Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

samedi 17 août 2019

Médias et Propagande.



Arrestation d'un délinquant par la Police Montée texane. Pas de chance, le délinquant est noir.




Les efforts entrepris par les merdias pour triturer l'information afin qu'elle réponde aux exigences de la Propagande sont proprement hallucinants.

Voici quelques titres glanés récemment, au hasard.

BFMTV : « Un adolescent séquestré et torturé au chalumeau dans une cité sensible de Marseille. »
Espérons que le gamin fût moins sensible que sa cité...
Saucisson-Pinard est toujours amusé par certaines expressions de la novlangue, que les merdias ont adoptées au point de ne même plus savoir utiliser celles qu'elles remplacent.
« Sensible ». A quoi un quartier peut-il bien être sensible ? Sensible à l'honnêteté, à la sécurité, à la citoyenneté, bref à la vie normale, un peu comme une personne peut être sensible au lactose, au gluten quand elle ne les digère pas, peut-être ?
Avouons que l'appellation « quartier sensible » est bien plus rassurante que « quartier criminel », que « quartier de la pègre », que « quartier coupe-gorge », que « bas-fond de racaille », ou encore que « quartier de gueux », n'est-ce-pas ? On n'a pas la même image en tête quand on évoque une personne sensible et une personne criminelle... C'est la magie de la novlangue progressiste.

Ce quartier de Marseille où s'est opéré ce probable règlement de compte (la victime, « connue défavorablement des services de police » selon l'euphémisme consacré, en clair, un multirécidiviste, malgré son jeune âge, a été impliqué dans des trafics de drogue) a donc une sensibilité à fleur de peau. Il prend facilement la mouche si on lui parle en haussant le ton. Sa susceptibilité est celle d'un coeur-tendre. Il en viendrait vite aux larmes (aux armes?) si on s'adressait à lui trop durement. Ça doit être ça, l'origine du mot « sensible » pour qualifier un quartier à risque...

Le site leparisien.fr titre: « Un jeune noir tué lors d'un contrôle : la police du Colorado publie les vidéos du drame. »
Il doit y avoir de par le vaste monde, quantité de gars qui se font descendre par la police pour avoir tenté de lui résister. Mais Le Parisien relève l'opportun cas du keffir, tué lors d'un banal contrôle auquel il a tenté de se soustraire. L'individu concerné est noir, et c'est déjà pour cette raison, intéressant, du point de vue du pisse-copie du Parisien, mais, circonstance aggravante, cela se passe aux USA, le pays de Trump le honni.
Il est curieux que ce genre de fait divers, s'il se passe en Afrique du Sud par exemple, n'est jamais rapporté, alors que le pays est en proie à une délinquance généralisée, voire même institutionnalisée, puisque les massacres de fermiers blancs y sont récurrents sans jamais soulever aucune indignation internationale. Le temps de l'apartheid est terminé, et le temps de la bonne conscience et de la préoccupation occidentale de ce qui se passait dans ce pays, aussi.

Pour en revenir à ce fait divers dont leparisien.fr fait des gorges chaudes, il faut préciser que ce contrôle s'effectuait dans le cadre d'une enquête sur une vague de cambriolages. Le keffir en question se fait interpeller, mais au moment où il va se faire fouiller, il prend la fuite. Probablement parce qu'il est très « sensible » aux chatouillements... Malgré plusieurs sommations, il continue de courir. Le flic tire. Le fuyard s'effondre et décède un peu plus tard. A lire l'article du Parisien, on comprend que le flic aurait dû attendre que le suspect se retourne, sorte un flingue de sa poche, vise le flic, tire, … et le rate. Et là, éventuellement, le flic aurait été en droit de … de faire une ultime sommation, avant de sévir. Si l'avocat de la famille du voyou manque d'idée, il pourra toujours recourir à l'article du site du Parisien.
Le Parisien aurait-il révélé ce fait divers si la victime (encore que le mot victime en l'occurrence soit lui-même à la limite de l'approximation rhétorique) avait été blanche de peau ? On peut en douter. Quand il s'agit d'exacerber les tensions raciales, les merdias bien-pensants au garde-à-vous avancent d'un pas et crient « présents ! ».

Le Huffington Post (comme la plupart des merdias mainstream, d'ailleurs) a adopté une attitude éditoriale un peu similaire il y a quelques jours au sujet d'un keffir arrêté par deux policiers (blancs, évidemment, sinon, quel aurait été l'intérêt de raconter l'histoire?) de la police montée. Comment font deux policiers à cheval pour emmener un suspect au poste, alors qu'ils n'ont évidemment pas de véhicule ? Ils lui mettent des menottes et l'attachent à une corde pour l'accompagner, au pas, au poste le plus proche. L'histoire n'aurait pas fait une ligne, nulle part, si le suspect avait été aussi blanc que les policiers, mais, heureusement pour le pisse-copie de l'Huffington Post (du Monde et des autres), l'image du keffir traîné par deux Blancs pouvait rappeler les heures les plus sombres etc etc...
Selon le journalope en question, il eût été décent que les policiers appelassent une voiture de police pour venir chercher le prisonnier. Trois employés de la police au minimum donc (à supposer que le conducteur du véhicule de police puisse conduire et surveiller l'accusé en même temps, ce qui semble peu prudent...) pour l'arrestation d'un seul individu, ou comment faire peu de cas de la dépense publique pour ménager la susceptibilité d'une population qui se sur-représente systématiquement dans les statistiques de la criminalité... Et pourquoi pas, tant qu'à faire, commander un taxi, aux frais du contribuable ? Emmener un Noir, en toute humiliation, avec les menottes au poignet à l'arrière d'une voiture de police ne serait-il pas déjà faire preuve d'une discrimination raciste ? On y vient, on y vient...

Le Huffington Post (encore lui) titre : « Trump choque en assistant à un mariage après les fusillades d'El Paso et de Dayton. »
En effet, selon ce merdia, la vie doit s'arrêter pour le président des Etats-Unis, après des événements tragiques comme ces tueries au Texas et dans l'Ohio. Ce président aurait sans doute dû décommander tous ses engagements, revêtir une robe de bure, s'autoflageller sur la place du Capitole et ne plus se nourrir que d'eau et de pain sec pour marquer son affliction.
Enfin, juste parce que ce président se trouve être Trump, évidemment. Car sous l'ère du showman Obama, les merdias, toujours en pâmoison devant son sourire à $3,95, se montraient bien plus compréhensifs.
Ils avaient fidèlement et avec émotion relaté les atermoiements présidentiels de rigueur: l'image du comédien présidentiel écrasant une larme lors d'une déclaration qui annonçait des « actions significatives » après la tuerie dans une école du Connecticut menée par un jeune malade mental en 2012, a fait le tour du monde. Tout aussi naïvement, le journal français La Dépêche annonçait à l'époque : « La tuerie du Connecticut n'est pas qu'une fusillade de plus. La déclaration d'Obama laisse entrevoir que cela pourrait peut-être changer. » Le nombre annuel de tueries de masse n'a en fait pas cessé de croître par la suite : 57 tueries de masse sous les mandats de Obama. Mais bon... Obama est afro-américain et de gauche, alors que Trump est de droite et blanc, et ça change tout dans la manière de présenter l'information.

