Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

samedi 4 janvier 2020

Le Français, champion du monde de pessimisme! Comment se fait-ce?



« A la recherche de l'optimisme - La France est le pays le plus pessimiste d´Europe et, à l´échelle mondiale, nous arrivons avant-derniers. Pour ne pas se laisser happer par la sinistrose hexagonale, la réalisatrice a décidé de partir à la recherche de l´optimisme. »



Tel est l'émouvant constat de LCP, le site de l'Assemblée Nationale, le canal de l'Assemblée. Et telle est la généreuse mission dont se charge cette réalisatrice Blanche Cabanel, brave petite soldate du politiquement correct : combattre le pessimisme du Français et lui redonner confiance en l'avenir.



Mais où donc le Français trouve-t-il matière à pessimisme ?



Il est vrai que la situation économique du pays est plus préoccupante que jamais. Jamais les prélèvements fiscaux n'ont été aussi importants, atteignant désormais près de 47% du PIB, record mondial des pays développés.

Pour autant, la dette du pays est abyssale et les services publics n'ont jamais été aussi mal rendus. Et paradoxalement, les fonctionnaires n'ont jamais été aussi nombreux si on cumule fonction publique régionale et nationale.

En bref, le Français n'a pas le beurre, mais il n'a pas non plus l'argent du beurre, pas plus qu'il n'a le sourire de la crémière.



Examinons les fonctions régaliennes de l'Etat. Les hôpitaux sont à l'agonie, la police se plaint de locaux vétustes, de matériel dépassé et défectueux, elle pâtit d'être en sous-effectif. L'Armée voit son budget en diminution, ce qui la conduit à ne pas pouvoir entretenir correctement son matériel. Une partie seulement de ses véhicules, avions, hélicoptères ou navires est opérationnelle. Son matériel informatique est dépassé. Elle n'est plus en mesure de répondre aux missions qui sont les siennes.



Une bonne partie de la Justice est corrompue, dépendante du pouvoir politique, lui-même dépendant des puissances d'argent. Une majorité de Français n'a plus confiance dans cette Justice largement politisée, et au vu de ses décisions largement imbibées du principe de « deux poids deux mesures », on ne peut pas lui en vouloir de cette défiance.



L'Education Nationale quant à elle, est devenue une gigantesque usine à crétins. L'ignorance des lycéens est encyclopédique. Le baccalauréat est distribué comme des confettis à un carnaval. Son niveau est très largement inférieur à celui du certificat d'étude des années cinquante qui sanctionnait la fin du cursus scolaire primaire d'élèves de onze ans...



La couverture ferroviaire du territoire n'est plus assurée. Seuls les trajets TGV aux tarifs prohibitifs sont privilégiés aux dépens des territoires ruraux qui sont désormais abandonnés.



La Poste délivre de plus en plus mal le courrier, pour de plus en plus cher et elle achemine à peine, désormais, les colis qu'on doit aller chercher le plus souvent en points relais.



La France perd son industrie à un rythme effréné. Et celle qui survit doit se délocaliser pour garder un peu de compétitivité. L'agriculture aussi est en crise. Le nombre de paysans est en perpétuelle diminution, et ceux qui demeurent sont en grandes difficultés économiques qui en poussent beaucoup au suicide.



Mais pourquoi le Français serait-il pessimiste ?



C'est vrai qu'il voit son niveau de vie baisser depuis maintenant plusieurs décennies. Il sait que son emploi, quand il en a un, est désormais précaire. Sa retraite est menacée car il sait que le régime actuel de répartition n'est plus viable. Alors qu'un seul revenu par foyer dans les années soixante suffisait à faire vivre honorablement une famille, deux revenus désormais s'avèrent très justes pour les classes moyennes, et largement insuffisants pour les classes inférieures.



Le Français le plus lucide et le mieux informé sait qu'on est à la veille d'une crise bancaire d'ampleur inégalée, qui pénalisera immanquablement son épargne durement constituée.



Mais il n'y a pas que l'économie dans la vie. Il y a aussi la culture.

Mais où donc le Français trouve-t-il des raisons d'être pessimiste ?


La peinture contemporaine française est un naufrage, la musique aussi. Que restera-t-il de l'art français contemporain dans les siècles à venir ? Où sont les Victor Hugo, les Renoir, les Berlioz d'aujourd'hui  dont on se souviendra demain dans le monde entier?

La télé est désormais une arme d'abêtissement général quand elle n'est pas juste un outil de propagande pour l'idéologie en place. Ses programmes, de plus en plus entrecoupés de publicités, elles-mêmes véhicules de propagande de la politique officielle (promouvant le multiculturalisme, la mixité raciale, l'homosexualité etc...) oscillent entre exploitation des instincts les plus bas, déculturation et matraquage d'un politiquement correct imposé.



Cette idéologie dominante, quelle est-elle ? Elle aspire à faire de l'homme un simple consommateur-contribuable sans racine, sans conscience, sans repère historique, sans pouvoir politique.



La politique, justement. Elle est responsable de ce chaos généralisé. Elle est d'abord responsable de la perte de pouvoir de celui qu'on s'obstine encore à appeler « citoyen », alors que ce vocable ne peut plus s'appliquer à cet être mi-robot mi-zombi qui n'est plus bon qu'à payer sans rechigner, payer pour enrichir une caste oligarchique et un Etat qui prend de plus en plus en rendant de moins en moins.



Son pouvoir de décision a été cédé sans contrepartie à des technocrates déconnectés du réel à Bruxelles et Strasbourg, lesquels n'obéissent plus qu'aux intérêts oligarchiques.

Le référendum est désormais un article d'antiquité politique juste bon à se trouver exposé pour mémoire dans un musée d'histoire ancienne. L'élection est un vaste cirque qui met en scène des représentants qui ne représentent qu'eux-mêmes.

Comment se manifeste concrètement le déclin de la politique ? le Français voit à l'Elysée, pour veiller à son avenir et à sa sécurité, une arrogante marionnette, manipulée par une poignée de multi-milliardaires, et entourée de fieffés gredins ou incompétents, quand ils ne sont pas les deux à la fois.

Parfois c'est le ridicule qui se surajoute à ces caractéristiques. Quand le Français voit une Schiappa bête comme un oie, saturer les ondes de ses déclarations imbéciles ou quand il cherche vainement quelle peut bien être la compétence d'une grasse keffir en pyjama, fraîchement naturalisée, qui l'a conduite à se parer de la fonction de porte-parole de gouvernement, peut-il accorder encore quelque crédit au politique ?



