Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

mardi 12 juin 2018

Survol d'une semaine d'infos désespérantes.



La soumission de Macreux aux oligarques arabes: pas de quoi en faire un fromage...

On vit décidément une époque formidable. Jour après jour, on est submergé par un flot d'informations plus ahurissantes les unes que les autres. Malheureusement, pour la plupart, elles témoignent de la décadence de notre civilisation. Le plus désolant est probablement de constater que cette décadence, loin d'être infligée par des circonstances extérieures que notre civilisation ne maîtriserait pas, procède en réalité d'un suicide délibéré, opéré par nos dirigeants, aidés, il faut bien le reconnaître, par une population apathique, voire comateuse.

Trump, ce président honni par les bien-pensants qui nous dirigent et nous « informent », mène avec la Corée du Nord, une action diplomatique dont des générations de présidents américains avant lui ont été incapables. Si Obama avait été à l'origine de cette rencontre historique avec le dirigeant de la plus fermée des dictatures communistes, nos merdias enthousiastes auraient probablement demandé sa canonisation. Ils auraient fait, pour cela, un écart dans leur posture laïcarde, mais on aurait sans aucun doute atteint le firmament du laudatif.
Mais malheureusement, c'est à Trump qu'on doit cette avancée diplomatique. On prend donc l'information avec des pincettes et avec l'air renfrogné d'une concierge d'immeuble ramassant une couche Pampers sale dans l'escalier.
Les merdias dénoncent avec insistance le flou de l'accord signé des deux protagonistes, en feignant d'oublier qu'il y a quelques mois à peine, ils nous annonçaient que ce président américain imprévisible et quasiment fou allait précipiter le monde dans une troisième guerre mondiale. Aujourd'hui ils pinaillent sur les détails de cet accord, qui pour être aussi vague que peut l'être un accord de reprise de contact après un demi-siècle de guerre froide, a tout de même le mérite d'exister. 

BFMacron se permet même, comme pour faire balance avec cette bonne nouvelle, de se faire l'écho des éructations grossières d'un de Niro atteint de démence sénile lors de la cérémonie des Tony Awards. De Niro profite de chaque tribune où il est invité pour dire tout le mal qu'il pense du Président américain. Malheureusement pour lui, quand il ne se trouve pas de scénariste pour lui écrire ses dialogues, il démontre sa vacuité intellectuelle en argumentant son opposition véhémente d'un pitoyable « Fuck Trump !». Si seulement ces saltimbanques de toutes nationalités voulaient bien s'en tenir à ce qu'ils savent plus ou moins bien faire dans leur métier, et cesser de croire que, parce que les caméras et micros sont braqués sur eux, ils sont obligés de nous faire part de leurs convictions politiques ! Est-ce que nos plombiers ou garagistes nous saoulent avec leurs engagements politiques et se croient éclairés en cette matière au point de vouloir nous donner des leçons à tous moments? Le supporterions-nous ?

Les remises illégales obtenues par Macreux l'Oreillette pour mener sa campagne présidentielle, de la part de différents prestataires pas forcément désintéressés, dépassent maintenant largement les 200 000 euros. Mais la Commission des comptes de campagne en charge de vérifier leur régularité pour tous les candidats, ne trouve toujours rien à redire. Et on apprend que le président de cette Commission, François Logerot, s'est vu octroyer soudainement une augmentation de salaire de 57% ! Avec effet rétro-actif, façon L'Oréal : parce qu'il le vaut bien. Il n'y a que des gens mal intentionnés et à tendance complotiste pour imaginer que ce n'est pas une pure coïncidence... Vous avez dit « république bananière » ? Nannnn...

L'Italie, grâce à son nouveau ministre de l'Intérieur « populiste » est en train de démontrer que l'invasion migratoire n'est pas inéluctable, et que quand il y a une volonté politique, un pays européen soucieux des intérêts de son peuple, peut s'opposer à l'entrée sur son territoire de clandestins.
Nos merdias ne manquent pas de souligner que, sur l'Aquarius, parmi les quelques 600 candidats clandestins aux prestations sociales des pays européens, il y a des femmes enceintes et des enfants, afin de faire pleurer dans les chaumières. Ils ne remettent pas en cause la véracité de ces précisions, et ne s'étonnent pas non plus de l'irresponsabilité de ces femmes qui engageraient des enfants dans cette aventure.
Par ailleurs, l'examen attentif de certaines photos, montrant ces clandestins cramponnés à leurs smartphones de dernière génération, laisse songeur sur leur détresse et misère supposées...
Ils ont perdu leurs pièces d'identité, mais pas leur smartphones, ouf!

Bien entendu, le rôle de l'ONG SOS Méditerranée sur l'Aquarius, ne fait pas non plus l'objet d'une enquête poussée de nos merdias. Apparemment, l'origine des fonds permettant ce genre d'action, ne soulève pas de débat dans les salles de rédaction. Officiellement, ses fonds viendraient « à 98% de dons de particuliers » dixit Wikipedia. Mais personne, dans les médias, ne se pose la question : où et quand ont lieu - ou ont eu lieu- les campagnes de demande de dons, nécessaires à financer d'aussi coûteuses opérations ? Elles devraient pourtant être assez voyantes, non ? Les merdias ne s'interrogent pas non plus sur le rôle étrange et suspect d'intermédiaire joué par cette ONG avec des trafiquants d'êtres humains.

