Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

jeudi 14 février 2019

Les guignols qui ne font pas rire.



Lyon avait son Guignol. La France a son Macreux. Redoutable concurrence !
Mais si le Guignol lyonnais pouvait amuser les enfants, le guignol élyséen ne fait pas rire. Le pays ne cesse plus de se vautrer dans la pantalonnade la plus grossière et la plus ridicule.

Le sinistre de l'Education Nationale, qui était peut-être le seul à laisser quelques espoirs de bon sens dans ce gouvernement de clowns, vient d'annoncer que désormais dans les formulaires scolaires, les mentions « père » et « mère » seront remplacées par « parent 1 » et « parent 2 ».
C'est évidemment une discrimination intolérable. Pourquoi Saucisson-Pinard devrait-il être éventuellement le « parent 2 » ? Pourquoi devrait-il laisser la place de numéro 1 du « parent 1 » à sa conjointe ?
Il aurait peut-être fallu appeler le « père » « parent A » et la « mère », « parent A prime ». Ce qui, à la réflexion, ne résout rien, car pourquoi donner une prime à l'un et pas à l'autre. Décidément, le problème semble bien insoluble. Pourquoi le parent 1 Noël est une ordure et pourquoi pas le parent 2 Noël ?
Saucisson-Pinard refuse catégoriquement ce déclassement et par rétorsion, refusera désormais de dénoncer le sexe de ses enfants à l'Education Nationale et à l'Etat civil. Il annoncera la naissance d'un enfant 1, puis d'un enfant 2, sans autre précision. Et pas forcément dans leur ordre d'arrivée. Il n'y a pas de raison.
Pour les endormir, il leur chantera la chanson de la parent 1 Michel (ou 2, selon les jours) qui a perdu son chat et qui crie par la fenêtre... Plus tard, pour leur culture cinématographique, il les emmènera voir « la Gloire de mon parent 1 », puis « le Château de mon parent 2 » de Pagnol. Ou l'inverse. Saucisson-Pinard avisera le moment venu.
Pour leur culture littéraire, il leur fera lire « le parent 1 Goriot » d'un Balzac enfin revu et corrigé de sa discrimination supposée à l'égard des zomos par la gaystapo .
Mes enfants 1 et 2 apprendront que l'oisiveté est le parent 2 de tous les vices. Peut-être que du coup, une fois adultes, faute d'un travail que la politique économique macreusienne sera incapable de leur fournir, même en traversant la rue, ils tueront parent 1 et parent 2 pour avoir une subsistance ? Qui sait ?

Mais Saucisson-Pinard aura-t-il encore voix au chapitre dans l'éducation de ses enfants, puisque l'Etat entend désormais se charger de leur inculture dès l'âge de 3 ans au lieu de 6. Il est en effet maintenant hors de question que les parents (1 ou 2, peu importe) cherchent à faire échapper leur progéniture de l'abrutissement général, de l'emprise de la propagande officielle auto-proclamée progressiste. A quand des cours de philosophie basée sur l'étude des émissions de Hanouna (qui vient d'être invité à débattre à l'Assemblée Nationale sur le sujet des femmes isolées(!??)?

Le but de l'Oligarchie est donc bien de faire du peuple un ramassis de cons(omateurs) hébétés, métissés, sans racine, asexués, sans culture ni identité, et dénué de sens critique. Ce n'est plus la République qui est en marche, mais l'Idiocratie du film éponyme.

Encore faudra-t-il que ces enfants soient aussi privés de tout sens moral s'ils veulent connaître dans leur vie, des promotions.
On a le repris de Justice Ali Juppépé (condamné à de la prison avec sursis et inéligibilité en 2004 pour prise illégale d'intérêt) qui est envoyé au Conseil Constitutionnel pour bienveillance rendue à la dictature macreusienne.
Ali pourra ainsi regarder ailleurs chaque fois que Macreux prendra des libertés avec des articles de la Constitution comme il l'a déjà fait à maintes reprises.

Ali Juppépé a déclaré, la larme à l'oeil, « je m'attendais si peu à cette nomination ! ». Le pauvre chéri a été tellement pris à l'improviste par cette promotion qu'il a pu donner son acceptation le jour même, sans aucun égard pour le contrat qu'il avait conclu en 2014 avec ses électeurs qui l'avaient nommé à la mairie de Bordeaux pour un mandat complet de 6 ans. Que voulez-vous, nous avons là un homme d'action qui sait comment se mettre au service de la collectivité en oubliant son intérêt personnel : esprit de décision et abnégation, c'est beau et ça force le respect! Bravo !

