. Il a réussi à ameuter le ban et l'arrière-ban médiatique sur un prétendu attentat incendiaire commis sur son domicile breton, en en attribuant la responsabilité à de vilains Gilets Jaunes.
Le procureur enquêtant sur l'affaire a été beaucoup moins affirmatif quant à cette accusation. D'abord, il semble que le mot « incendie » ait été largement exagéré. Départ de feu serait plus approprié. Ensuite, il n'aurait pas eu lieu lors de manifestations de Gilets Jaunes. Enfin, le vocable « domicile » est largement usurpé pour le genre de taudis qu'on acquiert juste pour se doter d'une adresse dans une circonscription qu'on convoite.
Au moins, l'assurance permettra de donner à ce taudis, sans bourse déliée, une apparence qu'il n'aura plus eue depuis sans doute fort longtemps...

Bref, afin de montrer toute la solidarité du monde politique envers une fripouille victime d'un feu de cheminée probablement allumé par un quelconque squatter dans une masure inhabitée, Ferrand a eu droit à une standing ovation de toute une Assemblée de députés-crétins de tous bords, et à une haie d'honneur des différents chefs de partis. Même la Marine Le Pen est tombée dans le panneau et a participé à ce sketch digne d'un film des Monty Pythons.

Pendant ce temps-là, la Justice qui est, comme on sait, toujours experte à mettre les choses en perspective, inflige à un boxeur de flics, une peine d'un an de prison ferme. Pensez ! Un type qui frappe à mains nues un Robocop harnaché d'armure avec casque, visière, bouclier et armé de matraque et soutenu par des collègues dotés de grenades et flash-balls, devait être écarté d'urgence et pour longtemps, de la société!
Et surtout, n'ayez pas l'idée saugrenue qu'il fallait faire un exemple propre à dissuader les Gilets Jaunes de manifester leur colère. Vous savez bien que la Justice est indépendante de l'Exécutif !
(Bon, arrêtez de ricaner comme ça, c'est vexant pour notre belle démocratie...)
Rassurez-vous, Benalla, la barbouze élyséenne, quant à elle, court toujours les cocktails mondains, et les racailles de banlieue peuvent toujours agresser les flics et les pompiers sans être inquiétés le moins du monde.

Cette semaine, notre guignol national ne nous a laissé aucun répit : pour montrer au brave peuple toute la préoccupation qu'il a pour sa sécurité, Macreux charge un député de la Dictature En Marche, M'Jid El Guerrab, de présider une commission d'enquête sur... les violences attribuées à l'extrême-drouââââte !
Notre député arabe, il est vrai, sait de quoi il parle, en matière de violence : en août 2017, il s'était rendu coupable d'avoir agressé à coups de casque un député PS, avec hémorragie interne à la clé pour la victime et une ITT supérieure à 8 jours – sans que la Justice ne trouve encore le temps de trancher cette délicate affaire, évidemment, débordée qu'elle est...
Grand seigneur, El Guerrab s'était, après cette agression, mis en retrait du parti macreusien, geste qui avait été salué à l'époque par... Ferrand, encore lui. Il fallait donc compenser cette courageuse mise à l'écart (écart de façade et seulement de façade, rassurez-vous, parce que notre député maghrébin siège toujours à l'Assemblée et continue d'encaisser ses émoluments de député).

On s'attend d'un jour à l'autre à ce que Cahuzac soit nommé à la tête d'une commission sur la fraude fiscale.

dimanche 3 février 2019

Ce qui n'intéresse pas l'oligarchie ne doit pas vous intéresser.



Avez-vous entendu parler de la GGR (Golden Globe Race) ? A moins que vous ne soyez un fana de régate ou de voile en général, il y a peu de chance. Les merdias ont manifesté à l'égard de cette incroyable course en mer, une indifférence pour ne pas dire un dédain, absolument incroyable.
Pourtant, cette course a tous les ingrédients pour passionner le lecteur-(télé)spectateur-auditeur.

