Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

dimanche 10 janvier 2021

Invasion du Capitole: rien de capital.

 

A quand un Gilet Jaune au bureau de l'Elysée?

Biden The Cheater est donc élu. Enfin... élu, disons plutôt désigné officiellement pour occuper la Maison Blanche quelques mois. Des Trumpistes frustrés de ces élections présidentielles inédites dans un pays dit-démocratique, ont envahi le Capitole. Le camp du Bien médiatico-politique est en émoi : Comment ? Des millions de citoyens américains se voient voler leur élection par un système de fraude organisée, digne d'une république bananière, et ils osent montrer leur colère ? L'Amérique voit arriver à sa tête une marionnette sénile imposée par un Système oligarchique mondialiste qui transgresse sans arrêt les règles de la liberté d'expression, et le gueux rechigne à courber la tête et à se taire ?

Nos bonnes âmes journalistiques se disent horrifiées de cette invasion de ce « monument symbole de la démocratie ». Elles ont vraiment l'indignation sélective quand il s'agit de démocratie. Que le système médiatique occidental soit quasi-unanimement en soutien de Biden The Cheater, n'interpelle pas nos défenseurs auto-proclamés de la démocratie. Que les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram, bras armés de cette oligarchie mondialiste, se permettent de censurer d'abord le compte privé de Donald Trump puis celui de "Potus"  (Président des Etats-Unis encore en place), les laissent froids.

Cette incursion de centaines de manifestants dans le Capitole semble n'avoir occasionné aucune dégradation. Les « insurgés » étaient selon les images diffusées par eux-mêmes, plutôt gais et joueurs, épatés sans doute d'avoir pu pénétrer ces lieux aussi facilement. Le 10 août 1792, les Tuileries où Louis XVI et sa famille étaient confinés, ont été l'objet d'une invasion de révolutionnaires qui s'est soldée par le massacre de 400 gardes suisses. Alors un peu de mesure serait de mise dans l'offuscation manifestée par les commentateurs officiels et leur emploi d'adjectifs parfaitement déplacés et hors de propos.

Il n'y eut, physiquement, qu'une victime directe dans cette invasion. Et elle est du côté des manifestants, pas de celui des forces de l'ordre. Il s'agit d'une militante, blanche, Ashli Babbitt, vétéran de l'Armée US.

Ashli Babbitt

La scène filmée montre le coup de feu délibéré d'un flic sur cette militante pro-Trump, alors qu'aucune arme n'est visible chez les manifestants et qu'il n'y a pas de menace physique à l'égard des policiers déployés. Une bavure évidente. Imaginons une seconde s'il avait été question d'un keffir sans arme, abattu par un flic lors d'une manifestation de Black Lives Matter. Cela aurait monopolisé les Unes et les ouvertures des journaux télévisés pendant des jours et des jours. Des manifestations indignées auraient été organisées, nos politiques se seraient émus avec des larmes (de crocodile) dans la voix. Mais ici, la victime est blanche et Trumpiste. Donc pas de quoi émouvoir nos journaleux bien-pensants, évidemment, ni nos politiques opportunistes.

Chez ces politiques justement, l'hypocrisie horrifiée est de mise. Notre adorateur robespierriste Jean-Luc Méchancon, crie au « putsch» pour décrire cette invasion. Un putsch, vraiment ? Pourtant notre révolutionnaire en peau de lapin devrait se souvenir que la prise de la Bastille ne s'était pas vraiment faite dans l'atmosphère bon enfant qui a prévalu lors de cette invasion du Capitole. Le gouverneur de la prison la Bastille était sorti le 14 juillet 1789 de l'évènement avec la tête au bout d'une pique. Il semble que Nancy Pelosi, présidente du Parlement, n'ait eu à souffrir, pour sa part, que de voir qu'un manifestant s'était assis à son bureau en mettant les pieds sur le bureau ; comme « putsch », on fait plus violent...

Et pour parler franchement, cette Pelosi qui a osé demander récemment à ce que les termes genrés comme « père » ou « mère », faute de n'être pas assez « inclusifs », soient bannis des débats à la Chambre des Représentants, aurait bien mérité quelques taloches.

Il fallait que notre présidenticule Macreux, se fende d'une intervention solennelle - comme si on lui demandait quelque chose - pour s'offusquer de cet épisode post-électoral américain. Il s'érigea avec un culot indécent en défenseur de la démocratie. Lui qui a été élu comme marionnette de l'oligarchie grâce à l'appui sans faille d'une Presse aux ordres. Lui qui bénéficia de l'intervention inhabituellement rapide d'une Justice partisane pour casser son principal opposant lors de la campagne présidentielle. Lui qui aligne mois après mois des mesures liberticides jamais vues depuis la Libération. Lui qui a maté dans la plus grande violence les manifestations pacifiques des Gilets Jaunes. Lui qui a appelé à se mobiliser aux côtés des insurgés de Biélorussie. Lui qui se montre si compréhensif et plein d'empathie envers les manifestants anti-pouvoir en Pologne, en Hongrie. Il y a vraiment des coups de pieds dans les valseuses qui se perdent.

Cette invasion spontanée du Capitole est juste la manifestation maladroite d'une colère légitime. Rien de plus. Quand Louis XVI apprit la prise de la Bastille, il s'interrogea à voix haute : « C'est une révolte ? » Un conseiller lui répondit : « Non, Sire, c'est une révolution ! » Ici, c'est l'inverse : l'invasion du Capitole est une révolte, pas une révolution.

Ce qui ne veut pas dire qu'une révolution ne soit pas à venir. Et à souhaiter. Quand il apprit que Macreux se confinait à la résidence présidentielle de la Lanterne suite à son test positif au Covid (la seule chose de positif de son quinquennat à ce jour...), Saucisson-Pinard y vit un signe : Macreux à la Lanterne ? Ah ça ira, ça ira, ça ira...

lundi 28 décembre 2020

Lettre au futur vacciné Covid 19.

