Bribri entre dans le bureau sans crier gare. Ce qui d’ailleurs n’aurait pas eu de sens, car on est à l’Elysée, pas à la SNCF. (Saucisson-Pinard remercie San Antonio pour son inspiration)
- Bon, dis Manu, qu’est-ce qu’on fait l’année prochaine?
Manu lève son nez de sa ligne de coke, et après un reniflement, lance un regard interrogateur à l’intruse l’intrus.
- Ben oui, en avril prochain, on fait les valises, non? s’inquiète le perruqué.
- Mais Jean-Mich, euh… Bribri - merde, décidément, j’arriverai pas à m’y faire- te fais pas de mouron. J’ai tout prévu.
- Tout prévu? rétorque la fausse sceptique. Prévu comme le dérapage financier du pays? Comme ton impopularité stratosphérique? Comme les révélations du dossier Epstein qui nous mettent en première ligne? Comme le fait que les Français sont maintenant conscients que toi et tes copains, vous êtes d’un milieu de camés et de pédophiles?
- Euh, doucement pépère, euh… mémère, tu veux que je te rappelle les circonstances de notre rencontre, quand j'étais gamin et toi, prof? Et puis, calme-toi, avec la Braun-Pivet, j’ai une chienne de garde, qui ne fait pas que garder ses poules, mais qui a bien verrouillé toute enquête officielle sur les ramifications du réseau parisien de feu mon pote Jeffrey. Et tu pourras constater que certains membres de ce réseau ont eu soudainement et opportunément la bonne idée de quitter précipitamment notre vallée de larmes pour un monde meilleur…
- Mais tu ne réponds pas à ma question. Comment je vais faire l’année prochaine pour conserver mon train de vie?
Et là, pour le coup, Bribri pourrait crier « gare »! (Re-merci à San Antonio)
- T’inquiète, tu crois que les milliards d’euros que nos gueux de contribuables-qui-ne-sont-rien ont envoyés à l’Ukraine ne s’égarent pas quelque peu en chemin? La route vers Kiev est rude et incertaine, et des vents contraires peuvent très bien occasionner quelques dispersions opportunes. Et c’est pas une camionnette venant d’Ukraine, remplie de lingots et de cash, qui se fait surprendre malencontreusement en Hongrie, qui va changer quelque chose… C’est contrariant, mais pas au point de déclencher une enquête, alors tout va bien.
De plus, j’ai rendu suffisamment de services à des gens bien riches et bien placés, pour ne pas espérer des retours d’ascenseur.
- Ouais, soupire Bribri en se grattant distraitement les couilles.
Mais concrètement, on vivra où?
Manu s’essuie machinalement le nez, ce qui provoque une pluie blanche sur son sous-main de bureau. La neige tombe tôt, cette année.
- Il ne t’aura pas échappé que je lorgne sur le trône d’Ursula. Elle n’est pas en très bonne position en ce moment, son affaire de SMS échangés avec l’empoisonneur Bourla, de Pfizer, commence à en agacer plus d’un. Ça pourrait bien la bousculer du jour au lendemain et je me vois bien en position d’exercer toutes mes qualités de gestionnaire dont les Français sont les heureux témoins, non plus simplement en France mais sur toute l’Europe. Et tu peux être sûr, excuse-moi, j’ai oublié le « e », être sûre, disais-je, que mes sponsors, mes sponSoros devrais-je dire, n’attendent que ça!
- Ouais, admet le travelo, mais bon, le bâtiment Berlaymont de la Commission Européenne n’est pas aussi glamour que le Palais de l’Elysée. Et Bruxelles, excuse-moi, mais pour y briller, ça ne vaut pas Paris! Et c’est un peu loin de mes fournisseurs habituels de la place Vendôme!
- Mais, ne t’en fais pas, au Berlaymont, tu pourras y transférer toutes tes merdes de mobilier contemporain dont tu as gratifié les salons ici. Sinon, si tu tiens absolument à rester à l’Elysée, il y aurait bien une autre solution.
- Ah oui? s’esclaffe la pédestre taille 44, tu m’intéresses!
- Imagine que moi, mes potes Merz et Burnham et mon chéri Volodymyr- au fait, t’as vu l’effet qu’il me fait lui? Tu sais que j’ai un mal fou à ne pas lui rouler publiquement une vraie galoche quand je l’accueille sur le perron? Mais je m’égare. Imagine, disais-je, qu’on simule tous un attentat sous faux drapeau qui incrimine Poutine. On est alors obligé de riposter, t’es bien d’accord? Et là, ben, Poutine réplique, évidemment, et la troisième guerre mondiale est enclenchée. L’élection présidentielle est annulée, et je reste à l’Elysée! Tu me vois en uniforme vert treillis de pilote de chasse, avec plein de décorations sur le plastron, avec un regard viril, façon Arnold Schwarzenegger dans Terminator? J’t’avoue, j’en rêve! Volodymyr en pâlirait de jalousie!
- Oui, évidemment, réplique Bribri. Mais tu crois qu’on est armé pour ça? T’es pas capable de faire réprimer un sale crouille de gosse qui fout le bocson avec un pistolet à l’eau près du canal St Martin et tu voudrais t’opposer à une armée qui s’entraîne dans le réel depuis quatre ans?
Terminator lève les yeux au ciel.
- Mais c’est pas l’issue de la chose qui est importante! C’est de la vivre! Tu crois que j’en ai quelque chose à branler - oh la la, rien que d’utiliser ce mot, j’pense à mon Volodymyr- dit l’amoureux transi en écrasant une larme,
bref, que j’en ai quelque chose à faire des conséquences de mes décisions économiques, financières ou sociétales? Non, ce qui m’intéresse, c’est de les prendre! On parle de moi, on me filme, on me prend en photo, je suis en première page des journaux, j’occupe les écrans télé, les temps d’antenne radio. Je marque l’Histoire! D’autant que, comme je ne m’entoure que de crétins, je parais presque intelligent. Tiens, par exemple, regarde ce que vient de trouver utile de m’envoyer mon ex-ministre des Affaires Etrangères.
Manu tend un papier au travelo qui le lit:
« L’Union Européenne sera toujour la pour soutiendre les iniciatives du présidan de la raie publique fransaise. Signé Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission de l’UE. »
- Il n’avait pas besoin de la signer, sa lettre, ce décérébré, rien qu’à la lire, on devinait sa provenance! assure la Première Dame de Carnaval.
- Alors, qu’est-ce que t’en penses, Bribri? Qu’est-ce qu’on fait? Ah là, tu vois, je ne me suis pas trompé, je t’ai bien appelé Bribri!
- Fais comme tu le sens, concède le déguisé en quittant le bureau.
Pour bien vous faire comprendre et accepter qu'à l'avenir, la société occidentale devra impérativement être métissée et que l'homme blanc y sera désormais minoritaire, l'oligarchie mondialiste vous impose quasiment dans chaque publicité de n'importe quel produit ou service, des peaux noires et cheveux crépus. Cela n'a pas pu vous échapper.
En réponse modeste à ce matraquage, Saucisson-Pinard vous propose désormais, à chaque fin d'article, comme on le ferait en soutien à une espèce protégée en voie d'extinction, une image de belle blondeur.
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