Quand l'Huffington Post ne prend pas Trump comme tête de turc, il regarde du côté du Brésil. C'est nouveau, car le sort du Brésil sous l'ère de son président de gauche Lula, actuellement en prison pour corruption et blanchiment d'argent, ne passionnait pas ce merdia. Pourquoi ? La réponse est dans le propos : le président était de gauche. Pourri jusqu'à l'os, mais de gauche. Donc, il valait mieux regarder ailleurs.
Maintenant que Bolsonaro est à la tête du pays, il en va évidemment tout autrement. Ainsi donc, le Huffington Post titre récemment : « Bolsonaro déclare que les Brésiliens ne devraient faire caca que tous les deux jours pour limiter la pollution. » On imagine assez bien la scène : un journalope harcèle le président brésilien connu pour son climatoscepticisme, de questions plus saugrenues et provocatrices les unes que les autres, et quand arrive la question « que comptez-vous faire pour concilier croissance et préservation de l'environnement ? », Bolsonaro répond ironiquement pour marquer son agacement: faire caca un jour sur deux. Et notre pisse-copie de l'Huffington Post de reprendre en titre la déclaration au premier degré.
Bien entendu, il aurait pu prendre comme titre une autre déclaration de Bolsonaro, lors du même interview : « Quand on voit que la population mondiale augmente de plus de 70 millions chaque année, il faut une politique de planning familial. » Et cette déclaration, frappée au coin du bon sens, n'avait, elle, rien d'ironique. Elle aurait pu faire réfléchir tous les inquiets de la préservation de la planète qui ne raisonnent qu'en termes de restriction pour tous et qui oublient juste que son avenir est surtout menacé par l'explosion démographique de pays qui s'avèrent incapables de la contenir, alors qu'ils sont déjà dans l'impossibilité de nourrir leur population du moment. Elle aurait pu faire réfléchir, et donc, elle n'a pas été reprise en titre par le Huffington Post.

Faire réfléchir n'est pas le propos des merdias d'aujourd'hui. Faire avancer l'idiocratie en marche l'est. Il en va de l'avenir de l'oligarchie qui les possèdent.

vendredi 2 août 2019

Questions vagabondes de dessous de parasol...



A l'heure où les vacances sont propices aux farnientes qui permettent à l'esprit de vagabonder, et où néanmoins, on ne peut pas rester étanche à l'abrutissement médiatique sur des sujets récurrents comme par exemple le racisme, Saucisson-Pinard s'est posé un certain nombre de questions qu'il vous livre telles quelles, en vrac.

Reprenons la définition du mot racisme, telle que donnée par wikipédia : « Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat sans fondement scientifique de l'existence de races au sein de l'espèce humaine, considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d'autres. »

Arrêtons-nous sur la première assertion de cette définition : Il n'y aurait donc pas de fondement scientifique à l'existence de races humaines. C'est d'ailleurs ce que les leaders d'opinion bien-pensants se sont mis, tout à coup, à partir des années 80, à nous asséner : « Il n'y a pas de races humaines ».
Pourtant, quand on s'intéresse aux méthodes anthropologiques de la Médecine Légale, on apprend que la méthode classique macroscopique des os est la méthode de base qui permet de distinguer avec plus ou moins de précision l'âge, le sexe, la taille et... la race d'un cadavre !
L'examen de rien d'autre qu'un bout d'os permet donc de distinguer la race de son propriétaire décédé et décomposé, mais on nous assure néanmoins officiellement qu'il n'y aurait pas de fondement scientifique à l'existence de races... Curieux, non ?

Les races n'existent pas mais il y a des racistes qu'il faut combattre. Si on part du principe que les fantômes n'existent pas, pourquoi faudrait-il partir en guerre contre ceux qui y croient ? N'est-ce pas une perte de temps et d'énergie, comme, à l'instar de Don Quichotte, de se battre contre des moulins à vent ?
A l'inverse, n'est-il pas évident que les prêtres qui combattaient et condamnaient les sorcières au Moyen-âge, croyaient eux-mêmes à l'existence de la sorcellerie ? Sinon, ils ne se seraient pas donné un mal de chien à la combattre. Ce qui nous amène tout naturellement à estimer que ceux qui combattent le racisme sont les premiers à croire dur comme fer, mais in petto, à l'existence des races.

Prenons maintenant la seconde assertion de la définition communément admise du racisme : idéologie considérant que « certaines catégories de personnes sont supérieures à d'autres ». On observe au passage que le mot « catégorie » est en l'occurrence mal choisi, puisqu'on veut évoquer ici que l'idéologie en question ferait en réalité une hiérarchisation des races, et non pas de « catégorie de personnes », ce qui oblige du coup à bien utiliser le concept de race. Il n'est décidément pas facile de traiter d'un sujet dont on nie l'existence. Mais passons.

Mais alors, si les différences raciales « entre catégories de personnes » n'existent pas, pourquoi la carte mondiale de mesure de QI coïncide-t-elle étrangement avec celle de l'origine des civilisations ? Pourquoi y-a-t-il eu très tôt des civilisations avancées en Asie, en Europe, mais pas en Afrique ?

S'il n'y a pas de hiérarchisation des races, c'est qu'elles se valent toutes et sur tous les plans. Bon. Mais alors, pourquoi les Noirs trustent-ils les premières places dans les épreuves d'athlétisme ? Au foot ? Pourquoi les Asiatiques et les Blancs trustent-ils les Prix Nobel ? Pourquoi y a-t-il un abîme entre la sophistication d'une peinture de Rembrandt et une statuette africaine grossièrement taillée ? Pourquoi, à partir d'une même matière première comme l'ivoire, distingue-t-on au premier coup d'oeil, la finesse du travail d'un artiste asiatique de celui, fruste, d'un artiste africain ?

Pourquoi admet-on qu'on puisse éventuellement trouver un lévrier afghan plus intelligent qu'un berger allemand moyen ? Pourquoi ne s'étonne-t-on pas de trouver occasionnellement un berger allemand plus rapide qu'un greyhound, alors même qu'on organise plus de courses de lévriers que de courses de bergers allemands et qu'on trouve plus de bergers allemands dans la police que de lévriers afghans? Pourquoi en serait-il autrement dans l'espèce humaine ?

Pourquoi, afin d'assurer les mêmes droits et devoirs pour tous – ce qui est parfaitement légitime- se croit-on obligé de feindre d'ignorer les différences fondamentales qui existent entre les individus d'origines diverses?
Doit-on nier que des personnes sont par nature plus manuelles qu'intellectuelles (ou l'inverse) pour affirmer qu'un artisan a les mêmes droits juridiques et doit se soumettre aux mêmes devoirs qu'un académicien ? Non ! Alors pourquoi le fait-on quand il s'agit de races ? Pour autant, l'intellectuel a-t-il plus ou moins de mérite que l'artisan ? Question absconse. Nul n'est responsable de ses propensions naturelles innées, pas davantage de sa couleur de peau. Encore que, en ce qui le concerne, Saucisson-Pinard apprécie davantage d'avoir un bon plombier sous la main qu'un académicien à l'Académie, mais bon... c'est juste un point de vue qui lui est propre.

Il faut combattre, nous dit-on, toute discrimination en fonction des couleurs de peau, et cela semble effectivement partir d'un bon sentiment. Mais alors, pourquoi promouvoir en même temps la « discrimination positive » ? N'est-elle pas la plus flagrante des discriminations ? Et en quoi serait-elle justifiée si toutes les races sont supposées avoir les mêmes potentiels ? Et sur quoi pourrait-elle bien se baser si on nie l'existence même du concept de race ?

Aux Etats-Unis, les étudiants postulant à l'entrée d'Harvard ont un bonus de points s'ils sont d'origine congoïde, un bonus un peu moins favorable mais un bonus quand même, s'ils sont latinos, n'ont ni bonus ni malus s'ils sont caucasiens et sont pénalisés d'un malus s'ils sont asiatiques. Pourquoi une telle injustice si toutes les races sont égales, et a fortiori, si on récuse l'existence de races ? Et pourquoi les étudiants arabes militent-ils pour bénéficier d'un bonus alors qu'ils sont, pour l'instant, assimilés au régime neutre des caucasiens ?