 


Mon cher futur vacciné,

J'ai appris que tu allais très prochainement te faire vacciner contre la Covid-19, et je voulais te féliciter pour ton courage et te dire toute mon admiration.

Ton courage, parce que, reconnaissons-le, il en faut. Tu es comme le Poilu de 14/18 qui va sortir de sa tranchée, à l'assaut de l'ennemi alors qu'il sait qu'il va devoir se faufiler entre des éclats d'obus et des balles sifflantes. Tu me diras qu'il le sait mais qu'en fait, il fait tout pour l'oublier parce que s'il commence à y penser, il ne sortirait pas de sa tranchée. Donc il fonce et compte sur sa bonne étoile.

Tu es comme ce Poilu, tu as toute sa bravoure. Tu fonces et tu comptes sur ta bonne étoile.

Car au fond de toi, tu sais que ce vaccin est sorti comme par magie au terme de quelques mois de recherches seulement, alors qu'en général, la mise au point d'un vaccin requiert plusieurs années avant d'être opérationnel et autorisé à être mis sur le marché au terme de moult vérifications à la fois d'efficacité et de moindre nocivité. Parfois, ces recherches n'aboutissent pas; comme dans le cas du virus du SIDA, par exemple, malgré plusieurs décennies de recherches. Mais là, coup de chance, « on » a trouvé dans un temps record. Et les autorités étatiques donnent leur aval avec une célérité qui n'a d'égale que celle de sa mise au point.

Tu sais qu'il a suffi d'un simple communiqué de presse du Laboratoire Pfizer annonçant l'aboutissement de ses recherches d'un vaccin pour que son titre boursier s'envole, avant même que ces dites-recherches ne fassent l'objet d'une publication scientifique quelconque. Cette envolée de l'action de Pfizer a permis l'enrichissement brutal de son PDG de quelques 5,6 millions de dollars. Et la vente de 60% de ses participations, concomitante avec cette sortie purement médiatique, pourrait faire penser au plus naïf d'entre nous, à un délit d'initié; mais là, non. Bon. Bref, tu n'ignores pas que cette opération vaccinale n'est pas dénuée d'arrières-pensées financières, mais bien sûr, à tes yeux éperdus de reconnaissance, c'est à peine une légère ombre sur le tableau idyllique de la Science venant au secours de l'Humanité en Péril.

Tu sais aussi que les effets secondaires répertoriés officiellement sur cette très courte expérimentation de ces vaccins Pfizer et Moderna, font état dans une grande proportion (plus d'une fois sur deux), de fatigues ou de courbatures ou de maux de tête. Un peu comme une grippe, en somme... Donc, en additionnant toutes ces probabilités, tu comprends que tu passeras difficilement au travers d'un ou de plusieurs de ces petits inconvénients. Et c'est magnifique de le savoir et de néanmoins en faire fi. Parfois, on a observé une paralysie faciale. Mais bon, l'heure n'est pas au chipotage. Après tout, tu sais, parce que tu es un patient éclairé, que tout médicament a ses effets indésirables. Donc, pour reprendre l'image du Poilu sortant de sa tranchée, il sait qu'il a une probabilité non négligeable de se prendre une balle. Mais avec un peu de chance, il la prendra dans le gras de la cuisse et pas dans la tête...

Et d'ailleurs, tu sais aussi qu'il ne s'agit pas vraiment d'un vaccin. Son mode de fonctionnement n'est pas celui d'un vaccin traditionnel, puisqu'il s'agit d'une thérapie génique à ARN messager. Tu seras en quelque sorte un OGM ambulant, mais ça ne te fait pas peur parce que, comme je te le dis depuis le début de cette lettre, tu es courageux.

Tu sais pertinemment qu'on n'a quasiment pas de recul sur cette thérapie. La conjonction de ce manque de recul et de la précipitation avec laquelle ce pseudo-vaccin a été mis au point, ne t'effraie pas non plus. Vraiment, tu es d'un courage qui force le respect.

Tu es conscient que le gouvernement n'a pas cessé de te mentir depuis le début de cette crise sanitaire. Mentir sur les masques, sur les tests, sur les effets prétendument positifs du confinement ou du couvre-feu, mentir sur les statistiques. Aujourd'hui, il te recommande chaudement ce vaccin, et tu acceptes néanmoins de lui faire confiance. Non seulement tu es courageux mais tu sais être miséricordieux. Chapeau bas pour ta grandeur d'âme.

Tu sais aussi que nombre d'effets indésirables ou de contre-indications d'un médicament n'apparaissent parfois que plusieurs années après sa mise sur le marché, quand bien même sa mise au point s'est faite au terme de plusieurs années de recherches et d'expérimentations. Il arrive que ces effets négatifs motivent, finalement, son retrait pur et simple de toute commercialisation. Tu le sais, et tu assumes néanmoins prendre ce risque, alors que ce délai de mise au point, dans le cas de ce pseudo-vaccin, n'a rien à voir avec celui observé d'habitude. Bravo.

D'ailleurs, ton abnégation face aux effets secondaires potentiels et inconnus d'un produit mis au point à la hâte et issu d'un mode thérapeutique que l'on ne maîtrise pas, est admirable. Et le fait que les laboratoires qui proposent ces vaccins, se défaussent de toute responsabilité en cas de problème et repassent la patate chaude de dédommagements financiers éventuels aux Etats (qui l'acceptent d'ores et déjà), n'altère en rien ta confiance. Je te le dis comme je le pense, Big Pharma a de la chance d'avoir un patient comme toi !

En fait, tu assumes prendre tous ces risques parce que tu es avant tout un altruiste. Tu veux te faire vacciner contre la Covid-19 pour te protéger, toi, mais aussi protéger l'Autre. Et c'est beau.

Bon, évidemment, pour l'instant, on ne sait pas si être vacciné empêche la transmission. Pour tout dire, on en doute sérieusement. Et si effectivement, tu peux transmettre la Covid-19 tout en étant vacciné, tout ce pan de générosité dans ta démarche s'écroule. Mais bon, après tout, tu n'en es pas responsable.