Comme attendu, il a fallu que cela soit un socialiste, celui du nouveau gouvernement espagnol fraîchement formé, pour se précipiter et se déclarer candidat à l'accueil de ces clandestins.
Macreux l'Oreillette, pris de vitesse, doit se contenter d'afficher son adhésion à la décision espagnole, d'annoncer son aide (et c'est vrai qu'il gère déjà tellement bien l'arrivée des clandestins sur notre sol, qu'il peut apporter toute son expérience... !). Et, histoire de ne pas laisser un pote dans la mouise, il se croit obligé de dénoncer « le cynisme et l'irresponsabilité » du gouvernement italien.
On en conclut que c'est « agir en responsable » de continuer à faire fonctionner la pompe aspirante de l'immigration qui jette sur la route et parfois dans l'eau, des bougres plus soucieux de bénéficier des largesses sociales financées par les contribuables européens que de défendre ou soutenir l'économie de leur propre pays.
C'est « agir en responsable » de continuer à enrichir les passeurs trafiquants d'êtres humains.
C'est « agir en responsable » que de contribuer à la perte d'identité du peuple qui l'a élu.
C'est « agir en responsable » que de lui faire subir une délinquance supplémentaire,
C'est « agir en responsable » que de courir le risque de faire entrer de futurs terroristes islamiques.
C'est « agir en responsable » que de se mettre à dos, par ses insultes, le gouvernement italien qui pourrait bien, en représailles, ouvrir aux clandestins sa frontière à Vintimille.
Voilà comment Macreux l'Oreillette conçoit l'exercice de la responsabilité dont il a hérité, si tant est que le bénéficiaire d'un hold-up puisse invoquer le terme d'héritage...

Un rappeur dérapant à tendance djihadiste doit tenir la scène à la rentrée prochaine... au Bataclan ! Il faut souligner le bon goût des organisateurs et des propriétaires du théâtre pour ce choix. Il est vrai que ces derniers sont qataris...
On est prié de ne pas y voir de provocation délibérée, à l'image de la femelle noire Obono de la France Insoumise (depuis l'utilisation de l'expression « mâle blanc » par Macreux l'Oreillette et par sa sinistre de la sous-culture Nyssen, Saucisson-Pinard rêvait de parler de « femelle noire », merci Obono(bo) de lui donner cette occasion). Interrogée sur RMC sur cette polémique naissante, cette « femelle noire », donc, a répondu que, « non, je ne vois pas où est le problème ! ». 
On suppose donc qu'elle ne verrait pas de problème si d'aventure, il prenait l'envie au Ku-Klux-Klan d'organiser son rassemblement annuel sur l'île de Gorey, au large de Dakar, d'où partaient les bateaux chargés d'esclaves vers le Nouveau-Monde.
Le président de l'Assemblée ukrainienne, Andry Parouby, néo-nazi de son état, est invité à l'Assemblée Nationale française pour sa principale qualité d'être reconnu comme anti-Poutine. On suppose que la Gabonnaise de la France Insoumise ne verrait pas non plus d'incongruité s'il envisageait de faire une réunion de son parti à Oradour sur Glane... En même temps, sait-elle seulement ce qui s'est passé dans ce village en juin 1944 ? Son absence totale de culture historique, qu'elle a démontrée à maintes reprises, permet de se poser la question.

Mauvaise foi médiatique, lâcheté gouvernementale, déni de démocratie, atteinte à l'identité de la nation, collaborationnisme avec l'envahisseur islamique : une semaine seulement de survol des informations suffit à y trouver toutes ces dérives inquiétantes. Nos dirigeants corrompus et les merdias qui leur sont inféodés ne laissent aucun répit.
Mais quelle est donc l'étincelle qui finira, enfin, par mettre le feu à cette poudrière bourrée jusqu'à la gueule par 40 ans d'islamo-gauchisme oligarchique ? Et quand ?






lundi 28 mai 2018

L' "incroyable" sauvetage de Mamoudou.




Un enfant de 4 ans se trouve suspendu à un balcon par les bras. Un monte-en-l'air grimpe le long de la façade de l'immeuble, étage par étage, jusqu'à l'enfant, le récupère et le met à l'abri. Voici « l'incroyable » scène de sauvetage à laquelle tous les médias nous ont convié d'assister, images vidéo, interviews et témoignages à l'appui, à longueur de Unes de presse écrite et de journaux télévisés.

Pour le coup, la race et la nationalité du « Spiderman » sauveteur sont largement mentionnées. Quand un étranger non-blanc est impliqué dans un fait divers moins reluisant, les médias se montrent d'ordinaire beaucoup moins précis dans leur description. Mais là, c'est formidable, c'est un Noir Malien.
Autre coup de chance, Spiderman est un clandestin, pardon, un migrant sans papier. Nos médias bien-pensants ont alors recours, une fois n'est pas coutume, à une pratique qu'ils dénoncent régulièrement : l'amalgame. « Vous voyez bien, bande de Français racistes, que les migrants sont une exceptionnelle chance pour la France ! » est en gros le message distillé et suggéré à longueur de temps d'antenne et de lignes d'éditoriaux.

D'ailleurs, il y en a un qui n'a pas perdu de temps à exploiter cette « incroyable » opportunité, c'est Macreux l'Oreillette. Jugez plutôt : la scène s'est déroulée samedi soir. Le lundi, Mamoudou-Spiderman était reçu à l'Elysée, naturalisé dans la foulée, et promis à une carrière de pompier. Enlevé, c'est pesé. En 48 heures chrono. Si ce n'est pas de la réactivité, on ne sait pas ce que c'est...

Oui, naturalisé. Pas seulement « régularisé », mais directement doté de la nationalité française. On pensait que pour se voir attribuer un passeport français, il fallait au moins savoir parler français, mais apparemment, à entendre le témoignage approximatif de Mamoudou de ses exploits, incompréhensible sans sous-titre, le niveau requis de connaissance de la langue ne brille pas par son exigence.
Mais bon... Admettons.
Que voulez-vous, quand on tient un héros capable d'un sauvetage aussi incroyable, on ne reste pas insensible. « Incroyable » est d'ailleurs l'adjectif le plus couramment utilisé par nos médias et, pour une fois, Saucisson-Pinard, le trouve parfaitement justifié. La scène est effectivement tout à fait incroyable.

On a d'abord la chance d'avoir un film de l'exploit. S'il y avait pour chaque scène de fait divers, quelqu'un à disposition pour filmer, les enquêtes de police s'en trouveraient largement facilitées. Dans ce cas précis, il y avait ce quelqu'un, et c'est déjà formidable.