Et d'ailleurs, comment refuser une telle offre présentée par un Ferrand, promis lui-même à un statut de futur repris de justice pour avoir acquis un bien immobilier par abus des biens sociaux d'une Mutuelle bretonne qu'il dirigeait. Entre coquins, on ne se refuse pas un envoi d'ascenseur.

Ce Ferrand est un fieffé escroc, mais il faut lui reconnaître un certain sens de l'humour. Il a réussi à ameuter le ban et l'arrière-ban médiatique sur un prétendu attentat incendiaire commis sur son domicile breton, en en attribuant la responsabilité à de vilains Gilets Jaunes.
Le procureur enquêtant sur l'affaire a été beaucoup moins affirmatif quant à cette accusation. D'abord, il semble que le mot « incendie » ait été largement exagéré. Départ de feu serait plus approprié. Ensuite, il n'aurait pas eu lieu lors de manifestations de Gilets Jaunes. Enfin, le vocable « domicile » est largement usurpé pour le genre de taudis qu'on acquiert juste pour se doter d'une adresse dans une circonscription qu'on convoite.
Au moins, l'assurance permettra de donner à ce taudis, sans bourse déliée, une apparence qu'il n'aura plus eue depuis sans doute fort longtemps...

Bref, afin de montrer toute la solidarité du monde politique envers une fripouille victime d'un feu de cheminée probablement allumé par un quelconque squatter dans une masure inhabitée, Ferrand a eu droit à une standing ovation de toute une Assemblée de députés-crétins de tous bords, et à une haie d'honneur des différents chefs de partis. Même la Marine Le Pen est tombée dans le panneau et a participé à ce sketch digne d'un film des Monty Pythons.

Pendant ce temps-là, la Justice qui est, comme on sait, toujours experte à mettre les choses en perspective, inflige à un boxeur de flics, une peine d'un an de prison ferme. Pensez ! Un type qui frappe à mains nues un Robocop harnaché d'armure avec casque, visière, bouclier et armé de matraque et soutenu par des collègues dotés de grenades et flash-balls, devait être écarté d'urgence et pour longtemps, de la société!
Et surtout, n'ayez pas l'idée saugrenue qu'il fallait faire un exemple propre à dissuader les Gilets Jaunes de manifester leur colère. Vous savez bien que la Justice est indépendante de l'Exécutif !
(Bon, arrêtez de ricaner comme ça, c'est vexant pour notre belle démocratie...)
Rassurez-vous, Benalla, la barbouze élyséenne, quant à elle, court toujours les cocktails mondains, et les racailles de banlieue peuvent toujours agresser les flics et les pompiers sans être inquiétés le moins du monde.

Cette semaine, notre guignol national ne nous a laissé aucun répit : pour montrer au brave peuple toute la préoccupation qu'il a pour sa sécurité, Macreux charge un député de la Dictature En Marche, M'Jid El Guerrab, de présider une commission d'enquête sur... les violences attribuées à l'extrême-drouââââte !
Notre député arabe, il est vrai, sait de quoi il parle, en matière de violence : en août 2017, il s'était rendu coupable d'avoir agressé à coups de casque un député PS, avec hémorragie interne à la clé pour la victime et une ITT supérieure à 8 jours – sans que la Justice ne trouve encore le temps de trancher cette délicate affaire, évidemment, débordée qu'elle est...
Grand seigneur, El Guerrab s'était, après cette agression, mis en retrait du parti macreusien, geste qui avait été salué à l'époque par... Ferrand, encore lui. Il fallait donc compenser cette courageuse mise à l'écart (écart de façade et seulement de façade, rassurez-vous, parce que notre député maghrébin siège toujours à l'Assemblée et continue d'encaisser ses émoluments de député).

On s'attend d'un jour à l'autre à ce que Cahuzac soit nommé à la tête d'une commission sur la fraude fiscale.

dimanche 3 février 2019

Ce qui n'intéresse pas l'oligarchie ne doit pas vous intéresser.



Avez-vous entendu parler de la GGR (Golden Globe Race) ? A moins que vous ne soyez un fana de régate ou de voile en général, il y a peu de chance. Les merdias ont manifesté à l'égard de cette incroyable course en mer, une indifférence pour ne pas dire un dédain, absolument incroyable.
Pourtant, cette course a tous les ingrédients pour passionner le lecteur-(télé)spectateur-auditeur.

