Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

vendredi 6 mars 2020

Vl'à du 49.3. J'vous mets du coronavirus en plus?



- Bon, les gars, on va faire un nouveau système de retraite !
- Pour quoi ?
- Pour un régime plus juste et universel !
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ça veut dire qu'il n'y aura plus de régimes spéciaux ! Tout le monde sera logé à la même enseigne !
- On n'est pas d'accord !
- M'en fout ! Et on reculera l'âge de la retraite !
- On n'est pas d'accord !
- M'en fout ! Et on mettra un système par points !
- On n'est pas d'accord !
- M'en fout ! Ça sera comme ça et pas autrement !
- On n'est toujours pas d'accord !
- Bon. OK. On garde des régimes spéciaux !
- Mais on n'est pas d'accord sur le reste !
- Bon. OK. On ne change pas l'âge de la retraite !
- Mais on n'est pas d'accord sur le système par points !
- M'en fout. C'est au Parlement de décider.
- Le Parlement, c'est normalement nous. Et on n'est pas d'accord!
- M'en fout. Et vlan, voilà le 49.3. Vous l'avez bien cherché ! Alors maintenant, vous fermez vos gueules et vous rentrez dans le rang !
- Et comment ça sera financé, tout ça ?
- T'occupe ! On verra plus tard !

Voilà grosso modo comment s'est déroulée cette négociation du nouveau système de retraite voulu par Macreux. Une réforme vidée en grande partie de son sens initial mais qui conserve le point - c'est le cas de le dire - fondateur, c'est-à-dire le système par points qui permettra aux gestionnaires de l'Etat de jouer sur le budget retraite, à la baisse bien sûr, selon les besoins, en baissant la valeur du point : pas bête ! Alors que les salariés s'escrimeront toute leur vie professionnelle à cumuler leurs points de retraite, le moment venu, le gouvernement leur dira : « Hé, désolé les gars, mais les temps sont durs, alors vos points vont désormais valoir un peu moins qu'hier, et bien moins qu'avant-hier ! »

La fin des régimes spéciaux est motivé, non pas par un souci de justice sociale, mais par la volonté de puiser dans la caisse des régimes spéciaux privés qui sont à l'équilibre - il y en a - comme ceux des avocats par exemple, pour la verser dans celle du régime général, éventuellement dans celle des régimes qui demandent régulièrement le renfort des contribuables (SNCF, RATP...).

Quant au financement, le gouvernement Macreux démontre tout son amateurisme. Quand le Français vulgum pecus demande un devis avant de simplement changer un pneu de sa voiture pour savoir à quoi il s'engage, Macreux demande à ses députés potiches de voter une loi qui va concerner des millions de gens sur plusieurs générations, dans l'ignorance la plus complète de comment elle va être financée ! « Votez d'abord, on parlera financement après ! » Et les députés potiches de LREM le font, comme un seul homme (ou presque, puisque deux ou trois renâclent quand même).

Et quand vient le moment crucial de décider sur quelle base s'établira la valeur du point du système, on comprend que, non, ça ne sera de toutes façons pas sur la moyenne des salaires, et le gouvernement Macreux déclenche opportunément le fameux article 49.3, en catimini un samedi, journée parlementaire désertique: il ne s'agit pas que l'escroquerie du système par points rate son coup ! La dictature Macreux, qui s'est déjà démontrée à plusieurs niveaux, s'applique donc aussi au Parlement où elle dispose pourtant d'une large majorité composée de bénis-oui-oui disciplinés !

L'amateurisme de Macreux ne se limite pas, hélas, à la gestion de cette nouvelle loi retraite. Pour le plus grand malheur des Français, le coronavirus intervient pendant le quinquennat de ce président inconséquent et immature.

Dès lors, l'incohérence pathologique du locataire de l'Elysée qu'on nous décrit obstinément comme quelqu'un d'intelligent, prend toute son ampleur. La France se démunit de son stock de masques de protection qu'elle envoie en Chine le 19 février, alors que les premiers cas de coronavirus sont connus en Italie et qu'on ne peut pas ignorer à cette date que la France voisine frontalière d'une frontière qui n'existe pas, n'échappera évidemment pas à l'épidémie. Ce n'est pas grave : Macreux peut se prévaloir sur le moment de ce geste de grande générosité envers la Chine. Et ça lui permettra, trois semaines plus tard, d'afficher sa grande détermination et son autorité de leader en déclarant solennellement, désormais, la réquisition de la production de masques pour les besoins des professionnels de santé et malades du coronavirus, alors que les stocks sont à zéro : de la com, encore de la com, toujours de la com, rien que de la com.

Et rassurez-vous, braves gens, le gouvernement a la situation en mains. On ferme des écoles, on interdit des manifestations culturelles de plein air, des carnavals à l'air libre sont abrégés. Mais on ne touche pas au « circenses » du peuple: le dieu Foot. On laisse donc se dérouler à Lyon une rencontre d'équipes française et italienne qui rassemble supporters français et italiens du Nord dans un lieu clos.
On laisse les Parisiens s'entasser aux heures de pointe dans des trains et wagons de métro bondés, baignant sans aucune protection dans de vrais bouillons de culture. Bien entendu, on ne ferme pas les frontières, cela serait une rupture idéologique, et on se contente de tapisser les murs des aéroports d'affichettes... Le virus n'a plus qu'à bien se tenir...

Les premiers foyers d'infection en France se déclarent dans l'Oise. Un des tout premiers cas s'avère être un militaire de l'aéroport de Creil, aéroport qui a accueilli les rapatriés sanitaires français de Chine... Coïncidence, sûrement : vous pensez bien que notre ministre de la Santé à l'époque (la mère Buzyn) qui s'était tant vantée de cette opération devant les merdias, s'est assurée au préalable que les accompagnants et les chargés de l'accueil étaient bien protégés ! Qu'allez-vous imaginer ? C'est une ministre, quand même !

Notre brillante porte-parole gouvernementale nous l'assure dans son français approximatif : « le pays ne va pas s’arrêter de fonctionner purement et simplement, y compris (sic) si nous avons une épidémie de coronavirus ». Si toi y en a pas savoi' pa'ler f'ançais co''ectement, pas g'ave ! Toi y en a pouvoi' êt'e po'te pa'ole du gouve'nement de Mac'eux !

Décidément, entre ce Grivaux grivois au comportement d'ado en période de perturbations hormonales, et cette keffir déguisée en poupée de carnaval et au QI d'huître, Macreux a le chic pour choisir les porte-voix de ses augustes décisions !