Que faisait ce petit garçon de 4 ans suspendu à son balcon, comment en était-il arrivé là, on ne sait pas, la couverture médiatique n'est pas allée jusqu'à en chercher les raisons. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que le bambin est pourvu d'une force quasiment herculéenne pour son âge. Essayez donc de demander à votre petit garçon de 4 ans de rester plusieurs minutes accroché par ses mains à une bordure de ciment à arêtes vives avec les jambes dans le vide. S'il y arrive, une carrière chez Pinder s'offre à lui.
A la condition supplémentaire néanmoins, qu'il ne souffre pas du vertige...
Nous avons donc à la fois Spiderman et un petit Batman réunis dans une même scène, et c'est vraiment "incroyable". Comme le dit un témoin proche du caméraman et dont on entend les propos ébahis: « Sur le Coran, j'pète un câble... ». Devant un tel spectacle, on penserait plutôt à la Metro Goldwin Meyer qu'au Coran, mais on est dans le 18e arrondissement de Paris, et on y a les références qu'on peut...

On peut juste regretter que le caméraman en question ne fût pas pourvu d'un télé-objectif, car avec un effet de zoom, on aurait pu comprendre ce que faisaient les deux adultes, un homme et une femme, juste à côté de l'enfant, attendant patiemment que Spiderman arrive. Comme s'en étonne à peine un journaliste commentateur sur France 2, « pour une raison qu'on ignore, les voisins sur le balcon d'à côté, n'ont pas pu agripper l'enfant ».
Bah non, ils n'ont pas pu. Et on ne sait pas pourquoi... En même temps, heureusement qu'ils n'ont pas pu, car sinon, le monte-en-l'air aurait pris des risques pour rien...

Alors que l'opinion publique française montre des signes de plus en plus évidents d'inquiétude, quand ce n'est pas de colère, devant cette immigration aussi massive qu'incontrôlée (et Saucisson-Pinard n'écrit pas « incontrôlable » à dessein...), ce fait divers intervient parfaitement et surtout incroyablement à propos.
Des esprits chagrins et soupçonneux pourraient évoquer une opération de services occultes de manipulation de l'opinion, mais cela serait vraiment méchant. Voire bête. Bête et méchant, comme feu le journal Hara-Kiri. On pardonnera alors cette audace à ces esprits chagrins et soupçonneux comme on a toujours pardonné les Unes de ce journal provocateur. Il n'y a pas de raison...

D'autres faits divers n'ont pas eu la chance de connaître de telles retombées médiatiques.
Prenez l'histoire de ce jeune Marin. En novembre 2016, à Lyon, un couple s'embrasse. Des « jeunes », qui trouvent cela probablement indécent selon leur culture d'origine, l'insultent. Marin, jeune étudiant, prend courageusement fait et cause pour le couple. Un peu plus tard, Marin est suivi par les membres de cette police de la Charia improvisée, est agressé, roué de coups. Il tombera dans le coma. Deux ans plus tard, il assistera, encore lourdement handicapé, au procès de son agresseur, que le Figaro aura la délicatesse de dénommer « Lilian » pour ne pas froisser, on suppose, la communauté dans laquelle le prénom véritable de l'agresseur figure en bonne place parmi les plus répandus. Le lecteur du Figaro aura traduit de lui-même son origine ethnique...

Notre Presse bien-pensante ne s'était pas, à l'époque, trop appesantie sur le fait divers. Autant on sait que Mamoudou-Spiderman est noir et Malien, autant on est censé ignorer que l'agresseur de Marin est maghrébin.
Et le courage de Marin l'avait laissée bien indifférente. Il faut dire que, contrairement à l'histoire de notre acrobate malien, celle de Marin souffrait de plusieurs handicaps.
D'abord, il ne s'était trouvé personne pour filmer la scène. Pas de chance.
Ensuite, Marin n'avait pas à gagner la nationalité française, il est Français de naissance. Pas de chance.
Marin est, en plus, summum du culot, un « mâle blanc », donc doté d'un statut à fustiger, selon le système de valeurs macronien. Cette expression « mâle blanc » est d'ailleurs amusante. Macreux l'a à nouveau utilisée en toute décontraction pour dire récemment qu'un « plan banlieue » ne devrait pas être proposé par un Français de souche. En d'autres termes, « Borloo, circule, t'as pas la bonne couleur de peau ! ». Saucisson-Pinard attend avec impatience que notre Macreux nous évoque les « femelles noires », car s'il y a des mâles blancs, il doit bien y avoir des femelles noires, non ?

Bref, le cas Marin n'avait rien pour attirer autant l'intérêt des médias que notre cas Mamoudou. Sans doute pas assez « incroyable » à leur goût...

jeudi 10 mai 2018

Diviser et faire diversion: la politique macronienne.




Macreux l'Oreillette a l'intention de créer une Fondation pour « la Mémoire de l'Esclavage », cent soixante dix ans après son abolition, fondation dont il confiera la direction à Jean-Marc zAyrault (de-tension), l'ex-premier ministre comateux de Hollande Ouille. (Au passage, on remarquera que le recyclage des vieux copains dans le « nouveau monde » de Macreux ressemble furieusement à celui qui avait cours dans « l'ancien monde »...)
Voilà une décision bien conforme à son penchant pour la repentance. La repentance de la France, s'entend, pas de la sienne car l'individu aurait une idée plutôt haute et bienveillante de lui-même, comme il l'a montré à maintes reprises.
Saucisson-Pinard pourrait susurrer à l'oreille de Macreux (celle qui est libre d'oreillette) qu'aujourd'hui est la fête de l'Ascension.
Que ce jour normalement férié, est travaillé gratuitement par les salariés sous le prétexte fallacieux de « solidarité à l'égard des personnes âgées» (ce qui, après les avoir assommées par une hausse bien percutante de la CSG sur leur retraite, est déjà plutôt fort de café...).
Que si l'esclavage se caractérise principalement par le travail forcé et non rémunéré, ce jour n'est ni plus ni moins que de l'esclavage moderne.
Que son gouvernement songe de surcroît à créer un second jour travaillé non rémunéré dans l'année, et donc que sa démarche devrait donc être mise à l'honneur dans sa future Fondation comme la perpétuation de l'esclavage en France un siècle et demi après son abolition.
Mais Saucisson-Pinard doute que sa proposition soit entendue...