Le Français optimiste pourrait trouver que ces clowns donnent une touche humoristique à la scène politique si par ailleurs il n'assistait pas à la mise en place insidieuse d'une vraie dictature. Cette dictature a beau être encore soft, elle n'en présente pas moins toutes les caractéristiques :

- au Parlement, les députés ne représentent pas les intérêts de ceux qui les ont élus. Des lois essentielles sont votées en catimini, devant une poignée de députés présents, à main levée. Et si, comme dans le cas du vote pour la PMA, les quelques mains levées contre la loi sont néanmoins plus nombreuses que celles en sa faveur, le président de l'Assemblée Ferrand, autre canaille notoire, décide arbitrairement que la loi est votée. La démocratie est morte et enterrée.

- La censure est omniprésente. Les réseaux sociaux Facebook, Twitter ou Mastodon suppriment des comptes qui ne « conviennent » pas à la Pensée Unique. 

- La Presse, à 95%, appartient à neuf oligarques. Donc elle multiplie les mensonges par omission, par occultation des faits, quand elle ne diffuse pas de vrais bobards pour servir ses maîtres et leurs intérêts.

- Les manifestants qui osent protester sont matés avec une rare violence par une police dont on décharge par ailleurs, du devoir de lutter contre les vraies racailles de banlieue. Des provocateurs antifas violents font office de Schutzstaffel (SS) au service du gouvernement pour discréditer ces mêmes manifestants, aux frais des commerçants agressés. 

- Des citoyens sont arrêtés « préventivement » et mis en garde-à-vue pour les empêcher de manifester.



Absence de démocratie, de liberté d'opinion, d'expression et de manifestation, presse sous contrôle, violence à l'égard des opposants : que manque-t-il à ce régime pour ne pas être qualifié de dictature ?



A part tous ces menus détails, qu'est-ce qui pourrait bien causer cette crise de pessimisme chez le Français ?



Sa perte d'identité peut-être ? Perte d'identité à laquelle les élites auto-proclamées, politiques, médiatiques et financières travaillent d'arrache-pied, locataire élyséen en tête. L'immigration d'une population inassimilable, sans qualification et à fort potentiel de délinquance, quand elle n'est tout simplement pas motivée par des desseins politico-religieux impérialistes, est favorisée, encouragée, dans le seul but de dissoudre la population de souche dans un magma mondialiste déraciné de consommateurs serviles et corvéables. C'est le Grand Remplacement à marche forcée.



Le Français peut-il trouver refuge dans sa confiance dans les fondations de sa civilisation ? Même pas. Le progressisme cherche à nier, contre l'évidence, l'héritage gréco-romain et chrétien de ses valeurs. Le concept de famille est battu en brèche. La filiation, le rôle des pères et des mères sont des notions qu'on cherche à détruire. Même la différenciation sexuelle, notion pourtant naturelle paroxystique, est niée en tant que norme. L'être humain devient une entité indifférenciée destinée à vivre en mode tribal. Il est un hasard de la vie, un hasard éventuellement assisté par des apprentis sorciers diplômés.


En bref, le but du progressisme est de démanteler la France et ses valeurs séculaires, comme on démantèle un bateau en fin de vie sur une plage indienne pour en extraire de la ferraille qui sera vendue à vil prix.



Non, décidément, on se demande vraiment pourquoi le Français fait une crise de pessimisme !

Et cette question, en cette période de vœux, est juste obscène.



Que le Français ne s'y trompe pas : l'année 2020 sera bien meilleure. Bien meilleure que les suivantes.



Alors comment, dans son petit film diffusé par le site de l'Assemblée Nationale et payé par vos impôts, la soldate Blanche Cabanel s'y prend-elle pour rechercher l'optimisme afin de « ne pas se laisser happer par la sinistrose hexagonale » ?

Facile : elle enfile à longueur de commentaires, des poncifs sur l'opposition rabâchée du pessimisme handicapant versus la vertu de l'optimisme, avec une naïveté dont on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer. La vertu du réalisme, en revanche, n'est jamais évoquée.



Mais son habileté réside surtout dans le fait que, bien que posant comme axiome de départ « le Français est pessimiste », elle ne traite que la moitié du sujet, à savoir « l'homme peut naturellement verser dans le pessimisme », en oubliant juste qu'elle était censée parler du cas particulier du Français.

Le sujet traité dans ce documentaire largement inspiré de la méthode Coué, pourrait tout aussi bien évoquer le Népalais pessimiste ou l'Azerbaïdjanais pessimiste. Jamais les raisons objectives du Français de perdre confiance dans son avenir à lui, habitant du pays France, ne sont évoquées.



La Cabanel se permet même, dans le désormais inévitable passage immigrationniste de toute communication gouvernementale, le luxe de vanter l'optimisme supposé de l'immigré qui traverse d'incommensurables épreuves pour atteindre la Terre Promise, une Europe riche et paisible, et profiter de ses bienfaits. Le message de ce film de propagande consiste donc à dire au Français : regardez, vous n'avez pas le droit d'être pessimiste, parce qu'il y a pire que votre situation. Mais il se garde bien de lui faire remarquer que si la situation de l'immigré a pour vocation de s'améliorer, la sienne propre a toutes les chances de continuer à empirer.

Et si le riche passager du Titanic qui était en train de danser, insouciant, il y a encore quelques minutes encore, dans une salle de bal luxueuse, voit son paquebot faire eau de toutes parts, et pencher inexorablement vers l'abîme, la Cabanel aura peut-être du mal à le rendre optimiste au seul motif qu'il y a, dans le même temps, quelque part dans le monde, un vacancier flottant paisiblement sur un matelas pneumatique au bord d'une plage.



La Cabanel, c'est un peu ce veilleur de nuit qui arpente les rues d'une cité moyenâgeuse en clamant « dormez braves gens, la nuit est calme et tout va bien », tandis que des envahisseurs sont en train de monter à l'assaut des remparts de la dite-cité.



Elle oublie aussi de rappeler que le juif allemand optimiste de 1933 a fini ses jours à Dachau dix ans plus tard tandis que le juif allemand pessimiste faisait fortune aux USA.

mardi 3 décembre 2019

Réflexions élyséennes d'avant 5 décembre.



Alors quoi, ce 5 décembre, il n'y a pas de raison pour qu'il soit chaud!

En cette veille de 5 décembre 2019, journée nationale de contestation, Macreux fait les cents pas dans son bureau élyséen, l'air préoccupé. Marchant nerveusement de long en large, les mains derrière le dos, ses pensées s'entrechoquent dans sa cervelle en ébullition.