Si vous êtes militant de SOS Racisme et devez subir une opération chirurgicale vitale et si vous vous voyez offrir le choix de vous la voir administrer par un praticien ayant obtenu son diplôme en bénéficiant d'un bonus ou par un Asiatique l'ayant obtenu malgré la pénalisation d'un malus, lequel des deux choisissez-vous, instinctivement ? Vous avez cinq secondes pour répondre...

Et si on accepte ce système de bonus/malus à l'examen d'entrée dans des grandes universités, ne conviendrait-il pas, aux Jeux Olympiques, de faire partir le coureur Blanc du 100 mètres avec quelques mètres d'avance sur son concurrent congoïde?

Dans un autre ordre d'idée, quand une porte-parole du gouvernement, congoïde d'origine et française de papier, sort une ânerie (et rendons-lui cette justice, ça lui arrive plus souvent qu'à son tour), il est interdit de le faire remarquer sans se faire taxer de racisme, (n'est-ce pas, Madame Morano?). Mais pourquoi Castaner ne bénéficie-t-il pas de ce privilège quand on relève son incompétence crasse? Pourquoi ne traite-t-on pas ses détracteurs de racistes anti-blanc ?

Le tabou de la critique d'une « élite » noire, ou même simplement basanée, devrait d'ailleurs donner des idées aux marionnettistes de la cause écolo-mondialiste (les Soros et Cie). Avoir promu comme égérie du « combat » contre le réchauffement climatique - égérie devant laquelle nos pitoyables parlementaires ont été tenus de se vautrer - une jeune (premier tabou) femme (second tabou) malade mentale (troisième tabou) en la personne de la petite Greta suédoise, est un choix presque parfait. Mais ces marionnettistes auraient pu faire encore mieux. Ils auraient fait carton plein si cette marionnette avait été de surcroît d'origine congoïde. Cela aurait été l'impunité parfaite à la critique, la carte Joker magistrale qui la rendait, et par voie de conséquence, sa cause également, parfaitement intouchable.

Voilà.
Ce sont là quelques réflexions et interrogations que s'est faites Saucisson-Pinard, à l'ombre d'un parasol, dans une douce torpeur, alors qu'il venait d'apprendre le scandale de l'été : lors d'une émission « un dîner presque parfait » de W9, un menu sur le thème de la zénitude a donné le prétexte à de joyeux participants de se brider les yeux avec les doigts et d'imiter un accent asiatique.
Evidemment, des téléspectateurs lobotomisés par le politiquement correct se sont précipités pour dénoncer cette innocente plaisanterie potache aussitôt qualifiée d'acte raciste.
Evidemment, la chaîne W9 s'est crue obligée de donner du crédit à ces tristes plaignants crétins en présentant ses plus plates excuses,
et tout aussi évidemment, nos merdias se sont répandus aussitôt à longueur de temps d'antenne et de lignes pour enfourcher le dada du racisme, ce marronnier médiatique qui permet de meubler les déserts de nouvelles pendant la période des vacances et surtout d'éviter d'aborder les problèmes sérieux.
Triste époque.

Si vous voulez quelques réponses aux questions candides exposées ici, pourquoi ne pas les rechercher auprès d'instances officielles comme par exemple, la LICRA (Lavage de l'Intellect et Culpabilisation par le Racisme et l'Antisémitisme), qui sauront, n'en doutons pas, vous les apporter, car, elles, elle ont le Savoir! Si elles ne l'avaient pas, elles ne seraient pas subventionnées par nos impôts, n'est-ce pas ?

samedi 13 juillet 2019

Affaire de Rugy: exemplaire!!



Et l'escroquerie, c'est qui?

L'affaire de Rugy est exemplaire. Mieux qu'exemplaire, une sorte de cas d'école, une caricature du régime politique actuel.

Résumons d'abord les faits. Le ministre Vert de Macreux, en charge précisément de l'écologie, (un défenseur de la Nature, donc par définition un brave type, non?...) se trouve sous les feux des projecteurs, accusé d'avoir, à l'époque où il était président de l'Assemblée Nationale, donné une dizaines de dîners fastueux, aux frais de la princesse, bien évidemment (c'est-à-dire aux vôtres).
Les invités ? Des lobbyistes, des copains, des coquins, des journalistes...
De plus il a bénéficié, malgré des revenus de l'ordre de 5 000 euros mensuels et outre un logement de fonction sur Paris, d'un logement social, en Loire-Atlantique.
On apprend aussi au passage, que dans notre beau pays matraqué par le fisc, un homme politique touchant ce niveau de revenus, peut se trouver, en toute légalité, sans qu'il y ait fraude, exonéré d'impôt sur le revenu, grâce à certaines dispositions propres à son « régime ». Ce fut le cas de de Rugy en 2015...

Rappelons pour mémoire, que Saucisson-Pinard a déjà eu l'occasion de présenter de Rugy dans son Musée de la Filouterie (voir article du 30 août 2018, « Visite du Musée Macronien de la Filouterie », 2e partie)

L'affaire est exemplaire, pour commencer, quant à la conduite des merdias sur cette affaire.
Remarquons que le scandale n'a pas été rendu public par un titre de la myriade de médias mainstream qui appartiennent aux seuls neuf oligarques, les marionnettistes de Macreux, mais par Médiapart. On en conclut donc que ces merdias ont consciencieusement regardé ailleurs, pour ne pas porter préjudice à un ministre de Macreux.
Evidemment, maintenant que l'affaire est portée à la connaissance du public, ces merdias se trouvent bien obligés de la traiter.
Et l'attitude de certains d'entre eux est ahurissante de mauvaise foi dans leur opération « il faut sauver le soldat de Rugy ».

Par exemple, nous avons Le Parisien (Bernard Arnaud, 5e fortune mondiale) qui offre complaisamment ses pages à de Rugy sous le titre : « affaires de Rugy : ce dont on l'accuse, comment il se défend point par point. » Pour l'analyse critique de la contre-argumentation bancale de la crapule écolo, le lecteur du Parisien repassera.

Nous avons Le Point (Arnaud Lagardère, 303e fortune de France) qui déplore cyniquement que « les scandales d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'ils étaient. »
Pour Le Point, les dérives de de Rugy sont de la roupie de sansonnet, et pour appuyer sa démonstration, il évoque ironiquement les affaires des costumes de luxe de Fillon, les souliers vernis de Aquino Morelle, les déplacements en jet privé de Joyandet, toutes affaires qui ont conduit les intéressés à une déchéance ou à une démission. Et Le Point de balayer d'un revers de main négligent les homards servis à la table de de Rugy. Le Point oublie juste que les costumes de Fillon, s'ils ont été éventuellement un outil de corruption – ce qui reste à démontrer- n'ont pas été payés par le contribuable, contrairement aux agapes de la table de de Rugy...

Et le raisonnement du merdia de Lagardère est grosso modo le suivant : il y a toujours eu des conduites crapuleuses dans la vie politique française, donc on ne va quand même pas en faire des tonnes au sujet des quelques dépenses somptuaires d'un ministre ex-président de l'Assemblée Nationale...
Pour faire encore bon poids, Le Point ouvre complaisamment ses colonnes à la nouvelle épouse de de Rugy : « Dîner, travaux... Séverine de Rugy ouvre les portes de son appartement... » Et voilà que Madame de Rugy (nouvelle du nom depuis 2017) nous expose que l'hôtel-particulier de fonction (Hôtel de Roquelaure) que les époux de Rugy occupent, a été refait par leur soins. Imaginez : «ce logement de fonction était vétuste ». Pour preuve, « il n'avait pas été repeint depuis 15 ans ! ». Pauvre ministre qu'on oblige à vivre dans un taudis. Moyennant quoi, sur les 63 000 euros qui ont été investis (par vous, cher contribuable), il y eut pour plus de 35 000 euros de peinture... Pour un peu, le bon peuple devrait éprouver de la gratitude à l'égard des de Rugy pour ainsi préserver le patrimoine national...

