Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

samedi 14 avril 2018

"Monsieur le Conseiller est là...!"




Un matin de la semaine dernière, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris.

La secrétaire entrouvrit la porte, glissa la tête dans l’entrebâillement et susurra :
- « Monsieur le Président, votre Conseiller est là ! »

Macreux se leva brutalement de son fauteuil, comme dans un garde-à-vous et répondit précipitamment:

- « Mon Conseiller ? Faites entrer, vite ! »

- « Salut !» fit l'homme au nez busqué qui pénétra d'un pas assuré dans le bureau.

- « Comment ça, « Salut » ? Un peu de déférence, je vous prie, je suis le Prési... »

- « Ta gueule ! On n'est pas en public, ici. Alors, tu sais qui m'envoie, et à qui tu dois d'être dans ce bureau ! »

- « Quand même, je suis le Président de la République, quand même... » grommela Macreux, rouge de confusion.

- « Assis-toi et écoute ce que j'ai à te dire » rétorqua l'autre.
« Il ne t'a pas échappé que ça commence à bouger, dans le pays. Alors tu vas parler à tes compatriotes. A commencer par ceux sur lesquels tu as prélevé une bonne augmentation de la CSG pour compenser les baisses d'impôts de Bernard Arnault, Pinault, Niel, Drahi et des nôtres d'une façon générale. Les vieux qui aiment votre France profonde regardent Jean-Pierre Pernaut à midi. Tu te feras donc interviewer par lui, dans son émission de TF1. »

- « Faut que j'aille à TF1 ? »

- « Non, tu iras dans une salle de classe. Il faut que tes téléspectateurs comprennent que tu es leur instit' qui sait tout, qu'ils sont tes élèves qui ne savent rien et qui ne comprennent rien à notre politique. Donc, tu leur apprends. Tu leur dis merci pour l'argent que tu leur as volé, ou mieux, qu'ils t'ont donné, que tu es leur Président à tous, et patin couffin. Je te laisse le soin de les enfumer copieusement, comme tu en as l'habitude avec tes formules creuses. C'est ton job.
Ensuite, tu décideras de te joindre à Trump pour pratiquer une frappe militaire en Syrie contre Bachar. »

- « Ah bon ? Mais rien n'est prouvé, quant à cette prétendue attaque chimique... »

- « Tu diras que tu as des preuves. Personne ne te les demandera. »

- « Oui, mais bon... C'est quand même bizarre que Bachar ait employé des armes chimiques alors qu'il est en passe de finir sa conquête de la Ghouta ! Je ne vois pas l'intérêt qu'il aurait à défier ainsi l'opinion internationale, gratuitement pour ainsi dire... Et à chaque fois qu'il gagne spectaculairement du terrain, on reparle comme par magie d'attaque chimique. Ça ne serait pas plutôt les djihadistes qui auraient intérêt à manipuler ainsi l'opinion occidentale ? »

- « T'occupe ! C'est pas ton problème. Le Sionistan a besoin qu'on se débarrasse de Bachar, alors tu ne cherches pas à comprendre et tu fais ce qu'on te dit de faire. »

- « Mais il ne faut pas une décision de l'ONU, pour ce genre d'intervention militaire dans un pays indépendant ? »

- « Ah ah ah... » ricana l'homme au nez busqué. « Ceux qui te donnent les ordres n'ont pas de siège à l'ONU... Et le Palais Brongniard, Wall Street et les salles de marché d'une façon générale, n'ont pas de convention sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire quand il s'agit d'intervenir dans un pays indépendant... »

-  « Et les médias, ils ne vont pas trouver à redire à ce que je me fasse le vassal servile de la politique étrangère d'un Président américain qu'ils passent leur temps à critiquer, à traiter d'imbécile et à mépriser ? »

- « Les médias, c'est notre boulot. Ils diront ce qu'on leur dira de dire. Je crois que tu es bien placé pour savoir qu'on sait faire, non ? Et si, pour une fois, ils doivent trouver que l'action de Trump est formidable, ils la trouveront formidable, sans sourciller. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la politique étrangère américaine, il s'agit de la nôtre. Donc, tu nous laisses nous occuper des médias, et tu fais ce qu'on te dit. Compris ? »
« Et puis..., » continua-t-il en se radoucissant, « tu adoreras endosser tes habits neufs de « chef de guerre », non ? Petit bouchon, va... » dit l'homme au nez busqué en tapotant paternellement la joue de Macreux.

- « Allez, exécution ! » dit-il en tournant les talons. « Ne me raccompagne pas, je connais le chemin. Ah, au fait... » poursuivit-il, sans même se retourner, « quand tu seras interviewé, tu penseras à bien relever tes cheveux de côté sur tes tempes, tu as un début de calvitie. La jeunesse est une qualité que les Français te trouvent encore, ne la gâche pas, tu vas en avoir besoin ! A bientôt ! »

- « A bientôt, Monsieur le Conseiller... ce fut un plaisir, c'est plus sympa de vous voir ainsi que de vous entendre dans l'oreillette ! » bafouilla Macreux, en portant machinalement sa main sur sa tempe.

Mais la porte avait claqué avant même qu'il ait terminé sa phrase.












10 commentaires:

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    1. Ça y est, La Mouette, vous avez fait ce Saucisson et ce Pinard cramoisis de confusion, avec vos compliments...!

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    1. N'en jetez plus! Merci à tous-tes (Merde, voilà que SP se met à l'écriture inclusive, maintenant! N'importe quoi!!!)

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  3. Essayez cette graphie : "Merci à tou[te]s !" qui se prononce évidemment "Merci à toutezéàtous !" :D

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  4. Toutezétous les téléspectateurs et tateuses devraient lire ce billet pour bien comprendre que Moncon n'est qu'un pion choisi parce qu'il crevait d'envie d'être président : on lui a donné le poste, il doit faire comme on lui dit.

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    1. Les Français ne s'étonnent même pas qu'un type inconnu du grand public, jamais élu, sans fortune personnelle, sans parti, puisse être élu président de la République, et créer un parti ex-nihilo qui rafle une majorité de députés. Ils ne se demandent pas si ce pion ne va pas avoir des ascenseurs à renvoyer à ceux qui ont permis cette mise sur orbite miraculeuse...

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    2. Et en plus, ils le trouvent beau...
      Beurk.

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  5. Les Franchouilles sont des veaux...quoi que je ne voie aucune raison valable d'insulter ces pauvres bêtes...
    Amitiés.

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  6. Un grand escogriffe à képi 2 étoiles, sans illusion sur les Français, l'avait dit avant vous... Ça n'a pas changé depuis.

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