Le hasard farceur veut que dans le même mois, le Français assiste avec impuissance aux menaces pour sa santé physique du moment et pour son avenir financier, menace subie pour la première et délibérément voulue pour la seconde, par ce pitoyable gouvernement de guignols irresponsables.

Et les prochaines élections municipales à venir ne lui seront qu'un bien maigre palliatif pour exprimer son désarroi et sa fureur.

mardi 18 février 2020

Macreux, Chef désarmant.




Le 7 février dernier, Macreux a réuni la fine fleur de l'Etat-Major de l'Armée Française à l'Ecole de Guerre, pour la gratifier d'un discours fleuve et verbeux dont il a pris l'habitude, et qui semble bien être l'apanage des dictateurs des républiques bananières.

Saucisson-Pinard ne se serait pas apesanti sur ce verbiage s'il n'avait pas révélé, ou plutôt, confirmé, le cas très préoccupant de la personnalité de ce président illégitime et de plus en plus mal à sa place, et, plus grave, le danger qu'il représente pour la défense de la France.

Dans ce discours, il s'est d'abord posé en chantre des démocraties qui seraient, selon lui, les seules dans le monde à défendre l'Ordre, les « règles du jeu », le principe du Droit International et à « respecter la signature des engagements internationaux ». Le moins qu'on puisse dire est que cette posture est sacrément culottée, à la lumière des interventions catastrophiques des démocraties occidentales au Moyen-Orient, spécifiquement en Irak, en Libye et en Syrie, au mépris des règles de l'ONU. N'est-ce pas Macreux lui-même qui s'est permis d'aller bombarder la Syrie, sans aucun mandat international, en réplique à une prétendue attaque au gaz sur des civils par le régime de Bassar El Assad, attaque qui s'est avérée par la suite être une manipulation médiatique opérée par des djihadistes ?
Les démocraties ont cette croyance arrogante de détenir le meilleur des systèmes politiques possibles et par complète absence d'empathie, elles veulent à toute force l'appliquer à toute la planète, notamment à des pays qui, culturellement, ne respectent que l'autocratie d'hommes forts, à l'image des pays arabes par exemple.
Dans le cas de Macreux, le propos est d'autant plus abusif que son parti de pantins et lui-même s'assoient avec une belle désinvolture sur les principes mêmes de la démocratie, comme l'actualité nous le démontre quasiment chaque jour.

Puis Macreux évoque l'impératif, pour la France, de ne dépendre d'aucune organisation supranationale. Ah ? Et l'OTAN, c'est quoi ? Ne serait-ce pas une organisation supranationale, dont les directives sont issues, au surplus, directement de Washington ? Mais alors, serait-ce l'annonce d'un retrait de la France de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord ? Bah non, puisque le même Macreux affirme à peine plus tard dans son discours qu'il est de l'intérêt de la France de continuer à être membre de cette organisation : ou comment affirmer le tout et son contraire dans le même propos. Probablement une nouvelle illustration du principe du « en même temps »...

Puis Macreux assène son auditoire de sa marotte favorite : l'Europe. L'Europe, l'Europe, encore l'Europe, toujours l'Europe. L'Europe jusqu'à ce que le vocable lui-même finisse par faire vomir. Macreux parle de l'intérêt de la France et de l'Europe comme si ces intérêts étaient forcément convergents. Comme si les intérêts de politique étrangère de Malte était ceux des pays baltes. Comme si la position de l'Estonie était similaire, vis à vis de la Russie par exemple, à celui de la France ou de l'Espagne ! Comment peut-on à ce point se déconnecter des réalités dans le seul but d'obéir à une lubie ?

On atteint le comble de l'hypocrisie lorsque Macreux se demande benoîtement pourquoi les pays européens ne sont pas prêts à inscrire la défense dans leurs priorités budgétaires et à faire les sacrifices nécessaires pour cela ! C'est le même Macreux qui a poursuivi dès la première année de son mandat, la politique de baisse du budget de la Défense qu'avait menée son prédécesseur Hollandouille. C'est le même Macreux qui met un point d'honneur (si on peut utiliser en l'occurrence ce terme...) à obéir aux injonctions de son Europe chérie qui commandent à tous les pays membres de se serrer la ceinture budgétaire ! Poser cette question devant un auditoire de hautes personnalités militaires qui, depuis des années, tirent la sonnette d'alarme d'un manque criant de finances pour développer, voire même seulement pour entretenir, leur matériel, relève de la provocation gratuite.

Macreux a le culot de poursuivre dans la provocation en affirmant que «  pour construire l'Europe de demain, nos normes ne peuvent être sous contrôle américain, nos infrastructures, nos ports et aéroports sous capitaux chinois... » Après avoir vendu Alsthom aux Américains, l'aéroport de Toulouse à un Chinois et mis l'Aéroport de Paris en vente au plus offrant, il fallait oser tenir un tel propos.

Macreux en rajoute une couche en dénonçant les « pays du Sud » de l'Europe qui ont privatisé certaines de leurs infrastructures au bénéfice de puissances étrangères. Or c'est très précisément à cause des contraintes de l'UE dont il est un des plus fidèles petits soldats, que ces « pays du Sud », dont la France, ont dû se départir d'une partie de leur patrimoine stratégique, comme par exemple la Grèce, qui a dû vendre le port du Pirée aux Chinois... Ou comment dénoncer les effets des causes qu'on défend par ailleurs...

On croit ensuite rêver quand on entend Macreux défendre la souveraineté française : « Pour que la France soit à la hauteur de son histoire, elle doit rester souveraine... ». Fort bien. Mais il rajoute aussitôt l'énormité suivante : « … rester souveraine ou décider elle-même les transferts de souveraineté qu'elle consentirait. » Comme si transférer une souveraineté n'était pas justement la négation même d'une souveraineté. A ce compte-là, l'esclave pourrait prétendre: « je suis un être libre, j'ai juste transféré ma liberté à mon maître. »
Et c'est probablement dans ce souci de garder une France souveraine qu'il réclame à cor et à cri toujours plus d'Europe, plus d'Europe ! Ou qu'il vient, par le traité d'Aix-la-Chapelle, de faire rentrer l'Allemagne dans la gestion de notre Armée ?