Les dîners ? Mais mon brave monsieur, jamais ô grand jamais ni elle ni son époux de ministre n'ont eu des exigences ou caprices particuliers. On lui envoyait par texto des menus et une sélection de bons vins, elle n'a fait que les accepter !
Pas d'exigence donc. Ah si ! Elle en reconnaît une : elle a insisté pour que les bouquets de fleurs soient plus champêtres, moins « mortuaires »... Ah la brave dame que voilà ! Des bouquets de fleurs champêtres, c'est le moins que l'épouse d'un ministre écolo puisse faire, non ?

Les invités ? Ils n'invitaient une fois par mois que des gens « qui avaient quelque chose à leur dire, à leur apprendre, à partager ». Cerise sur le gâteau de ces niaiseries pathétiques, elle ajoute : « nous voulions faire entrer la société et ses problèmes à notre domicile... !!! »
Le comble n'est même pas que ces propos qui se foutent de la gueule du peuple avec tant de mépris pour son intelligence, sortent de la bouche de l'épouse, avocate pour l'occasion, de de Rugy. Le vrai scandale réside dans la participation active du Point à cette tentative d'enfumage.

Parmi ces invités, justement, ces « invités-qui-avaient-quelque-chose-à-dire-à-leur-apprendre-à-partager » : Jean-Michel Apathie, le suppôt de tous les pouvoirs passés, et bien entendu du Pouvoir macroniste d'aujourd'hui ; Apathie, qui sévit encore tout récemment sur Europe 1 (Arnaud Lagardère, cité plus haut), après avoir été sur BFM (M comme Macron, bien sûr, Patrick Drahi propriétaire, 8e fortune française), et qui vient de changer d'écurie pour endosser la casaque de LCI (Martin Bouygues, 30e fortune française). Figurez-vous que Apathie n'accepte jamais, vous avez bien lu, JAMAIS, une invitation d'un politique, car, comprenez-vous, c'est éthiquement discutable pour un journaliste, et il ne voit pas quel intérêt professionnel il pourrait tirer à fréquenter l'intimité d'un politique.
Bon.
La seule invitation, la seule de seule, qu'il ait acceptée, c'est justement celle de de Rugy. Et paf, c'est justement l'un de ces repas somptuaires qui fait l'objet d'un scandale politique : avouez que c'est quand même pas de chance, non ? Faut dire que si Apathie a fait exception à la règle qu'il s'est imposée, en tant que grand professionnel intègre et indépendant (arrêtez de ricaner, vous, là au fond, c'est désobligeant, à force...), c'est parce que son épouse est copine avec Séverine, l'épouse de Rugy (et accessoirement journaliste à Gala...), et, bon, faut bien accompagner sa femme, parfois, dans ses obligations mondaines et patati patata...
Microcosme et entre-soi politico-médiatique parisien, bonjour !

Monsieur le greffier, veuillez prendre acte, pour la suite du procès, que Jean-Michel Apathie regrette aujourd'hui, sur les plateaux télé où il est obligeamment invité à s'expliquer, d'avoir accepter cette invitation chez les de Rugy. Il ne le fera plus, c'est promis.
C'est vrai que l'affaire commençant à sentir le roussi, il est grand temps pour le témoin Apathie d'ajouter à son statut de corrompu, celui de renégat.

Un appartement social à loyer modéré pour de Rugy, en dépit de ses revenus de Président de l'Assemblée Nationale et aujourd'hui de ministre d'Etat ? Mais rien d'anormal, nous assure Sud-Ouest (Famille Lemoine, propriétaire du plus gros groupe de Presse régionale en France, qui possède aussi le gratuit 20 Minutes...) : « Personne n'a triché, c'est la loi. »  titre le quotidien. Les conditions d'attribution à de Rugy de cet appartement à loyer modéré sont parfaitement légales, assure-t-il, avec force témoignages, certains provenant d'un cadre du Crédit Agricole qui préfère cependant rester anonyme...
Ainsi donc, il est normal qu'un appartement à loyer modéré échoit en priorité à un ministre, plutôt qu'à un quidam touchant un salaire modeste. Comprenez bien, cher citoyen-contribuable, monsieur de Rugy a besoin, depuis son divorce récent d'avec son ex-épouse, d'un appartement près de Nantes pour accueillir ses enfants afin d'assurer décemment sa garde alternée (un week-end sur deux?), alors que lui, obligation ministérielle oblige, demeure à Paris (dans son hôtel-particulier de fonction, bien sûr). Un logement social s'impose donc...

Un mot enfin sur la moralité de ce sinistre ministre. De Rugy vient de licencier brutalement par décret sa directrice de cabinet au ministère de la Transition Ecologique, Nicole Klein, préfète, suite à la révélation par Médiapart selon laquelle elle a bénéficié pendant douze ans d'un HLM sur Paris (un HLM, une fois de plus, au bénéfice d'un privilégié de la politique...), alors qu'elle n'habitait plus la capitale. De Rugy croit ainsi détourner l'attention publique en sacrifiant une second couteau coupable des mêmes turpitudes que lui. Bref, la grande classe...

Voilà la France d'aujourd'hui. Une caste de politiques profiteurs et corrompus jusqu'à l'os, protégée et défendue par une Presse servile, possédée par l'Oligarchie qui manipule ces mêmes politiques pour son seul intérêt. La boucle est bouclée.

Et demain, 14 juillet, tout le monde, manants compris, fêtera la prise de la Bastille, le renversement de la Monarchie qui opprimait le peuple, et l'avènement de la République qui allait rendre à ce dernier, sa liberté, son honneur et imposer la Justice avec un grand J...

Vive la République, vive la France !!


lundi 8 juillet 2019

Posidonies, haine et scaphandre écologique...



Rien de tel qu'un séjour en mer pour se ressourcer, loin des vicissitudes de la vie terrienne, pour couper le lien avec les merdias qui déversent sans discontinuer et servilement la propagande officielle.
Pas de radio, encore moins de télé, pas de journaux. Les rots et pets que les ministres émettent à tous propos en guise de déclarations publiques et que les merdias se hâtent de diffuser le plus sérieusement du monde, ne montent pas à bord. Comme dans une bienheureuse parenthèse, on est préservé des nouvelles les plus foutraques, protégé de l'annonce de décisions gouvernementales plus délirantes les unes que les autres.

A peine entend-on, par accident, au cours d'une courte escale, en déambulant dans une rue de village, un entrefilet radiophonique déversé d'une fenêtre, assurant que le psychopathe narcissique élyséen « connaît une fulgurante remontée dans les sondages », alors qu'on sait pertinemment qu'il ne peut plus faire une apparition publique, hors d'une cour triée sur le volet, sans se faire siffler et huer. Bien vite, l'escale achevée, on retourne à bord, et on reprend la mer, pour s'éloigner au plus vite de ce piteux théâtre mettant en scène la décadence désespérante du pays, avec dans les rôles principaux, politiques de bas étage, serviles journaleux, pitoyables guignols du show-business et autres « leaders d'opinion » portant bien haut l'étendard de leur médiocrité.