« Bon, les hôpitaux, c'est fait, j'ai réussi à me les mettre à dos, et pour de bon. C'est vrai que la Buzin m'a bien aidé pour ça.



Les provinciaux, c'est fait aussi, il y a longtemps que je leur ai dit ce que je pensais d'eux : des illettrés, des « qui ne sont rien », des faignants incapables de traverser la rue pour trouver un job.



Et dans la province profonde, j'ai mes culs-terreux préférés, les agriculteurs: mes potes de l'UE les assomment de contraintes diverses et variées, et en même temps, j'ouvre les frontières à la concurrence mondiale qui se fout comme d'une guigne de ces contraintes. Pas étonnant qu'ils se zigouillent à la pelle, mes culs-terreux ! Ça tombe plutôt bien, il y en a trop en France. Et puis, c'est normal : dans tout effectif de survivants, il y a des pertes de temps en temps...



Les familles, d'une façon générale, je les ai bien niquées, en inventant, avec la PMA pour les gouines, les bébés orphelins de père dès leur naissance, et en permettant bientôt à n'importe quel couple de déglingos d'acheter un gosse sur catalogue.

J'attends avec impatience d'ailleurs, de voir quel cours à la Bourse auront les bébés blonds aux yeux bleus par rapport aux petits basanés aux cheveux crépus. Ça sera intéressant de constater si des années de propagande, consacrées à mettre sur le devant de la scène, à tous propos, des keffirs, dans les pubs, dans les émissions télés, dans les micro-trottoirs, auront eu un impact sur ces cours... Quand je pense que l'autre jour, sur M6, au journal de désinformation, alors qu'on rendait compte de mon hommage aux treize soldats morts au Mali, tous Blancs Français de souche, la seule personne qu'ils ont trouvée dans la rue à interroger sur cette célébration, c'était une keffir... Trop drôle ! Je me demande quand même si ça ne va pas commencer à se voir, ce matraquage idéologique !!

Peut-être qu'il faudra à l'avenir, si cette propagande n'a pas marché, faire des « black fridays » pour écouler les stocks de bébés keffirs invendus... Des promotions : deux pour le prix d'un, ou location avec option d'achat à l'adolescence ? Je fais confiance à mes potes oligarques, ils trouveront bien à appliquer leurs recettes commerciales à la marchandisation des corps...



Bon, j'en étais où, moi ?

Voyons voir... Ah oui ! les Catholiques : s'ils n'ont pas compris à quel point je les méprise en ayant pour projet de faire de Notre-Dame un centre touristico-historico-commercial pour le plus grand bénéfice de mes potes oligarques, c'est à désespérer de leur lucidité. S'ils ne se demandent pas pourquoi la conclusion d'une thèse accidentelle n'a pris que quelques minutes à être émise quand la cathédrale brûlait encore, alors que l'enquête officielle sur les causes réelles de la tragédie n'est toujours pas terminée et rendue publique huit mois plus tard, c'est que quelque part, j'ai raison de les prendre pour des cons.



Les retraités, ils ont bien voté pour moi, ces crétins, et ils ont été les premiers à morfler avec cette hausse de la CSG que j'ai tentée de leur infliger derrière les oreilles. Mais ils ne perdent rien pour attendre ! Il avait bien raison, mon copain Attali, à partir d'un certain âge, il faudrait les euthanasier, ces bouches inutiles. D'ailleurs, à propos, ça lui fait quel âge, aujourd'hui, à Attali... ?



Bon, donc, le personnel hospitalier, les provinciaux, les familles, les catholiques, les retraités, c'est fait. Quoi d'autre ? Ben les avocats ! J'ai bien réussi à les fâcher aussi, ceux-là ! Faut dire qu'avec leur régime spécial de retraite, je les ai bien dans le collimateur ! Que leur régime soit auto-financé et qu'ils n'en appellent pas aux contribuables pour le mettre à l'équilibre, comme le font les régimes spéciaux de retraite des cheminots des trains et métro, ne change rien à l'affaire ! Quand on veut supprimer les régimes spéciaux, on supprime les régimes spéciaux, épicétou ! Bon, pas les régimes spéciaux des parlementaires, des ministres et autres sangsues de l'Etat, faut pas déconner non plus !



Les professionnels du BTP ! Et paf ! Fini l'avantage fiscal sur le gazoil non routier ! Y a pas de raison ! Faut qu'ils crachent ! Des taxes, encore des taxes, toujours plus de taxes, hum... j'adore ! Comme je dis toujours, il n'y a jamais de problèmes, il n'y a que des solutions fiscales! Un problème surgit ? Boum, une taxe ! C'est quand même pas difficile, de gouverner, finalement !



Il y a aussi tous les grévistes professionnels de la RATP et de la SNCF. Bon, eux, ils peuvent défiler, sagement comme ils ont l'habitude de le faire, entre slogans à la con, calicots et merguez. Ils n'emmerdent finalement que tous les autres contestataires de ma politique, dans leur vie quotidienne. En plus, il sont payés par les syndicats pendant leurs jours de grève. Payés par les syndicats qui leur demandent de protester aujourd'hui contre la politique de celui pour lequel ils ont demandé de voter il y a deux ans et demi : quand j'y pense, en voilà aussi une belle brochette d'abrutis !

Décidément, quand je pense à cette proportion de cons qu'il y a chez les Français, ça donne le vertige ! En même temps, s'il n'y avait pas une telle proportion, jamais je n'aurais été élu, faut reconnaître...



C'est vrai que j'ai pu compter aussi, pour cette élection et même depuis, sur l'appui sans faille des journaleux à la botte de mes potes oligarques, pour bien laver le cerveau de ces veaux électeurs. Je trouve néanmoins que la laisse de ces chiens gardiens de troupeaux de veaux est encore trop lâche. Faut que je la raccourcisse encore un peu : mon Conseil de déontologie des médias est fait pour ça. L'ancien PDG de l'Agence France Propagande (AFP pour les intimes) est en train de s'occuper de ça pour moi. La preuve que c'est nécessaire ? Il se trouve quelques médias qui commencent à renâcler contre ! Mais comme l'a indiqué mon Goebbels personnel, ex-de-l'AFP, le périmètre d'intervention de ce Conseil devra recouvrir tous les médias reconnus  et non ses seuls adhérents :  chaînes de télévision et stations de radio du secteur public dès lors qu’elles diffusent des programmes d’information, et publications de presse et sites de presse en ligne agréés.  Non, mais sans blague !



