Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

lundi 24 avril 2017

Lettre ouverte à l'électeur de Macron.




Cher Electeur de Macron,

Si tu as apprécié le quinquennat de Hollande Ouille, bravo, ton choix a été cohérent ce 23 avril et le sera aussi ce 7 mai.
Tu as aimé ce qu'a commis l'ex-maire de Tulle, tu vas adorer ce que va faire son ex-ministre de l'Economie. Saucisson-Pinard suppose que tu es un ministre ou un secrétaire d'état ou un autre dépendant direct du petit bouffi qui a fait office de président ces cinq dernières années, et tu as toutes les chances de retrouver un poste similaire avec le Macreux, donc tout va bien pour toi, c'est parfait, et ce courrier ne s'adresse pas vraiment à toi.

En revanche, si tu as, comme quelques soixante millions de Français, subi l'incroyable incompétence du Flanby, et que tu viens néanmoins de voter en faveur du petit caca mou qu'il nous laisse avant de partir, et que tu t'apprêtes à renouveler ce vote dans une quinzaine de jours, ce courrier t'est directement destiné.

Tu te trouves à l'évidence dans un des deux cas suivants :

Cas Numéro 1 : Tu es un cas médical de débilité profonde, et Saucisson-Pinard souhaite que tu bénéficies des meilleurs soins dans un centre approprié, tout en s'étonnant que le droit de vote puisse encore être exercé par des personnes n'ayant pas toute leur tête.

Cas Numéro 2 : Tu t'estimes sain d'esprit et penses avoir une intelligence au moins normale, voire même supérieure.
Saucisson-Pinard te propose alors de répondre à ce petit quizz, en biffant le OUI ou le NON en fonction de ton opinion :

- Tu trouves normal qu'un candidat qui n'a jamais eu le moindre mandat électif et dont tu ignorais jusqu'à l'existence il y a trois ans, soit aujourd'hui aux portes de la Présidence. OUI- NON.

- Tu trouves normal qu'un tel candidat bénéficie, eu égard à son manque d'expérience et d'antériorité sur la scène politique, d'un soutien médiatique aussi ahurissant, comme on n'en a jamais connu dans l'histoire récente de la République. OUI- NON.

- Tu trouves normal que ce candidat parvienne à financer du jour au lendemain, sans l'appui d'aucun parti politique, les frais d'une campagne électorale qui ne passe pas d'ailleurs pour avoir été menée à l'économie. OUI- NON.

- Tu trouves sympathique qu'un candidat dise : « Etre élu est un cursus d'un autre temps » . OUI- NON.

- Tu trouves sain qu'un candidat proclame : « le programme électoral d'un candidat, on s'en fout, ce qui prime, c'est sa vision d'avenir». OUI-NON.

- Tu estimes qu'un candidat qui affirme que la culture française, ça n'existe pas, et que l'art français, il ne l'a jamais vu, est sain d'esprit. OUI- NON.

- Un candidat qui promet de créer un axe de circulation privilégié entre l'Afrique et la France (il précise bien ce sens, pas le sens contraire, tu auras peut-être remarqué), ça te rassure tout à fait. OUI-NON.

- Un candidat qui, après les attentats de Paris de Novembre 2015, celui du Bataclan, celui du 14 juillet de Nice, attend le lendemain de l'attentat qui a visé un policier sur les Champs-Elysées pour déclarer, énervé,  au journaliste qui l'interroge: « Non, je n'ai pas pondu un plan de lutte anti-terroriste dans la nuit ! », ça te met à l'aise. OUI- NON.

- Un type qui se fait 3 millions d'euros à la banque Rothschild et déclare trois ans plus tard un patrimoine de 200 000 euros seulement: C'est normal et rassurant. OUI- NON.

Fais le total de tes OUI. Si tu as une majorité de OUI, Saucisson-Pinard a le regret de t'annoncer que... comment le dire sans être trop désagréable..., tu manques un tantinet de discernement ! Son conseil est de regarder un peu moins BFM TV, France Télévision et consorts et de mettre le temps ainsi gagné à réfléchir un peu plus par toi-même en te posant de bonnes questions.

Ensuite, majorité de OUI ou pas, Saucisson-Pinard te propose de poursuivre ce petit quizz, toujours en biffant les OUI ou les NON en fonction de ce qui te paraît être au plus près de ton opinion:

- Il ne te vient pas à l'esprit que si Macreux bénéficie d'un tel soutien médiatique, c'est que ces médias appartiennent à des forces financières dont tu n'imagines même pas le pouvoir. OUI- NON.

- Tu ne penses pas que ces forces financières mettent le soutien des médias qu'ils possèdent, au service de Macreux de façon intéressée. OUI- NON.

- Tu n'imagines pas un instant que son passage à la banque Rothschild a un rapport quelconque avec la facilité avec laquelle il a financé sa campagne. OUI- NON.

- Tu n'en déduis donc pas que s'il devait devenir Président de la République, il aurait quelques ascenseurs à renvoyer à ceux qui l'ont lancé, financé, et soutenu. OUI- NON.

- Tu ne penses pas que ces ascenseurs renvoyés seront dans l'unique intérêt de ceux qui en bénéficieront, c'est-à-dire complètement à tes dépens de citoyen-contribuable lambda. OUI- NON.

- Ça ne te perturbe pas que certains de ces manipulateurs du candidat Macreux soient fiscalement domiciliés dans des paradis fiscaux (Suisse, Luxembourg, Guernesey...) et qu'ils seront peu concernés par les hausses d'impôts que tu te verras appliqué pendant son quinquennat. OUI -NON.

- Tu ne te poses pas de questions sur l'intérêt soudain qu'ont les ténors du PS pour la candidature Macreux, ténors qui ont participé, soutenu et défendu les actions du Hollande Ouille dont tu voulais te débarrasser. OUI- NON.

- Tu ne crois pas que ces soutiens spontanés vont demander – et obtenir- en échange, les postes qu'ils ont eu ou auraient pu avoir, dans le gouvernement de Hollande Ouille. OUI- NON.

- Tu n'envisages pas que les vagues d'immigration que Macreux va encourager auront un impact direct sur ton emploi, ta sécurité au quotidien, ton cadre de vie et tes prélèvements sociaux et impôts. OUI- NON.
- Tu ne peux pas imaginer que la mondialisation pour laquelle Macreux milite ouvertement (et qui va dans l'intérêt direct des financiers dont le monde entier est justement le terrain de jeu) va continuer à mettre ton emploi en France en péril. OUI- NON.