Une fois au large, on parvient à oublier, presque, que la Dictature En Marche étend chaque jour son emprise jusque dans les réseaux dits sociaux, comme Twitter, Facebook ou Mastodon, avec pour chiens de garde, des agents de délation comme Le Monde, prêts à montrer du doigt tout contrevenant au politiquement correct pour assurer la censure de son compte (voir article du 25 mai dernier: "Macreux, ce Grand Censeur de notre temps...").
La chasse à la « haine » est ouverte, et sert de prétexte à l'instauration d'une censure généralisée. Définition de la haine :
« La haine est une hostilité très profonde, une aversion et exécration intense envers quelque chose ou quelqu'un ». (Wikipedia).
La haine est donc un sentiment. Sur quelle justification un gouvernement peut-il interdire l'expression d'un sentiment ? D'ailleurs, par essence, un sentiment n'est pas maîtrisable. Alors comment ce gouvernement peut-il s'arroger le droit d'interdire un sentiment ? Et si c'est l'expression de ce sentiment qui est vraiment visée, il est alors évident que l'interdiction d'une expression n'est ni plus ni moins que la forme la plus élémentaire de la censure.
Est-ce que par hasard, ça ne serait pas « certaines » haines qui seraient visées ? Ce qui laisserait entendre que d'autres seraient permises ? Encore faudrait-il nous préciser lesquelles sont interdites, lesquelles sont tolérées ? L'hostilité, l'aversion ou l'exécration intense qu'on peut éprouver à l'égard des agissements de Macreux, des nuisances qui gravitent autour, et des oligarques qui le manipulent, pourraient-elles entrer dans le champ des interdits, pendant que la haine du nazi serait considérée hors champ ? Dénoncer la politique d'éradication du peuple juif par Hitler ne serait pas considéré comme l'expression d'une haine à l'égard du peuple allemand qui a élu le dictateur, mais dénoncer l'esclavagisme mené en Afrique par les Musulmans (ce qui a motivé par Twitter la suppression du compte de Saucisson-Pinard) serait une déclaration de haine répréhensible ? Il serait permis à l'européiste de haïr le nationaliste (comme l'a fait la sinistre tête de liste LREM aux Européennes, publiquement et en toute décontraction), mais il est interdit au nationaliste de haïr les européistes qui démontent la Nation que ses ancêtres ont patiemment érigée durant plus de vingt siècles ?
...
On disait donc, avant de partir dans cette digression sémantique, qu'au large, en mer, on parvient presque à oublier la dérive dictatoriale de Macreux qui s'accentue toujours un peu plus chaque jour...


Mais il suffit malheureusement parfois, de toucher terre, pour reprendre aussitôt conscience des conséquences de la dérive des politiques menées depuis maintenant quelques décennies.
Par exemple, on approche d'une zone de mouillage qu'un Pilote Côtier pourtant d'édition récente, vous annonce comme libre. Et on constate qu'une armada de bouées est en place, prête à accueillir tout plaisancier qui aurait velléité de s'ancrer sans demander quoi que ce soit à quiconque.
Un zodiac a tôt fait de vous accoster pour vous inviter à vous amarrer à l'une de ces bouées, moyennant finance bien entendu. Et la justification de ce racket, apprise par cœur par l'employé communal, est toujours la même : « pour la protection des posidonies, vous comprenez, l'ancre est formellement interdite ! ».
N'importe quel plaisancier avec un minimum d'expérience, vous assurera que les quelques posidonies qu'il peut remonter avec son ancre lors de l'appareillage, sont des posidonies mortes, de la même façon que lorsque vous passez votre râteau à gazon dans votre pelouse, vous ramassez des herbes mortes, pour le plus grand bénéfice des herbes vivantes. A moins évidemment qu'il ne s'agisse d'un très gros yacht avec une ancre d'un poids substantiel ET ayant subi de gros vents pouvant faire déraper la dite ancre sur quelques mètres avant qu'elle ne s'accroche pour de bon, les posidonies ne souffrent absolument pas de l'ancrage de quelques bateaux de taille modeste, durant les quelques quatre malheureuses semaines de l'année où les bateaux de plaisance se concentrent sur l'eau.

Mais les communes, contraintes par un appétit toujours plus vorace de revenus fiscaux, ont trouvé ce moyen à habillage écolo de taxer, à nouveau, le contribuable de passage. La loi littoral qui assure normalement à quiconque le libre accès à la mer, se trouve ainsi bafouée, avec la bienveillante complicité de l'Etat qui voit là un bon moyen d'oublier ses éventuels scrupules à baisser ses dotations aux communes, départements et régions.
Le contribuable plaisancier se verra donc contraint de s'acquitter d'une location qui équivaut, rapporté à une base mensuelle, à un loyer d'un deux-pièces de centre-ville de métropole. Tout ça pour avoir le même (in)confort qu'un ancrage qui ne lui coûterait rien, et éventuellement avec en prime, si le mouillage s'avère rouleur, l'inconvénient de venir régulièrement cogner la carène de son bateau contre la bouée, si la commune a négligé de lui proposer de s'amarrer, cul et tête, à deux bouées différentes au lieu d'une seule.

Quant aux posidonies qui bénéficient prétendument de toute l'attention des communes soucieuses d'écologie, elles se trouvent écrasées pendant toute la saison, voire toute l'année, sous les blocs de béton généreusement disséminées sur les fonds pour maintenir en place les dites bouées...

L'hypocrisie de ces mesures adoptées par de plus en plus de communes côtières, sous couvert de préoccupations écologiques, est d'autant plus évidente, que les posidonies prolifèrent partout et ne sont en aucune façon menacées de disparition. Les plaisanciers, quand ils ont le choix, préféreront de très loin, planter leur ancre sur un fond sableux qui la retiendra bien mieux, que sur un fond de posidonies. Or, les fonds sableux se font rares tant les posidonies prolifèrent.
Les cassandres écolos nous avaient déjà fait le coup de la sollicitude envers cette plante marine, il y a quelques années, lorsqu'une algue exotique, la Caulerpa taxifolia, s'était accidentellement échappée du Muséum Océanographique de Monaco. C'était terrible, la taxifolia allait se répandre comme la misère sur le pauvre monde, allait coloniser l'habitat naturel de la posidonie locale et provoquer sa disparition. Aujourd'hui, la taxifolia, pourtant facilement repérable par sa couleur fluo, est introuvable en Méditerranée du Nord, et la posidonie est omniprésente, merci pour elle.

Ces propos paraîtront sans doute bien anecdotiques au terrien étranger aux choses de la mer. Mais ils reflètent juste l'incommensurable escroquerie intellectuelle qui sévit partout et vise juste à réduire toujours un peu plus les espaces de liberté, à ponctionner toujours davantage le cochon de payant de contribuable sur la (mauvaise) foi de sentiments écologiques, lesquels sentiments écologiques sont exploités sur une culpabilité créée de toute pièce.

Et le naïf écolo de bazar, qui se prétend très proche de la Nature, mais s'injecte par ailleurs de l'encre dans la peau, sur l'autel de la mode du tatouage, se perce l'épiderme de clous métalliques, sur celui du piercing, milite occasionnellement pour le droit à l'avortement, et applaudit à tout rompre au changement chirurgical de sexe de tel ou tel déglingo, est, matraqué par la propagande oligarchique, convaincu que le CO2 est un polluant, et acquiesce complaisamment devant la prolifération de mesures imbéciles, pour la sacro-sainte et prétendue sauvegarde de plantes marines ou pour n'importe quel autre prétexte de protection de la Nature...

Bientôt, pourquoi pas, des zones touristiques en milieu naturel imposeront au visiteur le port d'un scaphandre à circuit fermé, avec bouteille d'oxygène et bouteille réceptacle de gaz carbonique, comme les équipements (« Oxygers ») des nageurs de combat-espions qui ne laissent pas échapper de bulles d'air pour plus de discrétion. L'atmosphère du lieu naturel sera ainsi préservé. Et ça permettra de vendre ou louer ces scaphandres à prix d'or, avec TVA à 20% à la clé, d'ériger des stations payantes de recharges en oxygène et de vidanges de gaz carbonique au bénéfice des communes qui imposeront le port de ce scaphandre.
Et les écolos-bobos trouveront ça génial...