Tu sais aussi qu'un virus, ça mute, avec le temps. Et tu ne sais pas, parce qu'en fait,  le laboratoire qui l'a conçu, et l'Etat qui t'encourage à le prendre, l'ignorent aussi, si ce vaccin répondra correctement à une nouvelle forme mutante du Corona-virus. D'ailleurs, tu as pu observer naguère dans ton entourage qu'untel s'est fait vacciner contre la grippe et se l'est néanmoins chopée sans coup férir, l'année suivante.

Mais, comme tu es une personne avertie des choses scientifiques, tu sais qu'un virus qui mute peut éventuellement déclencher ce qu'on appelle une deuxième vague. Cette deuxième vague a la particularité d'être potentiellement plus contagieuse mais est aussi toujours moins dangereuse que la première, et ce, jusqu'à ce que s'installe une immunisation collective de la population. Et la dite population est tranquille jusqu'à l'apparition d'un autre et nouveau virus. Mais là, tu compteras sur la venue d'un nouveau vaccin... Car, en plus d'être courageux, tu restes admirablement positif.

Cette qualité se rajoute à ton héroïsme. Car prendre tous ces risques en toute connaissance de cause pour juste éviter une méchante grippe qui tue majoritairement ses victimes au-delà de l'âge de mortalité moyenne, (ou, quand elles sont plus jeunes, c'est qu'elles sont atteintes de facteurs de comorbidité avérée), c'est de l'héroïsme, n'ayons pas peur des mots.

Peut-être as-tu aussi, de façon inconsciente, l'idée valorisante de franchir une première étape vers le transhumanisme. Tu sais, ce transhumanisme dont rêvent nos élites oligarchiques mondialistes. Un monde transhumaniste composé de mi-hommes mi-robots qui visent, faisant fi des aléas naturels de la vie, l'éternité. Enfin... l'éternité jusqu'à ce qu' « on » décide d'appuyer sur le bouton « arrêt » du robot qui aura, entretemps, été parfaitement manipulable, domestiqué et corvéable à merci. Mais, je le reconnais, c'est un autre débat, philosophique, qui dépasse sans doute pour l'heure, ton souci de juste éviter une mauvaise grippe.


En conclusion, accepte, par cette lettre, toute mon admiration. Pardonne-moi de ne pas avoir ton intrépidité et de ne pas aller me faire vacciner. Aie, je t'en prie, de la compassion pour un être qui a la faiblesse de vouloir continuer à vivre les bons côtés de la vie en acceptant les mauvais, comme prix à payer. Je sais que tu ne devrais pas, logiquement, m'en vouloir, vu que, puisque tu te sentiras protégé du Covid, tu n'auras rien à craindre de mon infectiosité potentielle. Et quoi qu'il t'arrive, suite à ta vaccination, n'oublie pas que tu resteras, pour l'Histoire, le héros, ce Poilu qui sort de sa tranchée et va au-devant des risques parce qu'un haut-gradé qui, lui, reste à l'abri dans son bunker, le lui ordonne.

Bien humblement, ton Saucisson-Pinard.

jeudi 17 décembre 2020

Climat en référendum, démocratie sous valium.

 


Saucisson-Pinard vient de croiser un (quasi-)militant de La République En Marche A l'Arrêt (que voulez-vous, on ne choisit pas toujours ses fréquentations !). Voici la teneur de leur conversation.


Militant LREM : Tu as vu ? Notre valeureux président va faire, dans sa grande mansuétude et générosité, en cette période de fête, un cadeau de Noël aux Français !

Saucisson-Pinard : Ah oui ? Formidable ! Et de quoi s'agit-il ?

Militant LREM : Il va nous consulter !

Saucisson-Pinard : Nous consulter ?

Militant LREM : Oui ! Car la démocratie, pour notre vénéré président, n'est pas un vain mot !

Saucisson-Pinard : Mais nous consulter pour quoi ?

Militant LREM : Parce que tu sais que notre estimable président sait s'entourer des meilleurs conseils, et il ne se conduit pas en dictateur omnipotent, mais un vrai et humble démocrate !

Saucisson-Pinard : Je ne demandais pas « pourquoi ? ». Ça, on sait. Il a toujours été incapable de trancher tout seul face à n'importe quelle question; il faut toujours qu'il s'en remette à des comités Théodule derrière lesquels il s'abrite pour se dédouaner des conséquences. En cela, il ne sera jamais un chef d'Etat. Je demandais « pour quoi ? », en deux mots. Nous consulter à quel sujet, si tu préfères ?

Militant LREM : Eh bien voilà : Notre bienaimé président va proposer aux Français un référendum.

Saucisson-Pinard : Ah bah quand même ! Il n'est jamais trop tard ! Un référendum sur quoi ? Sur la création d'un recours en destitution du président (une sorte d'« impeachment » à la française) quand celui-ci s'avère d'une incompétence crasse ou d'une traîtrise manifeste à l'égard des intérêts du pays, ou des deux ?

Militant LREM : Euh non !

Saucisson-Pinard : Un référendum sur l'opportunité d'une sortie de l'euro, et le retour à une monnaie nationale, alors ?

Militant LREM : Bah, non !

Saucisson-Pinard : Un référendum sur la sortie de l'UE ! Proposer le Frexit, c'est bien ça ?

Militant LREM : Tu rêves ! Nooooonnnnn !

Saucisson-Pinard : J'ai trouvé : il va proposer un référendum sur l'immigration ! Il va demander aux Français s'ils veulent poursuivre cette immigration dévastatrice à tous niveaux ou la stopper net et entamer une remigration ! Enfin... !

Militant LREM : Mais non ! Pas du tout ! Notre inspiré président va proposer un référendum sur l'inscription de la protection du climat dans la Constitution !

Saucisson-Pinard : La protection du climat ?? Le climat de quoi ?

