Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

mercredi 7 octobre 2020

Dr Macreux, spécialiste en séparatisme.

 


- Bonjour Madame Marianne !

- Bonjour Docteur Macreux !

- Comment allez-vous aujourd'hui ?

- Ben, regardez-moi, comment je vais d'après vous ?

- Euh... bon, voilà... je suis venu pour vous tenir au courant de ce qu'ont donné vos dernières analyses.

- Ça fait trois ans et demi que vous travaillez dessus, j'ose espérer que vous avez enfin un diagnostic complet !

- Bon. Je ne vais pas tourner autour du pot. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je vais vous le dire franchement. On ne va pas se voiler la face. On ne va pas tergiverser. J'irai droit au but.

- Ben, allez-y donc !

- Bon. Madame Marianne, mon diagnostic est sans appel : vous souffrez de séparatisme !

- De séparatisme ? Qu'est-ce donc ?

- Un cancer.

- Un cancer ? Et ça s'appelle « séparatisme » ?

- Oui. Le nom scientifique précis est : séparatisme islamique.

- Séparatisme islamique ? Et c'est grave ?

- On ne va pas se mentir. C'est mortel. Surtout à votre stade avancé !

- Je vois. En fait, ce n'est pas un diagnostic que vous êtes venu m'annoncer au bout de trois ans et demi d'études : c'est plutôt une autopsie! Et comment j'ai chopé ça ?

- Ooooh, ça remonte sans doute à quelques décennies. Je vois dans votre dossier que vous avez subi l'ablation d'une tumeur algérienne il y a une soixantaine d'années. Mais l'après-opération a été sans doute négligée et on a laissé des cellules cancéreuses ré-infiltrer votre organisme. S'en est suivie un effet secondaire qu'on appelle « regroupement familial » qui a aggravé l'infection. Puis vous avez subi une invasion continue et croissante de corps étrangers sans que vos globules blancs politiques, judiciaires et autres ne réagissent.

- Des corps étrangers ?

- Oui, plus ou moins dangereux. Certains moins que d'autres, bien sûr, mais la force du nombre fait qu'une invasion généralisée augmente la probabilité d'une aggravation du séparatisme dont vous souffrez.

- Et mon médecin traitant de l'époque n'a rien vu ? Et ceux qui ont suivi, ils n'ont rien vu non plus, ou se sont-ils foutus de mon cas ?

- Il ne m'appartient pas, déontologiquement, de critiquer mes confrères. Peut-être qu'à force de prendre des anesthésiants merdiatiques à longueur de journée, vos symptômes ont-ils été négligés par vous-même et mes confrères !

- Donc, j'ai cumulé dans le même temps, à la fois des médecins traitants incompétents et des anesthésistes merdiatiques qui, sous couvert de vouloir réduire mes douleurs, me les ont fait intentionnellement sous-estimer ? Y a pas à dire, j'ai été bien entourée !!

- Déontologiquement, je ne peux pas commenter vos propos, Madame Marianne !

- Cette invasion de corps étrangers à l'origine de mon cancer, ce n'est pas ce que certains praticiens appellent « immigrationisme » par hasard ?

- Ce n'est pas un terme que j'emploie.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il est évoqué par des praticiens que je ne reconnais pas...

- N'empêche ! Ça fait des années que j'en entends parler ici ou là, et comme par hasard, vous venez m'annoncer la bouche en fleur, que mon cas est désespéré du fait même que vous et vos prédécesseurs ont négligé les propos de ces praticiens que « vous ne reconnaissez pas » !!

- Je ne suis pas responsable de vos choix successifs de médecins traitants, Madame Marianne !

- Bien sûr, Docteur Macreux, mais ces praticiens que j'aurais bien écoutés et suivis n'étaient pas reconnus par la « Sécurité Socialiste » ! Du coup, sans ma carte de sécurité socialiste, je n'aurais pas été couverte... Remarquez, au final, je suis en train de me rendre compte qu'en fait de couverture, mon choix de médecins conventionnés par la Sécurité Socialiste m'a coûté une fortune ! Et qu'il va me coûter la vie au bout du compte !

- En même temps, je vous ferai remarquer que vous avez eu des signes de plus en plus fréquents qui auraient pu vous mettre la puce à l'oreille sur la gravité de votre cas ! Rappelez-vous, ça a commencé par l'éruption sur votre peau de pustules-djellabas, de furoncles-tchadors et de bubons-têtes-voilées de plus en plus nombreux. L'apparition, en été, sur votre peau exposée, d'eczéma-birkinis aurait dû achever de vous inquiéter. Et toutes ces symptômes étaient pourtant visibles hors des tumeurs-banlieues qui se sont multipliées dans votre organisme ! Vous auriez dû vous dire que votre santé présentait des troubles suspects, non ?

- Je faisais confiance à mes médecins-traitants successifs !

- Puis, à lire votre dossier médical, je vois que vous avez subi des attaques encore plus sérieuses et de plus en plus rapprochées. Rien que sur les 12 dernières années, vous avez été hospitalisée 18 fois !! Mehra, Kouachi, Coulibaly, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Shali, Salah Abdeslam, Larossi Abballa, Lahouaiej-Bouhlel, Karim Cheurfi, Ahmed Hanachi, Radouane Lakdim, Cherif Chekatt, et j'en passe ! Rien que des manifestations tumorales dont le nom scientifique vous laisse deviner qu'elles sont de même origine.

- Bon, maintenant qu'on a vu que mes mauvais choix de toubibs m'ont conduit dans la situation où je suis aujourd'hui, que me proposez-vous, VOUS,  docteur Macreux? Envisagez-vous une opération propre à extraire ces cellules cancéreuses ?

- Non, Madame Marianne !

- Pourquoi ?

- Parce que, déontologiquement, ça ne se fait pas, vis à vis de mes confrères...