Son premier sinistre barbu a beau dire et répéter qu'il n'est pas question d'augmenter les impôts des Français, il reste que demander aux Français salariés de travailler gratuitement un jour de plus dans l'année, est bel et bien une façon de leur extorquer toujours plus de sous. D'ailleurs, il lui arrive de se couper, dans ses annonces, puisqu'il a évoqué récemment que la dette de la SNCF devra bien être payée par un effort supplémentaire des contribuables...
En revanche, on attend toujours des décisions de réduction du train de vie de l'Etat. Et ce n'est pas l'annonce par le Journal du Dimanche du coût de 20 000 euros de l'heure de vol de l'avion présidentiel qui nous rassurera.

Pour en revenir à cette Fondation de la Mémoire de l'Esclavage, on peut s'interroger sur l'opportunisme de cette idée. A l'heure où une frustrée de sa couleur de peau comme Diallo en est à se plaindre que les compresses de coton soient blanches (si, si, si, la pauvresse en est là : si le coton hydrophile est blanc, c'est la faute des Blancs qui cherchent ainsi à marquer leur prééminence sur les Noirs...), il ne semble pas vraiment utile de ressasser une vieille histoire qui ne peut que donner du grain à moudre à ceux qui ne rêvent que de tensions communautaristes. A moins évidemment que les affrontements communautaristes ne permettent justement de diviser pour mieux régner, et laisser l'Oligarchie continuer à avancer discrètement sa domination...

Il ne faut pas remonter loin dans le temps pour trouver un autre exemple de manœuvre de diversion. Regardez les évènements du 1er Mai. Traditionnellement, la fête du Travail est l'occasion de mettre sur le devant de la scène des revendications qui pourraient passer pour des remises en cause de la domination de la Finance sur le monde du travail. Avons-nous assisté à une grande couverture médiatique de ces revendications et remises en cause ? Non. Et pourquoi ? Parce que les « casseurs » (appellation médiatique des milices d'extrême-gauche) ont monopolisé l'attention des médias. Et pourquoi ? Parce que les Autorités (policières, préfectorales et donc l'Etat macronien), bien que mises au courant à l'avance de ce risque hautement probable d'exactions des Black Blocs, ont choisi de ne pas intervenir et de laisser faire.
La Justice corrompue, autre outil de manœuvre de l'Oligarchie, a joué sa partition ; Jugez plutôt : Sur 1200 casseurs gauchistes évalués, deux cents ont été arrêtés, ce qui est déjà peu. Mais une centaine seulement a été mise en garde à vue. Quarante huit heures plus tard, il n'y avait plus de gardé à vue et une seule condamnation. Une seule ! Ces révolutionnaires de pacotille, vêtus de Lévy-Strauss et chaussés de Nike, qui s'en sont pris à des « symboles du grand capital » (sic) (un Mc Do, un concessionnaire auto), ont donc bien été les idiots utiles dans cette manœuvre de diversion opérée par la Haute Finance qu'ils prétendaient combattre.
Soyons sûrs que, bien qu'identifiés et localisés, ces nervis d'extrême-gauche ne seront ni poursuivis ni condamnés, afin qu'ils puissent resservir à la première occasion en cas de besoin.

Diviser pour régner, et faire diversion pour opérer en douce : les vieilles recettes restent décidément d'actualité dans le régime macronien.

jeudi 26 avril 2018

Trump: Chapeau l'artiste!



Trump et Macreux enterrant la diplomatie française.

L'Airbus A330 présidentiel venait à peine de décoller.

- Tu as vu ? Non mais tu as vu ?
Le président était extatique.

- Oui, mon chéri, tu es le meilleur ! répondit Brigitte, admirative avec les yeux d'une mère pour son fils à la remise de son BEPC.

- Je l'ai mis dans ma poche, le Ricain !

- Il t'aime bien, mais c'est normal, tu es si formidable !

- "M'aime bien" ? Tu rigoles ? Il m'adore ! T'as vu toutes ses marques d'affection ? Il n'a pas arrêté de me tripoter, de me serrer les mains, de me faire des « hugs », de me prendre par les épaules ! Je l'ai conquis !

- Oui, mon chéri ! Il t'a même retiré des pellicules que tu avais sur les épaules, c'est une marque d'affection, c'est sûr !

- Oui, euh, bon, ça, il aurait pu s'en dispenser... Mais, bref, il ne peut rien me refuser maintenant !

- Il t'a promis quelque chose, mon Amour ?

- Euh, non, pas encore... Mais c'est sûr, il me mange dans la main ! On est les meilleurs potes du monde !
Et tu as vu ? Même la Presse française est conquise : j'ai remis la France en première place sur la scène internationale ! On ne parle que de mon voyage états-unien partout dans le monde ! On me compare à De Gaulle, t'as qu'à voir !

- Euh... oui... mais De Gaulle avait mis la France au premier plan de la scène internationale en montrant l'indépendance du pays par rapport à n'importe quelle superpuissance, y compris les Etats-Unis...

- Tu crois ?

- Ben oui, je m'en souviens, j'étais déjà grande à l'époque...

- Bon, euh.. c'est possible. Mais n'empêche, on parle de la France, de son président, (c'est moi ! quand j'y pense, je n'en reviens pas), et c'est tout ce qui compte !
Oh la la, je suis en train de marquer de mon empreinte l'Histoire avec un grand H, tu te rends compte, maman ? s'émerveilla le président.
Ah que j'ai hâte d'atterrir en France pour savourer ma réussite, voir l'admiration et la vénération dans les yeux des Français et regarder BFMTV...


Au même moment, à Washington DC, à la Maison Blanche...

Un rire tonitruant résonna dans les couloirs. Les membres du personnel présent restèrent figés quelques instants dans leurs occupations, surpris par cette explosion de joie qui rebondissait d'un mur à l'autre comme un torrent en crue. Melania Trump faillit en perdre son chapeau. Elle se précipita vers le bureau ovale, ouvrit la porte à la volée. Elle y trouva Donald hilare, la mèche en bataille, les yeux rougis, se tenant les côtes, suffocant de rire.