Dieu que le retour à terre, en France macronienne, est dur... !

mardi 28 mai 2019

Adhésion au club.





Toc toc !

- Oui ? C'est à quel sujet ?
- Bonjour Monsieur,
- Bonjour, que puis-je pour vous ?
- Je viens vous proposer d'adhérer à notre club.
- Ah oui ? Et de quoi s'agit-il ?
- Ben, c'est un club super ! Et l'adhésion est quasiment donnée !
- De combien est-elle ?
- 20 milliards d'euros par an.
- Ah, quand même !
- Oui, mais en échange, vous recevez des avantages !
- Ah bien, vous m'avez fait peur ! Et de combien, ces avantages ?
- 11 milliards d'euros d'avantages !
- Ah ? Je paye 20 milliards de cotisations, mais ne reçois que 11 milliards d'avantages ?
- C'est tout à fait ça ! Mais ce n'est pas tout ! En plus, on s'occupe de tout !
- C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire, que vous n'avez plus à décider de rien de ce qui vous concerne, le club s'en occupe pour vous !
- Comment ça ?
- Ben, le club décide de ce que vous devez faire, quand vous devez le faire, comment vous devez le faire.
- Mais si ce que demande le club ne m'arrange pas... ?
- Ah bah, ça, c'est dommage, parce que c'est le club qui décide. Y a pas possibilité de faire autrement.
- Bon. Vous pouvez me donner un exemple ?
- Ben par exemple, le club vous interdira de fabriquer des produits considérés comme dangereux.
- C'est bien normal !
- Oui, mais le club vous obligera à acheter ces mêmes produits dangereux à d'autres, qui ne sont pas du club.
- Ah oui, quand même !
- Tenez, un autre exemple, le club a un de ses membres qui s'escrime - on se demande bien pourquoi - à le quitter. Eh bien, il va falloir vous augmenter la cotisation, pour pouvoir continuer à payer les organisateurs du club. C'est qu'ils sont plutôt chers, les organisateurs du club...
- Mais ils contribuent bien aussi financièrement au fonctionnement du club, je suppose, les organisateurs ?
- Euh non, eux, ils ont un statut spécial qui les en dispense...
- Mais on les choisit nous mêmes, les organisateurs ?
- Non, enfin... vous en choisissez certains, mais ceux que vous choisissez n'ont aucun pouvoir, et ceux que vous ne choisissez pas et qui s'auto-désignent entre eux, ont tous les pouvoirs.
- Ça paraît bigrement tentant, tout ça ! Un autre exemple ?
- Ben, le club va vous demander de payer une nouvelle contribution pour le ramassage des ordures.
- Oui, mais si le club ne crée quasiment pas d'ordures par rapport à tous ceux qui ne sont pas dans le club ?
- Ça ne fait rien, il faudra la payer quand même, cette nouvelle contribution !
- Quoi d'autre ?
- Ben, le club va vous demander de laisser votre porte ouverte 24 heures sur 24, et d'héberger des SDF chez vous.
- Des SDF du club ?
- Non, des SDF qui ne sont pas du club !
- Ah !!
- Le club vous demandera de les héberger, de les nourrir, de les soigner, de les mettre à l'école. A vos frais, évidemment.
- C'est cher ?
- Très cher. Faut dire qu'en plus, ces SDF sont un peu perturbateurs. Ils peuvent vous chaparder vos bibelots, éventuellement violer votre femme et votre fille. Il n'est pas exclu qu'ils vous imposent la façon de vivre qu'ils avaient avant de venir chez vous. Ils peuvent vous dire comment vous devez vous habiller, ce que vous devez manger ou ne pas manger, quand vous devez prendre vos repas, ou ne pas les prendre, ça dépend. Tout ça...
- Eh bien, c'est terriblement tentant, votre club !!
- N'est-ce pas ? Vous signez ?
- Ben oui !
- Bien ! Très bonne décision ! Signez là ! Appuyez bien fort, il y a un carbone.
- Voilà !
- Ah, j'oubliais ! Sachez qu'il est strictement interdit de quitter le club ! Quand on y entre, c'est pour la vie ! Et si vous tentez d'en sortir quand même, le club a les moyens de vous le faire payer...
- Bien, c'est compris.
- Dites, une question, maintenant que vous avez signé : vous seriez pas un peu con, par hasard ?
- Ben, si, il paraît. On me le dit souvent. Mais j'ai une excuse ! Je suis électeur de la République En Marche !


samedi 25 mai 2019

Macreux, ce Grand Censeur de notre temps...



"Vous n'avez pas accès à cette page."

Ce 10 mai dernier, Macreux a reçu à l'Elysée Zuckerberg le créateur et patron de Facebook. Mais que peut bien venir faire cet oligarque étranger, qui maîtrise les données personnelles de centaines de millions de citoyens du monde, chez un chef d'Etat, lui-même marionnette de l'oligarchie française, élu grâce à elle, et pour elle ?
Cette rencontre n'est-elle pas en soi très inquiétante ?

Car enfin, Facebook, groupe américain, n'apporte aucune richesse à la France ; ne crée aucun emploi, ne paie pas d'impôt en France.
Officiellement, Macreux plaide pour une régulation, une de plus, qui « imposera (aux réseaux sociaux) plus de transparence sur les moyens mis en œuvre pour lutter contre les contenus haineux, sous peine de sanctions financières ».
Et Macreux se veut être en pole position dans la recherche d'une élaboration de régulation de l'économie numérique au niveau européen. En clair, notre sociopathe narcissique cocaïnomane élyséen se fait l'apôtre d'une censure au niveau européen. Car sous les dehors d'une recherche prétendue de lutte contre la haine, il s'agit bel et bien de freiner la diffusion d'idées et des critiques de la bien-pensance, qui profite aux leaders dits populistes d'Europe, les Salvini, les Orban, les Kurz (chancelier autrichien) et autres empêcheurs de soumettre l'Europe au diktat oligarchique.

Voyez-vous, Macreux ne veut pas simplement imposer sa dictature, il veut aussi être aimé. Il va donc être interdit de haïr ceux qui vous rendent corvéables à merci, de haïr ceux qui restreignent vos libertés, de haïr ceux qui ne tolèrent pas que vous soyez d'un avis différent du leur, de haïr ceux qui vous imposent par la force leur façon de mener la conduite du monde.

Mais alors, la question de savoir ce que vient faire Zuckerberg à Paris, dans ce contexte, reste entière ! La question de fond est d'ailleurs : qui est le consulteur, qui est le consulté ?

On veut nous faire croire que Macreux est celui qui a convoqué Zuckerberg pour l'avertir de ce projet de régulation. Et Zuckerberg joue ce jeu de dupe en faisant savoir qu'il voit cette entreprise française d'un très bon œil, qu'il y est tout à fait favorable. Mais on peut se demander le pourquoi d'une telle compréhension. Qu'est-ce qu'a y gagner ce magnat d'un groupe économique étranger ?
Serait-ce au nom d'une moralité personnelle? On peut écarter immédiatement cette hypothèse. Rappelons-nous sur quelle motivation a été créée l'application Facebook au départ, à l'époque où Zuckerberg était encore étudiant à Harvard. Zuckerberg voulait se venger auprès de certaines filles du campus d'avoir été le « nerd » éconduit dans ses tentatives de drague. Il avait donc créé initialement un système de note jaugeant l'attractivité de ses petites camarades de classe. S'en est suivi l'élaboration plus aboutie de ce qui allait devenir Facebook, non sans avoir trahi au passage, pour son bénéfice unique, ses compagnons geeks auprès desquels il s'était engagé à travailler de concert. On ne peut donc pas dire que Facebook ait été créé, dès le départ, sans un fort parfum de soufre, ce qui en soi, en dit long sur la « moralité » du milliardaire en question. D'ailleurs, par la suite, la carrière de Zuckerberg a continué d'être émaillée de scandales divers, le dernier en date étant cette vente de données personnelles sans autorisation des intéressés, à des groupes commerciaux, ce qui a valu à Zuckerberg d'être convoqué devant le Sénat américain.