- Tu ne crois pas que la différence entre ce qu'a gagné Macreux et ce qu'il déclare au fisc puisse être de la fraude fiscale à la Cahuzac. OUI- NON.
- Tu ne penses pas que l'Union Européenne dont Macreux est le soutien affirmé, va continuer à déposséder la France de ses pouvoirs de décisions (et donc des tiens) au profit d'une Caste de non-élus entièrement dévoués au service des forces financières citées plus haut. OUI- NON.

Fais le total de tes NON.
Si tu en as une majorité, Saucisson-Pinard a le regret de t'annoncer que tu ne fais hélas pas partie du Cas N° 2 décrit plus haut, mais bel et bien du Cas N° 1.

Et Saucisson-Pinard te renouvelle ses vœux de bon soins.









jeudi 20 avril 2017

Drôle de campagne, ou campagne drôle?


A trois jours du premier tour de cette présidentielle 2017, l'heure est venue d'en faire l'analyse. Saucisson-Pinard ne va pas se risquer à trancher sur la question de savoir si elle a été violente ou pas. En prenant un peu de distance et en versant dans le positivisme à tout crin, il préfère regarder le côté comique et parfois dérisoire de cette campagne présidentielle de premier tour.

Le profil de certains candidats par exemple, est une source infaillible de bonne humeur.

Considérons la Arthaud de Lutte Ouvrière par exemple, une sorte d'Arlette Laguiller qui aurait soudain trouvé l'élixir de jeunesse avant de revenir sur une scène médiatique toujours très bienveillante à son égard. Enfin, jeunesse physique seulement, car pour les idées, elle sent plutôt la naphtaline, la Arthaud. Arlette avait déjà un demi-siècle de retard à son époque. Le curseur temporel de la Arthaud est malheureusement resté bloqué, c'est un siècle de retard qu'elle a aujourd'hui la pauvre chérie. Penser qu'elle enseigne l'Economie en école publique à d'innocentes victimes laisse entrevoir le naufrage de l'Education Nationale.

Poutou est le préféré de Saucisson-Pinard parmi les guignols de cette campagne. Un gars qui vient en tee-shirt vous dire qu'il veut désarmer la police pour éviter les bavures policières, est un irrésistible pince-sans-rire. Si ce gus avait été élu en 2012, le muzz qui a exercé sa religion de paix d'amour et de tolérance au volant de son camion sur la Promenade des Anglais de Nice ce 14 juillet dernier, serait encore en train de rouler...

Lassale est un cas. Son programme gagnerait énormément à être lu... s'il en avait un. Parce qu'à être écouté dans sa version originale, les sous-titres en français seraient indispensables. Ce qui pourrait nuire à son impact sur le vulgum pecus friand de VF.

Macreux est une caricature à la Mel Brooks à lui tout seul. S'il est inévitable qu'un politicien énonce quelques âneries sur l'ensemble de sa longue carrière, Macreux en a épuisé tout son quota autorisé sur seulement trois mois de campagne électorale. Et a probablement empiété sur le quota d'un autre. Ses meetings sont des sketches de galimatias énarques. Il brasse l'air chaud comme personne. Parler pour ne rien dire est chez lui une seconde nature.
Et il dévoile parfois son rôle de marionnette du Système avec une naïveté confondante. L'autre jour, en plein discours, il énonce une phrase parfaitement incompréhensible, s'interrompt, et dit benoîtement : «  je dois dire que je ne comprends pas moi-même ce qu'ils m'ont écrit là ». « Ils !». Extraordinaire, non ? Evidement, si on songe qu'un guignol pareil a pour prétention d'être Président de la République, ça fait plutôt frémir. C'est d'une certaine façon un effet secondaire du quinquennat de Hollande Ouille. Avoir assisté à l'élection et à l'exercice suprême pendant cinq longues et pénibles années d'un tel tocard, laisse n'importe quel crétin penser qu'il a ses chances pour occuper le poste. Nous avons aujourd'hui dépassé le stade de la simple médiocratie pour entrer dans l'ère de la nullocratie. Le film « Idiocracy », que Saucisson-Pinard vous recommande, prend des allures d'oeuvre prémonitoire.

Fillon s'est trouvé en butte avec un incroyable acharnement judiciairo-médiatique qui fait tout et n'importe quoi pour empêcher son élection. Sans doute n'avait-il jamais imaginé le pouvoir de nuisance que peut déployer une Caste au pouvoir qui se sent menacée. D'une certaine façon, il avait été jusque là plutôt du côté du marteau que de l'enclume. Depuis quelques mois maintenant, Fillon connaît ce qu'ont enduré – et endurent encore- les personnalités du FN. A certains égards, c'est plutôt comique. Sans doute, cet ostracisme systématique n'avait jamais perturbé ses convictions démocratiques et républicaines tant qu'il n'en était pas la victime.
Il n'est même pas sûr qu'il en retienne la leçon. Si, comme le croit Saucisson-Pinard, il se trouve au second tour face à Le Pen, on verra vite s'il recourt aux arguments éculés dont les médias accablent le FN depuis des décennies, ou s'il préfère la vraie confrontation d'idées.

Autant le dire tout net, Hamon fait presque pitié. Oui, on peut avoir pitié de quelqu'un tout en réprimant une violente envie d'éclater de rire à ses dépens. Regardez donc le candidat officiel du PS : il a cru avoir fait le plus dur en gagnant cette primaire. Il a cru que promettre un revenu à tous, sans aucune contrepartie de travail, allait être la martingale d'une élection parfaite. Et aujourd'hui il constate que les ténors de son parti le snobent et quittent le navire en perdition pour trouver refuge de façon quasiment désespérée dans les couches du gamin Macreux. Il est même boudé par les médias tous entichés de la nouvelle création de la Caste cosmopolitismo-oligarcho-maçonnique. Il en est réduit à racler les fonds électoraux des quartiers de racaille immigrée et islamique. Il doit prendre, s'il a une once de lucidité, la mesure de sa très médiocre petite personne, et c'est pour ça qu'il a la compassion de Saucisson-Pinard.