Militant LREM : Ben, le climat de la planète, tiens !

Saucisson-Pinard : Le climat de la planète ? Protéger le climat de toute la planète, grâce à la Constitution française ? Woaw ! Ça, c'est de l'ambition ! Ton valeureux-vénéré-estimable-bienaimé-inspiré président ne voudrait pas se contenter de lutter contre la pollution sur notre sol franco-français, plutôt ?

Militant LREM : Oui, notre président est un homme d'ambition, c'est un défaut, ça ?

Saucisson-Pinard : La Fontaine a écrit une fable qui illustre bien ce genre d'ambition : Le coche et la mouche. La mouche aussi, y est ambitieuse. Ou prétentieuse, selon le point de vue... Et protéger le climat contre quoi, d'ailleurs ?

Militant LREM : Ben, protéger le climat de son dérèglement, bien sûr !

Saucisson-Pinard : Son dérèglement par rapport à quand ?

Militant LREM : Je ne comprend pas...

Saucisson-Pinard : Ben, un dérèglement supposé par rapport au climat chaud du Moyen-âge, du Xe au XIVe siècle, ou par rapport à celui de l'hiver 1709 où le vin gelait dans les carafes sur les tables de Versailles ?

Militant LREM : Ben, le dérèglement dû au CO2, évidemment !

Saucisson-Pinard : Ah oui, ce fameux CO2, le nouveau « polluant » pointé du doigt par nos écolos de bar-tabac... T'as remarqué, d'ailleurs, qu' « on » a dû arrêter de parler de « réchauffement climatique », puisque en effet la température ne grimpe plus depuis une douzaine d'années, et qu' « on » a alors préféré se rabattre sur le vocable plus vague de « dérèglement » ? A propos, sais-tu quelle est la part du CO2 mondial émise par la France ?

Militant LREM : … !

Saucisson-Pinard : 0,9% ! Ton président ne voudrait pas proposer une réforme de la constitution chinoise, plutôt ? La Chine émet 28,2% du CO2 mondial...

Militant LREM : La Chine n'a pas la chance d'avoir à sa tête un président aussi soucieux d'écologie!

Saucisson-Pinard : Evidemment, vu comme ça ! Mais émettons une hypothèse : le « oui » l'emporte pour l'intégration dans la Constitution d'une « lutte pour le climat » ouarff !! - excuse-moi, mais même l'expression me fait rigoler!-. Ta voiture et le chauffage de ton appartement émettent du CO2. Donc tu commets un délit par rapport à la Constitution, et en conséquence, l'Etat est en droit de te faire payer une amende et/ou de confisquer ta voiture et ton chauffage. Ça te va ?

Militant LREM : L'important est de montrer à notre président Lumière de Notre Siècle que nous lui sommes redevables d'être aussi soucieux de notre bien-être. En votant oui à ce référendum!

Saucisson-Pinard : Ou alors, on traduit la question du référendum en bon français, ce qui donne : « Françaises, Français, êtes-vous d'accord pour que je continue à vous prendre pour des demeurés en vous distrayant avec des questions oiseuses pour vous faire oublier les vrais enjeux qui menacent notre pays et auxquels je suis complètement incapable de répondre ? ». Auquel cas, la réponse qui s'impose est : NON ! Allez, je te laisse. Mes salutations à ton valeureux-vénéré-estimable-bienaimé-inspiré président. Bon rétablissement à lui, mais sans hydroxy-chloroquine, évidemment, puisqu'il s'est engagé à ne pas y avoir recours au cas où...

samedi 12 décembre 2020

Maltraitance.


 

Février:

Comment ? Notre petit voisin est malade ? Oui, je sais. T'inquiète pas. N'aie pas peur, papa est là. Va jouer et laisse-nous tranquille.


Mars:

Bon, va dans ta chambre et reste-z-y. Quoi ? Tu veux avoir bobo ou pas ? Non ? Alors, reste dans ta chambre !

Arrête de jouer avec ce masque. Tu es ridicule. D'abord, tu ne sais même pas comment le mettre. C'est pour les grandes personnes. Retire-moi ce masque tout de suite! Bon, je te le confisque !


Avril :

Reste dans ta chambre. Oui, bien sûr, notre petit voisin peut venir chez nous, et alors ? Mais toi, tu restes dans ta chambre et tu n'en sors sous aucun prétexte, tu m'as bien compris ?

Non, tu ne peux pas jouer avec ton petit frère. Tu joues tout seul dans ta chambre et puis c'est tout.


Mai:

Allez, tu peux sortir de ta chambre maintenant, mais tu mets ce masque.

Remets ce masque tout de suite ou je t'en colle une !


Octobre:

Bon, puisque c'est comme ça, tu retournes dans ta chambre.

Si ! Tu fais tes devoirs d'école, mais dès que tu as fini, tu retournes dans ta chambre et tu n'en sors plus, c'est bien compris ?


Décembre :

Oui, tu peux ouvrir ta boîte de lego, mais je t'interdis de jouer avec.

Oui, je sais que c'est ton anniversaire le 31, mais tu es puni, alors tu ne sors pas de ta chambre, compris ? Tu veux une fessée ? Non mais !


Ne serait-il pas temps de dénoncer à la DDASS ce cas de maltraitance caractérisée ?



jeudi 3 décembre 2020

Pause!

 


Pause ! Appuyons sur le bouton « pause ». Les décisions imbéciles de Macreux et de son gouvernement se suivent à un rythme tellement effréné qu'il convient de faire le point, de reprendre son souffle et d'analyser la situation.

On dit que c'est dans la tempête qu'on reconnaît le bon marin. Que donne notre locataire élyséen dans cette tempête de crise sanitaire ? Mettons pour commencer des guillemets sur le mot tempête qui par définition est un phénomène naturel, alors que le côté « naturel » de cette crise reste très hypothétique. Et passons.