- Mais que se passe-t-il, Honey ?

- Tu as vu, non mais tu as vu ? hoqueta le Président, entre deux spasmes.

- Vu quoi, Sweetie ?

- T'as vu le cinéma que je lui ai fait, au Frenchie ?

- Oui, c'est vrai, je t'ai trouvé bien amical avec lui !

- Amical ? You're kidding ? J'étais à deux doigts de lui rouler une pelle ! Un french kiss !

Il repartit de plus belle dans son éclat de rire.

- Mais pourquoi donc ? Tu n'as pas viré ta cuti, au moins ? demanda Melania faussement inquiète.

- Tu ne comprends pas ? dit le président en s'essuyant enfin les yeux avec son mouchoir. 
Je viens de tuer dans l'oeuf la politique étrangère de ce petit merdeux.

- Comment ça ?

- Eh bien, avec les photos de notre merveilleuse entente, de notre formidable complicité, de nos liens indéfectibles, qui sont en train de submerger la Presse internationale, je peux te dire que, désormais, pour pouvoir être crédible au Moyen-Orient, en Russie ou en Chine, il va ramer comme un malade, le gamin ! Non mais, t'imagines la gueule que vont tirer les Palestiniens en voyant à quel point on est copains, lui et moi? Désormais, si l'Amérique est vomie par les Arabes partout dans le monde, elle n'est plus seule ! Je viens d'associer à notre Club de la détestation, ces cons de Français.

- C'est vrai que tu y es allé assez fort dans tes démonstrations ! reconnut Melania

- Tu parles ! Je me suis amusé comme un petit fou. Je me suis même permis de faire savoir publiquement que ce petit con avait des pellicules ! Il n'a même pas pu moufter ! Trop drôle ! Et plus je jouais au père attendri avec lui, et plus il était ému ! Non mais sérieux, je n'en pouvais plus ! Il n'a rien capté, l'abruti !
Tu sais que j'ai même été jusqu'à le féliciter pour sa politique anti-immigration, alors qu'il n'a rien foutu à ce niveau, et que son pays est submergé par tous les va-nu-pieds d'Afrique ? Ça a dû le surprendre d'ailleurs. Mais il n'a pas pigé qu'avec cette simple petite phrase, je l'associais à mon entreprise de mur anti-migrants! D'un seul coup d'un seul, je l'ai grillé auprès des populations migrantes et des associations immigrationnistes. Formidable, non ? Le comble, c'est qu'il continuera à se coltiner les clandestins par centaines de milliers mais sans avoir leur reconnaissance ! Non, je te jure, il a tout gobé sans sourciller, ce greenhorn ! Tu sais qu'en France, ils le surnomment l' « Obama français »? Ça ne rend ma manip que plus délectable !

- Mais tu lui as promis quelque chose ?

- Tu rigoles ? Que dalle ! Nix ! Il a bien cherché à aborder son histoire de climat, tu sais, sa marotte du bullshit de réchauffement climatique, entre deux câlins, mais j'ai botté en touche à chaque fois. Pareil avec ma position par rapport à l'Iran. Il a bien tenté de dire à qui voulait l'entendre qu'il avait obtenu quelque chose, mais je crois qu'il n'y croit pas lui-même ! Que dalle, je te dis. Il n'a rien eu de ma part.
Non, crois-moi, il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé à manipuler un interlocuteur ! Tu sais que même la Presse française, qui, jusqu'à maintenant, n'a eu de cesse de me chier dans les bottes et de me prendre pour un gogol, a trouvé notre entente formidable ? Non, mais sérieux ! Je suis trop fort ! Leurs journalopes gauchos, toujours prompts à faire dans l'anti-américanisme primaire, particulièrement quand il y a un Républicain au pouvoir, n'en pouvaient plus de s'extasier devant notre couple, si fusionnel ! Trop fort, je te dis ! Ils n'ont même pas percuté que la connivence d'un anti-système comme moi, et d'un pur produit du dit-système comme ce blanc-bec sonnait faux comme une cloche fendue. Ah les fucking shitheads!

- Remarque, Honey, ce n'est pas le premier à t'avoir sous-estimé, et ça ne sera pas le dernier...

- Ils n'avaient qu'à lire mon bouquin « The art of the deal ». J'y explique déjà, il y a plus de trente ans, que dans une négociation, il faut toujours paraître être le moins intelligent. Mais ça, on ne doit pas l'enseigner dans leur fucking Ecole Nationale d'Administration. En attendant, j'ai maintenant un pion à ma botte sur l'échiquier européen, en plus de la Theresa May. La Merkel qui ne peut pas me blairer, va se trouver méchamment isolée.

Vraiment, cette rencontre a été jouissive : comment faire des affaires tout en s'amusant ! Je crois que je vais écrire un livre que j'appellerai « The art of diplomacy » !

samedi 14 avril 2018

"Monsieur le Conseiller est là...!"




Un matin de la semaine dernière, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris.

La secrétaire entrouvrit la porte, glissa la tête dans l’entrebâillement et susurra :
- « Monsieur le Président, votre Conseiller est là ! »

Macreux se leva brutalement de son fauteuil, comme dans un garde-à-vous et répondit précipitamment:

- « Mon Conseiller ? Faites entrer, vite ! »

- « Salut !» fit l'homme au nez busqué qui pénétra d'un pas assuré dans le bureau.

- « Comment ça, « Salut » ? Un peu de déférence, je vous prie, je suis le Prési... »

- « Ta gueule ! On n'est pas en public, ici. Alors, tu sais qui m'envoie, et à qui tu dois d'être dans ce bureau ! »

- « Quand même, je suis le Président de la République, quand même... » grommela Macreux, rouge de confusion.