Les salariés aussi, globalement, je suis en passe de bien me les faire aussi ! Avec mon système de retraite à points, ils ne savent pas encore à quel point je vais les entuber ! Ils seront tout contents de voir leur cagnotte de points augmenter tout au long de leur carrière. Mais ils ne sauront la valeur de ces points que lorsqu'il sera trop tard ! Et cette valeur de point sera juste une variable d'ajustement avec laquelle les gouvernements futurs pourront jouer selon les contraintes financières du moment. Donc les dépenses somptuaires du fonctionnement de l'Etat ont encore de beaux jours devant elles. Les prochains présidents me devront une fière chandelle ! Si prochains présidents il y a, d'ailleurs ! Parce que je me verrai bien président à vie, au fond ! Y aurait juste à modifier encore un peu plus cette Constitution... Faudra que j'y réfléchisse.



Je me résume : le personnel hospitalier, les médecins, les familles, les Cathos, les bouseux de province, les culs-terreux, le BTP, les retraités actuels et à venir, les avocats, certains journalistes, les grévistes professionnels de la CGT, les Gilets Jaunes, ça pourrait faire du monde finalement, dans les rues ce 5 décembre ! Beau bilan pour à peine deux ans et demi d'exercice ! Je suis quand même un bon !



Heureusement que j'ai des flics pour mater toute cette populace !

Ces flics justement : en voilà que j'ai bien énervés aussi! Je dois admettre que les mettre sous l'autorité de mon Rantanplan de ministre, le Gazetamère, c'est déjà pas un cadeau, mais en plus, leur demander de castagner sévèrement des Gilets Jaunes qui, au fond, sont des bougres ayant les mêmes problèmes qu'eux, c'est quand même assez fort ! Surtout quand, dans le même temps, je leur demande de ne surtout pas toucher aux racailles antifas, ma SchutzStaffel personnelle, qui cassent tout lors des manifestations pacifiques des Gilets Jaunes ! Je ne vais quand même pas leur demander de comprendre qu'une manif qui se passe bien, ça risque de donner une bonne impression dans l'opinion, et de donner raison aux participants! Alors que si, à chaque fois, il y a des commerçants qui morflent, ça leur met du plomb dans l'aile, aux manifestants ! Non, je ne vais pas leur demander de comprendre : ils sont trop cons !



Cela dit, faut que je fasse gaffe quand même : j'ai besoin d'eux pour protéger mes miches, au fond de mon Palais Elyséen bunkerisé. S'il prenait l'envie aux manifestants du 5 décembre de venir à l'Elysée, à Matignon et à l'Assemblée Nationale pour demander des comptes, plutôt que de battre le pavé bêtement dans des avenues où ça n'emmerde finalement que les riverains des dites-avenues, j'aurais bien besoin de cette flicaille pour faire tampon... D'ailleurs, je viens d'apprendre qu'il y a déjà une centaine de CRS qui ont décidé de déposer casques et matraques, en marque de protestation ! Hum... Manquerait plus que ma flicaille se joigne aux manifestants... !



Certes, j'ai aussi l'Armée à ma disposition. Après tout, quelle dictature n'a pas l'Armée dans sa poche ? D'ailleurs, j'ai déjà fait intervenir des blindés contre des manifestants, non ? Cela dit, j'ai le vague sentiment que l'Armée non plus, ne me porte pas dans son cœur ! C'est vrai que je lui en demande toujours plus, tout en faisant des coupes sombres dans son budget ! Je ne suis pas sûr que mon cinéma de compassion feinte à chaque fois que des militaires tombent au champ d'honneur, suffise à donner le change encore bien longtemps.

Et depuis mon différend avec le général de Villiers, chef d'Etat-major des Armées, que j'ai limogé dès le début de mon quinquennat, j'ai l'impression qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour que l'Armée joue les abonnés absents si ça devait trop chauffer pour mes fesses.

Faut que je fasse gaffe quand même, finalement... Je vais demander qu'un hélicoptère soit dans les jardins de l'Elysée, moteur tournant, prêt à décoller pour m'exfiltrer avec maman si ça tournait mal. Où est mon téléphone ? »

lundi 18 novembre 2019

Phobies.