Jugez plutôt :

Il s'agit d'une course autour du monde, en solitaire, sans assistance, sans escale, sur de vieux (de construction antérieure à 1989) et relativement petits bateaux (onze mètres) de série, et sans électronique. En bref, une sorte de Vendée Globe avec des bateaux qui ne sont pas de course, donc lents, et presque deux fois plus petits que les 60 pieds Imoca de cette fameuse course. Si le parcours et les contraintes climatiques sont les mêmes, les engins n'ont pas grand chose à voir avec les Formules 1 des mers que sont devenus les bateaux du Vendée Globe. La performance des skippers de la GGR n'en est que plus remarquable.
Ces skippers (qui étaient au nombre de 18 au départ) viennent de 13 pays différents. La couverture médiatique aurait donc pu être très large.
On comprend le respect que doivent inspirer ces sportifs qui sont de vrais héros des temps modernes, quand on constate qu'il n'y a plus que 5 concurrents en lice, après 7 mois de course. Les abandons et les naufrages ont décimé la flotte, heureusement sans victimes pour l'instant, grâce à l'assistance de cargos de passage et des Secours australiens.
Connaissez-vous une autre épreuve sportive s'étendant sur autant de temps (le dernier des 5 encore en course aura navigué plus de dix mois d'affilée quand il arrivera - s'il arrive au bout !), où des concurrents de haut niveau et de diverses nationalités risquent leur vie, et qui révèle donc des qualités physiques et mentales hors du commun? Ne cherchez pas, il n'y en a pas.

En outre, le concurrent qui a mené cette course en tête depuis le Cap de Bonne Espérance, et qui a finalement gagné cette course en arrivant aux Sables d'Olonne le 29 janvier dernier après presque 7 mois de navigation, est français (Jean-Luc Van Den Heede, doyen de la course avec ses 73 printemps!) ; de quoi flatter la fibre patriotique de n'importe quel spectateur de l'hexagone.

Pour se résumer, le cocktail pour attiser la curiosité et l'intérêt de spectateur moyen est complet : on y a une prestation hallucinante de suspens, une performance de très haut niveau, une véritable aventure de plusieurs mois.
Alors pourquoi cette incroyable course n'a-t-elle pas éveillé l'intérêt des merdias, pourquoi est-elle restée confidentielle, alors même que son organisation a été irréprochable ?

Parce que tout simplement, il manquait un ingrédient.
Un ingrédient qui est désormais indispensable pour mériter l'attention de nos rédacteurs en chef et journalistes : l'argent ! En effet, cette course requiert pour y participer relativement peu de moyens financiers, par comparaison avec la Formule 1 automobile, ou des régates célèbres comme la Route du Rhum, ou la Transat Jacques Vabre. Il n'y a donc pas de grands sponsors. Les concurrents achètent eux-mêmes leur bateau et ne sont sponsorisés, pour la plupart, que par de petites enseignes.

La GGR est une sorte de Vendée Globe en plus dur parce que c'est un Vendée Globe du pauvre. Et les pauvres, ça n'intéresse pas l'oligarchie. Et une régate de pauvres n'intéresse donc pas les merdias possédés par cette oligarchie.

Ces merdias se feront l'écho du moindre rot d'un Benzema ou d'un pet d'un Ribéry ou de tout autre milliardaire en short courant après un ballon pendant 90 minutes, mais ils ne nous parlent pas de marins inconnus affrontant des vents de folie, des creux de 8 mètres, parcourant tous les océans de la planète sur des coquilles de noix, pendant plusieurs mois.

La GGR a été lancée pour célébrer le cinquantième anniversaire de la course du Sunday Times en 1968, qui a révélé au public français de grands marins comme Moitessier et Knox-Johnston (qui allait d'ailleurs être anobli par la Reine, pour sa performance). Et on constate que la couverture médiatique de cette extraordinaire aventure, avait été bien plus importante en 1968, alors même que les moyens de traçage et de communication des concurrents étaient inexistants. Celle de la GGR d'aujourd'hui, est indigne de notre époque connectée.

Mais en 1968, les médias n'étaient pas aux mains de l'oligarchie et étaient indépendants. Ils avaient à cœur de faire ce qu'ils étaient censés faire : de l'information sans égard pour les intérêts financiers engagés.

La manipulation des merdias par l'oligarchie dans son propre intérêt est donc manifeste.
Et dites-vous bien que lorsqu'il s'agit d'une idée politique contraire à la doxa imposée par l'oligarchie, cette stratégie de boycott médiatique est la même. C'est ce qui explique qu'un parti comme l'UPR revendiquant, arguments à l'appui, l'impérieuse nécessité du Frexit et de l'abandon de l'euro, n'ait pas accès aux médias mainstream.

« Parlez-moi de démocratie, et j'vous fous mon poing sur la gueule, sauf le respect que je vous dois » aurait chanté Brassens.


Plus d'info sur la GGR ici : https://goldengloberace.com/fr/

jeudi 24 janvier 2019

Consultation.




- Bonjour Madame Michu ! Asseyez-vous, je vous en prie.

- Bonjour Docteur !

- Madame Michu, je vous ai écrit une lettre...