Macreux a alors cette formule creuse, dont il a le secret et qui lui vaut le sobriquet donné par Saucisson-Pinard : « On coopère mieux quand on peut décider souverainement de coopérer ! » Cela ne veut évidemment rien dire, ou alors peut s'appliquer à peu près à n'importe quoi. « On peut dire de plus grosses âneries quand on peut décider souverainement de les proférer... »
La réalité est que Macreux ne décide rien en réalité, puisqu'il n'est qu'un pion européen manipulé sur un échiquier mondial par des intérêts oligarchiques qui le dépassent.

Ce que dit ensuite Macreux prend une importance capitale, voire gravissime, quand on se souvient que la France a l'arme nucléaire : « Notre indépendance de décision est pleinement compatible avec une solidarité inébranlable à l'égard de nos partenaires européens. Notre engagement pour leur sécurité et leur défense est l'expression naturelle de notre solidarité toujours plus étroite. »
Autrement dit, l'arme nucléaire voulue par de Gaulle, créée par les chercheurs français et payée par le contribuable français devra désormais être le parapluie, non pas de la France seule, mais de toute l'Europe, quand bien même les intérêts géopolitiques de ces pays européens membres ne seraient pas ceux de la France. C'est la confirmation de ce à quoi tend le Traité d'Aix-la-Chapelle, et dont pourtant nos médias nous disaient que cette interprétation tenait du complotisme...

Voilà comment Macreux défend les intérêts des Français, et comment il conçoit la souveraineté de la France !! C'est en tous cas un bonne affaire pour l'Allemagne qui s'est vue interdite de toute possession d'armes nucléaires par des conventions internationales : bénéficier de la protection d'une arme qu'elle n'a pas payée mais dont elle peut se mêler de la gestion !
De Chef des Armées, Macreux passe au titre de Chef désarmant.

En résumé, dans ce message adressé aux Français par le truchement d'un discours devant les plus hauts officiers de l'Etat-Major des Armées à l'Ecole de Guerre, Macreux vante le contraire de ce qu'il fait, mais confirme aussi, « en même temps », son allégeance à des intérêts qui n'ont absolument rien de nationaux.

Alors de trois choses l'une. Ou Macreux est un menteur patenté, parfaitement lucide d'en être un. Ou il est de bonne foi et ne sait juste pas ce qu'il fait. Ou encore, et la troisième hypothèse se verrait vérifiée par d'autres aspects de sa conduite, son cas relève de la psychiatrie et nous avons à la tête de l'Etat un schizophrène sévère. Aucune de ces hypothèses n'est réellement rassurante.

Le plus sidérant est de voir le silence assourdissant de l'auditoire, justifiant la réputation de « grande muette » de l'Armée. Alors que ce président se fait hypocritement le critique de ses propres agissements et affiche ostensiblement et publiquement une attitude de traître à la patrie, il aurait dû se trouver, en réponse à ces provocations, des hauts responsables militaires pour se lever, monter sur scène, mettre la main sur le paletot de cet usurpateur et le mettre en geôle dans l'attente d'un procès pour Haute Trahison, afin de faire une application manu militari – c'est le cas de le dire- de l'article 68 de la Constitution qui régit le cas de destitution d'un président en cas de manquement grave à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. Dans ces manquements, figure le comportement personnel de l'individu indigne de sa fonction.

Quand un peuple n'est plus écouté, quand les instruments pour se faire entendre, assemblée nationale, sénat, syndicats, sont dévoyés, quand les médias sont achetés par une cause contraire aux intérêts de ce même peuple, il n'y a plus que l'Armée qui peut le sauver en intervenant, avec un minimum de casse pour le pays. Et pour lui rendre la parole ensuite. Ça s'est déjà vu.








samedi 4 janvier 2020

Le Français, champion du monde de pessimisme! Comment se fait-ce?



« A la recherche de l'optimisme - La France est le pays le plus pessimiste d´Europe et, à l´échelle mondiale, nous arrivons avant-derniers. Pour ne pas se laisser happer par la sinistrose hexagonale, la réalisatrice a décidé de partir à la recherche de l´optimisme. »



Tel est l'émouvant constat de LCP, le site de l'Assemblée Nationale, le canal de l'Assemblée. Et telle est la généreuse mission dont se charge cette réalisatrice Blanche Cabanel, brave petite soldate du politiquement correct : combattre le pessimisme du Français et lui redonner confiance en l'avenir.



Mais où donc le Français trouve-t-il matière à pessimisme ?



Il est vrai que la situation économique du pays est plus préoccupante que jamais. Jamais les prélèvements fiscaux n'ont été aussi importants, atteignant désormais près de 47% du PIB, record mondial des pays développés.

Pour autant, la dette du pays est abyssale et les services publics n'ont jamais été aussi mal rendus. Et paradoxalement, les fonctionnaires n'ont jamais été aussi nombreux si on cumule fonction publique régionale et nationale.

En bref, le Français n'a pas le beurre, mais il n'a pas non plus l'argent du beurre, pas plus qu'il n'a le sourire de la crémière.



Examinons les fonctions régaliennes de l'Etat. Les hôpitaux sont à l'agonie, la police se plaint de locaux vétustes, de matériel dépassé et défectueux, elle pâtit d'être en sous-effectif. L'Armée voit son budget en diminution, ce qui la conduit à ne pas pouvoir entretenir correctement son matériel. Une partie seulement de ses véhicules, avions, hélicoptères ou navires est opérationnelle. Son matériel informatique est dépassé. Elle n'est plus en mesure de répondre aux missions qui sont les siennes.



Une bonne partie de la Justice est corrompue, dépendante du pouvoir politique, lui-même dépendant des puissances d'argent. Une majorité de Français n'a plus confiance dans cette Justice largement politisée, et au vu de ses décisions largement imbibées du principe de « deux poids deux mesures », on ne peut pas lui en vouloir de cette défiance.



L'Education Nationale quant à elle, est devenue une gigantesque usine à crétins. L'ignorance des lycéens est encyclopédique. Le baccalauréat est distribué comme des confettis à un carnaval. Son niveau est très largement inférieur à celui du certificat d'étude des années cinquante qui sanctionnait la fin du cursus scolaire primaire d'élèves de onze ans...



La couverture ferroviaire du territoire n'est plus assurée. Seuls les trajets TGV aux tarifs prohibitifs sont privilégiés aux dépens des territoires ruraux qui sont désormais abandonnés.



La Poste délivre de plus en plus mal le courrier, pour de plus en plus cher et elle achemine à peine, désormais, les colis qu'on doit aller chercher le plus souvent en points relais.



La France perd son industrie à un rythme effréné. Et celle qui survit doit se délocaliser pour garder un peu de compétitivité. L'agriculture aussi est en crise. Le nombre de paysans est en perpétuelle diminution, et ceux qui demeurent sont en grandes difficultés économiques qui en poussent beaucoup au suicide.