- Bonjour docteur!
- Bonjour madame, allongez-vous là. Alors, qu'est-ce qui vous amène ?
- Eh bien voilà : je crois bien que je développe une phobie !
- Ah oui ? Qu'est-ce qui vous laisse penser ça ?
- J'ai regardé la définition du mot phobie dans le dictionnaire, et je crois bien que j'en ai chopé une !
- Quelle définition ?
- Eh bien, mon dico dit qu'une phobie est une angoisse, parfois irrationnelle, éprouvée devant certains objets, actes, situations ou idées. Ça peut aussi être une aversion instinctive, paraît-il. Et je crois qu'en ce qui me concerne, il s'agit davantage de cela : une aversion instinctive.
- Ah ! Et alors, vous avez peur des araignées ? De l'ascenseur ? Du vide ?
- Ecoutez docteur, ce qui m'inquiète surtout, c'est de me demander si je suis responsable de ma phobie ?
- Bien sûr que non ! Vous ne pouvez pas être responsable de votre phobie ! Vous l'avez dit vous-même, la phobie est de nature irrationnelle ou instinctive ! Comment pourriez-vous être responsable de ce que vous commande votre instinct ?
- Ben, si un jour, j'étais entrée dans un ascenseur qui se serait brutalement décroché et m'aurait entraînée dans une chute vertigineuse jusqu'à un écrasement au sol, serais-je responsable désormais de ma phobie des ascenseurs ?
- Bien sûr que non ! Vous avez mis le doigt dessus ! Votre expérience vous a conduit à vous méfier instinctivement de ce qui vous a traumatisée un jour ! Vous ne pouvez donc pas en être responsable ! Vous êtes donc ascensumophobe ?
- Et si je vois des araignées arriver en nombre dans mon salon, grouiller et s'insinuer partout sous les meubles, dans les tapis, et même dans ma cuisine, s'infiltrer dans mes boîtes alimentaires, si je les vois se multiplier, et envahir le berceau des mes enfants, dois-je me sentir responsable de mon envie irrépressible de les écraser sous ma semelle ou de leur vaporiser une bonne dose de Raid ?
- Bah non, il est même de votre devoir de vouloir l'extinction de ces araignées ! Vous êtes donc arachnophobe ?
- Et si je suis au cirque, que je regarde un spectacle de voltigeurs, et que je constate qu'à chaque fois qu'ils lâchent leurs trapèzes, ils s'écrasent comme une merde sur le sable, ai-je raison de me dire qu'il m'arrivera la même chose s'il me prend l'envie de monter sur un trapèze et de lâcher la barre ?
- Absolument, c'est juste faire preuve de bon sens ! Vous vous servez de l'expérience d'autrui, et c'est plutôt sain ! Vous n'avez donc pas à vous sentir responsable de ça ! Vous seriez donc sujet à l'acrophobie ?
- Et si après avoir assisté à un match de foot du PSG contre l'OM dans un stade surpeuplé de crétins hystériques vociférants, je n'ai plus envie de me presser dans des lieux publics si je sens que le QI moyen qui y règne est inférieur à 70, dois-je ressentir de la honte, docteur ?
- Evidemment que non ! Vous seriez donc agoraphobe ?
- Vous me rassurez docteur ! Il n'y aurait donc pas lieu, d'après vous, qu'on puisse manifester contre l'ascensumophobie, au risque de stigmatiser les ascenseurs ?
- Euh non...
- Il n'y aurait donc pas lieu non plus de manifester contre l'arachnophobie, pour la défense des araignées ?
- Je ne vois pas pourquoi, effectivement, on devrait manifester contre cela...
- Donc, je n'ai aucune raison de manifester contre l'acrophobie, et de craindre de stigmatiser les acrobates ?
- Certes non !
- Pensez-vous docteur, qu'on doive manifester dans la rue contre l'agoraphobie, pour rassurer les foules ?
- Non, bien sûr, mais de quelle phobie souffrez- vous donc, enfin ?
- Eh bien docteur, j'assiste en France depuis pas mal d'années à des attentats meurtriers systématiquement revendiqués par les tenants d'une religion. Et puis je vois les adeptes de cette religion violente se multiplier et grouiller partout, y compris dans les lieux les plus incertains comme les services de la Défense, je les vois pomper avidement nos prestations sociales et subventions sans jamais rien payer en retour, participer à l'effondrement de notre Enseignement national, être à l'origine d'une explosion de la délinquance et de l'insécurité partout où ils font nombre. Je constate d'autre part que dans tous les pays où ils sont aux commandes, il n'y a qu'intolérance, violence, injustice, mépris des femmes, sous-développement social et économique (sauf quand ils peuvent compter sur une manne pétrolière pour laquelle ils n'ont aucune responsabilité). Et je me dis qu'il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement ici, s'ils venaient aux manettes du pays.
- Mais madame, vous êtes donc islamophobe !!!!
- Je vois que vous avez bien identifié mon aversion sans que j'aie eu besoin de nommer cette religion !
- Euh, oui, mais... euh...
- Et je dois vous remercier, docteur, de m'avoir bien rassurée sur l'absence totale de honte ou de regret que j'éprouve à souffrir de ma phobie, somme toute, bien naturelle, comme vous me l'avez confirmé. Il me semblait bien que ces manifestations contre l'islamophobie étaient inutiles, voire déplacées ! C'est vrai, quoi ! Vous avez raison, comment peut-on reprocher à un malade d'être malade ? Ça ne serait pas ça, la vraie stigmatisation ? Stigmatiser le cancéreux pour son cancer, le bronchiteux pour sa bronchite, le poliomyélite pour sa polio ? Merci docteur, merci encore, je me sens bien mieux. Je vais pouvoir désormais assumer ma phobie en toute sérénité ! Combien vous dois-je ?

vendredi 8 novembre 2019

Pas toujours facile de péter plus haut que son cul!



Le président du Monde se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper du « poumon » de la planète ». Et il informa le monde entier, dans un discours lors d'un sommet international à Biarritz, de son intention de s'occuper, avec ses petits bras musclés, du problème des feux de forêt en Amazonie. Bolsonaro lui répondit qu'il ferait mieux de s'occuper de ses fesses et de sa mocheté de bonne femme.
Et le président du Monde rentra dans son palais élyséen.

Puis le président de la France se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper des poumons des Rouennais ». Et il défila à Rouen sous les huées et les sifflets et se fit interpeller vertement par une Rouennaise : «  c'est seulement un mois après la catastrophe de l'incendie de Lubrizol et après tous vos atermoiements à nous informer de ses conséquences que vous venez nous voir ? ».
« Mais je vous ai envoyé plusieurs de mes sous-fifres de ministres, croyez-vous que je n'ai que ça à faire, de me déplacer dès que vous avez un petit pet de travers ? » répondit le président de la France, monté sur ses ergots de petit coq outragé.
Puis il rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : «  mon devoir est de m'occuper de la crise russo-ukrainienne. » Et il endossa son costume de diplomate et s'en alla se proposer comme médiateur auprès de Zelensky et de Poutine. Mais Zelensky lui tapota l'épaule et lui dit : « t'es gentil, mais rentre chez toi, Poutine et moi, on a des choses à se dire et on est assez grands pour le faire sans chaperon.
Et le président de l'Europe rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper de la crise turco-syrienne. » Et il remit son beau costume de diplomate qui n'avait pas eu le temps de se froisser, et alla proposer ses bons offices à Erdogan et Poutine. Poutine lui tapota la joue et lui dit affectueusement : « Ecoute, t'es mignon, mais rentre chez toi et va donc voir à Mayotte si j'y suis, on a des discussions de grandes personnes ici. »
Et le président de l'Europe rentra dans son palais élyséen.

Le président des DOM-TOM se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper de l'immigration débridée... à Mayotte ! ». Et il prit l'avion pour dire aux habitants de Mayotte tout ce qu'il avait déjà fait pour lutter contre l'immigration sauvage sur l'île et il assura qu'il comprenait que cette immigration, c'était grave. Les habitants de Mayotte se regardèrent, médusés, tournèrent les talons et vaquèrent à leurs occupations.
Et le président des DOM-TOM rentra dans son palais élyséen.

Le président de l'Europe se leva un beau matin et se dit : « Il est hors de question que ce Brexit traîne encore plus longtemps et je ne veux plus de report de date. » Et Merkel dit : « Nous accordons aux Britanniques un nouveau report d'entrée en vigueur du Brexit à Janvier prochain. » 
Et le président de l'Europe resta dans son palais élyséen.

