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| A quand un Gilet Jaune au bureau de l'Elysée? |
Biden The Cheater est donc élu. Enfin... élu, disons plutôt désigné officiellement pour occuper la Maison Blanche quelques mois. Des Trumpistes frustrés de ces élections présidentielles inédites dans un pays dit-démocratique, ont envahi le Capitole. Le camp du Bien médiatico-politique est en émoi : Comment ? Des millions de citoyens américains se voient voler leur élection par un système de fraude organisée, digne d'une république bananière, et ils osent montrer leur colère ? L'Amérique voit arriver à sa tête une marionnette sénile imposée par un Système oligarchique mondialiste qui transgresse sans arrêt les règles de la liberté d'expression, et le gueux rechigne à courber la tête et à se taire ?
Nos bonnes âmes journalistiques se disent horrifiées de cette invasion de ce « monument symbole de la démocratie ». Elles ont vraiment l'indignation sélective quand il s'agit de démocratie. Que le système médiatique occidental soit quasi-unanimement en soutien de Biden The Cheater, n'interpelle pas nos défenseurs auto-proclamés de la démocratie. Que les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram, bras armés de cette oligarchie mondialiste, se permettent de censurer d'abord le compte privé de Donald Trump puis celui de "Potus" (Président des Etats-Unis encore en place), les laissent froids.
Cette incursion de centaines de manifestants dans le Capitole semble n'avoir occasionné aucune dégradation. Les « insurgés » étaient selon les images diffusées par eux-mêmes, plutôt gais et joueurs, épatés sans doute d'avoir pu pénétrer ces lieux aussi facilement. Le 10 août 1792, les Tuileries où Louis XVI et sa famille étaient confinés, ont été l'objet d'une invasion de révolutionnaires qui s'est soldée par le massacre de 400 gardes suisses. Alors un peu de mesure serait de mise dans l'offuscation manifestée par les commentateurs officiels et leur emploi d'adjectifs parfaitement déplacés et hors de propos.
Il n'y eut, physiquement, qu'une victime directe dans cette invasion. Et elle est du côté des manifestants, pas de celui des forces de l'ordre. Il s'agit d'une militante, blanche, Ashli Babbitt, vétéran de l'Armée US.
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| Ashli Babbitt |
La scène filmée montre le coup de feu délibéré d'un flic sur cette militante pro-Trump, alors qu'aucune arme n'est visible chez les manifestants et qu'il n'y a pas de menace physique à l'égard des policiers déployés. Une bavure évidente. Imaginons une seconde s'il avait été question d'un keffir sans arme, abattu par un flic lors d'une manifestation de Black Lives Matter. Cela aurait monopolisé les Unes et les ouvertures des journaux télévisés pendant des jours et des jours. Des manifestations indignées auraient été organisées, nos politiques se seraient émus avec des larmes (de crocodile) dans la voix. Mais ici, la victime est blanche et Trumpiste. Donc pas de quoi émouvoir nos journaleux bien-pensants, évidemment, ni nos politiques opportunistes.
Chez ces politiques justement, l'hypocrisie horrifiée est de mise. Notre adorateur robespierriste Jean-Luc Méchancon, crie au « putsch» pour décrire cette invasion. Un putsch, vraiment ? Pourtant notre révolutionnaire en peau de lapin devrait se souvenir que la prise de la Bastille ne s'était pas vraiment faite dans l'atmosphère bon enfant qui a prévalu lors de cette invasion du Capitole. Le gouverneur de la prison la Bastille était sorti le 14 juillet 1789 de l'évènement avec la tête au bout d'une pique. Il semble que Nancy Pelosi, présidente du Parlement, n'ait eu à souffrir, pour sa part, que de voir qu'un manifestant s'était assis à son bureau en mettant les pieds sur le bureau ; comme « putsch », on fait plus violent...
Et pour parler franchement, cette Pelosi qui a osé demander récemment à ce que les termes genrés comme « père » ou « mère », faute de n'être pas assez « inclusifs », soient bannis des débats à la Chambre des Représentants, aurait bien mérité quelques taloches.
Il fallait que notre présidenticule Macreux, se fende d'une intervention solennelle - comme si on lui demandait quelque chose - pour s'offusquer de cet épisode post-électoral américain. Il s'érigea avec un culot indécent en défenseur de la démocratie. Lui qui a été élu comme marionnette de l'oligarchie grâce à l'appui sans faille d'une Presse aux ordres. Lui qui bénéficia de l'intervention inhabituellement rapide d'une Justice partisane pour casser son principal opposant lors de la campagne présidentielle. Lui qui aligne mois après mois des mesures liberticides jamais vues depuis la Libération. Lui qui a maté dans la plus grande violence les manifestations pacifiques des Gilets Jaunes. Lui qui a appelé à se mobiliser aux côtés des insurgés de Biélorussie. Lui qui se montre si compréhensif et plein d'empathie envers les manifestants anti-pouvoir en Pologne, en Hongrie. Il y a vraiment des coups de pieds dans les valseuses qui se perdent.
Cette invasion spontanée du Capitole est juste la manifestation maladroite d'une colère légitime. Rien de plus. Quand Louis XVI apprit la prise de la Bastille, il s'interrogea à voix haute : « C'est une révolte ? » Un conseiller lui répondit : « Non, Sire, c'est une révolution ! » Ici, c'est l'inverse : l'invasion du Capitole est une révolte, pas une révolution.
Ce qui ne veut pas dire qu'une révolution ne soit pas à venir. Et à souhaiter. Quand il apprit que Macreux se confinait à la résidence présidentielle de la Lanterne suite à son test positif au Covid (la seule chose de positif de son quinquennat à ce jour...), Saucisson-Pinard y vit un signe : Macreux à la Lanterne ? Ah ça ira, ça ira, ça ira...