Mais pourquoi le Français serait-il pessimiste ?



C'est vrai qu'il voit son niveau de vie baisser depuis maintenant plusieurs décennies. Il sait que son emploi, quand il en a un, est désormais précaire. Sa retraite est menacée car il sait que le régime actuel de répartition n'est plus viable. Alors qu'un seul revenu par foyer dans les années soixante suffisait à faire vivre honorablement une famille, deux revenus désormais s'avèrent très justes pour les classes moyennes, et largement insuffisants pour les classes inférieures.



Le Français le plus lucide et le mieux informé sait qu'on est à la veille d'une crise bancaire d'ampleur inégalée, qui pénalisera immanquablement son épargne durement constituée.



Mais il n'y a pas que l'économie dans la vie. Il y a aussi la culture.

Mais où donc le Français trouve-t-il des raisons d'être pessimiste ?


La peinture contemporaine française est un naufrage, la musique aussi. Que restera-t-il de l'art français contemporain dans les siècles à venir ? Où sont les Victor Hugo, les Renoir, les Berlioz d'aujourd'hui  dont on se souviendra demain dans le monde entier?

La télé est désormais une arme d'abêtissement général quand elle n'est pas juste un outil de propagande pour l'idéologie en place. Ses programmes, de plus en plus entrecoupés de publicités, elles-mêmes véhicules de propagande de la politique officielle (promouvant le multiculturalisme, la mixité raciale, l'homosexualité etc...) oscillent entre exploitation des instincts les plus bas, déculturation et matraquage d'un politiquement correct imposé.



Cette idéologie dominante, quelle est-elle ? Elle aspire à faire de l'homme un simple consommateur-contribuable sans racine, sans conscience, sans repère historique, sans pouvoir politique.



La politique, justement. Elle est responsable de ce chaos généralisé. Elle est d'abord responsable de la perte de pouvoir de celui qu'on s'obstine encore à appeler « citoyen », alors que ce vocable ne peut plus s'appliquer à cet être mi-robot mi-zombi qui n'est plus bon qu'à payer sans rechigner, payer pour enrichir une caste oligarchique et un Etat qui prend de plus en plus en rendant de moins en moins.



Son pouvoir de décision a été cédé sans contrepartie à des technocrates déconnectés du réel à Bruxelles et Strasbourg, lesquels n'obéissent plus qu'aux intérêts oligarchiques.

Le référendum est désormais un article d'antiquité politique juste bon à se trouver exposé pour mémoire dans un musée d'histoire ancienne. L'élection est un vaste cirque qui met en scène des représentants qui ne représentent qu'eux-mêmes.

Comment se manifeste concrètement le déclin de la politique ? le Français voit à l'Elysée, pour veiller à son avenir et à sa sécurité, une arrogante marionnette, manipulée par une poignée de multi-milliardaires, et entourée de fieffés gredins ou incompétents, quand ils ne sont pas les deux à la fois.

Parfois c'est le ridicule qui se surajoute à ces caractéristiques. Quand le Français voit une Schiappa bête comme un oie, saturer les ondes de ses déclarations imbéciles ou quand il cherche vainement quelle peut bien être la compétence d'une grasse keffir en pyjama, fraîchement naturalisée, qui l'a conduite à se parer de la fonction de porte-parole de gouvernement, peut-il accorder encore quelque crédit au politique ?



Le Français optimiste pourrait trouver que ces clowns donnent une touche humoristique à la scène politique si par ailleurs il n'assistait pas à la mise en place insidieuse d'une vraie dictature. Cette dictature a beau être encore soft, elle n'en présente pas moins toutes les caractéristiques :

- au Parlement, les députés ne représentent pas les intérêts de ceux qui les ont élus. Des lois essentielles sont votées en catimini, devant une poignée de députés présents, à main levée. Et si, comme dans le cas du vote pour la PMA, les quelques mains levées contre la loi sont néanmoins plus nombreuses que celles en sa faveur, le président de l'Assemblée Ferrand, autre canaille notoire, décide arbitrairement que la loi est votée. La démocratie est morte et enterrée.

- La censure est omniprésente. Les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou Mastodon suppriment des comptes qui ne « conviennent » pas à la Pensée Unique. 

- La Presse, à 95%, appartient à neuf oligarques. Donc elle multiplie les mensonges par omission, par occultation des faits, quand elle ne diffuse pas de vrais bobards pour servir ses maîtres et leurs intérêts.

- Les manifestants qui osent protester sont matés avec une rare violence par une police dont on décharge par ailleurs, du devoir de lutter contre les vraies racailles de banlieue. Des provocateurs antifas violents font office de Schutzstaffel (SS) au service du gouvernement pour discréditer ces mêmes manifestants, aux frais des commerçants agressés. 

- Des citoyens sont arrêtés « préventivement » et mis en garde-à-vue pour les empêcher de manifester.



Absence de démocratie, de liberté d'opinion, d'expression et de manifestation, presse sous contrôle, violence à l'égard des opposants : que manque-t-il à ce régime pour ne pas être qualifié de dictature ?



A part tous ces menus détails, qu'est-ce qui pourrait bien causer cette crise de pessimisme chez le Français ?



Sa perte d'identité peut-être ? Perte d'identité à laquelle les élites auto-proclamées, politiques, médiatiques et financières travaillent d'arrache-pied, locataire élyséen en tête. L'immigration d'une population inassimilable, sans qualification et à fort potentiel de délinquance, quand elle n'est tout simplement pas motivée par des desseins politico-religieux impérialistes, est favorisée, encouragée, dans le seul but de dissoudre la population de souche dans un magma mondialiste déraciné de consommateurs serviles et corvéables. C'est le Grand Remplacement à marche forcée.



Le Français peut-il trouver refuge dans sa confiance dans les fondations de sa civilisation ? Même pas. Le progressisme cherche à nier, contre l'évidence, l'héritage gréco-romain et chrétien de ses valeurs. Le concept de famille est battu en brèche. La filiation, le rôle des pères et des mères sont des notions qu'on cherche à détruire. Même la différenciation sexuelle, notion pourtant naturelle paroxystique, est niée en tant que norme. L'être humain devient une entité indifférenciée destinée à vivre en mode tribal. Il est un hasard de la vie, un hasard éventuellement assisté par des apprentis sorciers diplômés.