Le président de la France se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de m'occuper du problème de l'immigration, c'est sûrement une bonne idée. »
Et il demanda à être interviewé dans un magazine de droite pour annoncer qu'il allait prendre le problème de l'immigration à bras le corps. Puis il mit sur le tapis des annonces de quotas pour l'immigration d'actifs ayant des compétences dont la France, supposément, manquerait, c'est-à-dire sur le flux le plus marginal de l'immigration globale. Les flux d'immigration les plus importants, c'est-à-dire l'immigration clandestine, l'immigration par regroupement familial et l'immigration pour prétexte de demande d'asile politique ne seront évidemment pas concernés par ces quotas. Mais l'adjonction du mot « quota » à celui d' « immigration » devrait suffire au naïf péquin électeur de droite de se dire, d'ici les prochaines municipales : « Bon, finalement, il n'est pas si mauvais notre président, il s'occupe enfin de cette immigration qui nous pourrit la vie... ». 
D'ailleurs les merdias mainstream jouent parfaitement leur partition en faisant mine de trouver cette « restriction » supposée de l'immigration, très polémique, afin d'y donner l'odeur de soufre qui pourrait rassurer le péquin de droite en question, sur le sérieux de cette nouvelle politique. Mais ce dernier n'imagine même pas le genre de conversation qui va pouvoir désormais s'établir dans les bureaux des services de l'immigration :
- Eh Bamboula, approche !
- Oui missié.
- Alors, on nous dit que t'es sans papier ?
- Oui missié, pa'ce que ma femme, elle est 'estée au pays, pa'ce que c'est la gue''e dans mon pays p'ésentement, missié, et...
- Ta gueule et écoute-moi. Tu veux des papiers, n'est-ce-pas ?
- Oui, bien sû', missié, moi y'en a vouloi' deveni' un bon f'ançais, là dis don...
- Bon, tu es peintre en bâtiment dans ton pays, n'est-ce-pas ?
- Ah ?
- Ben oui, t'es peintre en bâtiment. A partir d'aujourd'hui, tu es peintre en bâtiment. On a besoin de peintres en bâtiment en France, figure-toi.
- Mais moi, j'y ni sais pas ci qui c'est, la peintu'e en bâtiment ! Au village, y 'a pas di bâtiment !
- Ta gueule, t'apprendras et puis c'est tout. Tu es donc peintre en bâtiment et je te donne des bons vrais papiers bien français. Et avec ça, tu pourras demander à tes femmes, à tes gosses, à tes belles-mères, à tes beaux-pères, bref à toute ta smala même-village-même-marigot de venir te rejoindre ! T'es content ?
- Oui, me'ci missié et qu'Allah te p'otège !!

Le président des Multinationales françaises se leva un beau matin et se dit : « mon devoir est de favoriser les exportations en Chine. » Et il prit l'avion pour aller offrir un Romanée Conti de 1978 à plusieurs milliers d'euros la bouteille au président chinois. Au passage, il apposa pompeusement sa signature sur des contrats d'exportations signés déjà depuis longtemps et dont il ignore à peu près tout. Le président Xi Jinping, dont le pays impose à la France son plus gros déficit commercial de 30 milliards d'euros, pourra savourer ce nectar en lisant les rapports dithyrambiques de la Presse française sur ce voyage, histoire de passer un bon moment de franche rigolade.

Et le président du Monde de l'Europe et de la France réunis regagna son palais élyséen, fier du travail accompli toutes ces dernières semaines.

lundi 21 octobre 2019

Lettre ouverte à Greta Thunberg



* voir renvoi au bas de cet article.


Chère Greta,

Comme toi, je suis un jeune très inquiet de ce que font les adultes à notre planète. Sans doute oublient-ils qu'ils n'en sont pas les propriétaires, mais qu'ils nous l'ont, à nous autres les jeunes, empruntée.

Je suis d'accord avec toi, il est largement temps que nous prenions les affaires du réchauffement climatique et de la pollution en main. Déjà, je trouve absolument formidable que, toute seule, sans aucun appui d'un de ces adultes responsables du saccage de NOTRE planète, tu aies pu quitter si souvent ton école en pleine période scolaire, pour porter la bonne parole, partout dans le monde.
J'ai été aussi particulièrement enthousiasmé par ton intervention à la Tribune de l'ONU, en août dernier.
Et te voir aller jusqu'à Plymouth, embarquer gratuitement sur un voilier de course « zéro-carbone », traverser l'Atlantique jusqu'à New-York et monter à cette tribune, j'ai trop kiffé.
Je remarque que ce voilier a été mis gracieusement à ton service et qu'il était skippé par le fils de la Princesse Caroline de Monaco, Pierre Casiraghi, dont le père était un homme d'affaires italien appartenant à l'oligarchie mondialiste, cette oligarchie que nous savons, toi et moi, largement profiteuse et exploiteuse des ressources de la planète Terre. Profiter ainsi de la générosité de cette oligarchie, sûrement désintéressée, est un beau pied de nez que tu lui fais, et je t'admire pour cela.

Bref, ce voyage et tout ce que tu as fait avant, toute seule, pour que tous ces adultes du monde médiatique et politique se prosternent à tes pieds, c'est vraiment épatant. Je ne sais pas comment tu as fait ! Moi, je sais que j'en aurais été bien incapable, tout seul. Bref, je t'admire énormément.

A mon modeste niveau, j'ai milité en participant à des manifestations pour la défense de la planète et contre le réchauffement climatique. Déjà, ces manifestations m'ont permis de sécher quelques cours particulièrement barbants, et je me suis dit, que si toi, tu pouvais te permettre à 16 ans, de sécher des cours pour défendre la Science avec le slogan « Ecoutez la science » sans avoir à l'apprendre auparavant, je pouvais faire de même.

J'ai aussi tenté de convaincre mon entourage en reprenant tes arguments. Grâce à toi, j'ai pu gagner mes parents à notre noble cause. Il semble qu'ils aient été sensibles à mon discours, directement inspiré de tes différentes interventions médiatiques.

Je te laisse en juger :

En effet, mes parents m'ont pris au mot. Ils ont décidé de réduire drastiquement l'empreinte carbone de notre famille. Et pour cela, ils ont confisqué tous les smartphones de la maison. Ils ont également porté le poste de télévision à la décharge, et ma console de jeu y est passée aussi, car tous ces objets sont consommateurs de terres rares, exploitées en Chine, à vil prix par des puissances financières qui utilisent la main d'oeuvre d'enfants dans des mines.
Je te parle pas de notre abonnement téléphonique et à la free-box qui a été évidemment, du coup, résilié.