Tout commença par la démission, en tout début de crise, de la ministre de la Santé de ce président qui, on a pu le constater à maintes reprises, a un art consommé de s'entourer de tocards de première catégorie; démission donnée au lendemain de propos rassurants selon lesquels ce coronavirus chinois avait très peu de chances d'atteindre la France. Et de toutes façons, on était «prêt à y faire face».

Tellement prêt d'ailleurs, que la décontraction était de mise et que Macreux enjoignait les Français à sortir, à aller au théâtre comme il en donnait l'exemple.

Puis soudain, changement de ton, il convenait de rester plutôt chez soi, mais pas au point de renoncer à aller voter au premier tour des municipales.

Deux jours plus tard, le second tour de ces élections était annulé et on « était en guerre ! ». L'allusion à un état de guerre n'est pas anodin, car, avec le recul du constat des âneries gouvernementales qui s'ensuivirent, on frémit à l'idée de ce qui serait arrivé si l'on avait été vraiment en guerre contre une armée étrangère !

Et pour répondre à cette entame de « guerre » contre un virus, on s'aperçut soudainement qu'on était bêtement dépourvu de ces banals petits morceaux de tissus pourvus de deux élastiques qu'on appelle « masques », d'abord qualifiés d'inutiles puis devenus obligatoires... La guerre commençait bien mal.

Puis très vite, on constata que les hôpitaux de ce pays réputé pour bénéficier du « meilleur service de santé au monde », manquaient de tout : manque de lits, manque de respirateurs, manque de praticiens, manque de blouses, manque de gants, manque de tests.

Quand un hôpital était en manque de matériel, plutôt que d'acheminer ce matériel par avion d'un autre hôpital mieux équipé, ce sont les malades avec tout le personnel soignant qu'on baladait d'un hôpital à l'autre : plus spectaculaire, plus médiatique, plus « communiquant » !

Le constat que faisaient les Français de cette flagrante impréparation fut émaillé d'un florilège de déclarations présidentielles plus ineptes les unes que les autres, comme par exemple : « ce virus n'a pas de passeport », moyennant quoi, les frontières restèrent – restent encore- ouvertes aux quatre vents et surtout à la propagation du virus.

La mise en scène des gesticulations gouvernementales devint grand-guignolesque, avec l'apparition télévisuelle quotidienne d'un haut-fonctionnaire croquemort, fort d'un titre de Directeur de la Santé, venu dénombrer consciencieusement chaque soir le nombre de morts du Covid. 

Il n'y eut malheureusement pas que les déclarations qui furent stupides. Les décisions le furent aussi. L'Histoire retiendra que c'est durant le mandat d'un président qui s'est fait élire avec un mouvement créé en toute mégalomanie avec ses initiales personnelles pour s'appeler « En Marche » que le pays a été mis à l'arrêt complet pendant près de trois mois... La note économique et sociale de cette funeste décision sera particulièrement salée. Les Français ne savent pas encore à quel point elle le sera. Ce qu'ils payent aujourd'hui, avec les premiers licenciements, les premières faillites de petites entreprises, n'est juste que le pourboire.

Macreux a beau distribuer à grandes giclées de la monnaie de Monopoly pour tenter de rassurer le Français et le distraire de son inquiétude légitime, viendra le moment où la réalité économique et financière percutera de plein fouet le salarié, le contribuable, le retraité et l'épargnant.


Nous avons donc l'amer constat que le pays est géré par de dangereux irresponsables. Pour être juste, reconnaissons que cela ne date pas de l'arrivée de Macreux dans le fauteuil présidentiel. Mais cette marionnette de l'oligarchie mondialiste n'a évidemment rien arrangé. Il a empiré en très peu de temps la situation.

Plus grave encore : à cette gestion calamiteuse s'ajoute la déferlante de contraintes liberticides, dont la justification confine à la bêtise la plus absolue.

Enumérons « pour le plaisir » : pendant le premier confinement, interdiction de déplacements au-delà de 100 km, alors que dans le même temps les étrangers pouvaient entrer dans le pays sans aucune contrainte. Puis limite d'un kilomètre pour prendre l'air ou promener son chien. Interdiction de sport en plein air, interdiction de navigation de plaisance au large. En septembre, il fut décidé que le déconfinement estival n'avait que trop duré. Fut mis en place un couvre-feu. Puis sans attendre de voir si ce couvre-feu avait d'autres effets que de mettre en difficulté les tenants de bars et restaurants, comme par exemple - sait-on jamais - un effet positif sur le plan sanitaire, un second confinement fut décrété, à peine allégé. Et ce, sans qu'on ait pu constater les effets positifs, nulle part dans le monde, d'un confinement général et non ciblé sur l'arrêt de la propagation du virus. Lequel virus, rappelons-le, a un taux de létalité de 0,5%, et touche principalement les cas d'âge ou de morbidité avancés. Pour le second confinement, la limite de la périphérie de sortie est portée à 20 km mais dans la limite de trois heures : pourquoi 20 km, pourquoi trois heures ? Mystère.

Les églises, locaux par définition de très vastes volumes, peuvent enfin ouvrir leurs portes pour la célébration de messes, mais pas pour plus de 30 personnes ! Pourquoi 30 personnes, pourquoi pas 50, 100 ou 500 ? Mystère ! Imaginez cinq secondes la scène : un ministre très confortablement payé par vos impôts, au terme d'une profonde réflexion feinte, dicte à sa secrétaire : « pour la fréquentation des messes dans les églises, mettez... euh... mettez... voyons... voyons... mettez 100 personnes... oh et puis non, tenez, mettez 30 personnes autorisées maximum ! » et il vous prend une soudaine et légitime envie de voir ce ministre pendu en place publique pour l'exemple !


Ne prenant aucun repos dans la prise de décisions loufoques, Macreux et son gouvernement de pitoyables clowns invitent généreusement les stations de ski à rester ouvertes pendant les fêtes de fin d'année... à condition que leurs remontées mécaniques demeurent fermées! Et comme les restaurants et bars sont également fermés, il est clair que ça va être la joie et l'allégresse dans les villages alpins ou pyrénéens qui ne vivent que des retombées touristiques hivernales.