- Mais que je crève de votre « séparatisme » la bouche ouverte, ça ne vous dérange pas, « déontologiquement » ? Ou peut-être vous faut-il du courage pour opérer cette extraction ? Si vous avez un confrère qui peut vous en faire greffer une paire, n'hésitez pas à lui demander... !

- Mais je vais agir, Madame Marianne. Rassurez-vous. Je vais surveiller vos cellules cancéreuses de plus près, c'est promis.

- Les surveiller ? Mais il ne s'agit pas de les surveiller. Il faut les virer !!

- C'est moi le spécialiste, je vous rappelle, Madame ! Je vais directement nourrir ces cellules avec de l'arabe (c'est un nutriment dont raffolent les cellules séparatistes), plutôt que de les laisser s'en auto-alimenter elles-mêmes.

- Sans déconner ? Vous allez, à mes frais, dispenser ce nutriment aux cellules cancéreuses pour leur permettre de se développer ? Je rêve !

- Je vais aussi veiller à vous inoculer des imams de mon choix. Ce sont des corps étrangers, mais des « gentils ».

- Vous allez m'inoculer de nouveaux corps étrangers, au prétexte qu'ils sont « gentils » ? C'est votre chimiothérapie, en quelque sorte : inoculer dans mon organisme un poison délibérément choisi dans l'espoir qu'il détruira plus de cellules cancéreuses que de cellules saines, c'est bien ça ? Super ! Et à part ces solutions prometteuses, vous envisagez quand même, a minima, de stopper cet immigrationisme dont vous ne voulez pas prononcer le terme ?

- Non, Madame Marianne, ce n'est pas à l'ordre du jour. Par respect envers les pratiques de mes prédécesseurs, je ne peux pas, déontol...

- Oui, je sais, "déontologiquement", vous ne pouvez pas leur donner tort. Dites-moi, docteur Macreux...

- Oui ?

- Vous savez où vous pouvez vous la mettre, votre déontologie ?



vendredi 2 octobre 2020

"Petits" services entre copains...

 


Saucisson-Pinard a récupéré une nouvelle bande-son enregistrée récemment dans le bureau de Macreux à l'Elysée. Il vous en propose ici les meilleurs morceaux.


Ce jour-là, visiblement, Macreux est de mauvaise humeur.

« Faut absolument que vous me trouviez du grain à moudre ! » s'exclame-t-il face à un groupe de personnes (qui s'avèrera, après enquête, être la fine fleur de l'aréopage de conseillers en communication qui ne le lâchent pas d'une semelle) . « On ne me voit plus, on ne m'entend pas ! On dirait que je ne suis plus là ! »

« Ben, vous pourriez revenir sur le devant de la scène avec cette crise sanitaire ! » se hasarde à proposer un de ses conseils.

« Vous rigolez ? Il y a plus de coups de pied au cul à prendre avec cette histoire que de décorations ! J'ai des fusibles pour ça : premier ministre, ministre de la Santé, directeur de la Santé, tout un comité scientifique. Eux, ils doivent faire attention à leurs miches parce qu'ils peuvent être traînés devant les tribunaux pour leurs conneries dites ou faites. Et d'ailleurs, ils le sont pour la plupart. Moi, mon statut de président me met à l'abri de cela. Donc, j'ai plutôt intérêt à fermer ma gueule sur ce sujet et à parler d'autre chose. Si c'est tout ce que vous avez à me proposer... !» ajoute-t-il, vindicatif, à l'adresse de son impertinent conseiller.

« On vous a branché sur le coup de l'explosion du port de Beyrouth. » se défend un autre. « Vous avez grillé la politesse à tous les autres chefs d'état qui auraient pu aussi se précipiter au chevet de ce pays moribond grand comme un département français. Vous y avez dispensé vos conseils éclairés, et vous avez fait la une de la presse nationale plusieurs jours avec ça. »

« Ouais ...» consent Macreux. « Mais j'avais à peine tourné le dos, que ces cons de politiques libanais sont retournés à leurs bisbilles. C'est comme si j'avais pissé dans un violon ! »

« C'est pas comme s'il n'en avait pas l'habitude ! » persifle entre ses dents un des conseillers à son collègue le plus proche.

« Vous dites ? » demande Macreux, soupçonneux.

« Non, je disais, Monsieur le Président, qu'on ne peut pas trouver tous les jours une explosion violente pour vous faire intervenir sur la scène internationale... »

« Et puis... » enchaîne un autre, « on vient juste de vous trouver une place entre Trump et Poutine pour dire un mot sur le conflit qui émerge entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh. »

« Ouais, » maugrée Macreux. « Mais les Français n'ont aucune idée de là où ça se passe, cette histoire. J'en savais rien moi-même avant que vous ne me le disiez il y a deux jours. Alors vous parlez d'une mise en scène ! J'ai l'air de quoi, moi, dans cette histoire ? »

« Du petit garçon qui cherche à se faufiler au milieu de grandes personnes pour être sur la photo ! » glisse à voix basse le même persifleur à l'oreille de son voisin immédiat qui étouffe à grand mal un fou-rire.

« Vous dites ? » s'inquiète nerveusement Macreux.

« Je disais Monsieur le Président que si, par chance, ce conflit s'avérait être l'étincelle qui allait déclencher une troisième guerre mondiale (un peu comme l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo pour la première) avec d'un côté la Turquie, l'Azerbaïdjan, l'Otan (et donc l'Europe et les USA) et de l'autre l'Arménie, l'Iran et la Russie, on se souviendrait que vous étiez là, dès le début! »

« Vous croyez ? » tente de se rassurer le Président. « J'ai encore une petite chance de marquer l'Histoire, alors ? Faudrait donc que cette affaire dégénère! » en conclut-il.

« Si vous vous en mêlez comme vous savez le faire d'habitude, ça peut effectivement très bien arriver, monsieur le Président ! » ajoute le conseiller perfidement.