Gardons Méchancon pour la bonne bouche. Le stalinien français qui pousse la ressemblance avec le dictateur bolchévique jusqu'à porter la même veste et en imiter la gestuelle, a un talent d'orateur incontestable. Il est normal que nombre d'auditeurs frustrés et naïfs soient subjugués par le personnage ; notamment parmi les plus jeunes qui n'ont pas baigné dans l'époque où on assistait aux désastres sociaux et économiques engendrés par le communisme aux quatre coins de la planète ronde (comme disait l'autre).
Pourtant, le fait que Méchancon se déclare fan de Chavez et de son successeur Maduro devrait interpeller ceux qui s'apprêtent à voter pour lui. Mener à la ruine un pays comme le Vénézuela qui regorge de richesses pétrolières, il n'y a que le communisme qui en est capable. Se réclamer au vingt-et-unième siècle des dictateurs responsables de cet incroyable gâchis est proprement hallucinant.
D'ailleurs, le Méchancon sent bien qu'il a fait là une confidence de trop. La lui rappeler est à même de le mettre de très méchante humeur comme peut en témoigner le Bourdin de RMC.
Du reste, il est assez rigolo de voir l'homme qui s'autoproclame chantre de la paix internationale, façon monde de Oui-Oui et Bisounours réunis, être complètement incapable de se maîtriser face à un contradicteur. Il passe très vite à l'invective, voire à l'insulte, quand ce n'est pas carrément aux menaces physiques. S'il ne sait pas encaisser la contradiction à titre personnel, qu'en serait-il si, à Dieu ne plaise, il se trouve investi Chef des Armées et s'estime provoqué sur la scène diplomatique ?
D'une façon générale, le moins qu'on puisse dire, c'est que l'individu n'est pas perturbé par ses incohérences. Au niveau économique, il est capable d'affirmer péremptoirement qu'il financera son programme par le recours à l'emprunt – la France est déjà engagée à près de 98% de son PIB, alors pourquoi se gêner...? - et finir son propos en précisant que cette dette, de toutes manières, ne sera jamais remboursée. A ce compte-là, on imagine bien que les créanciers vont se bousculer pour financer ses délires économiques...

Que restera-t-il dans l'Histoire, de cette campagne électorale ? A part une source inépuisable d'idées pour des films burlesques, on ne voit pas trop. Et quand on songe que ces onze candidats sont, malgré tout, passés par un filtre, le filtre de parrainages officiels, cela en dit long sur la pitoyable pauvreté de notre réservoir de personnel politique.
Et ça, Saucisson-Pinard vous l'accorde, même en positivant à mort, c'est beaucoup moins drôle !

jeudi 13 avril 2017

Les Présidentielles: une partie d'échec.



L'élection présidentielle est une partie d'échec. Elle se joue entre un joueur Mondialiste-maçonnique et un joueur Patriote.
Si on se mettait dans la tête du joueur Mondialiste-maçonnique - appelons-le, au hasard, Soros - voilà ce qu'on entendrait :


« Bon, ma position est à protéger à tous prix. Je dis bien : à tous prix. L'enjeu est énorme. Si je perds cette partie, je pourrais en perdre d'autres dans toute l'Europe, comme une colonne de dominos qui s'effondre...

Ma reine Hollande Ouille est en mauvaise posture. Le mieux est que je la retire du jeu. Mais que mettre à la place ? Voyons, voyons... Ah oui, je sais, j'ai un pion Hamon sous la main. Allez, je le pousse.

Putain, qu'il est lourd, celui-là ! Pas moyen d'avancer. Il pédale dans le semoule. Vite, une solution ! Ah, j'ai trouvé...Je mets à la place... tiens, un pion que j'ai déjà utilisé. Assez pour être reconnu, mais pas trop pour paraître neuf : il fera l'affaire. En plus, il est assez creux pour ratisser large. C'est mon pion Macreux. Il est bien, ce pion-là. Je l'aime bien.
Bon, je mets mes pions Médias en soutien. Voilà, il avance bien.

Quelques autres pions Médias encerclent la Reine patriote Le Pen pour l'immobiliser. En fait, je n'ai même pas à y toucher, ils ont toujours été dans cette position. Bon, ça, c'est fait.

Merde, que vois-je ? voilà la Tour Fillon qui avance dangereusement ! Mais elle pourrait me mettre échec et mat, celle-là !
Vite, mon pion Justice en position pour lui barrer la route. Voilà. Avec mes pions Médias en soutien du pion Justice, (et inversement) elle n'a plus aucune chance.
Mais que se passe-t-il ? La Tour Fillon avance quand même ! Et le Reine Le Pen se maintient aussi ! Merde, et re-merde !

Bon, calmons-nous. Je sors le pion Sondages Biaisés. C'est sûr, que je vais bien les biaiser, ceux qui vont croire leur verdict ! (Ah ah ah, la situation est grave, mais faut bien rire un peu, non ?).
Voilà, ça va aider mes pions Médias à solidifier leur positions.

Mais... Mais qu'est-ce que tous ces pions PS qui viennent en soutien du pion Macreux ! Mais qu'est-ce qu'ils font, ces cons ? Mais ça va se voir, qu'il est du même camp, si tous ces crétins affichent ainsi leur soutien ! Comme si on leur demandait quelque chose ! Mais qu'ils la ferment, bon sang de bois ! Et voilà que mon pion Hollande Ouille s'y met aussi, maintenant ! Quelle bande de cons ! Pouvaient pas la mettre en veilleuse, non ? Et attendre la fin de la partie pour se ramener ?
On ne peut vraiment compter sur personne, décidément !

Hum, c'est pas gagné. On dirait en plus que le pion Macreux arrête de faire illusion. Se pourrait-il qu'il soit creux au point que ça se voit trop ? C'est vrai que quand c'est trop creux, il y a un effet écho qui ne passe pas inaperçu... Dans la course à l'illusion, un sprinter plus qu'un coureur de fond, ce pion Macreux...

Réfléchissons. Il me faut un plan B.
Et si j'envoyais sur la scène un deuxième leurre ? Oui, c'est ça, ce que je vais faire. Allez, zou, je lance mon pion Méchancon. Vouaaaalà.

Bon, même stratégie, quelques pions Sondages Biaisés en appui, plus quelques pions Médias derrière, que je retire du pion Macreux. Ils seront plus utiles là, désormais.
C'est bon, j'occupe le terrain. Ça va mieux. On ne voit plus que mon pion Méchancon partout, maintenant.
Tout va bien. Enfin,...jusque là...

Encore une très grosse semaine à tenir. Si mon pion Méchancon pouvait arrêter d'en faire trop, dans le style stalinien, ça irait mieux. Ferait mieux de la jouer « je rase gratis, et je vous aime tous » plutôt que « Debout camarades et sus au grand capital » à la Arthaud ou Poutou. Bon, ces deux pions-là, je les garde de côté. Pour l'instant ils sont distrayants et font rire, c'est déjà ça ! Mais si la partie se termine mal pour moi, je pourrais toujours m'en servir.
D'ailleurs, tiens, je vais faire un essai, juste pour voir: allez, j'envoie un pion NPA foutre le feu au pion Le Pen. C'est bon, c'est juste un galop d'essai, mais ça semble fonctionner, ça ne fait aucune vague. C'est prometteur, si par malheur, je finissais par perdre la partie...