Mais il se trouve que la Suisse, l'Autriche, l'Espagne ont un peu plus de considérations pour leurs administrés montagnards et auront leurs stations de ski ouvertes et opérationnelles. Du coup, la tentation des Français de fréquenter ces stations étrangères est grande.

Et c'est là que Macreux tombe le masque : ses motivations de petit dictateur deviennent d'une clarté aveuglante. Il évoque publiquement des restrictions et mesures de dissuasion pour ces Français qui ont à coeur de se changer un peu les idées, dans ce contexte particulièrement morose. Découvrant tout à coup les vertus du concept de frontières, il se propose de les fermer, non pas dans le sens de l'entrée dans le pays, mais dans celui de la sortie !



Le motif avancé est double. Macreux assure qu'il s'agit d'une mesure de justice à l'égard des stations françaises qui resteront fermées. Cette justification sonne creux : on voit mal ce qui changera économiquement pour elles, que les Français aillent skier à l'étranger ou restent chez eux ! Le second motif serait sanitaire : les stations de ski seraient des lieux de brassage susceptibles de favoriser la diffusion du virus. Mais est-ce à dire que si les Français se précipitaient dans les stations françaises en dépit des remonte-pentes fermées, l'ouverture de ces stations serait remise en question ?


En réalité, ces motifs bidons ne trompent personne. La propagation du virus sur les pentes neigeuses, alors que le skieur est par ailleurs largement protégé par des gants, lunettes et masqué avec cagoules ou cache-nez, écharpes, est très hypothétique. On pourrait à l'extrême limite accepter que les cabines de téléphériques soient fermées, si bien sûr, toutes les autres formes de transports en commun étaient frappées du même sort...

La vérité est que Macreux jouit littéralement de son pouvoir de coercition. Il joue au petit dictateur, façon Charlie Chaplin dans le film éponyme.

Jamais depuis la Libération, le pays n'avait subi autant de privations de libertés : liberté de circulation, liberté d'expression, liberté de manifestation, voire liberté de penser. Jamais il n'avait subi autant de contraintes de toutes sortes. Jamais le Français n'avait été autant surveillé. Jamais un gouvernement ne s'était permis autant de mesures inquisitrices, jusqu'à s'immiscer dans la vie de famille. Saucisson-Pinard vient de recevoir un texto du gouvernement l'incitant à se mettre lui-même son collier de surveillance en téléchargeant l'application Tousanticovid. Comment le gouvernement s'est-il procuré ce numéro de portable si ce n'est lors d'un téléchargement numérique de la dérogation de déplacement ? Qui l'a autorisé à utiliser ce numéro pour sa communication invasive ?

Les historiens du futur resteront perplexes devant cet énigme : comment la France a-t-elle pu passer de la démocratie à la dictature en si peu de temps ? Pourquoi les Français n'ont-ils pas réagi, pourquoi ne se sont-ils pas révoltés contre ce dictateur au petit pied dont la médiocrité n'avait d'égal que son ambition d'asservissement de la population?

Saucisson-Pinard pose une autre question: le cas Macreux relève-t-il de la psychiatrie ou du tribunal militaire ?


dimanche 22 novembre 2020

"C'est pas pareil!"

 


Saucisson-Pinard: - Dites, monsieur Mouton, vous qui pensez correctement et êtes abonné à BFM TV, j'ai des questions qui me turlupinent.

Monsieur Mouton: - Demandez donc, si je peux vous aider...

SP: - Eh bien voilà, concernant le confinement...

M.M: - Oui ?

SP: - On est au deuxième confinement, avec des mesures draconiennes, et avons les résultats que vous savez. La Suède n'a jamais confiné, n'a jamais arrêté son activité, et n'a pas de résultats sanitaires pires que les nôtres, voire même, sur ce plan, un peu meilleurs. Comment se fait-ce ?

M.M: - C'est pas pareil !

SP: - Ah, bon ! Et la France n'a pas fermé ses frontières, laissant la libre circulation à tous, sauf à ses propres citoyens, pendant que les pays d'Europe de l'Est, Hongrie, Pologne, Roumanie, Biélorussie entre autres, ont fermé les leurs, ont moins de cas de Covid et moins de létalité que chez nous, tout en n'imposant pas le masque. Comment l'expliquez-vous ?

M.M: - Parce que c'est pas pareil !

SP: - Bon. Regardons de plus près les mesures qui nous sont imposées en France. Pourquoi est-il moins sain de naviguer en pleine mer à bord de son bateau de plaisance qu'à bord de transports en commun, trains, métro ou bus ?

M.M: - Ah bah, parce que c'est pas pareil !

SP: - Et pourquoi peut-on être des centaines à déambuler dans un hypermarché mais pas seul à taper dans une balle sur un terrain de golf de plusieurs hectares ?

M.M:- Ah bah alors, là c'est facile : parce que on ne peut pas faire ses courses sur un terrain de golf !

SP: - Ah excusez-moi, je pensais qu'il s'agissait de mesures purement sanitaires... Mais pourquoi peut-on s'entasser dans un wagon de métro mais pas assister à une célébration religieuse dans le vaste volume que peut représenter une église ou une cathédrale, à partir du moment où la « distanciation » peut y être très facilement respectée ?

M.M: - C'est pas pareil !

SP: - Allons dans le détail : il est permis de sortir une heure pour prendre l'air ou promener son chien, mais pas à plus d'un kilomètre. Pourquoi seulement un kilomètre ? On est davantage vecteur de virus quand on est à 2,5 kilomètres de chez soi qu'à 1 kilomètre ?

M.M: - Parce qu'il vous faut le temps de rentrer chez vous, pardi !

SP: - Vous marchez à 2 Km/h, vous ? Même quand vous faites votre petit footing ?