La motivation d'une quelconque moralité étant écartée, pour quelle raison Zuckerberg accèderait aux desiderata d'un président d'un petit pays dans lequel il n'a, a priori, aucun intérêt vital. Autrement dit, qu'a à proposer Macreux en échange de son soutien affiché?
Est-ce que le deal ne pourrait pas se résumer de la façon suivante :
« Ecoute, Mark. Voilà ce que je te propose: Un, tu me censures les mal-pensants qui disent rien que du mal de moi et de ce que je fais. Deux, je t'achète les données personnelles de mes concitoyens, ce qui peut s'avérer très utile pour une manipulation toujours plus performante. Trois, en échange, je ferme les yeux sur tes petits problèmes judiciaires et m'engage à faire en sorte que ceux que tu connais dans ton pays ne se propagent pas en Europe. Deal ? »

Ne perdons pas de vue qu'après avoir la Presse écrite, radiophonique et télévisée sous sa coupe, et la Force Publique à son service, les réseaux sociaux sont encore les seuls échappatoires à sa dictature. Echappatoires relatifs comme nous le verrons plus loin dans cet article. Le phénomène des Gilets Jaunes n'aurait jamais pu, ni se développer, ni perdurer aussi longtemps, sans le recours aux réseaux sociaux. Macreux en tire les conséquences : il lui faut soumettre ces réseaux.

Ces réseaux sociaux sont d'ailleurs en passe de tomber à leur tour, sous la main-mise du Système. Aux Etats-Unis, Facebook a commencé son entreprise de censure en fermant des comptes hostiles au Système. L'échec, pour ce Système, que représente l'élection de Trump, lui sert de leçon. Il faut contrecarrer ces espaces de liberté d'expression, qui par essence, lui sont nuisibles.

A l'époque où le pouvoir des politiques, sous-tendu par la volonté du peuple qui les élisait, était le seul qui prévalait, la Constitution américaine avait prévu dès son premier amendement la garantie de la liberté d'expression. Un gouvernement politique ne pouvait, ne peut encore, pas s'opposer à la liberté de dire ce qu'on veut.
Mais l'Oligarchie qui, aux Etats-Unis comme un peu partout dans le monde à l'heure de la mondialisation, s'arroge désormais le Pouvoir, aux dépens des politiques et donc du Peuple électeur, s'affranchit allègrement des obligations de liberté d'expression engagées par cet amendement.

En France, la liberté d'expression n'a jamais été aussi clairement promulguée dans sa Constitution ni même ailleurs. Au contraire, dès 1972, une loi Pleven s'est ouvertement présentée comme une entrave officielle à la liberté d'expression. S'en sont suivies les lois Gayssot, Lellouche, Perben et encore récemment la loi Taubira, qui, toutes, s'inscrivent dans la répression de la liberté de penser et de parler.
La censure que cherche à imposer Macreux dans les réseaux sociaux est donc dans la même veine de cette nouvelle Inquisition contemporaine.

Facebook est donc déjà collaborationniste de cette politique de censure.
Twitter aussi.
Saucisson-Pinard peut en parler savamment. Son compte vient d'être censuré, supprimé. La raison invoquée fait appel à cette tarte à la crème d'allusion à un discours prétendument « de haine ». En réalité, le tweet incriminé était un simple rappel historique, dans une discussion avec un tiers, de la réalité de l'esclavagisme arabo-musulman qui avait précédé l'esclavagisme occidental, qui l'avait même poursuivi au-delà de la date de l'abolition par les occidentaux, et de plus, s'était exercé dans des conditions de violence sans commune mesure avec celle des négriers « atlantiques ». Bref, un rappel historique aussi factuel qu'irréfutable. Ce tweet fut donc mis par les « modérateurs » de twitter (des équipes payées à vil prix dans des pays du Maghreb, peut-être?) dans la case « discours de haine » et a été présenté comme prétexte à la suppression du compte de Saucisson-Pinard.
Saucisson-Pinard n'est évidemment pas dupe. Ses tweets vont à l'évidence toujours à l'encontre du politiquement correct - si c'est pour refléter l'opinion systématiquement diffusée dans les médias mainstream à longueur de temps, où serait l'intérêt de commenter ?- et sont évidemment critiques des actions du pouvoir macronien en place. Il fallait donc le faire taire.

Si Saucisson-Pinard avait eu le moindre doute sur l'aspect fallacieux du prétexte, il aurait été vite dissipé par ce qui est arrivé ensuite : Saucisson-Pinard a ouvert un compte Mastodon, application qui se présente comme un nouveau concurrent de Twitter.
Une fois ce compte ouvert, Saucisson-Pinard n'a eu le temps de ne faire que deux choses. Pas trois. Juste deux : il a choisi de suivre le compte « du Monde », le journal de l'oligarque Niel, un des marionnettistes de Macreux.
En réponse à ce suivi, Saucisson-Pinard a constaté avec surprise que Le Monde avait demandé à suivre les « pouets » de Saucisson-Pinard (les tweets chez Mastodon sont des « pouets »). Qu'un média comme Le Monde s'intéresse aux opinions confidentielles d'un blog comme Saucisson-Pinard, était lui faire beaucoup d'honneur...
La seconde et dernière chose qu'a faite Saucisson-Pinard sur Mastodon fut de proposer la lecture de son dernier post (« Sur le divan » du 6 mai dernier). Il n'y eut aucun autre pouet d'émis.

L'instant d'après, Mastodon informait Saucisson-Pinard que son compte, ouvert une heure plus tôt, était suspendu, avec la mention que « tous vos pouets et vos fichiers multimédia téléversés ont été supprimés irréversiblement de ce serveur, et des serveurs où vous aviez des abonné⋅e⋅s. ». 
On appréciera au passage l'utilisation bien servile de l'orthographe inclusive...
Cerise sur le gâteau, appuyer sur le bouton « Les politiques du serveur » avec le mince espoir d'y apprendre quelle politique avait bien pu être enfreinte par Saucisson-Pinard pour déclencher cette suppression de compte, conduit à l'affichage laconique d'un « Vous n'avez pas accès à cette page ». Circulez, y a rien à voir ! Mammouth écrasait les prix, Mastodon écrase les dissidences.

Donc pour se résumer, Saucisson-Pinard ouvre un compte Mastodon. Le Monde de Niel, soutien de Macreux, suit aussitôt ce compte, et dès le premier message émis, qui, admettons-le, ne fait pas preuve d'une admiration sans borne pour le locataire élyséen, Mastodon supprime le compte en question.

Saucisson-Pinard ne remerciera jamais assez Mastodon pour lui avoir donné ainsi, aussi rapidement, et de façon aussi évidente, l'illustration de son allégeance à la demande de censure du pouvoir de l'oligarchie macronienne.

S'il fallait encore aux sceptiques, une preuve de la politique dictatoriale de Macreux, la voilà ! A défaut d'être un grand Penseur, Macreux se sera bien dévoilé comme le Grand Censeur de notre temps.

La Résistance n'en devient que plus urgente. En cette veille d'élections européennes, souvenons-nous en.

lundi 6 mai 2019

Sur le divan.