Putain, il faut vraiment sortir l'artillerie lourde aujourd'hui, pour maintenir ses positions. J'ai déjà perdu au Royaume-Uni et aux USA, si je commence à perdre aussi en Europe, qu'est-ce que je vais devenir ?
Bon, re-concentrons-nous... »

jeudi 6 avril 2017

Le CSA, police de la pensée.




Vous l'ignoriez peut-être, mais la France a sa Police de la Pensée ; de la pensée progressiste, bien sûr. Elle s'appelle « Conscience Supérieure et Adventiste » (du rayonnement de la Pensée Universaliste et Cosmique), et son acronyme est CSA.

Oubliez Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, il n'est plus de mise aujourd'hui. D'ailleurs, la fiche Wikipedia mérite une sérieuse mise à jour. On y lit en effet que le CSA est une autorité administrative indépendante. Pour ce qui est de l'Autorité, effectivement, la mission est remplie, le machin est autoritaire, personne n'en doute.
En revanche, pour ce qui est de l'indépendance, il y a de quoi piquer une franche rigolade. Tout le monde sait que la nomination de la tête de l'Ernotte à celle du service public audiovisuel a été directement téléguidée du locataire (en phase d'expulsion) de l'Elysée. Ernotte avait milité pour l'élection de Hollande Ouille, comme elle milite ouvertement aujourd'hui en faveur de celle du Macreux.
Donc si à l'évocation de l'indépendance du CSA, vous n'avez pas encore ri, tenez-vous bien, le CSA en a encore sous le pied pour vous dérider.

Toujours dans Wikipédia, on y lit également que les missions du CSA sont, entre autres, de garantir le pluralisme, en particulier en période électorale. Et là on pense aussitôt au traitement des sujets Fillon et Le Pen par les services info de France 2 et consorts et on est plié de rire. Saucisson-pinard vous avait prévenu.
Et si on s'égare quelques minutes sur la chaîne d'info continue de Drahi, BFMacron, on a des spasmes.

Le CSA tel que vous l'imaginiez était aussi censé oeuvrer pour « la protection des mineurs » devant les écrans. Mais apparemment, l'omniprésence d'enfants dans les spots publicitaires à des fins de manipulation des tout-jeunes consommateurs en devenir - et celle des adultes aussi d'ailleurs- ne dérange pas plus que ça, cette entité de surveillance « administrative et indépendante ».
Elle n'est pas davantage perturbée par la diffusion d'images de violences et d'immoralité à toutes heures, qui gavent nos chères têtes de moins en moins blondes à longueur de journée.

Le CSA était aussi, jadis, chargé de défendre la langue et la culture française. Car figurez-vous, à l'époque où le CSA avait été conçu, il estimait qu'il existait une culture française. Il avait tort bien évidemment, puisque Macreux nous l'affirme aujourd'hui, il n'y a pas de culture française. Donc rien à défendre de ce côté là. La Conscience Supérieure et Adventiste (du rayonnement de la Pensée etc etc...) qui laisse nos écrans envahis de jeux importés, la plupart du temps de pays anglo-saxons, l'a bien entériné. Pas de culture française. On n'a pas à défendre quelque chose qui n'existe pas. Combien de fois faut-il vous le répéter ?

Ces mêmes jeux qui conservent leur appellation d'origine, comme « The Wall », pour le plus récent d'entre eux, alors que la traduction ne semble pas, a priori, être vraiment insurmontable, sont aussi l'illustration du fait que le CSA d'aujourd'hui n'a rien à talquer de la défense de la langue française. Le sur-emploi de formules, expressions, et mots anglais dans les spots publicitaires que cultive le snobisme anglo-saxon de nos « créatifs » d'agences de pub, témoigne bien aussi de la complète indifférence du CSA envers la défense de la langue française.
En réalité, la langue française serait plutôt un obstacle à l'avènement du rayonnement de la Pensée Universaliste et Cosmique etc etc... que prône la Conscience Supérieure et Adventiste d'aujourd'hui.

Le CSA n'est pas non plus concerné par la triche manifeste de chaînes comme M6 sur les quotas de pub autorisés. C'est ainsi que cette chaîne (et elle n'est pas la seule) entrelarde ses temps de pubs de messages auto-promotionnels et d'annonces d'émissions, ce qui fait qu'au lieu d'avoir des coupures pub de 10 minutes maximum autorisées, il se passe près d'une demi-heure entre deux programmes télévisuels. Mais ça, le CSA s'en bat les paupières avec une pelle à gâteau.
Il a mieux à faire.

Vous êtes donc priés d'oublier l'indépendance de feu le CSA ancienne mouture, ainsi que ses missions de gardien du pluralisme politique, de protection des mineurs, de défense de la langue et culture françaises.

Et bienvenue à la Police de la Pensée ; cette police qui intervient quand un Jean-Pierre Pernaut s'égare à glisser, dans son journal de 13H, son étonnement à constater qu'on fait beaucoup pour accueillir des migrants alors que nos SDF sont toujours plus nombreux à chercher en vain un abri au cœur de l'hiver.
« Attention, Monsieur Pernaut, vous êtes sur une pente savonneuse... On ne vous sanctionne pas cette fois-ci, mais c'est un premier et dernier avertissement, tenez-le vous pour dit » fut grosso modo l'admonestation dirigée en l'encontre de l'insolent journaliste par le CSA saisi par quelques éminences politiquement correctes.

Le CSA en action.

Aujourd'hui, le CSA Police de la Pensée nouvelle mouture se prononce sur les clips vidéo de nos politiques à l'occasion de la Présidentielle.
Et là, tenez-vous bien, c'est du lourd : le CSA y interdit le drapeau national et l'hymne de la Marseillaise.
Ben quoi, vous ne riez plus ? C'est parce que vous n'avez pas bien compris la mission de la Conscience Supérieure et Adventiste du rayonnement de la Pensée Universaliste et Cosmique. En effet, la justification de cette décision est la suivante : la présentation de drapeaux bleu blanc rouge et la Marseillaise entraîneraient (sic) « un nationalisme délirant ». Fallait oser la sortir celle-là, le CSA l'a fait.

On élit donc celui qui dirigera le pays et le représentera aux yeux du monde, mais recourir dans le cadre de cette élection aux symboles les plus forts de ce pays est proscrit. C'est un peu comme si à l'élection du pape, les évêques étaient priés de ne pas arborer de croix ou autres signes ostentatoires de religion en raison d'un risque de « religiosité délirante ».
On est décidément dans un pays formidable.

On remarquera que le CSA ne s'est pas prononcé sur l'utilisation de drapeaux de pays du Maghreb dans les clips politiques. Hamon et Macreux sont sans doute rassurés.