M.M: - Il faut bien une limite !

SP: - Oui, limiter semble bien effectivement être le mot d'ordre de notre gouvernement. En toutes choses. Et particulièrement en ce qui concerne sa compétence...

M.M: - Vous faites du mauvais esprit !

SP: - Changeons de sujet. Ça ne vous étonne pas, vous, qu'  « on » ait trouvé un vaccin si vite, pour un virus qu'on nous a vendu comme étant inconnu et d'origine 100% naturel il y a moins de 9 mois ?

M.M: - Des laboratoires sont très performants, voilà tout !

SP: - Et si ce virus avait été construit par le cerveau scientifique humain, des mauvaises langues diraient « pasteurisé », est-ce que ça n'aiderait pas à en trouver le remède, par hasard ?

M.M: - Mais vous faites du complotisme, là !

SP: - Je demande, juste, Monsieur Mouton, je demande juste... Et ça ne vous étonne pas qu'on se satisfasse de si peu de recul sur son efficacité supposée et ses effets secondaires éventuels, alors que dans le même temps, on exigeait une étude très poussée, sur des centaines de milliers de cas et sur une longue période, pour valider l'utilisation de l'hydroxy-chloroquine (toujours interdite de prescription à cette heure d'ailleurs), alors que ce médicament est utilisé depuis des lustres par des millions de sujets à travers le vaste monde, mais présente le défaut majeur de ne coûter que quelques malheureux euros la boîte ?

M.M: - C'est pas pareil !

SP: - Là, je suis d'accord avec vous, Monsieur Mouton. Vues les sommes astronomiques que l'Union Européenne s'est engagée à investir dans des commandes de doses de vaccin à ces laboratoires « performants », ce n'est pas pareil !

M.M: - Puisque je vous le dis !

SP: - Mais dites-moi, Monsieur Mouton, ce laboratoire Pfizer, par exemple, ce n'est pas celui qui a été condamné pour avoir contaminé trois de ses employés avec un virus de sa création ?

M.M: - Des accidents, ça arrive...

SP: - Et ce n'est pas Pfizer qui a été accusé par le gouvernement nigérian d'avoir provoqué la mort et des maladies graves sur des centaines d'enfants à l'occasion de vaccination-tests contre la méningite ?

M.M: - On ne fait pas d'omelettes sans casser des œufs...

SP: - Libre à vous si vous voulez être l'oeuf de l'omelette. Mais, Pfizer, ce n'est pas non plus le laboratoire qui a été contraint, en 2009, de payer une amende record de 2,3 milliards de dollars aux Autorités Américaines pour avoir promu des médicaments interdits par la Food and Drug Administration ?

M.M: - C'est pas pareil, ce n'était pas un vaccin !

SP: - Mais ça ne vous vient pas à l'esprit que l'empressement de certains politiques, notamment en France et dans l'UE, à faire confiance à ce laboratoire pour inonder le marché de son vaccin, peut avoir été « facilité » avec des enveloppes garnies ?

M.M: - Pure spéculation !

SP: - Spéculation, spéculation, je veux bien, mais ce n'est pas Cahuzac qui a avoué, lors de son procès, avoir vu son compte en Suisse approvisionné par le laboratoire Pfizer ?

M.M: - Si vous vous mettez à écouter un corrompu comme Cahuzac, maintenant...

SP: - Notez qu'il n'y a pas de corrompu sans corrupteur, je vous dis ça, je ne vous dis rien... Sachez aussi qu'un procès est en cours, depuis 2019, contre Pfizer, concernant la mort de consommateurs de produits de vapotage de ce laboratoire.

M.M: - Rien à voir avec un vaccin !

SP: - Toujours confiant, alors, Monsieur Mouton ? Mais comment expliquez-vous que, Pfizer, ou, d'ailleurs, n'importe quel autre laboratoire en piste pour nous proposer un vaccin « le plus tôt possible », soit par avance exonéré de payer les pots cassés, si, par malheur, les choses tournaient mal ? En effet, il est annoncé que dans ce cas, ce sont les passeurs de commande de ces vaccins, donc les Etats européens, qui feraient face aux dédommagements financiers qui ne manqueraient pas d'être réclamés par les victimes ! Pas mauvaise, la martingale pharmaceutique : on travaille peu longtemps sur l'élaboration d'un vaccin, donc pour pas cher en R&D, on vous le vend pour très cher, et si au final, le vaccin foire avec des milliers ou millions de victimes, on s'en lave les mains, et on laisse le contribuable payer la note. Ça ne serait pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le cul de la crémière et le sourire du crémier, ça ?

M.M: - Vous voyez le mal partout !

SP: - Et que pensez-vous de l'obligation éventuelle de se faire vacciner dans ces conditions ?

M.M: - Ah bah ça, c'est l 'évidence même ! C'est pour protéger la population, à son corps défendant !

SP: - Mais la protéger de quoi, de qui ? Imaginez que vous soyez vacciné, Monsieur Mouton. Et moi, pas. Que craignez-vous de moi ? Je ne peux pas vous contaminer, puisque vous êtes sous la protection de votre vaccin !

M.M: - Mais vous protéger de vous-même, pardi !

SP: - Mais Monsieur Mouton, vous savez qu'il m'arrive de prendre ma voiture. Vous n'avez pas peur que j'aie un accident de la circulation qui m'occasionne des blessures, voire même la mort ? Vous allez m'interdire de conduire pour me protéger de moi-même ?

M.M: - C'est pas pareil !

SP: - Autre chose : ça ne vous interpelle pas qu'un des actionnaires éminents de Pfizer soit Bill Gates, qui travaille d'arrache-pied sur les nanoparticules injectables à l'occasion de vaccination ? Des nanoparticules qui pourront, pour le moins, témoigner de votre vaccination, et pour le plus, participer au traçage en règle de la population vaccinée?

M.M: - N'importe qui peut acheter des actions de Pfizer...