Mes parents ont décidé de modifier notre mode de vie du tout au tout. Mon père a mis à la casse sa voiture de sport que je lui empruntais le samedi soir pour emballer les filles, au motif qu'elle consommait trop d'énergie fossile.
D'ailleurs, il a décidé avec ma mère que pour les vacances, nous n'irions plus en montagne faire du ski comme chaque hiver, pas plus que nous ne prendrons désormais l'avion pour aller à l'étranger en été. D'ailleurs, à ce sujet, si tu pouvais demander au fils de Caroline de Monaco de nous emmener sur son bateau de course zéro-carbone, ça nous rendrait service, car j'adorerais aller à New-York pour ce concert de rap qui va, paraît-il, déchirer. Il faudrait aussi qu'il puisse nous ramener. (Au fait, comment es-tu revenue des USA ? les médias ne nous le disent pas.)

Mes parents projettent plutôt, pour les prochaines vacances, de nous emmener tous, avec ma sœur, faire un trekking en Auvergne. Ils disent que, comme ils ne nous emmènent plus à l'école en voiture, polluante et consommatrice d'énergie fossile, et que, désormais, nous y allons à pied, nous avons un bel entraînement pour ce trekking familial.
Ils ont également confisqué ma trottinette électrique au motif que sa batterie n'est pas recyclable.

Mes parents se mêlent aussi de notre garde-robe. Ils ont décidé de ne plus nous acheter de vêtements et de chaussures de nos marques favorites, au prétexte qu'ils viennent de l'autre bout de la Terre et qu'ils sont fabriqués à bas coût (mais à forte marge pour ceux qui les commercialisent) par des enfants. Ils ne m'achètent plus désormais que des vêtements éco-responsables à base de laine et lin, de préférence de couleur écrue car les teintures sont de gros polluants. Finis les jeans et vêtements de sport hyper-moulants à base d'élasthanne parce que dérivé de pétrole, donc d'énergie fossile.

Notre mode d'alimentation a aussi changé. Mon père a comblé la piscine du jardin pour en faire un potager. Nous avons ainsi des légumes bio en circuit très court. J'ai mes heures d'entretien de ce potager, programmées certains soirs de semaine après l'école, ainsi que le week-end.
Et à la place de la pelouse, il a mis un poulailler. Ainsi nous avons des œufs frais tous les jours. Et nous sommes réveillés tous les matins à l'aube par le coq.
Evidemment, la nourriture industrielle est désormais bannie, et je dois faire ceinture pour le Coca et le Nutella.

N'ayant plus ni internet, ni de télé, ni de console de jeu, ni de smartphone pour correspondre avec mes potes le soir, nous occupons désormais nos soirées en famille, en jouant à des jeux de société dont, je suppose, mes arrières grands-parents étaient friands : petits chevaux, jeu de l'oie et autres joyeusetés. Ce n'est pas tout à fait passionnant, comme tu peux l'imaginer, mais en fait, ce n'est pas tous les soirs. Parce que les soirs où il n'y a pas de vent pour faire tourner les éoliennes et que les panneaux solaires ne sont plus en service du fait de l'obscurité, nous fermons les lumières et nous nous couchons tôt. Il est en effet hors de question que nous usions de l'énergie nucléaire, et encore moins l'énergie provenant de produits pétroliers.

Bref, comme tu le vois, ta conduite héroïque a profondément changé ma vie. J'ai évidemment bon espoir de voir sous peu, grâce à mes efforts, la température du globe baisser et le niveau de la mer cesser de monter (ce qui me sera, c'est vrai, difficile, puisque, habitant à plus de 500 Km des côtes et sans voiture, la mer risque de devenir pour moi plutôt une vue de l'esprit).

Comme tu t'en doutes, je te suis très reconnaissant d'être ainsi à l'origine de mon changement de vie. Et j'aimerais qu'un jour, tu viennes me voir, afin que je puisse t'exprimer, concrètement, cette reconnaissance. Surtout, viens seule, sans personne pour t'accompagner. Nous pourrons ainsi discuter tranquillement et en toute discrétion, et je te montrerai comment j'ai appris, en m'occupant du potager, à manier mes outils de jardin : fourche, bêche, faux et plantoir.

A très bientôt Greta, j'espère...



* Cette image n'a évidemment rien à voir avec le sujet de cet article. Mais comme Saucisson-Pinard a remarqué que désormais, il n'y a quasiment plus une pub ou un plateau télé sans la présence d'un ou d'une keffir, il a décidé de ne pas faire bande à part et souscrit donc ici à cette mode. D'où cette illustration. Sûr que les progressistes sauront gré à Saucisson-Pinard de participer ainsi, pour une fois, à la Propagande officielle de la France-qui-n'-a-jamais-été-exclusivement-blanche, et inéluctablement terre d'asile du monde africain, (que les Français de souche le veuillent ou pas, quoi, merde!).


samedi 12 octobre 2019

Chirac? Pet à son âme!



Art primitif. Politique primitif.
Ça y est ? C'est bon ? Vous avez bien pris votre dose médiatique de Chirac ?

Dose qui n'a rien d'homéopathique, mais bien plutôt méga-dose façon chimiothérapie. Le grand escogriffe est enfin enterré et tous ceux qui se sont crus investis du devoir de venir apporter leur petite pierre à l'édifice de sa statue de grand homme, ont trusté les plateaux télé et les studios de radio des jours durant, obligeamment invités par les merdias pour saturer les ondes à tous prix. Faut dire que le bougre a eu le bon goût de casser sa pipe au moment du grand incendie de l'usine rouennaise Lubrizol. La disparition opportune de ce pur apparatchik de la politique a permis à nos merdias d'éviter de trop s'appesantir sur cette catastrophe écologique.
Puisqu'on évoque l'écologie : Il est assez rigolo de constater les efforts que nos politiques et les merdias associés mettent en œuvre pour nous persuader que le CO2 produit par le Français est dangereux pour :
- le climat de la planète entière
- sa santé
- la survie des ours polaires
- celle des îliens tropicaux
- l'acidité des océans,
- les vins de Bordeaux...
et on en passe,
bref, nous convaincre que ce CO2 est un méchant polluant (!) dévastateur. Observons cependant que la quantité de CO2 produit par chaque Français représente en moyenne 1/66 000 000 e de la production française, qui elle-même représente moins de 1% de la production mondiale, laquelle production humaine mondiale de CO2 représente 5% du CO2 atmosphérique total, ce CO2 occupant 0,04% de l'atmosphère... (Saucisson-Pinard laisse au lecteur le soin de faire l'opération de sa contribution personnelle au CO2 atmosphérique...).
Et dans le même temps, notre gouvernement de clowns macronniens assure, la main sur le cœur, que les émanations de cet incendie de Lubrizol qui a dégagé des fumées noires gigantesques, riches de 5 300 tonnes de produits chimiques en tous genres, dont la dioxine et l'amiante, restent sans danger pour les Rouennais. L'aptitude de ce gouvernement de tocards à se moquer des Français et à les prendre pour des imbéciles finis est stratosphérique.