Si la décision du CSA vous choque, c'est que vous n'avez pas bien saisi que la notion même de nation va à l'encontre de l'idéologie au pouvoir. Le pays, c'est mal. L'Europe, c'est mieux, mais le but à atteindre, c'est l'universalisme.

Si le drapeau tricolore est interdit en campagne électorale, il ne restera plus, provisoirement, que toléré dans les tribunes de terrain de foot. Et encore ! A terme, il pourrait bien y être banni, car jugé vestige de relents nationalistes ringards et dangereux.

En fait, on ne va donc plus élire le Président de la France, mais juste formaliser la nomination d'un vague fonctionnaire préalablement choisi par une élite médiatico-judiciairo-financière. Ce fonctionnaire sera là pour donner une apparence humaine à un consortium réduit de décideurs, et pour entériner la politique pensée uniquement dans l'intérêt du dit-consortium.

C'est plus clair maintenant, le rôle du CSA ?

D'ailleurs, à terme, l'électeur ne semblant pas moufter devant l'évolution des choses qu'imprime en loucedé depuis quarante ans ce consortium, il n'y a pas de raison pour que bientôt, on puisse se passer de ce cirque électoral. Cette nomination de fonctionnaire potiche se fera entre-soi. On laissera l'électeur vautré dans son canapé se gaver des ricanements crétins de quelques Ruquiers et des pitreries niveau CM1 d'Hanounas divers et variés.

Reste le 14 juillet. Cette date est aussi un vestige de nationalisme exacerbé que le CSA pourrait, - pourquoi pas, le niveau de léthargie du citoyen le permettant- bannir. Il devrait réduire la célébration de la fête nationale (« nationale », c'est déjà, en soi, un gros mot) à simplement trinquer, sans drapeau ni Marseillaise:
- « Allez, c'est le 14 juillet, je lève mon verre, et on passe à autre chose : y a « Touche pas à Mon Poste » ce soir à la télé. »
Et encore ! il pourrait bien être interdit de trinquer au champagne, boisson dont la connotation nationale est bien trop marquée.


Sérieusement, ne pensez-vous pas qu'il est très très largement temps de mettre un grand coup de karcher les 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin prochains dans cette insupportable dictature qu'est devenue la France ? L'interdiction de Marseillaise en période électorale, ça ne vous donne pas envie de crier "Aux armes, citoyens!"?

Et enfin, pour l'anecdote: saviez-vous que si le mandat de chaque membre du CSA est de 6 ans, il est payé pendant 7 ans? Il est donc officiellement en emploi fictif pendant un an... et pour un salaire annuel de 48 000 à 100 500 euros!!

jeudi 30 mars 2017

Les punitions de l'électeur socialaud.




On peut dire qu'ils sont gâtés, nos socialauds, pour cette presque fin de campagne présidentielle. « Presque fin », parce que au train où vont les choses, avec l'imagination de leurs leaders et celle des médias qui leur sont inféodés, ils ne sont pas à l'abri d'autres rebondissements abracadabrantesques d'ici le 7 mai.

Saucisson-Pinard a d'abord une pensée émue pour les électeurs. Plus précisément pour ceux d'entre eux qui se sont fendus de deux euros et se sont déplacés deux fois pour choisir leur candidat final à l'épreuve de la primaire dite de la gauche et écolos.
C'est vrai que leur première punition est de de se retrouver avec un pauvre tocard qui de toute évidence n'a ni la taille requise pour le costume présidentiel, bien trop grand pour lui, ni même l'étoffe de ce même costume.
A la décharge d'Hamon, il faut reconnaître qu'après avoir subi l'élection d'un ravi de la crèche comme Hollande Ouille, ça peut laisser de l'espoir au premier clampin venu. Mais quand même.

Leur seconde punition est aujourd'hui de constater que se retrouvent en tête, pour leurs camps respectifs, PS officiel et frondeurs, deux candidats qui ont préféré snober cette épreuve des primaires, à savoir le Macreux et le Méchancon.

La troisième punition est, comme annoncé dans l'article du 31 janvier dernier «(Sale) état des forces en présence » de ce blog, d'être contraint éventuellement de voter au deuxième tour, pour un ex-banquier de la banque Rothschild, candidat bénéficiant ouvertement du soutien des puissances de la Finance. Vous savez, cette Finance, « ennemi intime » du candidat Hollande Ouille en 2012... Et assister à ça, est pour Saucisson-Pinard, un régal qui se savoure comme un bonbon.

Cela étant, cette perspective reste hypothétique, car rien ne dit que le Macreux sera au second tour. D'ailleurs, Saucisson-Pinard va se risquer, une fois n'est pas coutume, à émettre un pronostic. Celui d'un second tour opposant Fillon à Le Pen, Macreux n'étant que troisième, de peu, au premier tour, en dépit de sondages manipulateurs. Rendez-vous au 24 avril au matin...

Saucisson-Pinard se base sur divers indices qui lui font faire ce pari risqué. On constate d'abord que plus l'échéance approche, plus les médias officiels deviennent nerveux. Et plus ils sont nerveux, moins ils sont précautionneux dans la façon dont ils soutiennent leur candidat.
En bref, ils ne cherchent même plus à sauver des apparences d'impartialité. Les BFMacron, France 2 et consorts tombent dans une outrance sans limite. Evidemment, la contrepartie à cette frénésie macronique est qu'elle ne peut plus échapper au lecteur et au téléspectateur, qui finit par deviner qu' « on » est en train de les mener en bateau.
A cet égard, le journal du soir de M6 le samedi 25 mars dernier est exemplaire.
Un reportage couvrait le déplacement de Macreux à l'Ile de la Réunion, un autre traitait du déplacement dans une usine de province de Fillon. Selon le journaleux de M6 envoyé à La Réunion, Macreux était formidablement accueilli dans une liesse populaire et bon enfant. Selon l'autre, Fillon était accueilli par un concert de casseroles mené par des opposants à sa venue.
Mais on apprend le lendemain par d'autres sources, hors médias officiels, bien sûr, que la salle du meeting de Macreux était à moitié vide, qu'aucun applaudissement n'interrompait l'orateur, et pire, que nombre de spectateurs désertaient le meeting en plein discours. On apprenait aussi que les opposants à Fillon, amateurs de batterie de cuisine, n'étaient qu'une quinzaine de gauchistes, filmés au plus près pour donner une impression de masse, et que la salle dans laquelle Fillon s'exprimait après sa visite d'usine était remplie de sympathisants enthousiastes.