Macreux, songeur, ne perçoit pas l'ironie de son conseiller.

"Croisons les doigts, alors!"


A ce moment-là, la sonnerie de son téléphone de bureau met un terme à ses rêveries.

La voix de la secrétaire se fait entendre sur le haut-parleur.

« Monsieur le Président, j'ai Monsieur Luc Besson qui est ici et souhaiterait vous parler. »

« Oh mon ami Luc ! Faites-entrer ! »

Puis s'adressant à ses conseillers, avec un clin d'oeil :

« J'étais son conseiller à la banque Rothchild, c'est un bon copain ! Allez, messieurs, je vous laisse, trouvez-moi de quoi occuper la scène médiatique très vite. Les Français sont entretenus dans un climat de peur, sont empêchés de sortir pour gueuler, alors, il faut en profiter ! Occupons l'espace ! »


« Entre Luc, je t'en prie ! Comment va mon ex-client de chez Rothchild et que me vaut sa visite ? »

« Super, Manu ! J'arrive juste de Los Angeles pour te faire un petit coucou. »

« Ah c'est vrai que tu as préféré devenir contribuable américain et échapper à notre enfer fiscal national, petit coquin ! » s'amuse Macreux en lui donnant une tape amicale sur l'épaule. « J'ai appris que tu viens de t'acheter la villa de Ben-Hur pour 11 millions de dollars, sacré veinard ! »

« Oui, Charlton Eston m'a fait une fleur, avec ce prix d'ami... » reconnaît Besson. Et il ajoute avec un clin d'oeil : « A propos de gros sous, c'est pour ça que je viens te voir, en tant qu'ex-conseiller bancaire. »

« Raconte ! »

« Ben tu sais, il y a ma société Europacorp qui est en train de boire le bouillon. La Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC) lui a fait un prêt pour lequel j'ai apporté ma fortune personnelle en caution. »

« Un prêt de combien ? »

« 45 millions ! »

« Ah quand même ! Et ? »

« Ben ça m'arrangerait que tu vois avec la CDC qu'elle efface cette caution qui me gêne un peu... Elle n'aurait qu'à proposer un plan de restructuration avantageux pour le remboursement par ma société Europacorp de cette petite dette, et puis on verra... »

« On verra ? Si ta boîte ne rembourse pas, c'est tant pis pour la CDC et les contribuables et déposants qui pourront s'assoir sur ces 45 millions, c'est bien ça ? »

« Que veux-tu, Manu, ce sont les risques des affaires! »

« Tu as raison ! Et la renommée du cinéma français dans le monde vaut bien un petit sacrifice du contribuable. Et c'est beau de voir le contribuable français venir ainsi au secours d'un contribuable qui s'est exilé ailleurs, où les Rap-tout fiscaux sont moins voraces ! Cela contribue à la renommée de la générosité française dans le monde ! Quelque part, nous allons oeuvrer ainsi dans l'intérêt de l'image de la France ! C'est d'accord, Luc, je passe quelques coups de fil et je t'arrange ça ! »

« Merci Manu ! A charge de revanche ! Tu vas bientôt être à nouveau en campagne, et je crois bien me souvenir que mon soutien public lors de ta campagne présidentielle de 2017 où j'avais mis mes ex-compatriotes en garde contre « le fascisme de Marine Le Pen », avait été favorablement accueilli par ton camp. Donc, on va être amené à en reparler prochainement, je suppose ! »

« Absolument, Luc, je sais que je pourrai compter sur toi ! Allez, à bientôt, Luc, et bon retour à L.A ! »


Une fois la porte refermée sur la sortie de Besson, Macreux, seul dans son bureau, se met à penser à haute voix.

« C'est curieux comme on s'entend bien, Luc et moi! Et pourtant, on est vraiment différent. Moi, je suis avec une vieille qui pourrait être ma mère, et ne fais aucun gosse. Lui, il fait la sortie des écoles, pour ainsi dire, pour trouver ses épouses qu'il met en cloque avant d'en divorcer aussi sec. En plus, il enchaîne les dépôts de plainte pour viols à son encontre. C'est curieux d'ailleurs cette propension que j'ai à m'entourer de violeurs ! Je me demande d'où ça vient ! Serait-ce, inconsciemment une façon pour moi de compenser mes frustrations sexuelles d'homo refoulé ? Faudra qu'j'en parle à Brizitte. Enfin, pas tout de suite. Plus tard. Parce qu'en ce moment, on n'est pas censé, Covid oblige,  s'approcher trop près de ses parents âgés... Bon, c'est pas tout ça, mais je dois téléphoner à la CDC et arranger le coup de mon copain Luc, maintenant. »

S'adressant à sa secrétaire : « Martine, passez-moi Eric Lombard, le directeur de la Caisse de Dépôt et Consignation. J'ai un petit service à lui demander qu'il ne me refusera pas. Après tout, c'est moi qui l'ai nommé là où il est depuis novembre 2017 ! »

lundi 28 septembre 2020

Shopping en 2041.

Par un bel après-midi de juillet 2041, une boutique à l'enseigne « Babydiscount » à Paris, dans le XVIe. 