En bref, le but du progressisme est de démanteler la France et ses valeurs séculaires, comme on démantèle un bateau en fin de vie sur une plage indienne pour en extraire de la ferraille qui sera vendue à vil prix.



Non, décidément, on se demande vraiment pourquoi le Français fait une crise de pessimisme !

Et cette question, en cette période de vœux, est juste obscène.



Que le Français ne s'y trompe pas : l'année 2020 sera bien meilleure. Bien meilleure que les suivantes.



Alors comment, dans son petit film diffusé par le site de l'Assemblée Nationale et payé par vos impôts, la soldate Blanche Cabanel s'y prend-elle pour rechercher l'optimisme afin de « ne pas se laisser happer par la sinistrose hexagonale » ?

Facile : elle enfile à longueur de commentaires, des poncifs sur l'opposition rabâchée du pessimisme handicapant versus la vertu de l'optimisme, avec une naïveté dont on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer. La vertu du réalisme, en revanche, n'est jamais évoquée.



Mais son habileté réside surtout dans le fait que, bien que posant comme axiome de départ « le Français est pessimiste », elle ne traite que la moitié du sujet, à savoir « l'homme peut naturellement verser dans le pessimisme », en oubliant juste qu'elle était censée parler du cas particulier du Français.

Le sujet traité dans ce documentaire largement inspiré de la méthode Coué, pourrait tout aussi bien évoquer le Népalais pessimiste ou l'Azerbaïdjanais pessimiste. Jamais les raisons objectives du Français de perdre confiance dans son avenir à lui, habitant du pays France, ne sont évoquées.



La Cabanel se permet même, dans le désormais inévitable passage immigrationniste de toute communication gouvernementale, le luxe de vanter l'optimisme supposé de l'immigré qui traverse d'incommensurables épreuves pour atteindre la Terre Promise, une Europe riche et paisible, et profiter de ses bienfaits. Le message de ce film de propagande consiste donc à dire au Français : regardez, vous n'avez pas le droit d'être pessimiste, parce qu'il y a pire que votre situation. Mais il se garde bien de lui faire remarquer que si la situation de l'immigré a pour vocation de s'améliorer, la sienne propre a toutes les chances de continuer à empirer.

Et si le riche passager du Titanic qui était en train de danser, insouciant, il y a encore quelques minutes encore, dans une salle de bal luxueuse, voit son paquebot faire eau de toutes parts, et pencher inexorablement vers l'abîme, la Cabanel aura peut-être du mal à le rendre optimiste au seul motif qu'il y a, dans le même temps, quelque part dans le monde, un vacancier flottant paisiblement sur un matelas pneumatique au bord d'une plage.



La Cabanel, c'est un peu ce veilleur de nuit qui arpente les rues d'une cité moyenâgeuse en clamant « dormez braves gens, la nuit est calme et tout va bien », tandis que des envahisseurs sont en train de monter à l'assaut des remparts de la dite-cité.



Elle oublie aussi de rappeler que le juif allemand optimiste de 1933 a fini ses jours à Dachau dix ans plus tard tandis que le juif allemand pessimiste faisait fortune aux USA.

mardi 3 décembre 2019

Réflexions élyséennes d'avant 5 décembre.



Alors quoi, ce 5 décembre, il n'y a pas de raison pour qu'il soit chaud!

En cette veille de 5 décembre 2019, journée nationale de contestation, Macreux fait les cents pas dans son bureau élyséen, l'air préoccupé. Marchant nerveusement de long en large, les mains derrière le dos, ses pensées s'entrechoquent dans sa cervelle en ébullition.

« Bon, les hôpitaux, c'est fait, j'ai réussi à me les mettre à dos, et pour de bon. C'est vrai que la Buzin m'a bien aidé pour ça.



Les provinciaux, c'est fait aussi, il y a longtemps que je leur ai dit ce que je pensais d'eux : des illettrés, des « qui ne sont rien », des faignants incapables de traverser la rue pour trouver un job.



Et dans la province profonde, j'ai mes culs-terreux préférés, les agriculteurs: mes potes de l'UE les assomment de contraintes diverses et variées, et en même temps, j'ouvre les frontières à la concurrence mondiale qui se fout comme d'une guigne de ces contraintes. Pas étonnant qu'ils se zigouillent à la pelle, mes culs-terreux ! Ça tombe plutôt bien, il y en a trop en France. Et puis, c'est normal : dans tout effectif de survivants, il y a des pertes de temps en temps...



Les familles, d'une façon générale, je les ai bien niquées, en inventant, avec la PMA pour les gouines, les bébés orphelins de père dès leur naissance, et en permettant bientôt à n'importe quel couple de déglingos d'acheter un gosse sur catalogue.

J'attends avec impatience d'ailleurs, de voir quel cours à la Bourse auront les bébés blonds aux yeux bleus par rapport aux petits basanés aux cheveux crépus. Ça sera intéressant de constater si des années de propagande, consacrées à mettre sur le devant de la scène, à tous propos, des keffirs, dans les pubs, dans les émissions télés, dans les micro-trottoirs, auront eu un impact sur ces cours... Quand je pense que l'autre jour, sur M6, au journal de désinformation, alors qu'on rendait compte de mon hommage aux treize soldats morts au Mali, tous Blancs Français de souche, la seule personne qu'ils ont trouvée dans la rue à interroger sur cette célébration, c'était une keffir... Trop drôle ! Je me demande quand même si ça ne va pas commencer à se voir, ce matraquage idéologique !!

Peut-être qu'il faudra à l'avenir, si cette propagande n'a pas marché, faire des « black fridays » pour écouler les stocks de bébés keffirs invendus... Des promotions : deux pour le prix d'un, ou location avec option d'achat à l'adolescence ? Je fais confiance à mes potes oligarques, ils trouveront bien à appliquer leurs recettes commerciales à la marchandisation des corps...



Bon, j'en étais où, moi ?

Voyons voir... Ah oui ! les Catholiques : s'ils n'ont pas compris à quel point je les méprise en ayant pour projet de faire de Notre-Dame un centre touristico-historico-commercial pour le plus grand bénéfice de mes potes oligarques, c'est à désespérer de leur lucidité. S'ils ne se demandent pas pourquoi la conclusion d'une thèse accidentelle n'a pris que quelques minutes à être émise quand la cathédrale brûlait encore, alors que l'enquête officielle sur les causes réelles de la tragédie n'est toujours pas terminée et rendue publique huit mois plus tard, c'est que quelque part, j'ai raison de les prendre pour des cons.