- Bonjour Monsieur Macreux ! Entrez, s'il vous plaît.
- Bonjour Docteur !
- Je vous en prie, allongez-vous ! Alors ? Qu'est-ce qui vous a décidé à venir à ce second rendez-vous ?
- Oh, eh bien, ce n'est pas que j'aie vraiment besoin de ces séances de psychothérapie, vous pensez bien ! Mais j'adore parler de moi en décompressant un peu.
- Vous traversez une période difficile en ce moment ?
- Non, pas vraiment. Tout va bien. Les résultats de ma fantastique politique économique sont là. Je viens de terminer mon Grand Débat de façon triomphale. Les élections européennes se présentent sous les meilleurs auspices avec une tête de liste qui est un vrai avion de chasse. La paix, la sérénité et l'opulence s'installent partout dans le pays. Ma cote de popularité est au firmament. Alors je ne vois pas pourquoi ça n'irait pas !
- Alors ?
- Alors, ça va.... Bon, forcément il y a bien quelques râleurs, ici et là, comme partout. Regardez, ça pourrait être comme au Venezuela où le peuple se soulève et subit une répression impitoyable, avec le recours aux armes de guerre ! Mais ici, non, vous pensez bien, ah ah ah ah ah ah ah !
- Alors ?
- Ben alors ça va... Faut reconnaître que ces quelques râleurs sont des cons. Des vrais cons.
- Ah oui ?
- En fait, ce sont les Français qui sont cons, vous admettrez ! Figurez-vous qu'ils ne sont pas capables de voir la chance qu'ils ont, d'avoir à leur tête un tel génie !
- Ah non ?
- Non. Savez-vous qu'on m'appelle le Mozart de la Finance ?
- Ah oui ? Qui a dit ça ?
- Ceux qui ont fait ma promotion avant les élections présidentielles...
- Qui sont ?
- Une bande de potes à moi, qui ont su voir en moi celui qui allait faire fructifier leur petit bas de laine... D'ailleurs, je suis en train de leur vendre la France par appartements : les secteurs les plus rentables ! Aéroports, autoroutes, Energie, Patrimoine historique, Française des Jeux... Je peux vous en faire profiter, docteur, si vous voulez ! Vous voulez en croquer ?
- Merci, j'y réfléchirai. Mais vous disiez...
- Oui, bref, les Français sont des cons, mais ce sont aussi des faignants.
- Vraiment ?
- Absolument ! Tenez, l'autre jour, j'en vois un, qui se plaint d'être au chômage. Soit-disant qu'il a un diplôme d'horticulture paysagiste... Vous imaginez ? Autant dire rien. Pas d'ENA, pas de Normale Sup, pas même de Sciences-Po, rien quoi. Et je regarde de l'autre côté de la rue et qu'est-ce que je vois ? Une affiche d'offre d'emploi pour faire la plonge dans un restaurant. Eh ben non, ça ne l'intéressait pas, mon faignant ! Pas foutu de traverser la rue pour bosser ! Avouez, il y a des coups de pied au cul qui se perdent, non ?
- Hon hon...
- Vraiment, ces Français sont des cons et des faignants. Et puis il y a quand même aussi beaucoup d'illettrés ! Dans la campagne profonde, vous savez, de l'autre côté du périph, les gueux...
- Les gueux ?
- Pardon ?
- Vous avez dit : les gueux ?
- Ah non, pas du tout !
- Il me semble bien que vous alliez parler des gueux !
- Non, j'ai dit...euh... j'ai dit : les gars ! En province, vous savez, là où il n'y a pas un restaurant 3 étoiles décent, mais plein de ploucs en gilets jaunes fluo qui poireautent aux ronds-points, eh bien, les gueux... euh, enfin, les gars, ne savent ni lire ni écrire ! Et je ne vous parle pas des alcooliques...
Bref, tous ces gens, ils ne sont rien.
- Et vous, vous avez su réunir une équipe performante autour de vous pour mener une politique devant améliorer les conditions de vie de ces cons faignants illettrés et alcooliques?
- Bah, oui, vous savez, moi, je suis un leader hors pair ! Je n'ai pas mon pareil pour savoir m'entourer de pointures ! Regardez, pour m'approvisionner en... en... comment dire...enfin, en ce dont j'ai besoin, j'avais trouvé Benalla... Un vrai trésor, ce Benalla. Franchement, je ne regrette pas de l'avoir engagé !
- Oui, d'ailleurs, vous en avez encore un peu là, oui là, sous votre narine gauche...
- Euh, oui.... ça, ça doit être du sucre glace, je viens de manger une pâtisserie... Bref, Benalla était une source sûre et fiable.
- « Etait » ? Et qu'est-ce qui lui est arrivé ?
- Oh rien, trois fois rien. C'est une longue histoire. Heureusement, j'ai mon chauffeur qui a pu le remplacer au pied levé. Bon, il a failli se faire gauler avec son coffre plein de... plein de ce dont j'ai besoin, par les flics lors d'un contrôle de vitesse, mais il a pu se barrer à temps.
- Donc, vous savez vous entourer et vos collaborateurs vous donnent totalement satisfaction ?
- Des cons aussi, je vous dis ! Tous des cons ! Mais ce ne sont pas mes collaborateurs, c'est l'autre, là, qui est chef de gouvernement qui a la responsabilité de choisir ses ministres !
- Vous voulez dire, le Premier Ministre ?
- Oui, enfin... ça me gêne de l'appeler ainsi...
- De l'appeler comment ?
- Premier Ministre. Premier ! S'il est le premier, je suis quoi, moi ? Hein ? Il ne peut y avoir que moi, à la place de premier, non ? Bref, c'est le rôle de... comment s'appelle-t-il déjà, ce con ? Ah oui, Philippe. Gérard Philippe.
- Edouard Philippe ?
- Oui, peut-être. Bref, il n'a que des cons autour de lui !
- Ah là aussi, ce sont des cons ?
- Bah franchement : vous avez vu son ministre de l'Intérieur, Castagnière ? Vous allez pas me dire que c'est une lumière, non ? Et l'autre porte-parole qu'il vient de me dégoter, la Si Conne !
- Sibeth ?
- Oui, peut-être, je ne suis pas tombé loin ! Et l'autre nunuche qu'on voit partout à la télé...
- Schiappa ?
- Vous voyez ? Vous avez tout de suite deviné de qui je voulais parler, avouez que comme courge, elle se pose là ! D'ailleurs, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, hein ! Schiappa en italien, ça veut dire cancre...
- Et vos partenaires européens, ils en disent quoi de vos difficultés de recrutement ?
- Oh bah, eux, vous pensez bien, ils sont d'abord éperdus de reconnaissance de m'avoir à leur tête pour diriger l'Europe !
- Ah oui ?
- Absolument. Mais ce sont des cons. Des vrais cons. Je vous jure, je ne suis pas aidé !
- Bien. Monsieur Macreux, nous arrivons au terme de notre séance d'aujourd'hui. Voyez ma secrétaire pour fixer notre prochain rendez-vous. Au revoir, Monsieur Macreux, à bientôt.
- Au revoir, Docteur. Au fait, vous pouvez bien me le dire, à moi...
- Vous dire quoi, Monsieur Macreux ?
- Que vous avez une chance insensée de m'avoir dans votre clientèle...
- Oui, oui, bien sûr, tout à fait... Allez, au revoir !

Puis, une fois la porte refermée sur son visiteur, se parlant à lui-même :
"C'est sûr, y a du boulot, là... Je vais pouvoir envisager la construction de ma nouvelle résidence secondaire rien qu'avec ce patient-là ! Faut que je pense à évoquer son cas à notre prochaine convention de psychanalyse : j'ai là une vraie tête de vainqueur ! Je vais tous les écraser, mes confrères !!"

Il ouvre son cahier et note avec application :
« Le 7 avril 2019, Monsieur Macreux, diagnostic de la première séance confirmé, qui est d'ailleurs le diagnostic de mon confrère psychiatre italien Adriano Sagatori : psychopathie narcissique de niveau ultime. »

https://www.youtube.com/watch?v=NNDgsw39m9s