De plus, cette omniprésence du Macreux dans les médias, le conduit à s'exprimer devant un auditoire de plus en plus vaste. Et à chaque fois qu'il ouvre la bouche, il donne au Français une nouvelle occasion de constater sa vacuité, son vide sidéral et sa propension aux discours abscons. Bref, le Français découvre peu à peu que le candidat qu'on lui avait présenté il y a quelques mois comme un surdoué trans-partis, en rupture avec le Système, est en réalité complètement flou-à-lier et le pur représentant de ce même Système.

A être ainsi trop souvent invité à s'exprimer sur les ondes, avec toute la spontanéité et l'improvisation que l'exercice suppose, Macreux affiche aussi son ignorance encyclopédique. Après avoir désigné la Guyane comme étant une île, Macreux situe Villeurbanne dans la région lilloise. Visiblement, la géographie n'est pas son fort.
Puis, dans une de ses sorties lyriques dont il a le secret, il affirme : « Pour voter la loi de 1905 (sur la laïcité), il a fallu des hommes et des femmes de gauche et de droite... » Manque de chance, en 1905, les femmes n'ayant pas le droit de vote, elles ne sont pour rien dans le principe de la laïcité. 
Après sa sortie sur la colonisation qualifiée de crime contre l'humanité, on constate que l'Histoire n'est pas son truc non plus. Vous diriez qu'on n'attend pas d'un président de la république d'être un candidat à « Question pour un Champion ». Certes, mais sans même souhaiter qu'il ait un minimum de culture générale (ah c'est vrai ! Macreux prétend qu'il n'y a pas de culture française... Peut-être parlait-il de son cas personnel finalement...), quand on se permet de traiter les Bretons d'illettrés, il y a des bévues qu'il vaut mieux éviter.
Finalement, plutôt que d'épouser la Trogneux, sa professeure de Français, il aurait mieux fait de choisir son professeur d'Histoire-Géo. Avec un peu de chance, ça aurait été un homme, et cela aurait été tout bénéfice pour Macreux...


La quatrième punition de l'électeur socialaud est le bras d'honneur que vient de lui adresser le petit Caudillo, en faisant fi de sa signature d'engagement à soutenir le gagnant de la primaire et en déclarant voter pour le Macreux.
Il faut le comprendre aussi, le Petit Caudillo. Il sent bien que son avenir avec Hamon est mal engagé. Et il ne sait rien faire d'autre que « petit caudillo » : il n'a pas de métier. Et « petit caudillo », quand on n'est pas dans un ministère, ça ne sert pas à grand chose.
Et comme il n'est pas loin de penser comme Saucisson-Pinard quant à l'issue de premier tour, il n'hésite pas à parer à toute éventualité et se dit prêt à « travailler » avec Fillon, déclaration faite le jour même où il annonce voter pour son opposant direct. Ce n'est ni le manque de culot ni l'honneur qui l'étouffent, le Petit Caudillo. Et ce grand couillon de Fillon de répondre qu'il est prêt à collaborer avec toutes les bonnes volontés !
Donc pour se résumer, Fillon est prêt à travailler avec Valls qui est supposé soutenir Hamon qui en appelle à un rassemblement avec Mélanchon qui est soutenu par les communistes.
Il semblerait donc bien que la véritable alternance à la politique désastreuse de Hollande Ouille et sa clique de bras cassés ne soit pas forcément assurée avec Fillon...

Saucisson-Pinard comprend donc le désarroi de l'électeur socialaud et compatit. Il lui propose une légère modification de l'emblème du PS : 

mardi 21 mars 2017

Micro-trottoir d'après Grand Débat des présidentielles.







Saucisson-Pinard, après le premier « Grand Débat » présidentiel à comité restreint, diffusé sur TF1, a cédé à la mode médiatique consistant à interviewer des quidams dans la rue, la seule justification pour laquelle on demande leur avis, étant d'être là, sous la main, disponible pour un journaliste trop paresseux pour aller chercher un avis qualifié, forcément plus rare : c'est ce qu'on appelle un micro-trottoir.


L'expression dit bien ce qu'elle veut dire : on interviewe un bout de bitume pour lui demander son avis personnel sur tel ou tel sujet. Et avec le micro-trottoir, on atteint souvent des sommets de platitudes, comme disait l'autre qui n'avait pas peur des oxymores.
Un exemple : il fait beau, il y a du soleil, ce qui est plutôt normal, vu qu'on est le 20 juillet, et un journaleux « envoyé spécial » à Brévin les Pins, tend son micro à Madame Edmée Méadécendre, en maillot de bain sur son transat:
- « Alors, ça fait du bien d'être en vacances, sur la plage, par un beau soleil comme ça ? ».
- Réponse : « Oh oui, c'est super, c'est grave bien, parce qu'il fait chaud et c'est bon d'être en vacances pour se reposer sur le sable ! ».
Parfait, elle est dans la boîte, on peut rentrer à Paris. Journal de 20 heures, 2 millions de téléspectateurs...


Bref, Saucisson-Pinard s'est lancé à son tour, dans cet exercice de haute volée qu'est le micro-trottoir, à la fin de l'émission Le Grand Débat.

La première vedette croisée est Monsieur Alonzo Bistro, retraité de la RATP (Rentre Avec Tes Pieds) et abonné au gaz.
SP : « Qu'avez-vous pensé des recommandations de Benoît Hamon pour l'écologie ? »
A. Bistro: « Ben, il a vachement raison, il faut absolument combattre ceux qui foutent le bordel dans les doctrines. »
SP : « Excusez-moi ??? »
A.Bistro: « Ben oui, ceux qui perturbent les doctrines ! »
SP : « Vous voulez sans doute dire les « perturbateurs »... »
A.Bistro: « Ouais, c'est ça, les perturbateurs, là... »
SP : « Vous évoquez bien les perturbateurs endocriniens ? »
A.Bistro: « C'est ça, les perturbateurs endoc... enfin comme vous dites, là... »
SP : « Vous savez ce que sont les perturbateurs endocriniens ? »
A.Bistro: « Ben...pas exactement, mais ça m'a l'air d'être une belle saloperie, ça. Hamon, il a raison de s'en méfier. J'crois bien que j'vais voter pour lui pour ça... »

Madame Debby Goudi, enseignante, s'avance.
SP : « Madame, qu'avez-vous appris de la politique étrangère vue par M. Mélenchon ? »
D. Goudi: « Ben, avec Mélenchon, le monde serait moins épouvantable parce qu'il veut supprimer la guerre. Et ça, c'est formidable. C'est d'ailleurs curieux que personne n'y ait pensé avant lui depuis des millénaires. Parce que si on avait supprimé les guerres, ben y aurait davantage de paix... »
SP : « Merci Madame, pour votre analyse très fine... »