Les retraités, ils ont bien voté pour moi, ces crétins, et ils ont été les premiers à morfler avec cette hausse de la CSG que j'ai tentée de leur infliger derrière les oreilles. Mais ils ne perdent rien pour attendre ! Il avait bien raison, mon copain Attali, à partir d'un certain âge, il faudrait les euthanasier, ces bouches inutiles. D'ailleurs, à propos, ça lui fait quel âge, aujourd'hui, à Attali... ?



Bon, donc, le personnel hospitalier, les provinciaux, les familles, les catholiques, les retraités, c'est fait. Quoi d'autre ? Ben les avocats ! J'ai bien réussi à les fâcher aussi, ceux-là ! Faut dire qu'avec leur régime spécial de retraite, je les ai bien dans le collimateur ! Que leur régime soit auto-financé et qu'ils n'en appellent pas aux contribuables pour le mettre à l'équilibre, comme le font les régimes spéciaux de retraite des cheminots des trains et métro, ne change rien à l'affaire ! Quand on veut supprimer les régimes spéciaux, on supprime les régimes spéciaux, épicétou ! Bon, pas les régimes spéciaux des parlementaires, des ministres et autres sangsues de l'Etat, faut pas déconner non plus !



Les professionnels du BTP ! Et paf ! Fini l'avantage fiscal sur le gazoil non routier ! Y a pas de raison ! Faut qu'ils crachent ! Des taxes, encore des taxes, toujours plus de taxes, hum... j'adore ! Comme je dis toujours, il n'y a jamais de problèmes, il n'y a que des solutions fiscales! Un problème surgit ? Boum, une taxe ! C'est quand même pas difficile, de gouverner, finalement !



Il y a aussi tous les grévistes professionnels de la RATP et de la SNCF. Bon, eux, ils peuvent défiler, sagement comme ils ont l'habitude de le faire, entre slogans à la con, calicots et merguez. Ils n'emmerdent finalement que tous les autres contestataires de ma politique, dans leur vie quotidienne. En plus, il sont payés par les syndicats pendant leurs jours de grève. Payés par les syndicats qui leur demandent de protester aujourd'hui contre la politique de celui pour lequel ils ont demandé de voter il y a deux ans et demi : quand j'y pense, en voilà aussi une belle brochette d'abrutis !

Décidément, quand je pense à cette proportion de cons qu'il y a chez les Français, ça donne le vertige ! En même temps, s'il n'y avait pas une telle proportion, jamais je n'aurais été élu, faut reconnaître...



C'est vrai que j'ai pu compter aussi, pour cette élection et même depuis, sur l'appui sans faille des journaleux à la botte de mes potes oligarques, pour bien laver le cerveau de ces veaux électeurs. Je trouve néanmoins que la laisse de ces chiens gardiens de troupeaux de veaux est encore trop lâche. Faut que je la raccourcisse encore un peu : mon Conseil de déontologie des médias est fait pour ça. L'ancien PDG de l'Agence France Propagande (AFP pour les intimes) est en train de s'occuper de ça pour moi. La preuve que c'est nécessaire ? Il se trouve quelques médias qui commencent à renâcler contre ! Mais comme l'a indiqué mon Goebbels personnel, ex-de-l'AFP, le périmètre d'intervention de ce Conseil devra recouvrir tous les médias reconnus  et non ses seuls adhérents :  chaînes de télévision et stations de radio du secteur public dès lors qu’elles diffusent des programmes d’information, et publications de presse et sites de presse en ligne agréés.  Non, mais sans blague !



Les salariés aussi, globalement, je suis en passe de bien me les faire aussi ! Avec mon système de retraite à points, ils ne savent pas encore à quel point je vais les entuber ! Ils seront tout contents de voir leur cagnotte de points augmenter tout au long de leur carrière. Mais ils ne sauront la valeur de ces points que lorsqu'il sera trop tard ! Et cette valeur de point sera juste une variable d'ajustement avec laquelle les gouvernements futurs pourront jouer selon les contraintes financières du moment. Donc les dépenses somptuaires du fonctionnement de l'Etat ont encore de beaux jours devant elles. Les prochains présidents me devront une fière chandelle ! Si prochains présidents il y a, d'ailleurs ! Parce que je me verrai bien président à vie, au fond ! Y aurait juste à modifier encore un peu plus cette Constitution... Faudra que j'y réfléchisse.



Je me résume : le personnel hospitalier, les médecins, les familles, les Cathos, les bouseux de province, les culs-terreux, le BTP, les retraités actuels et à venir, les avocats, certains journalistes, les grévistes professionnels de la CGT, les Gilets Jaunes, ça pourrait faire du monde finalement, dans les rues ce 5 décembre ! Beau bilan pour à peine deux ans et demi d'exercice ! Je suis quand même un bon !



Heureusement que j'ai des flics pour mater toute cette populace !

Ces flics justement : en voilà que j'ai bien énervés aussi! Je dois admettre que les mettre sous l'autorité de mon Rantanplan de ministre, le Gazetamère, c'est déjà pas un cadeau, mais en plus, leur demander de castagner sévèrement des Gilets Jaunes qui, au fond, sont des bougres ayant les mêmes problèmes qu'eux, c'est quand même assez fort ! Surtout quand, dans le même temps, je leur demande de ne surtout pas toucher aux racailles antifas, ma SchutzStaffel personnelle, qui cassent tout lors des manifestations pacifiques des Gilets Jaunes ! Je ne vais quand même pas leur demander de comprendre qu'une manif qui se passe bien, ça risque de donner une bonne impression dans l'opinion, et de donner raison aux participants! Alors que si, à chaque fois, il y a des commerçants qui morflent, ça leur met du plomb dans l'aile, aux manifestants ! Non, je ne vais pas leur demander de comprendre : ils sont trop cons !



Cela dit, faut que je fasse gaffe quand même : j'ai besoin d'eux pour protéger mes miches, au fond de mon Palais Elyséen bunkerisé. S'il prenait l'envie aux manifestants du 5 décembre de venir à l'Elysée, à Matignon et à l'Assemblée Nationale pour demander des comptes, plutôt que de battre le pavé bêtement dans des avenues où ça n'emmerde finalement que les riverains des dites-avenues, j'aurais bien besoin de cette flicaille pour faire tampon... D'ailleurs, je viens d'apprendre qu'il y a déjà une centaine de CRS qui ont décidé de déposer casques et matraques, en marque de protestation ! Hum... Manquerait plus que ma flicaille se joigne aux manifestants... !