 Le vendeur au couple qui vient de rentrer dans la boutique : « Bonjour M'sieur-dame... euh, je veux dire, bonjour messieurs. » 

Le plus maniéré des deux clients : « Bonjouuur ma chère, mais ne faites donc pas de chichis et appelez-moi donc Zaza, tout simplement ! » 

 Le vendeur : « Que puis-je donc faire pour vous, Zaza ? » 

Zaza : « Eh ben voilà, on se demandait l'autre jour, avec Renato... » se retournant vers son compagnon « - n'est-ce pas Renato ?- si on allait pas acheter un bébé... » 

 Le vendeur : « Vous êtes au bon endroit pour cela, puisque c'est précisément ce que vous propose notre enseigne «Babydiscount». » 

Renato : « Zaza voulait voir ce que proposait Amazon, mais tout bien pesé, rien ne vaut un conseil personnalisé, n'est-ce-pas ? » 

Le vendeur : « Je ne vais pas vous contredire là-dessus, évidemment ! Alors, que recherchez-vous précisément ? » 

 Zaza : « Et elle a un catalogue à nous montrer, notre belle vendeuse ? » 

Le vendeur : « Bien sûr ! Je vais vous montrer ça, mais se pose d'abord, vous l'imaginez bien, la question du budget. Il est déterminant pour le choix que je peux vous proposer. Combien êtes-vous prêts à mettre dans cet achat ? » 

Renato : « Le Cabaret que je gère et qu'anime Zaza marche très bien, le budget n'est pas un problème. » 

Le vendeur : « Fort bien. Et votre choix se porterait plutôt sur un garçon ou sur une fille ? » 

Zaza : « Oooooh, ça n'a pas trop d'importance, en fait, on en fera ce qu'on voudra, n'est-ce-pas ? » 

Renato : « Oui, ce que veut dire mon ami, c'est que ça se fera en fonction de l'éducation qu'on lui donnera. Après tout, on nous dit bien que le genre n'est qu'une construction sociale, n'est-ce pas ? D'ailleurs, il se peut qu'on change cette éducation en cours de route, un coup pour en faire un garçon, un coup pour en faire une fille, car Zaza et moi ne sommes pas encore fixés sur ce que nous voulons vraiment ! Vous me direz que si on se trompe ou si on change d'avis, on pourra toujours en faire un trans... » 

Le vendeur : « Sachez justement que ce genre d'opération est aussi dans le domaine de compétence de notre enseigne. D'une de nos entreprises-soeurs, plus précisément : « Transdiscount ». » 

 Zaza : « Ah, Transdiscount, c'est vous aussi ? Mais vous êtes une petite cachotière, vous ! » 

Le vendeur : « Absolument, nous faisons partie de la même multinationale basée à New York, qui s'appelle « Family Happiness incorporated». Mais, pour l'instant, votre préférence irait pour un bébé de quelle race? » 

Renato : « Que nous conseillez-vous ? » 

Le vendeur : « Oh eh bien, si votre budget n'a pas de limite, sachez que ce qui est le plus demandé, c'est la race blanche, avec une nette préférence pour le blond aux yeux bleus ! Surtout pour une fille. Mais là, on atteint les prix les plus hauts. » 

Renato : « Ah oui ? Mais si on veut surtout un bébé intelligent ? » 

 Le vendeur : « Vous pouvez bien sûr faire un tri en fonction du profil professionnel des géniteurs, ou, si vous voulez jouer sur les statistiques, optez pour une race asiatique. Le continent asiatique est à l'origine des QI les plus élevés de la planète. »  

Zaza : « Alors, ça se complique ! Asiatique ou blond aux yeux bleus, ouh la la, quel dilemme ! » 

Le vendeur : « Après, c'est une affaire de goût ! Les yeux bridés, pour les Européens, ont un charme certain. Alors si en plus, le bébé a davantage de chances d'être intelligent... Au Japon, en revanche, les yeux ronds sont appréciés. S'ils peuvent faire abstraction du fait que la race blanche donne des signes évidents d'être une fin de race, des acheteurs asiatiques peuvent volontiers choisir un bébé de race blanche. » 

Zaza : « Et pourquoi pas un métis ? Ça serait rigolo, ça, un métis ! Qu'en dis-tu Renato ? » 

 Le vendeur : « Tout est possible bien sûr, mais j'avais cru comprendre que vous n'aviez pas de contrainte budgétaire, c'est pour ça que je ne vous ai pas parlé de notre gamme Mélenchon... » 

Renato : « Votre gamme Mélenchon ? » 

Le vendeur : « Oui, c'est le titre de notre entrée de gamme. Elle porte le nom d'une personnalité politique d'il y a une vingtaine d'années, qui voulait faire la promotion du métissage. Il appelait ça, la « créolisation » de la société, dont elle avait, selon lui, tout à se réjouir... Il y avait d'ailleurs à l'époque une intense campagne de pub, partout, à la télévision comme dans les médias papier, pour promouvoir ce mélange des races. Il n'y avait plus moyen d'avoir une pub de yaourt, de site de rencontre, de bricolage, de soupes ou de n'importe quoi d'ailleurs, sans mettre en scène des couples Blanc/Noir, le plus souvent un Noir et une Blanche, plus rarement une Noire avec un Blanc. Souvent, on ne s'embarrassait d'ailleurs pas de cohérence, en présentant parfois un couple de Blancs parents d'une fille noire plus ou moins albinos aux cheveux crépus, ou un couple Noir/Blanche avec un bébé blond dans les bras. Bref, c'était un matraquage de tous les instants. Mais aujourd'hui, vingt ans plus tard, on en est là : les bébés abusivement appelés « créoles » alors qu'ils sont en réalité métissés, figurent dans notre gamme Mélenchon, à petits prix. Vous savez, les acheteurs de bébés sont comme les acheteurs de chiens. Ils préfèrent les races pures aux bâtards. Pourtant, il y a des beaux bâtards et des bâtards intelligents, mais que voulez-vous, c'est la loi de l'offre et de la demande ! » 

Renato : « Faire le choix d'une race pure n'est pas une garantie non plus, faut avouer ! Imaginez que le bébé que nous pourrions vous acheter soit un Mélenchon ou une Obono en devenir !!! » 

 Le vendeur, complice : « Pire, imaginez qu'on vous vende un métissé ou une métissée des deux ! »

Grand éclat de rire général qui détend l'atmosphère.