Andy Capédubulb, avec son copain Jonathan Essimpaciente, sont deux ados, casquette à l'envers et skate-board sous le bras.
SP : « Ça vous dit le droit de vote à 16 ans, proposé par Mélenchon? »
Andy: « Ouais, c'est d'la crème. A 16 ans, on est suffisamment mature, j'veux dire, on est assez au courant de ce qui se passe pour voter, j'veux dire, et c'est pas normal qu'on peuille pas donner notre avis, j'veux dire... »
SP : « Et vous Jonathan, l'abaissement de la responsabilité pénale à 16 ans demandé par Fillon et rejeté par Mélenchon, pour ou contre ? »
Jonathan : « Ben, contre, évidemment. A 16 ans, on est jeune, et on n'sait pas forcément bien ce qu'on fait... C'est les adultes qui sont plusse responsables que nous... »

Madame Duziel approche avec ses quatre filles, Betty, Baba, Noëlle, Candy et Sandra.
SP : « Que pensez-vous des mesures concrètes que prendrait Macron s'il était élu, contre le terrorisme ? »
Mme Duziel : « J'ai pas tout compris, mais en tous cas, il a l'air d'être contre le terrorisme, et ça c'est bien. »
Betty : « Moi j'ai compris qu'il ferait « une politique de responsabilités », et je trouve ça très courageux de sa part. »
Noëlle : « Même qu'il a dit qu'il prendrait des « décisions d'indépendance, dans le cadre de l'Europe ». On est donc très rassurées. »

Finalement, Saucisson-Pinard a arrêté là son expérience de micro-trottoir. C'est aussi ch... à faire qu'à écouter...

******

Au tribunal...

- « Ji vous assu'e, missié le p'ésident, ji pas pu fai'e le camb'iolage là dis don', ci lundi soi'. Ji ai un alibi. »

- « Vous avez un alibi, Monsieur Traoré? »

- « Oui, missié li p'ésident. »

- « Et où étiez-vous donc, ce lundi soir, Monsieur Traoré? »

- « Ji étais dans mon salon et ji 'iga'dais la tilivision... »

- « Ah oui ? et que regardiez-vous à la télévision ce lundi soir ? »

- « Ji 'iga'dais le G'and Débat de la p'ésidentielle sur TF1, missié li P'ésident. »

- « Ah oui ? Eh bien on va vérifier ça !
Résumez-moi donc le programme du candidat Emmanuel Macreux, pardon, Emmanuel Macron ! »

-  « …. !!! »

Et Traoré a été condamné. Salaud de juge !



mercredi 15 mars 2017

Est-ce que nos médias sont sérieux?


Les médias nous informent avec gourmandise et une satisfaction non feinte que le petit-fils de Chirac « roule » pour Macron. Formidable nouvelle, non ?
Bon, on ne sait pas trop qui est ce gugusse dont on ne connaissait même pas l'existence jusqu'à la parution de cette info, mais c'est rassurant de savoir qu'un mec qui porte le nom du grand opportuniste de la Ve soutient et votera Macron. Enfin, on suppose que c'est rassurant, n'est-ce pas, mesdames-messieurs des médias ?

Mais au fait, qu'est-ce qu'il fait dans la vie, à part d'être un petit-fils de son grand-père?
- Il travaille chez Christie's. Au service Marketing.
- Ah bon ? Il doit être bardé de diplômes comme les autres experts qui travaillent à ce niveau, alors !
- Euh... non. Mais son grand-père lui a transmis « l'Amour de l'Art », en l'emmenant souvent visiter les galeries du Musée Branly...
- Ah d'accord. Bon, en fait, il a surtout branlé à Branly et il a plus hérité du nom de famille de son grand-père que décroché des diplômes en rapport avec son poste. C'est un peu un pistonné, non ? Non, beaucoup ? Ah, d'accord ! 
Et c'est important qu'un pistonné accorde son soutien et son vote à Macron ?
- …
- C'est ce qu'il me semblait !
Et l'infirmière qui change les couches du grand-père, comment vote-t-elle ? Qui soutient-elle ? On aimerait savoir...


Fillon a dit : « non, je ne me désiste pas, je reste dans la course de la présidentielle et je vous emmerde ! ».  Enfin... à peu près ça.
Du coup, les rats qui avaient quitté prématurément le navire qu'ils pensaient en perdition, ré-embarquent dare-dare ; pas même gênés aux entournures, la course à la gamelle leur retirant toute fierté, tout sens de l'honneur. A moins bien sûr, qu'ils n'aient jamais été dotés ni de l'une, ni de l'autre...
Bien entendu, les UDI, dont l'absence d'engagement fort est quasiment inscrite dans les gènes, avaient été les plus rapides à se défiler aux premières bourrasques médiatico-judiciaires. Ils reviennent la queue entre les jambes lécher les bottes du candidat sarthois, lequel, grand couillon, leur promet en récompense de leur retour d'enfants prodigues, 96 circonscriptions.
Mais qui se soucierait aujourd'hui de l'absence de candidat centriste dans des circonscriptions en France ?

Et puis il y a le cas Fenech. Après avoir tenté de faire ré-entrer Ali Juppépé par la fenêtre et ensuite, faute d'y parvenir, d'imposer Baroin en remplacement de Fillon, toujours en vain, son avenir immédiat semble plutôt compromis. S'il comptait sur un poste de ministre de la Justice que son passé de magistrat et de responsable d'un syndicat indépendant de magistrats aurait pu lui faire espérer, il doit bien sentir que c'est mal parti. Eh oui, ça sent le Fenech...! Pourtant, si sa mémoire peut remonter jusqu'à son histoire personnelle de 2001, il doit savoir mieux que personne ce que c'est d'être mis en examen pour recel de biens sociaux... Il doit aussi pouvoir se souvenir que parfois, un mis en examen est relaxé...


Malgré cette résistance du candidat Fillon, les médias acquis à la cause macronique - c'est-à-dire … les médias -  ne désespèrent pas. Leur attention est toute entière tournée vers la Haute-Couture. Enfin, la Haute-Couture qui concerne les costumes du candidat Fillon ; des costumes qui lui auraient été offerts par un ami. Il s'agit quand même de près de 50 000 euros d'argent privé, imaginez-vous, braves gens !
Alors vous pourriez penser que nos médias sont obnubilés par l'argent qui gravite autour des candidats à la Présidentielle, n'est-ce-pas ?
Vous auriez tort. 
Regardez : les 380 000 euros d'argent public dilapidés à La Vegas par le candidat-en-devenir Macron pour inviter des VIP susceptibles de le soutenir, alors qu'il émargeait encore comme ministre des Finances, n'intéressent absolument pas nos médias télé. 
Pas plus que les trois millions d'euros qui ont mystérieusement disparu du patrimoine de l'ex-banquier de la banque Rothschild au moment où ce dernier est devenu haut-fonctionnaire. Vous voyez bien que nos médias ne sont pas obsédés par l'argent des candidats. C'est juste un intérêt pour la Haute Couture, on vous dit...