Certes, j'ai aussi l'Armée à ma disposition. Après tout, quelle dictature n'a pas l'Armée dans sa poche ? D'ailleurs, j'ai déjà fait intervenir des blindés contre des manifestants, non ? Cela dit, j'ai le vague sentiment que l'Armée non plus, ne me porte pas dans son cœur ! C'est vrai que je lui en demande toujours plus, tout en faisant des coupes sombres dans son budget ! Je ne suis pas sûr que mon cinéma de compassion feinte à chaque fois que des militaires tombent au champ d'honneur, suffise à donner le change encore bien longtemps.

Et depuis mon différend avec le général de Villiers, chef d'Etat-major des Armées, que j'ai limogé dès le début de mon quinquennat, j'ai l'impression qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que l'Armée joue les abonnés absents si ça devait trop chauffer pour mes fesses.

Faut que je fasse gaffe quand même, finalement... Je vais demander qu'un hélicoptère soit dans les jardins de l'Elysée, moteur tournant, prêt à décoller pour m'exfiltrer avec maman si ça tournait mal. Où est mon téléphone ? »

lundi 18 novembre 2019

Phobies.



- Bonjour docteur!
- Bonjour madame, allongez-vous là. Alors, qu'est-ce qui vous amène ?
- Eh bien voilà : je crois bien que je développe une phobie !
- Ah oui ? Qu'est-ce qui vous laisse penser ça ?
- J'ai regardé la définition du mot phobie dans le dictionnaire, et je crois bien que j'en ai chopé une !
- Quelle définition ?
- Eh bien, mon dico dit qu'une phobie est une angoisse, parfois irrationnelle, éprouvée devant certains objets, actes, situations ou idées. Ça peut aussi être une aversion instinctive, paraît-il. Et je crois qu'en ce qui me concerne, il s'agit davantage de cela : une aversion instinctive.
- Ah ! Et alors, vous avez peur des araignées ? De l'ascenseur ? Du vide ?
- Ecoutez docteur, ce qui m'inquiète surtout, c'est de me demander si je suis responsable de ma phobie ?
- Bien sûr que non ! Vous ne pouvez pas être responsable de votre phobie ! Vous l'avez dit vous-même, la phobie est de nature irrationnelle ou instinctive ! Comment pourriez-vous être responsable de ce que vous commande votre instinct ?
- Ben, si un jour, j'étais entrée dans un ascenseur qui se serait brutalement décroché et m'aurait entraînée dans une chute vertigineuse jusqu'à un écrasement au sol, serais-je responsable désormais de ma phobie des ascenseurs ?
- Bien sûr que non ! Vous avez mis le doigt dessus ! Votre expérience vous a conduit à vous méfier instinctivement de ce qui vous a traumatisée un jour ! Vous ne pouvez donc pas en être responsable ! Vous êtes donc ascensumophobe ?
- Et si je vois des araignées arriver en nombre dans mon salon, grouiller et s'insinuer partout sous les meubles, dans les tapis, et même dans ma cuisine, s'infiltrer dans mes boîtes alimentaires, si je les vois se multiplier, et envahir le berceau des mes enfants, dois-je me sentir responsable de mon envie irrépressible de les écraser sous ma semelle ou de leur vaporiser une bonne dose de Raid ?
- Bah non, il est même de votre devoir de vouloir l'extinction de ces araignées ! Vous êtes donc arachnophobe ?
- Et si je suis au cirque, que je regarde un spectacle de voltigeurs, et que je constate qu'à chaque fois qu'ils lâchent leurs trapèzes, ils s'écrasent comme une merde sur le sable, ai-je raison de me dire qu'il m'arrivera la même chose s'il me prend l'envie de monter sur un trapèze et de lâcher la barre ?
- Absolument, c'est juste faire preuve de bon sens ! Vous vous servez de l'expérience d'autrui, et c'est plutôt sain ! Vous n'avez donc pas à vous sentir responsable de ça ! Vous seriez donc sujet à l'acrophobie ?
- Et si après avoir assisté à un match de foot du PSG contre l'OM dans un stade surpeuplé de crétins hystériques vociférants, je n'ai plus envie de me presser dans des lieux publics si je sens que le QI moyen qui y règne est inférieur à 70, dois-je ressentir de la honte, docteur ?
- Evidemment que non ! Vous seriez donc agoraphobe ?
- Vous me rassurez docteur ! Il n'y aurait donc pas lieu, d'après vous, qu'on puisse manifester contre l'ascensumophobie, au risque de stigmatiser les ascenseurs ?
- Euh non...
- Il n'y aurait donc pas lieu non plus de manifester contre l'arachnophobie, pour la défense des araignées ?
- Je ne vois pas pourquoi, effectivement, on devrait manifester contre cela...
- Donc, je n'ai aucune raison de manifester contre l'acrophobie, et de craindre de stigmatiser les acrobates ?
- Certes non !
- Pensez-vous docteur, qu'on doive manifester dans la rue contre l'agoraphobie, pour rassurer les foules ?
- Non, bien sûr, mais de quelle phobie souffrez- vous donc, enfin ?
- Eh bien docteur, j'assiste en France depuis pas mal d'années à des attentats meurtriers systématiquement revendiqués par les tenants d'une religion. Et puis je vois les adeptes de cette religion violente se multiplier et grouiller partout, y compris dans les lieux les plus incertains comme les services de la Défense, je les vois pomper avidement nos prestations sociales et subventions sans jamais rien payer en retour, participer à l'effondrement de notre Enseignement national, être à l'origine d'une explosion de la délinquance et de l'insécurité partout où ils font nombre. Je constate d'autre part que dans tous les pays où ils sont aux commandes, il n'y a qu'intolérance, violence, injustice, mépris des femmes, sous-développement social et économique (sauf quand ils peuvent compter sur une manne pétrolière pour laquelle ils n'ont aucune responsabilité). Et je me dis qu'il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement ici, s'ils venaient aux manettes du pays.
- Mais madame, vous êtes donc islamophobe !!!!
- Je vois que vous avez bien identifié mon aversion sans que j'aie eu besoin de nommer cette religion !
- Euh, oui, mais... euh...
- Et je dois vous remercier, docteur, de m'avoir bien rassurée sur l'absence totale de honte ou de regret que j'éprouve à souffrir de ma phobie, somme toute, bien naturelle, comme vous me l'avez confirmé. Il me semblait bien que ces manifestations contre l'islamophobie étaient inutiles, voire déplacées ! C'est vrai, quoi ! Vous avez raison, comment peut-on reprocher à un malade d'être malade ? Ça ne serait pas ça, la vraie stigmatisation ? Stigmatiser le cancéreux pour son cancer, le bronchiteux pour sa bronchite, le poliomyélite pour sa polio ? Merci docteur, merci encore, je me sens bien mieux. Je vais pouvoir désormais assumer ma phobie en toute sérénité ! Combien vous dois-je ?

vendredi 8 novembre 2019

Pas toujours facile de péter plus haut que son cul!