Le vendeur, rassurant: « Trêve de plaisanterie,  en croisant les critères génétiques comme notre enseigne le fait avec le plus grand sérieux et en utilisant les meilleurs algorithmes, on réduit efficacement les risques. »

Zaza : « Bien, bah, ma chère, on va réfléchir, n'est-ce-pas Renato ? En fait, on hésite encore sur ce projet de bébé. L'alternative pourrait être d'investir dans une villa avec piscine au Portugal. Fiscalement, c'est très intéressant, et en plus, il paraît qu'on y vit en sécurité, sans trop d'immigration, dans une bonne ambiance qui rappelle la France des années soixante, et pour bien moins cher ! » 

Le vendeur : « A votre service, n'hésitez pas à revenir lorsque vous serez décidé sur votre investissement. » 

Renato : « A propos, pour le bébé, vous faites une garantie satisfait ou remboursé, n'est-ce-pas ? » 

Le vendeur : « Bien sûr ! Si vous n'êtes pas satisfait, un échange est possible pendant 2 ans à dater du jour de l'achat. Sachez aussi que nous vous faisons 20% de réduction pour votre second achat à notre enseigne, s'il intervient dans les deux ans qui suivent le premier. » 

Zaza : « Oh eh bien, c'est rudement chou, ça ! Au revouâââr, ma chère, à bientôt peut-être. Tu viens Renato ? » 

 

Saucisson-Pinard : On vit vraiment une époque formidable. Et on se prépare un avenir encore plus formidable, non ?

lundi 14 septembre 2020

Lettre ouverte au Maire de Rouen

 

Dégage, Napoléon! Et place aux grandes causes d'aujourd'hui!


A l'attention de Monsieur Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen,


Cher Monsieur le Maire,

Vous désirez retirer, sur la place de l'Hôtel de Ville, la statue équestre de Napoléon qui y est érigée depuis 1865 et la remplacer par une statue de Gisèle Halimi, figure franco-tunisienne du féminisme et de l'avortement, disparue récemment à l'âge de 93 ans.

Votre motivation repose sur votre souci de promouvoir l'égalité homme-femme.

Vous dites assumer la portée symbolique de cette décision. Bravo ! . « Il serait formidable que Rouen soit la première ville de France à accueillir, place de la Mairie, une statue dédiée à Gisèle Halimi. Le débat est ouvert ! » twittez-vous.

Cette « figure de la lutte pour le droit des femmes » étant décédée le 28 juillet dernier, c'est en effet une course contre la montre qui s'engage. Il s'agit de s'emparer de la première place aux dépens d'une autre ville qui pourrait aussi ne pas attendre que le poids de l'Histoire évalue à sa juste valeur l'empreinte que mérite de marquer cette femme dans l'esprit collectif, avec tout le recul du temps nécessaire, comme cela a toujours été bêtement le cas au cours des vingt siècles qui nous ont précédés.

Vous avez raison, il est évidemment grand temps de déboulonner ce Napoléon, figure de l'Histoire de France qui a marqué non seulement son temps mais aussi l'Histoire mondiale pour l'éternité.

Mais puisque vous « ouvrez le débat » - selon vos propres termes- permettez à Saucisson-Pinard de trouver que, dans le choix de la statue remplaçante, vous êtes quelque peu timoré. Autant vous le dire franchement : vous jouez petit bras.

Plutôt qu'une statue de Gisèle Halimi, Saucisson-Pinard vous soumet l'idée suivante :

Pourquoi ne pas ériger en lieu et place de Napoléon sur son cheval, une statue d'un couple de lesbiennes, composé d'une Arabe et d'un transsexuel Black, en position de 69, s'administrant mutuellement de grand coups de léchouille. Cette statue, plutôt que d'être bêtement coulée dans le bronze, pourrait être faite en bouteilles plastique recyclées. L'artiste pourrait aussi présenter son œuvre en partie fondue, en référence et en allusion au réchauffement climatique.

Une telle statue vous permettrait, Monsieur le Maire, de vous apporter le soutien unanime et enthousiaste

- des écolos

- des LGBT

- des immigrationistes

- des partisans de la diversité culturelle et raciale

- des propagandistes réchauffistes.

On ne vous soupçonnera même pas de faire de la basse récupération politicienne à des fins personnelles, puisqu'il va de soi qu'une fois le projet lancé, vous démissionnerez de votre poste de Maire pour laisser la place à une femme. En effet, eu égard au nombre outrageusement supérieur de maires-hommes par rapport au nombre de maires-femmes dans les communes de France, vous ne voudriez pas vous faire le complice d'un état de fait qui privilégie la place de l'Homme en politique au détriment de la Femme.

Donc votre projet apparaîtrait ainsi totalement désintéressé, et ne viserait qu'à promouvoir ces causes justes qui vous tiennent à cœur. A moins que, pour garder votre poste de maire, vous ne décidiez de passer sur la table d'opération et vous ne vous fassiez maire-transsexuel. Vous sacrifieriez d'une certaine façon vos parties viriles sur l'autel de la liberté sexuelle. Et ça serait beau. De plus, on est bien d'accord, il n'y a pas assez de maire-transsexuel en France. A vous de voir.

Bien entendu, en tant que maire socialiste, et en parfait respect des coutumes de votre parti, vous veillerez à ce que ce projet de statue coûte au contribuable rouennais une somme parfaitement indécente, pour le plus grand bénéfice d'un artiste « d'art comptant pour rien » en mal de reconnaissance. Saucisson-Pinard ne doute pas que vous en avez un certain nombre dans votre aréopage. L'heureux artiste choisi pour répondre à votre cahier des charges saura vous exprimer sa reconnaissance, personne ne se fait de souci pour cela.

Notez, Monsieur le Maire, que Saucisson-Pinard ne réclame aucune paternité dans ce projet original. Mieux : il insiste pour ne jamais y être cité. Vous pourrez donc vous prévaloir d'être le seul instigateur de cette idée de statue, qui s'inscrit en parfaite harmonie avec l'air du temps.