- « Assis-toi et écoute ce que j'ai à te dire » rétorqua l'autre.
« Il ne t'a pas échappé que ça commence à bouger, dans le pays. Alors tu vas parler à tes compatriotes. A commencer par ceux sur lesquels tu as prélevé une bonne augmentation de la CSG pour compenser les baisses d'impôts de Bernard Arnault, Pinault, Niel, Drahi et des nôtres d'une façon générale. Les vieux qui aiment votre France profonde regardent Jean-Pierre Pernaut à midi. Tu te feras donc interviewer par lui, dans son émission de TF1. »

- « Faut que j'aille à TF1 ? »

- « Non, tu iras dans une salle de classe. Il faut que tes téléspectateurs comprennent que tu es leur instit' qui sait tout, qu'ils sont tes élèves qui ne savent rien et qui ne comprennent rien à notre politique. Donc, tu leur apprends. Tu leur dis merci pour l'argent que tu leur as volé, ou mieux, qu'ils t'ont donné, que tu es leur Président à tous, et patin couffin. Je te laisse le soin de les enfumer copieusement, comme tu en as l'habitude avec tes formules creuses. C'est ton job.
Ensuite, tu décideras de te joindre à Trump pour pratiquer une frappe militaire en Syrie contre Bachar. »

- « Ah bon ? Mais rien n'est prouvé, quant à cette prétendue attaque chimique... »

- « Tu diras que tu as des preuves. Personne ne te les demandera. »

- « Oui, mais bon... C'est quand même bizarre que Bachar ait employé des armes chimiques alors qu'il est en passe de finir sa conquête de la Ghouta ! Je ne vois pas l'intérêt qu'il aurait à défier ainsi l'opinion internationale, gratuitement pour ainsi dire... Et à chaque fois qu'il gagne spectaculairement du terrain, on reparle comme par magie d'attaque chimique. Ça ne serait pas plutôt les djihadistes qui auraient intérêt à manipuler ainsi l'opinion occidentale ? »

- « T'occupe ! C'est pas ton problème. Le Sionistan a besoin qu'on se débarrasse de Bachar, alors tu ne cherches pas à comprendre et tu fais ce qu'on te dit de faire. »

- « Mais il ne faut pas une décision de l'ONU, pour ce genre d'intervention militaire dans un pays indépendant ? »

- « Ah ah ah... » ricana l'homme au nez busqué. « Ceux qui te donnent les ordres n'ont pas de siège à l'ONU... Et le Palais Brongniard, Wall Street et les salles de marché d'une façon générale, n'ont pas de convention sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire quand il s'agit d'intervenir dans un pays indépendant... »

-  « Et les médias, ils ne vont pas trouver à redire à ce que je me fasse le vassal servile de la politique étrangère d'un Président américain qu'ils passent leur temps à critiquer, à traiter d'imbécile et à mépriser ? »

- « Les médias, c'est notre boulot. Ils diront ce qu'on leur dira de dire. Je crois que tu es bien placé pour savoir qu'on sait faire, non ? Et si, pour une fois, ils doivent trouver que l'action de Trump est formidable, ils la trouveront formidable, sans sourciller. D'ailleurs, il ne s'agit pas de la politique étrangère américaine, il s'agit de la nôtre. Donc, tu nous laisses nous occuper des médias, et tu fais ce qu'on te dit. Compris ? »
« Et puis..., » continua-t-il en se radoucissant, « tu adoreras endosser tes habits neufs de « chef de guerre », non ? Petit bouchon, va... » dit l'homme au nez busqué en tapotant paternellement la joue de Macreux.

- « Allez, exécution ! » dit-il en tournant les talons. « Ne me raccompagne pas, je connais le chemin. Ah, au fait... » poursuivit-il, sans même se retourner, « quand tu seras interviewé, tu penseras à bien relever tes cheveux de côté sur tes tempes, tu as un début de calvitie. La jeunesse est une qualité que les Français te trouvent encore, ne la gâche pas, tu vas en avoir besoin ! A bientôt ! »

- « A bientôt, Monsieur le Conseiller... ce fut un plaisir, c'est plus sympa de vous voir ainsi que de vous entendre dans l'oreillette ! » bafouilla Macreux, en portant machinalement sa main sur sa tempe.

Mais la porte avait claqué avant même qu'il ait terminé sa phrase.












mardi 3 avril 2018

Le stagiaire de l'AFP.



- « Entre, entre, Martin ! » s'exclame joyeusement le directeur de l'AFP au jeune qui vient de taper timidement à sa porte.

- « Vous m'avez demandé, monsieur le directeur ? »

- « Oui coco, en effet. Ça fait combien de temps que tu es en stage dans notre belle Agence France Presse ? »

- « Bientôt six mois, monsieur le directeur. »

- « C'est cela, c'est cela. Bien. J'ai regardé tes dernières dépêches. Elles sont bien. Enfin... bien, elles demandent quand même à être retouchées. D'ailleurs, elles l'ont été systématiquement par ton maître de stage, comme tu as pu le constater. Je voulais faire le point avec toi afin qu'on puisse s'assurer ensemble que tu as vraiment un avenir dans notre belle agence. »

- « Mais je le souhaite vivement, monsieur le directeur ! »

- « Oui, oui bien sûr, coco. Cependant, il y a quand même un certain nombre de petites choses que tu devras vite corriger pour nous donner l'assurance que tu partages nos valeurs. »

- « Les valeurs du journalisme attaché à la vérité et à l'impartialité ? »

- « C'est cela, c'est cela. Evidemment, c'est cela. Bon. » 

- « Et que faudrait-il donc que je corrige, monsieur le directeur ? »

- « Eh bien, puisque tu en parles, le Président me le disait encore il n'y a pas une heure... »

- « Le Président de l'AFP ? »

- « Ben non, le Président de la République ! Je disais donc, comme me le précisait notre Président à tous, ce matin, nous avons un rôle essentiel à jouer afin de contrer les fake news diffusées par des médias subversifs et mal intentionnés. Tu sais coco, le diable se cache dans les détails. Ainsi, quand tu rédiges une dépêche dans laquelle tu fais état de la radicalité croissante de jeunes musulmans en France, est-il nécessaire de préciser « musulmans » ? Non, bien sûr, cela serait stigmatisant, n'est-ce pas ? Parle plutôt de l'inquiétante radicalité d'une « minorité de jeunes », point. D'ailleurs, d'une façon générale, à chaque fois que tu dois relever des méfaits, crimes et délits de jeunes pratiquants de la religion musulmane, parle de « jeunes », tout simplement. C'est moins stigmatisant, et c'est plus court à écrire. »