Le président du Monde se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper du « poumon » de la planète ». Et il informa le monde entier, dans un discours lors d'un sommet international à Biarritz, de son intention de s'occuper, avec ses petits bras musclés, du problème des feux de forêt en Amazonie. Bolsonaro lui répondit qu'il ferait mieux de s'occuper de ses fesses et de sa mocheté de bonne femme.
Et le président du Monde rentra dans son palais élyséen.

Puis le président de la France se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper des poumons des Rouennais ». Et il défila à Rouen sous les huées et les sifflets et se fit interpeller vertement par une Rouennaise : «  c'est seulement un mois après la catastrophe de l'incendie de Lubrizol et après tous vos atermoiements à nous informer de ses conséquences que vous venez nous voir ? ».
« Mais je vous ai envoyé plusieurs de mes sous-fifres de ministres, croyez-vous que je n'ai que ça à faire, de me déplacer dès que vous avez un petit pet de travers ? » répondit le président de la France, monté sur ses ergots de petit coq outragé.
Puis il rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : «  mon devoir est de m'occuper de la crise russo-ukrainienne. » Et il endossa son costume de diplomate et s'en alla se proposer comme médiateur auprès de Zelensky et de Poutine. Mais Zelensky lui tapota l'épaule et lui dit : « t'es gentil, mais rentre chez toi, Poutine et moi, on a des choses à se dire et on est assez grands pour le faire sans chaperon.
Et le président de l'Europe rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper de la crise turco-syrienne. » Et il remit son beau costume de diplomate qui n'avait pas eu le temps de se froisser, et alla proposer ses bons offices à Erdogan et Poutine. Poutine lui tapota la joue et lui dit affectueusement : « Ecoute, t'es mignon, mais rentre chez toi et va donc voir à Mayotte si j'y suis, on a des discussions de grandes personnes ici. »
Et le président de l'Europe rentra dans son palais élyséen.

Le président des DOM-TOM se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper de l'immigration débridée... à Mayotte ! ». Et il prit l'avion pour dire aux habitants de Mayotte tout ce qu'il avait déjà fait pour lutter contre l'immigration sauvage sur l'île et il assura qu'il comprenait que cette immigration, c'était grave. Les habitants de Mayotte se regardèrent, médusés, tournèrent les talons et vaquèrent à leurs occupations.
Et le président des DOM-TOM rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : « Il est hors de question que ce Brexit traîne encore plus longtemps et je ne veux plus de report de date. » Et Merkel dit : « Nous accordons aux Britanniques un nouveau report d'entrée en vigueur du Brexit à Janvier prochain. » 
Et le président de l'Europe resta dans son palais élyséen.

Le président de la France se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper du problème de l'immigration, c'est sûrement une bonne idée. »
Et il demanda à être interviewé dans un magazine de droite pour annoncer qu'il allait prendre le problème de l'immigration à bras le corps. Puis il mit sur le tapis des annonces de quotas pour l'immigration d'actifs ayant des compétences dont la France, supposément, manquerait, c'est-à-dire sur le flux le plus marginal de l'immigration globale. Les flux d'immigration les plus importants, c'est-à-dire l'immigration clandestine, l'immigration par regroupement familial et l'immigration pour prétexte de demande d'asile politique ne seront évidemment pas concernés par ces quotas. Mais l'adjonction du mot « quota » à celui d' « immigration » devrait suffire au naïf péquin électeur de droite de se dire, d'ici les prochaines municipales : « Bon, finalement, il n'est pas si mauvais notre président, il s'occupe enfin de cette immigration qui nous pourrit la vie... ». 
D'ailleurs les merdias mainstream jouent parfaitement leur partition en faisant mine de trouver cette « restriction » supposée de l'immigration, très polémique, afin d'y donner l'odeur de soufre qui pourrait rassurer le péquin de droite en question, sur le sérieux de cette nouvelle politique. Mais ce dernier n'imagine même pas le genre de conversation qui va pouvoir désormais s'établir dans les bureaux des services de l'immigration :
- Eh Bamboula, approche !
- Oui missié.
- Alors, on nous dit que t'es sans papier ?
- Oui missié, pa'ce que ma femme, elle est 'estée au pays, pa'ce que c'est la gue''e dans mon pays p'ésentement, missié, et...
- Ta gueule et écoute-moi. Tu veux des papiers, n'est-ce-pas ?
- Oui, bien sû', missié, moi y'en a vouloi' deveni' un bon f'ançais, là dis don...
- Bon, tu es peintre en bâtiment dans ton pays, n'est-ce-pas ?
- Ah ?
- Ben oui, t'es peintre en bâtiment. A partir d'aujourd'hui, tu es peintre en bâtiment. On a besoin de peintres en bâtiment en France, figure-toi.
- Mais moi, j'y ni sais pas ci qui c'est, la peintu'e en bâtiment ! Au village, y 'a pas di bâtiment !
- Ta gueule, t'apprendras et puis c'est tout. Tu es donc peintre en bâtiment et je te donne des bons vrais papiers bien français. Et avec ça, tu pourras demander à tes femmes, à tes gosses, à tes belles-mères, à tes beaux-pères, bref à toute ta smala même-village-même-marigot de venir te rejoindre ! T'es content ?
- Oui, me'ci missié et qu'Allah te p'otège !!

Le président des Multinationales françaises se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de favoriser les exportations en Chine. » Et il prit l'avion pour aller offrir un Romanée Conti de 1978 à plusieurs milliers d'euros la bouteille au président chinois. Au passage, il apposa pompeusement sa signature sur des contrats d'exportations signés déjà depuis longtemps et dont il ignore à peu près tout. Le président Xi Jinping, dont le pays impose à la France son plus gros déficit commercial de 30 milliards d'euros, pourra savourer ce nectar en lisant les rapports dithyrambiques de la Presse française sur ce voyage, histoire de passer un bon moment de franche rigolade.

Et le président du Monde de l'Europe et de la France réunis regagna son palais élyséen, fier du travail accompli toutes ces dernières semaines.