Avec les respectueuses salutations de Saucisson-Pinard.

mardi 8 septembre 2020

Navalny, Candide et Saucisson-Pinard

 


Voltaire avait dans son conte philosophique son Candide. Celui qui se pose de bonnes questions sur l'actualité et qui converse avec le téléspectateur docile des chaînes d'info, trouve facilement aussi son Candide.

Ainsi Saucisson-Pinard :


Candide : T'as vu, Saucisson-Pinard, cette affaire Navalny ?

Saucisson-Pinard : Oui, et toi, tu l'as vue ?

C: Ben oui ! Ce Poutine, quand même, quel salaud !

SP : Salaud ? Explique-moi...

C: Ben, c'est facile à comprendre ! Poutine a cherché à supprimer son principal opposant politique en le faisant empoisonner!

SP : Ah oui ? Vraiment ?

C: Bien sûr ! C'est clair comme de l'eau de roche ! T'as pas compris ça ?

SP : Non, mais c'est peut-être parce que je ne regarde pas BFM TV, ni TF1, ni France 2, ni...

C: Ah bah bien sûr, si tu ne regardes pas les infos à la télé... !!

SP : Bien. Toi qui te tiens si bien informé, as-tu idée de ce que représente Navalny, « le principal opposant de Poutine », sur l'échiquier politique russe ?

C: Ben, t'as ce dictateur de Poutine, et puis derrière, t'as Navalny le démocrate.

SP : Pas tout à fait. Navalny est, par ordre de popularité, quatrième, en Russie. Il y a donc deux opposants mieux placés que lui pour s'opposer à Poutine.

C: N'empêche, c'est un opposant quand même...

SP : Et tu as idée, en termes de proportions, de l'aura de ces opposants ?

C: Euh...dis toujours...

SP : Sache d'abord que Poutine est extraordinairement populaire auprès des Russes, à en faire pâlir de jalousie Macreux. Ce qui n'a rien d'étonnant quand on considère tout ce qu'il a fait pour son pays qui était moribond après l'effondrement de l'URSS. Mais ça, ça emmerde évidemment la sphère politico-médiatico-bien-pensante européenne. Poutine recueille, sondages après sondages, élections après élections, entre 75 et 80% de soutiens.

C: Ouais...

SP : Les deux opposants principaux, l'un d'extrême-droite, l'autre communiste, nostalgique de l'URSS, recueillent chacun, au mieux, 8% des faveurs de la population russe.

C: Et Navalny ?

SP : Au mieux 3% ! Alors comme « principal opposant à Poutine », Navalny se pose un peu là... A ce compte-là, Macreux devrait mettre, par précaution, un contrat sur la tête de Jacques Cheminade...

C: Alors pourquoi Poutine a-t-il intérêt à supprimer Navalny ?

SP : Excuse-moi, mais tu renverses les termes de ta démonstration! Les politiques occidentaux et les merdias qui leur sont asservis et dont tu répètes bêêêêlement les propos, posent comme axiome que Poutine cherche à supprimer Navalny parce qu'il lui serait un opposant sérieux. Mais quand je te démontre que Navalny n'est pas ce sérieux opposant, tu conserves le même postulat – « Poutine cherche à le supprimer » et tu te mets à en demander la raison ! Tu pourrais plutôt te demander qui a alors intérêt à supprimer Navalny !

C: Ben alors, je te demande, qui a intérêt à supprimer Navalny ?

SP : Vu le profil interlope du personnage, les pistes sont nombreuses, mais la question qui devrait t'intéresser davantage, c'est : qui a intérêt à laisser penser que c'est Poutine qui chercherait à se débarrasser de Navalny !

C: Ben qui, selon toi ?

SP : Tu connais Navalny ? T'est-il sympathique ?

C: Ben oui, selon toute la presse  française, il est forcément sympathique, puisque opposant à Poutine !

SP : Bien. Que dirait un citoyen bien-pensant comme toi, d'un politicien français qui comparerait publiquement les immigrés muzz à des cafards, à des mouches ou autres vermines, dont la seule façon de se débarrasser serait de les flinguer ?

C: Ben, que ça serait un nazi, un facho, un extrême-droite, bref, probablement un salopard de lepéniste !

SP : C'est pourtant ce que préconise Navalny dans une de ses vidéos, en parlant des Tchétchènes...

C: …

SP : Toujours aussi sympathique, Navalny, à tes yeux ? Dois-je comprendre que tes journaleux de BFMTV-TF1-FranceTV-LeMonde et consorts, ne t'auraient pas informé du programme politique de leur héros « démocrate »?

C: Bah... euh...

SP : Entrons dans le détail. Sais-tu qui s'est opportunément proposé pour aller chercher Navalny à la sortie de l'hôpital où il avait été conduit, suite à son malaise dans son avion en partance pour Moscou, au prix d'une escale forcée pour raison sanitaire à Omsk ?

C: Une ONG, qu'ils ont dit à la télé, je crois.

SP : Oui, mais quelle ONG ?

C: Ch'sais pas.

SP : « Cinema For Peace », une obscure ONG allemande, dont le principal fait d'arme, qui n'a rien à voir ni avec la Paix ni avec le Cinéma, a été de soutenir les Pussy Riots, ces jeunes punks-à-chiens qui sont venues, en 2012, mettre le souk dans une église orthodoxe en Russie pour se faire un peu de pub.

C: Et alors ?

SP : Ça ne te fait pas poser des questions, toi, une petite ONG qui arrive toute seule, à organiser et à financer le couteux envoi d'un jet privé médicalisé jusqu'en Sibérie et retour en Allemagne, avec les demandes de survol de Pologne, Ukraine, et Russie qu'un tel voyage suppose, et quand on sait à quel point l'administration russe, pour ne citer qu'elle, est tatillonne ? Ça ne te paraît pas suspect ?