SP: - Bill Gates, l'apôtre de la vaccination de la planète et du puçage de sa population, et « n'importe qui », c'est pas pareil, comme vous diriez. Mais bon, je vois que vous avez réponse à tout, Monsieur Mouton. Je vous laisse donc bêler en paix. Vous adresserez mes meilleures salutations à M. Panurge...


mercredi 18 novembre 2020

Chez la voyante.

 


L'homme entra timidement dans le salon obscur. Il distingua à peine une vieille femme, au fond de la pièce, assise derrière un guéridon sur lequel trônait une boule de cristal.

- Madame Irma ?

- Oui, entrez, n'ayez pas peur !

- Euh oui, je suis...

- Je sais qui vous êtes, Monsieur ! l'interrompit la dame. Approchez-vous et asseyez-vous-là, en lui désignant un fauteuil en face d'elle.

- On m'a vivement recommandé de venir vous voir, parce qu'en ce moment, j'aurais... euh... comment dire, une mauvaise passe, et...

- « En ce moment ? » s'étonna Madame Irma avec un sourire. Vous appréciez la litote, Monsieur ! Ça fait plus de trois ans que vous êtes, pour reprendre votre expression, « dans une mauvaise passe » !

- Vous avez déjà vu ça dans votre boule ? balbutia l'homme en se touchant le nez.

- Je n'ai pas eu besoin de mes talents d'extralucide pour m'en apercevoir. Franchement, je n'ai aucun mérite! N'importe qui pourrait vous le dire ! répondit la vieille femme dans un rire sardonique. Et elle ajouta, avec un éclair de malice dans l'oeil :

- Vous êtes à l'aise dans votre nouvel emploi comme un poisson sur un quai de gare.

 - Oui, euh bon... je suis surtout inquiet pour mon avenir et j'aimerais que... 

La femme l'interrompit, ses traits s'étaient brutalement tendus et ses yeux se mirent à errer dans le vague:

- Je vois... je vois... énonça-t-elle lentement, le regard perdu dans l'éclair de lumière reflété par sa boule de cristal.

- Oui ? Quoi donc ?

- Je vois un homme.

- Un homme ? Quel homme ?

- Un homme... un étranger.

- Un étranger ? D'où ?

- Un étranger... son nom sonne comme un nom italien.

- Un Italien ?

- Non, il n'est pas italien. Je vois plutôt une bannière, une bannière étoilée.

- Un Américain ? Ah, ça doit être Biden ! Je suis sûrement le premier chef d'Etat qu'il viendra visiter ! commença à s'enthousiasmer le visiteur en se frottant le nez avec un air réjoui et soulagé.

- Non ! Pas lui. Son nom est d'origine italienne et il va venir vous prévenir !

- Me prévenir ? Mais de quoi donc ? commença à s'inquiéter l'homme dont les pupilles se dilataient de plus en plus.

- Je vois, je vois... des menaces de poursuites...

- De poursuites ? Mais des poursuites de quoi, pour quels motifs ?

- Pour divulgation de fausses nouvelles...

- De fausses nouvelles ? Je ne comprends pas... L'homme était visiblement interloqué.

- Je vois... je vois un autre homme. Je vois encore une bannière étoilée.

- Ah oui ?

- C'est l'homme qui vous a envoyé celui dont je viens de vous parler en premier.

- Ah ? Et alors ?

- Et alors, cet homme a piégé ses ennemis, et l'heure de sa vengeance a sonné !

- Un piège ? Quel piège ?

- L'homme a déjoué les fraudes que ses ennemis ont utilisées pour le priver de sa position. Mais il va rendre publiques ces tentatives de fraude et ses ennemis vont être confondus.

- Ah oui ? L'homme se montra brusquement très mal à l'aise. Il n'arrêta pas de bouger sur son fauteuil et son doigt frotta convulsivement sa narine droite.

- Je vois des machines, des machines électroniques... La voyante plissa les yeux dans une intense concentration puis poursuivit:

- Oui, je vois, ce sont des ordinateurs. Ils ont servi dans les fraudes des ennemis de l'homme à la bannière étoilée. Je vois des complicités partout : en Espagne, en Allemagne, au Canada.

- Euh, mais que voulez-vous donc dire exactement ?

- Je vois des enquêteurs partout aussi, à la poursuite d'une foule de complices, des centaines, des milliers peut-être, qui seront accusés d'ingérence dans les affaires intérieures de son pays, ou de haute trahison. Je vois des arrestations en nombre, des fermetures d'entreprises d'influence, de médias, je vois des saisies, je vois des tribunaux spéciaux en charge des procès qui vont être engagés dans une opération de grande lessive.

- Mais, mais... marmonna le visiteur, visiblement très perturbé par les révélations de la vieille femme.

- L'homme, une fois les fraudes dont il a été victime dévoilées à son peuple, se tournera vers la plus Haute Juridiction de son pays. Celle-ci annulera purement et simplement le résultat de la procédure truquée par ses ennemis et chargera une Assemblée de désigner le vrai vainqueur de la confrontation. Et cette Assemblée le désignera, lui, l'homme de la bannière étoilée, et il conservera sa position.

- Euh, oui, bon, mais, moi, qu'est-ce que je deviens, là-dedans ?

- Je vois, je vois... continua la vieille femme sans tenir compte de la question de son visiteur, je vois de l'agitation, je vois des émeutes, des violences dans les rues, consécutivement à la décision de la Grande Assemblée. Mais l'homme enverra des forces militaires pour réprimer ces tentatives de sédition et de putsch. 

Le visiteur, inquiet et agacé, revint à la charge :

- Bon, mais moi, personnellement, qu'est-ce qu'il m'arrive ? 

La vieille femme sortit brutalement de son état de transe. Tout à coup décontractée, elle assura avec un large sourire :

- Ben, d'abord, vous aurez l'air d'un con, évidemment. Et pour la suite, le premier visiteur dont j'ai commencé à vous parler, vous en dira davantage ! Ça fera 300 euros.