D'ailleurs cette affaire d'argent public évaporé sous le soleil de Las Vegas n'interpelle pas non plus le Parquet National Financier. On l'avait pourtant connu plus réactif, quand juste au lendemain d'un article paru dans le Canard Enchaîné, il avait diligenté, toute affaire cessante, une enquête en priorité absolue. Aujourd'hui, probablement fatigué de l'effort, ce Parquet (création opportune du père Dodu de l'Elysée) estime qu'il est urgent d'attendre de plus amples informations pour enquêter...

Bref, les 'épubliques bananiè'es af'icaines ont encore à apprendre de leur ex-colonisateur français, pour ce qui est des manœuvres politiciennes de basse besogne destinées à conserver le pouvoir en place.

Il n'y a pas qu'au niveau politique que la tiers-mondisation de la France est évidente. On apprend que l'espingouine Anne la Dingo, mairesse de Paris, se voit contrainte d'entreprendre une vaste campagne de dératisation de la capitale. Paris serait en effet envahie par les rats.
Elle n'est pas belle, la vie socialiste ? Confiez la « plus belle ville du monde » aux socialistes et ils vous rendent moins de vingt ans plus tard une ville du tiers-monde envahie de rats, de coupe-jarrets et de crève-la-faim. Et on s'abstiendra d'évoquer le résurgence de maladies qu'on pensait oubliées et réservées aux bas-fonds de Calcutta...

Au Vénézuela, pays pourtant doté d'importants gisements de pétrole, quelques années de régime communiste ont suffi pour voir une partie de sa population contrainte de fouiller dans les poubelles pour s'alimenter. Continuons de voter pour des Delanoë et des Hidalgo, et l'avenir de Paris est tout tracé, avec Caracas en illustration. Et prenez le camarade Méchancon pour président, et c'est Cuba qu'on aura au bout du quinquennat, les cigares en moins. (car Fumer tue, etc etc...). Et franchement, Cuba sans les cigares, c'est quand même pas de bol...


Les infos télé nous distillent quasiment chaque jour une petite piqûre de rappel anti-Trump, histoire de s'assurer que le téléspectateur-pékin moyen n'oublie pas que le Président américain est un « bad guy ». Un vilain pas beau.
Rappelez-vous quand c'était le gentil Obama, tellement beau, tellement noir, tellement beau et tellement gentil et tellement noir, qui occupait le bureau ovale, on avait droit à notre petite dose quotidienne de "regardez-comme-il-est-beau-quand-il-danse-et-comme-il-est-charmant-quand-il-chante-et-comme-il-est-gentil-quand-il-embrasse-les-pititzenfants-et-tout-ça".
Aujourd'hui, c'est une petite dose de "regardez-cette-conseillère-de-Trump-qui-ose-mettre-les-pieds-sur-le-canapé-du-bureau-ovale", avec une petite dose de "regardez-y-a-un-ministre-du-logement-de-Trump-(qui-est-noir-mais-bon!)-qui-a-quand-même-dit-que-les-esclaves-noirs-étaient-des-immigrés-et-tout-ça".

En revanche, ça intéresse beaucoup moins nos journaleux de savoir que dès le premier mois de présidence, les USA de Trump ont connu une diminution du déficit de 12 milliards de dollars, alors qu'Obama avait creusé ce déficit de 200 milliards sur la même période en début de mandat. Et donc, ça ne doit pas intéresser le téléspectateur-pékin moyen.

Pas plus que ça ne doit l'intéresser d'apprendre que 235 000 emplois ont été créés, rien que sur le mois de Février aux Etats-Unis.
On ne lui dira donc pas.
Ah si ! UN l'a dit ; le correspondant de BFMacron aux USA a tweeté : « Trump fanfaronne : 235 000 créations d'emplois pour son 1er mois, le taux de chômage qui baisse à 4,7% ». C'est sûr qu'on aurait aimé que Hollande Ouille trouve l'occasion de « fanfaronner » sur des performances en créations d'emploi en France... Malheureusement pour les Français, il n'y a jamais eu matière à "fanfaronner" en quoi que ce soit depuis 5 ans.

Bref, ce n'est pas avec nos journaleux de la télé qu'on apprendra que la Bourse à Wall Street enregistre des hausses record depuis que Trump officie à la Maison Blanche, ou que le taux de confiance des consommateurs américains n'a jamais été aussi haut depuis ces 11 dernières années.


Une chose qu'on ne peut pas reprocher aux progressistes bien-pensants, c'est de chercher à tous prix à nous faire rire. Le gouvernement de Hollande Ouille lance une campagne publicitaire télé, aux frais du contribuable- aux vôtres donc- pour nous vendre de la République et sa devise « Liberté, Egalité, Fraternité » ; des fois qu'on n'ait bien pas compris la signification de ces trois mots inscrits au fronton de nos mairies. Que voulez-vous, il est un peu con, aussi, le téléspectateur. Faut tout lui apprendre...
Ainsi, dans ce spot de pub, le personnage de BD Titeuf nous enseigne que la Liberté permet au citoyen de notre belle République tolérante, de dire ce qu'il veut, même de prétendre s'il en a envie, que la Tour Eiffel est un alien... C'est beau, la Liberté de parole, non ? Et dans les minutes qui suivent ce passionnant message publicitaire, le Journal de 20 heures nous apprend la condamnation par la Justice de Le Pen pour avoir publiquement dit que les camps de concentration nazis sont un détail de l'Histoire... Amusant, non ?

Un dernier exemple, pour la route, sur la façon dont nos médias composent avec l'exigeant impératif de l'équilibre dans le traitement de l'information sur les différents candidats à la présidentielle.
Nous le savons, il y a deux favoris pour cette élection : Fillon et Macron. On ne va quand même pas citer Marine Le Pen, il ne faut pas charrier non plus.

Donc on en restera à Fillon et Macron. Tel est le choix de Challenges, par exemple, qui choisit cette couverture :

Un gosse de 5 ans saurait, instinctivement, à la vue de cette photo, dire qui est le gentil et qui est le méchant. Et on peut estimer que si à 5 ans il le sait, l'électeur en âge de voter le devinera aussi, non ?

Et si Challenges appartient au Groupe Perdriel, dirigé par Claude Perdriel, co-actionnaire de l'Obs avec son copain Bergé soutien de Macron, c'est juste juste une coïncidence, bien évidemment !