C: Tu suggères donc que Poutine a participé au transfert de Navalny en Allemagne ?

SP : Il semble bien, non ? Si l'Administration russe avait quelque chose à se reprocher dans cette affaire, crois-tu qu'elle aurait laissé les choses se dérouler aussi facilement ? Tes merdias t'ont-ils rapporté que Navalny a bénéficié, au cours de sa vie politique, de fonds américains, notamment de la NED (National Endowment for Democracy), émanation de la CIA oeuvrant pour la déstabilisation des régimes étrangers qui n'ont pas l'heur de plaire à l'Administration américaine ?

C: Ben non...

SP : Sachant cela, ne crois-tu pas qu'il serait, pour l'Oncle Sam, opportun de récupérer cet agent, qui s'est finalement avéré plutôt inefficace sur le terrain, tout en se servant de lui, une dernière fois, et à ses dépens, pour cette opération d'enfumage de l'opinion internationale ?

C: Spéculation que cela !

SP : Et Macreux qui se précipite pour assurer, « courageusement » que la France est prête à accueillir Navalny, mais semble beaucoup moins « courageux » quand il s'agit d'accorder l'asile politique à Julian Assange, ce que l'Oncle Sam ne verrait pas d'un très bon oeil? Cette générosité à géométrie variable de Macreux ne t'interpelle pas, surtout quand on sait que son nouveau sinistre de la Justice est pourtant l'avocat en France d'Assange, fondateur de Wikileaks ? Cet avocat qui criait à qui voulait l'entendre, en février dernier, avant sa nomination donc, qu'il allait intervenir auprès de Macreux pour lui demander cet asile politique ? On aurait pu penser qu'une fois nommé ministre, sa première démarche allait être de concrétiser cette demande ? Pas de chance pour son client, Dupont-Moretti a préféré fêter sa nomination de ministre en allant à la prison de Fresnes se faire ovationner, non pas par le personnel pénitentiaire, bien sûr, mais par les détenus. Sans doute Assange ne peut-il pas bénéficier de la même générosité présidentielle que Navalny pour la raison que Wikileaks a fait fuiter des dizaines de milliers de documents compromettants de l'équipe LREM relatifs à la campagne électorale de 2017 ? Et le meilleur moyen pour Macreux d'acheter le silence de Dupont-Moretti sur cette demande d'asile semble bien de lui avoir offert ce portefeuille ministériel.

C: Et Merkel, quel intérêt aurait-elle d'accueillir Navalny sur son sol ?

SP : Si Poutine est le vilain pas-beau trucideur d'opposant politique aux yeux du monde, elle peut finalement ainsi trouver le prétexte de renoncer au gazoduc Nordstream 2 en phase de construction pour l'approvisionnement en gaz russe de l'Allemagne. Ce qui arrangerait bigrement le gaz américain, comme par hasard...

C: Tout ça, c'est du complotisme !

SP : Ah le mot est lâché : complotisme ! Je l'attendais ! T'as remarqué que depuis qu'on a inventé les « complotistes », il n'y a plus ni complot, ni comploteur ? C'est épatant, non ? Les complots et les comploteurs sont désormais un peu comme les fantômes : ils n'existent pas. Mais il y a juste des gens qui croient encore aux fantômes, comme il y a des gens qui croient encore aux complots : ce sont ces fameux « complotistes ».

La novlangue est décidément un outil de diversion bien commode.



vendredi 28 août 2020

Prisme merdiatique sur un fait divers.

 


Voici comment un simple fait divers, devenu aujourd'hui, hélas, tristement banal, est vu à travers le prisme politiquement correct des merdias bien-pensants de la France d'aujourd'hui.

Les faits:

Augustin, jeune Blanc de 17 ans, est intervenu, seul, courageusement pour tenter de s'interposer entre une bande de racailles d'origine maghrébine et un petit groupe de jeunes filles blanches qui visiblement cherchait à échapper à leur harcèlement, sur la Place Bellecour à Lyon, ce soir-là vers 23 heures. Cinq de ces racailles ont alors tourné leur agressivité vers le jeune Augustin et l'une d'elles l'a violemment frappé, au point de lui casser une dent et la mâchoire inférieure, et de lui causer un traumatisme au niveau des cervicales, blessures qui ont justifié son admission à l'hôpital. C'est au sortir de ces soins qu'il a pu déposer plainte.

Voici la synthèse merdiatique bien-pensante de ce fait divers, qu'on peut tirer à travers l'examen d'articles de journaux, chroniques radiophoniques et reportages télévisés, bref, de toute la Presse mainstream:

« Augustin, un jeune Blanc, a eu maille à partir avec quelques jeunes sur la place Bellecour à Lyon. Selon lui, il serait venu au secours de jeunes filles qui auraient été abordées et draguées par ces mêmes jeunes. Précisons qu'Augustin a des sympathies pour l'Action Française, mouvement monarchique d'extrême-droite. Ce n'est que quelques jours après l'agression dont il s'estime victime, qu'il a cru bon de porter plainte, ce qui laisse les enquêteurs songeurs sur le sérieux et la gravité de cette agression supposée. »


Voilà maintenant comment une version analogue aurait été décrite par ces mêmes merdias bien-pensants si les protagonistes avaient été... « différents ».