Bref, que Chirac soit rappelé dans un monde meilleur à ce moment-là, tombait plutôt bien pour nos « élites » politico-médiatiques, un brin gênées s'il leur fallait trop s'étendre dans la communication quant aux implications de cette tragédie rouennaise sur la santé des habitants.

En conséquence, vous avez été gavés jusqu'à l'écoeurement, d'émissions, de reportages, d'interviews, de débats, pour vous faire comprendre à quel point le gars avait été formidable, tellement sympathique, qu'il avait aimé tant la France et les Français, qu'il savait taper sur le cul des vaches, user de la truculence dans ses expressions et autres fariboles complètement dépourvues d'intérêt.

Saucisson-Pinard a attendu que le dernier laurier soit jeté sur le cercueil du défunt, pour, à son tour, - y a pas de raison- y balancer son brin de végétal. Mais plutôt qu'un laurier, Saucisson-Pinard, pour se distinguer, a choisi ici du cynorhodon. Le cynorhodon est aussi appelé gratte-cul, et il donne le fameux poil à gratter; ce qui semble à Saucisson-Pinard bien plus approprié comme offrande que les lauriers. Car enfin, si la carrière de Chirac a été longue, indiscutablement trop longue, quelles sont, finalement, ses réalisations ?

Sa carrière est avant tout marquée du sceau de la trahison. Il a d'abord trahi Chaban-Delmas pour Giscard. Il a ensuite trahi Giscard pour Mitterrand, ce qui a valu au pays un double septennat catastrophique. La mise au pouvoir du Miteux, après la première dérive sociale-démocrate imprimée par Giscard, qui devait inéluctablement conduire au socialisme, fut un formidable coup d'accélérateur au déclin de la France, avec la dilapidation du bas de laine de l'Etat et, en corrélation directe, la création d'une dette qui n'en finira pas de faire des petits pour devenir abyssale trente huit ans plus tard.
A noter que c'est avec le gouvernement du premier ministre Chirac sous la présidence de Giscard, que se décida le fameux regroupement familial concédé aux immigrés, mesure cataclysmique dont nous ne finirons de payer les conséquences qu'avec la submersion définitive des Français de souche par le pire du tiers-monde mondial, à savoir le désespérant tiers-monde africain mâtiné de la pire des plaies idéologiques, l'islam.

A part ça, que peut-on retenir du passage de Chirac dans la gestion des affaires de la France ? Rien. Il a laissé prospérer le chômage, a dégoupillé la grenade du financement impossible des retraites en ne faisant rien pour modifier ce régime qui, basé sur le principe que les actifs paient la retraite des anciens, finira par nous exploser à la figure. Il suffisait de jeter un œil, dès les années soixante-dix, sur la pyramide des âges pour comprendre qu'une fois que les baby-boomers auraient atteint l'âge de la retraite, ce système ne serait plus viable. Si gouverner, c'est anticiper, il est clair que Chirac n'a rien gouverné.
Au mieux, il a enrichi la novlangue en faisant la promotion de l' « art premier », sans empêcher évidemment que cet « art » reste ce qu'il est vraiment : primitif.
Cet opportuniste s'est conduit avec le Pouvoir comme un chien fou se comporte avec une voiture en marche : il lui a couru derrière toute sa vie, mais une fois qu'il l'a rattrapé, il n'a pas su quoi en faire.

Il n'a pas su quoi en faire pour la simple et bonne raison que cet individu n'avait aucune conviction, aucune foi en quoique ce soit, aucun idéal. Il s'est dit thatchérien lors du règne de Thatcher, reaganien lors de la réussite de Reagan au bureau ovale de Washington, après s'être dit social-démocrate sous Giscard. En fait, il était tout bonnement chiraquien, c'est-à-dire qu'il naviguait la truffe en l'air pour tenter de sentir où allait tourner le vent. Mais comme disait Gustave Thibon, être dans le vent, c'est une ambition de feuille morte. Chirac fut une feuille morte de la politique. Malheureusement, du coup, la France a le destin d'une feuille morte.

C'est d'ailleurs probablement cette carence de foi et de conviction vraie qui lui a dicté qu'il valait mieux ne pas affronter Le Pen en débat télévisé après le premier tour de l'élection présidentielle de 2002, comme le veut pourtant une tradition bien ancrée pour les deux candidats restés en lice pour le second tour.
Et tant pis si, à cette occasion, il a démontré qu'en plus de n'être guidé par rien d'autre que sa soif de pouvoir personnel, il n'était qu'un pleutre faisant peu de cas du débat démocratique. Devant la rhétorique d'un Le Pen à la conviction taillée dans la roche dont on fait des menhirs, Chirac aurait, de toute évidence, explosé en vol. Le destin de la France aurait-il changé si Chirac n'avait pas fait la démonstration de sa lâcheté à cette occasion ? Ce n'est même pas sûr... Les Français n'en avaient sans doute pas encore assez bavé à cette époque, pour prendre conscience de l'influence sioniste sur l'opinion.

Toujours est-il que les Français allaient mieux sous Pompidou que sous Giscard, mieux sous Giscard que sous le Miteux, et si ils allaient mieux durant le second septennat de ce dernier, c'était en fait simplement mieux que sous Chirac. Bref, pour paraphraser Coluche, les Français vivent chaque jour bien mieux, bien mieux qu'ils ne vivront le lendemain, et cela depuis quarante ans.

Comble de la persécution, les Français sont en plus conviés à porter le deuil quand un des responsables de leur déchéance, de leur appauvrissement et de la disparition de leur identité civilisationnelle, passe l'arme à gauche. Pour seule consolation, devant les écrans de télévision qui diffusent cet enchaînement d'éloges panégyriques imposés, ils en sont réduits à penser « pet à son âme ! »

Tout cela donne l'envie à Saucisson-Pinard, par association d'idée sans doute, de relire un roman de Boris Vian : « J'irai cracher sur vos tombes ».