- « Et ce n'est pas stigmatisant pour tous les jeunes, ça, y compris pour tous ceux qui ne sont concernés ni de près ni de loin par la responsabilité de ces méfaits, crimes et délits ? »

- « Bon, les jeunes au sens large sont plus nombreux que les jeunes musulmans, donc la stigmatisation est plus diluée, comprends-tu ? Et tu ne voudrais pas être taxé d'islamophobie, n'est-ce pas ? »

- « Ben, monsieur le directeur, si l'AFP est taxée de naziphobie ou de fascismophobie, je ne pense pas que ça vous dérangerait plus que ça... »

- « Bon, écoute, je suis là pour t'aider, alors si mes conseils ne te servent à rien... »

- « Si, si, bien sûr, monsieur le Directeur. Je vous écoute. »

- « Tu sais, c'est important d'utiliser le bon vocabulaire. Un djihadiste n'est pas forcément un djihadiste. Dans le quartier de la Gouta, en Syrie, par exemple, un djihadiste est un « rebelle ». C'est quand même plus sympa, un rebelle, non ? Ça fait penser à notre jeunesse en Mai 68, à notre camarade à tous, Cohn-Bendit. Ça évoque la remise en cause de l'ordre établi, tout ça. Plus sympa que des fanatiques islamistes qui bombardent les quartiers chrétiens de Damas ou les snipers enturbannés et barbus qui tirent sur les civils essayant de fuir. Tu comprends ? »

- « Euh oui, certes... »

- « Si tu ne sais pas distinguer le bon du méchant, si tu as un doute, je vais te donner un truc : plus le protagoniste est blanc, plus il a des chances d'être le méchant, plus il est basané, plus il est le gentil. D'ailleurs, notre Président bien-aimé l'a encore dit récemment à propos de l'intelligence artificielle, il ne faudrait pas que les seuls mâles blancs quadragénaires soient les leaders dans cette évolution technologique. Donc les mâles blancs : pas bons. Bref.
Je vais te donner un exemple : Viktor Orban, Premier Ministre de Hongrie, anti-immigration, donc anti-musulman et anti-noir, il est blanc. Donc c'est le méchant. Tu le qualifieras de « populiste ». Si le peuple hongrois avait eu raison, Orban serait démocrate, comme notre Vénérable-Président-Grand-Soleil-du-XXIe siècle. Mais le peuple hongrois a tort, donc il est populiste. Tu dénonceras donc toutes ses déclarations, et à l'inverse, tu mettras en exergue ceux qui s'opposent à lui. Une poignée de contestataires distribuent des photocopies dans la rue en guise de journaux d'opposition ? Tu en fais une montagne. Tu en parles, tu en re-parles, tu en re-re-parles.
La veuve de Mandela est morte ? Elle est noire, donc c'est la gentille. Tu l'appelles « grande dame de la lutte contre l'apartheid ». Et tu oublies son radicalisme, son racisme anti-blanc, ses détournements d'argent, ses fraudes et ses violations des droits de l'Homme. Tu mentionnes tout le bien qu'en pensent ses soutiens de toujours. Par exemple, voilà ce que ton collègue écrit au sujet de Winnie Mandela : « Jusqu'au bout, elle est restée fidèle au township noir de Soweto. A l'annonce de son décès, ses admirateurs se sont pressés à son domicile ». Tu vois? C'est court, c'est gentil, c'est agréable à lire pour le vivrensemble. Facile, non ? »

- « Euh oui... »

- « Le vocabulaire est important, mais les chiffres aussi. Regarde. Imagine qu'il y ait, un jour, 2000 manifestants dans la rue. Si c'est une « bonne » manifestation, genre manifestation contre Trump. Tu parles alors de « plusieurs milliers » de manifestants. Deux, c'est bien « plusieurs », non ? Mais s'il s'agit d'une « mauvaise manifestation », genre manifestation pro-vie ou pro-famille, tu parles de quelques dizaines de manifestants. Deux cents dizaines, c'est bien « quelques dizaines » non ? Et s'il s'agit d'une très mauvaise manifestation, tu n'en parles pas, c'est encore mieux. » 

- « Je vois... »

- « Bon. D'une façon générale, il te faut aussi savoir quel est ton camp.
Il me semble que tu l'as trop souvent oublié, et c'est la raison pour laquelle nous avons dû nous passer de beaucoup de tes dépêches. »

- « Le camp du bien ? »

- « Exactement, je vois que tu commences à comprendre. Le camp du bien. Pour se résumer, voici nos valeurs : elles sont pro-notre bien-aimé-Président-Lumière-de-notre-Siècle-et-Génie-Economique et sa formidable épouse. Plus important encore, il te faut savoir quels sont les méchants officiels. Bachar Al Assad par exemple a systématiquement tort. Tiens : j'ai noté que dans tes dépêches, tu parlais de « l'armée syrienne ». Non ! Il te faut parler de « l'armée de Bachar Al-Assad ». Ainsi, c'est Bachar qui attaque les gentils rebelles et non pas l'armée officielle qui défend son territoire. Et ça change tout. Un autre méchant : Poutine. Lui, alors, il est méchant. Vraiment méchant. Mais il y a encore plus méchant. C'est bien sûr, Trump. Lui, c'est le méchant des méchants. Donc Trump a toujours tort. » 

- « Mais ses résultats économiques, l'immigration illégale en chute libre, son taux de chômage historiquement bas, son coup de pied dans la fourmilière coréenne qui fait bouger les lignes... »