« Ce soir-là vers 23 heures, place Bellecour à Lyon, Mohammed Ben Rachid a été le témoin d'une scène scandaleuse : une bande de jeunes Blancs importunait un petit groupe de jeunes filles, respectueuses des préceptes de leur religion, car vêtues d'un hijab. N'écoutant que son courage, Mohammed est intervenu pour tenter d'arrêter ces jeunes voyous qui, voyant que les jeunes filles refusaient leurs avances, menaçaient de s'en prendre physiquement à elles. Mais les Skin-heads, dont certaines rumeurs affirment qu'ils fréquenteraient des membres du Rassemblement National, s'en sont alors pris à l'empêcheur d'agresser en rond. A cinq contre un seul, ils l'ont sauvagement roué de coups, faisant ainsi preuve d'une lâcheté inouïe, puis l'ont laissé inanimé sur le sol avant de s'enfuir dans leurs quartiers bourgeois. Mohammed a été hospitalisé en urgence. Souffrant de plusieurs fractures, notamment au visage, Mohammed devra subir des soins intensifs. Le Président Macron a promis de se rendre à son chevet dans les plus brefs délais. Il a déclaré en outre que les voyous racistes coupables de cette lâche agression à l'égard d'un paisible et courageux immigré sans papier candidat à la nationalité française, seront poursuivis et sévèrement châtiés. De nombreuses associations réclament qu'une distinction républicaine saluant l'héroïsme de Mohammed lui soit accordée, ainsi qu'un titre de séjour en bonne et due forme. »


Et on se demandera pourquoi Saucisson-Pinard écrit « MeRdias » pour parler des 95% des sources d'information possédées par l'oligarchie, qui matraquent quotidiennement les Français.. !



lundi 17 août 2020

Quand Macreux se fait claquer le beignet.

 

 

L'actualité donne rarement l'occasion de rire, surtout en ce moment. Aussi Saucisson-Pinard ne résiste pas au plaisir d'apporter un rayon de soleil en cette période estivale, en faisant le pendant de l'article précédent, intitulé « Record d'arrogance battu ».

Macreux sait que ses interventions médiatiques sur la scène nationale sont autant d'occasions d'attiser la moquerie ou pire, la colère, de ses compatriotes. Il a donc compris que la seule issue qu'il lui reste pour assouvir son irrépressible envie d'afficher son incommensurable vanité aux yeux du monde, est de multiplier ses déclarations pétries d'arrogance sur la scène internationale. D'où ses leçons au président libanais abordées dans cet article du 8 août dernier....

Cette fois, c'est auprès du peuple biélorusse qu'il fait preuve d'ingérence culottée.

Suite à la ré-élection en Biélorussie du président Loukachenko avec le score impressionnant de 80%, des manifestations d'opposants s'enchaînent quasiment quotidiennement. Loukachenko accuse bien sûr cette opposition d'être le jouet de puissances étrangères.

Or si ce score électoral évoque à l'évidence davantage un résultat de vote de république bananière que celui d'une démocratie mature, il est aussi clair que ce résultat ne va absolument pas dans le sens souhaité de l'Union européenne.

Et s'il ne va pas dans ce sens, c'est parce qu'il ne va pas dans le sens souhaité par les Etats-Unis. Mike Pompéo, secrétaire d'Etat américain, n'a même pas cherché à dissimuler que l'UE était sa marionnette en déclarant que « le régime en place au Bélarus était inacceptable » et qu'il espérait que « l'UE publiera non seulement des déclarations, mais prendra également des mesures. »

Bref, le scénario de novembre 2013 qui a conduit au renversement de l'Ukraine en 2014, avec l'UE agissant comme marionnette des Etats-Unis, se répète.

Aussi, l'argumentation du président réélu selon laquelle les opposants qui manifestent jour après jour en réclamant de nouvelles élections sont manipulés par des marionnettistes étrangers, et sa certitude qu'il « entend les chenilles des chars de l'Otan », ne peuvent pas être balayées d'un simple revers de main au motif que son score obtenu à cette élection est « suspect ».

Et bien entendu, Macreux est le premier à donner du crédit à ces propos en montant au créneau comme un mort de faim (faim de reconnaissance internationale). Une fois de plus, il se mêle de ce qui ne regarde pas directement notre pays, et de ce dont les Français se moquent éperdument, plus concernés qu'ils sont par leurs problèmes personnels, issus en grande partie de sa gestion calamiteuse depuis le début de son mandat.

Il déclare dans un tweet que « l'UE doit continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Biélorusses qui manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits, de leurs libertés et de leur souveraineté. »

On remarquera au passage la très révélatrice utilisation du mot « continuer » dans ce tweet. En effet, cette élection ayant eu lieu le 9 août, et les manifestations n'ayant commencé que par la suite, avec un pic de participation le 16 août, que sous-entend au juste notre Gaston Lagaffe de la communication? De quoi était constitué ce début de « la mobilisation aux côtés » des manifestants, début qu'il s'agirait aujourd'hui de « continuer » ? Avouerait-il ainsi par hasard (ou plutôt par pure maladresse) que des manœuvres de l'UE pourraient être, a minima, étrangement concomitantes avec l'organisation de ces manifestations ?


Et c'est là qu'intervient le côté rigolo de l'actualité promis en ce début d'article.

Maria Zakharova, porte-parole russe des Affaires étrangères, est prompte à réagir aux propos de Macreux, de façon ironique et ô combien juste, en les qualifiant de « bel exemple d'hypocrisie ».

Et elle ajoute perfidement : « Quand demandera-t-il à l'UE de continuer de se mobiliser aux côtés des centaines de milliers de Gilets Jaunes qui cherchent à faire respecter leurs droits, leurs libertés et leur souveraineté lors de manifestations pacifiques ? »

C'est ce qu'on appelle une réponse du berger à la bergère, ou plutôt, en l'occurrence, de la bergère au berger.

On dit aussi, en langage populaire, que Macreux se fait claquer le beignet !

Pour une fois que notre ridicule présidenticule se fait publiquement remettre à sa place, c'est une délectation de fin gourmet offerte aux Français par Maria Zakharova (qu'on embrasse !)

A déguster sans modération, comme amuse-bouche des évènements d'une rentrée sociale qui promet d'être un plat de résistance roboratif, avec du Macreux en chair à pâté à profusion!