Jugez plutôt :

Il s'agit d'une course autour du monde, en solitaire, sans assistance, sans escale, sur de vieux (de construction antérieure à 1989) et relativement petits bateaux (onze mètres) de série, et sans électronique. En bref, une sorte de Vendée Globe avec des bateaux qui ne sont pas de course, donc lents, et presque deux fois plus petits que les 60 pieds Imoca de cette fameuse course. Si le parcours et les contraintes climatiques sont les mêmes, les engins n'ont pas grand chose à voir avec les Formules 1 des mers que sont devenus les bateaux du Vendée Globe. La performance des skippers de la GGR n'en est que plus remarquable.
Ces skippers (qui étaient au nombre de 18 au départ) viennent de 13 pays différents. La couverture médiatique aurait donc pu être très large.
On comprend le respect que doivent inspirer ces sportifs qui sont de vrais héros des temps modernes, quand on constate qu'il n'y a plus que 5 concurrents en lice, après 7 mois de course. Les abandons et les naufrages ont décimé la flotte, heureusement sans victimes pour l'instant, grâce à l'assistance de cargos de passage et des Secours australiens.
Connaissez-vous une autre épreuve sportive s'étendant sur autant de temps (le dernier des 5 encore en course aura navigué plus de dix mois d'affilée quand il arrivera - s'il arrive au bout !), où des concurrents de haut niveau et de diverses nationalités risquent leur vie, et qui révèle donc des qualités physiques et mentales hors du commun? Ne cherchez pas, il n'y en a pas.

En outre, le concurrent qui a mené cette course en tête depuis le Cap de Bonne Espérance, et qui a finalement gagné cette course en arrivant aux Sables d'Olonne le 29 janvier dernier après presque 7 mois de navigation, est français (Jean-Luc Van Den Heede, doyen de la course avec ses 73 printemps!) ; de quoi flatter la fibre patriotique de n'importe quel spectateur de l'hexagone.

Pour se résumer, le cocktail pour attiser la curiosité et l'intérêt de spectateur moyen est complet : on y a une prestation hallucinante de suspens, une performance de très haut niveau, une véritable aventure de plusieurs mois.
Alors pourquoi cette incroyable course n'a-t-elle pas éveillé l'intérêt des merdias, pourquoi est-elle restée confidentielle, alors même que son organisation a été irréprochable ?

Parce que tout simplement, il manquait un ingrédient.
Un ingrédient qui est désormais indispensable pour mériter l'attention de nos rédacteurs en chef et journalistes : l'argent ! En effet, cette course requiert pour y participer relativement peu de moyens financiers, par comparaison avec la Formule 1 automobile, ou des régates célèbres comme la Route du Rhum, ou la Transat Jacques Vabre. Il n'y a donc pas de grands sponsors. Les concurrents achètent eux-mêmes leur bateau et ne sont sponsorisés, pour la plupart, que par de petites enseignes.

La GGR est une sorte de Vendée Globe en plus dur parce que c'est un Vendée Globe du pauvre. Et les pauvres, ça n'intéresse pas l'oligarchie. Et une régate de pauvres n'intéresse donc pas les merdias possédés par cette oligarchie.

Ces merdias se feront l'écho du moindre rot d'un Benzema ou d'un pet d'un Ribéry ou de tout autre milliardaire en short courant après un ballon pendant 90 minutes, mais ils ne nous parlent pas de marins inconnus affrontant des vents de folie, des creux de 8 mètres, parcourant tous les océans de la planète sur des coquilles de noix, pendant plusieurs mois.

La GGR a été lancée pour célébrer le cinquantième anniversaire de la course du Sunday Times en 1968, qui a révélé au public français de grands marins comme Moitessier et Knox-Johnston (qui allait d'ailleurs être anobli par la Reine, pour sa performance). Et on constate que la couverture médiatique de cette extraordinaire aventure, avait été bien plus importante en 1968, alors même que les moyens de traçage et de communication des concurrents étaient inexistants. Celle de la GGR d'aujourd'hui, est indigne de notre époque connectée.

Mais en 1968, les médias n'étaient pas aux mains de l'oligarchie et étaient indépendants. Ils avaient à cœur de faire ce qu'ils étaient censés faire : de l'information sans égard pour les intérêts financiers engagés.

La manipulation des merdias par l'oligarchie dans son propre intérêt est donc manifeste.
Et dites-vous bien que lorsqu'il s'agit d'une idée politique contraire à la doxa imposée par l'oligarchie, cette stratégie de boycott médiatique est la même. C'est ce qui explique qu'un parti comme l'UPR revendiquant, arguments à l'appui, l'impérieuse nécessité du Frexit et de l'abandon de l'euro, n'ait pas accès aux médias mainstream.

« Parlez-moi de démocratie, et j'vous fous mon poing sur la gueule, sauf le respect que je vous dois » aurait chanté Brassens.


Plus d'info sur la GGR ici : https://goldengloberace.com/fr/