- « Ne cherche pas, quoiqu'il fasse, quoiqu'il dise, il a tort. Crois-moi, coco, notre travail est ainsi bien plus facile. Donc tu parles de sa calvitie mise à jour lors d'un coup de vent, tu insistes sur la valse de ses collaborateurs, tu évoques le passé polémique de Gina Haspel, la nouvelle patronne de la CIA, en omettant de remarquer qu'il s'agit d'une femme pour la première fois nommée à ce poste. Ça viendrait en porte-à-faux avec nos accusations de sexisme envers Trump. Bref, Trump a tort, re-tort, et re-re-tort. C'est tout.
Tu as bien compris ? Si c'est le cas, tu auras peut-être l'immense privilège de faire carrière dans notre Agence qui sera bientôt officiellement le Phare de la Vérité en lutte contre les fake-news, si notre bon Président-bien-aimé nous fait cet honneur. Un phare vers lequel se tourneront tous les médias bien en Cour pour être sûrs de diffuser la bonne parole. Tu perçois la portée de cette mission ? »
- « Oui, une sorte d'agence Tass de l'ère soviétique, en somme. »
- « Oui, euh bon, je ne pense pas que cette comparaison soit opportune, à ce stade de stagiaire qui est le tien aujourd'hui, Martin. Bon, je crois t'avoir dit l'essentiel. Tu peux disposer. »

Une fois la porte refermée sur le stagiaire, le directeur saisit son téléphone et compose un numéro. « La RH ? Vous me mettez un terme au stage de Martin. Oui, dès ce soir. Et vous veillerez à ce qu'il ne soit engagé nulle part ailleurs. Merci. »

vendredi 16 mars 2018

Diplomatie de bac à sable.



"J'te cause plus! Je boude!"

Theresa May n'est pas contente. Un ex-espion russe a été empoisonné sur son territoire.
Bon.
« En même temps », comme disait l'autre, l'ex-espion en question était agent double, c'est-à-dire qu'il avait trahi sa mère patrie. Il ne fallait quand même pas qu'il s'attende à être décoré de l'Ordre de Saint Georges des mains de Poutine. Mais bon...

Theresa n'est donc pas contente. Et elle le fait savoir orbi et urbi.
Seulement, elle n'a pas à l'heure actuelle la moindre preuve de l'implication du gouvernement de Russie. C'est un peu embêtant quand on prend le risque d'un incident diplomatique.
D'ailleurs, une enquête vient seulement d'être lancée. Comment peut-on avancer la culpabilité de quiconque avant même de lancer une enquête ? Curieuse façon de procéder. Theresa invente le concept de la présomption de culpabilité.
D'autant qu'on peut se demander si, dans la mesure où Poutine aurait vraiment eu besoin de se débarrasser de cet agent double, il était vraiment malin d'utiliser un poison de fabrication russe pour ce faire. Et procéder à cette élimination, qui allait forcément être rendue publique, à quelques semaines de la coupe du Monde de foot en Russie, n'était pas non plus le meilleur timing. Bref, les ficelles paraissent quand même un peu grosses pour l'ex-agent du KGB qu'a été Poutine...
Ce genre de maladresse serait assez attendue de la part d'un benêt comme Hollande Ouille, mais de la part de Poutine, dont l'intelligence politique est incontestable, c'est assez douteux. Et on peut donc se demander à qui profite vraiment ce crime perpétré à Londres où une mafia d'oligarques russes croît et prospère déjà depuis un certain nombre d'années.

Sans doute que, pressée dans ses négociations sur le Brexit, Theresa a-t-elle des gages à donner à l'Union Européenne d'une part, et peut-être a-t-elle besoin, d'autre part, de faire diversion vis-à-vis de son opinion publique.

Et que fait, dans cette affaire, notre grand couillon de Macreux qui ne perd jamais une occasion de faire parler de lui ? Il s'empresse de ramener sa fraise sur ce sujet qui ne concerne et ne regarde en rien la France. "Franchement, de quoi j'me mêle?". Il s'agit d'une affaire strictement russo-britannique et la Grande Bretagne a en outre déjà un pied en dehors de l'Europe de Bruxelles. Donc même l'argument d'une quelconque solidarité européenne est très bancal.
Ne s'agirait-il pas plutôt d'une solidarité entre ex-banquiers ? (Theresa, avant d'entrer en politique, était issue du secteur bancaire étatique et privé...)
Toujours est-il que, monté sur ses ergots, notre Marcheur en chef avance fièrement que « tout porte à croire » que la Russie est responsable de cet empoisonnement, et qu'il annoncera prochainement « des mesures ».
« Tout porte à croire » : rien n'est donc sûr, mais il sait déjà qu'il prendra des mesures !
C'est à un type capable de tenir un tel raisonnement qu'on a confié l'arme nucléaire ? N'est-ce pas flippant?

« Prendre des mesures » : en clair, cela signifie que les industriels ou les agriculteurs français, ou les deux, auront à nouveau à payer prochainement d'une façon ou d'une autre les conséquences des décisions de ce chefaillon.
C'est déjà exactement ce qu'ils ont eu à subir avec les sanctions de Hollande Ouille qui prétendait punir la Russie de l'annexion de la Crimée. La Russie a depuis, faut-il le rappeler, développé son agriculture comme jamais. Elle peut maintenant viser raisonnablement l'autosuffisance et est devenue une exportatrice de céréales de premier ordre : Poutine peut remercier l'inconséquence de notre pédalonaute bouffi et prétentieux.
Spasiba, François !

Mais l'arrogance de Macreux le pousse encore plus loin dans le ridicule. Invité à inaugurer avec Mamie Trogneux le Salon du Livre, il a ostensiblement snobé le pavillon russe où il était pourtant officiellement invité. Il aurait pu rencontrer, par exemple, la veuve de Soljenitsyne, mais non; Môssieur le Président de la République Française a préféré bouder, dans un geste de diplomatie de bac à sable, des représentants de la culture russe qui ne sont pourtant pas tous des inconditionnels de Poutine.
Ce dernier, à quelques jours de l'élection présidentielle, pourra remercier Macreux d'illustrer ainsi aux yeux des électeurs russes, la diabolisation systématique de leur pays en Occident et resserrer ainsi les liens qui unissent le peuple russe à son leader qui n'en demandait pas tant !
Spasiba Emmanuel !

Une fois de plus, on ne peut que constater l'incompétence quasiment pathologique de nos dirigeants occidentaux. Parfois carrément simplets, parfois moins, mais toujours incompétents.
Et ça fait vraiment peur.