- Oui, j'ai vu Docteur. Vous m'y demandez ce que vous devez faire pour répondre à mon problème de santé, et je dois dire que ça m'étonne un peu...

- Oui en effet, j'aimerais avoir votre avis. Voulez-vous plus d'antibiotiques ?

- Bah, je ne sais pas, Docteur, qu'en pensez-vous ?

- Il n'y a pas de question taboue, Madame Michu. Dites-moi ce que je dois faire pour vous soigner...

- Vous ne le savez donc pas vous-même, Docteur ?

- Voulez-vous plus de saignées ?

- Bah non, plutôt pas, j'en ai déjà eu pas mal comme ça...

- Mais je vous préviens, si je fais moins de saignées, vous serez moins bien traitée...

- Bah ce que je voudrais, c'est aller mieux mais avec moins de saignées...

- Alors, ces saignées, vous préférez que je vous les fasse dans le bras ou dans la jambe ?

- Bah, justement, je suis en train de vous dire que j'en voudrais moins...

- Ou ailleurs, ça m'est égal, c'est comme vous voulez...

- Je voudrais surtout être moins confrontée à tous ces virus qui se multiplient, envahissent mon organisme et m'empoisonnent...

- Ah non, ça, c'est pas possible ! Il n'y a pas de question taboue, mais les virus, vous les aurez. Ce n'est pas négociable. La seule chose sur laquelle on peut discuter, c'est : ces virus, en voulez-vous pas mal chaque jour ou plutôt beaucoup chaque semaine ?

- Docteur, pourquoi me posez-vous toutes ces questions ? Vous ne savez donc pas de quoi je souffre ?

- Ecoutez, en fait, vous ne souffrez pas !

- Ah bon ?

- Non, vous ne souffrez pas, je le sais, je suis médecin.

- Alors, pourquoi je viens vous consulter ?

- Vous ne souffrez pas, mais je suis prêt à vous écouter, ça vous fera du bien de toutes façons, et moi, j'encaisse une consultation au passage.

- Docteur, je suis malade, les symptômes se multiplient, je suis de plus en plus faible, je n'en peux plus...

- Mais non, tout va bien, tout va bien, je vous assure. Alors ? Dites-moi ce que vous voulez que je vous donne comme médicament. Avouez que je suis quand même bien bon de vous demander votre avis !!

- Mais c'est vous le docteur, vous devriez savoir ce dont j'ai besoin...

- Ah mais... ne vous inquiétez pas, je vous demande, mais de toutes façons, je n'en ferai qu'à ma tête une fois que vous vous serez épanchée... Je suis le docteur, je vous rappelle.

- Ben alors, qu'est-ce que vous allez me donner ?

- La même chose que jusqu'à présent : des bons gros médicaments bien lourds sur lesquels je suis commissionné par les laboratoires, et des saignées. Beaucoup de saignées.

- Mais vous vous moquez de moi, alors, Docteur !

- Ha ha ha ha ha ha !! Ça se voit donc tant que ça ? Sacrée Madame Michu ! Bon, allez, je vous prescris une boîte d'Enfumax 500, c'est du « grandébatus » en poudre médiatique à prendre matin midi et soir jusqu'à fin mars, et revenez donc me voir, je vous donne rendez-vous, disons... le 26 mai prochain. Ah au fait ! Vous avez aussi rendez-vous chez ma consoeur pour une amputation.

- Une amputation ? Quelle amputation ?

- Bah l'amputation que ma consoeur et moi-même vous prescrivons !

- Mais je n'ai pas besoin d'une amputation !

- Ma consoeur me l'a demandée, et j'ai accepté.

- Mais pourquoi une amputation ? J'irai mieux après ?

- Ah ça, ça m'étonnerait ! Mais ce n'est pas le sujet. Ma consoeur Dr Angela vous la conseille, et du coup, moi aussi. C'est nous les médecins, tout de même !

- Mais mon docteur, c'est vous, docteur Macreux, ce n'est pas cette Angela!

- Peu importe! Macreux-Angela, ou Angela-Macreux, c'est du pareil au même ! Nous travaillons tous deux dans le même cabinet de consultation, le cabinet UE (Unité d'Escrocs), un cabinet tout dévoué pour votre santé, Madame Michu ! Allez, à bientôt, et n'oubliez pas votre carte de créd... euh... Vitale, Carte Vitale, n'oubliez pas votre Carte Vitale ! Vous allez en avoir besoin... En vous souhaitant !

lundi 14 janvier 2019

La Lettre de Macron... et commentaires!


Voici la lettre de Macreux, introductrice à son bazar de Grand Débat, dans son intégralité. Saucisson-Pinard n'y a pas changé une virgule. Elle figure en italique. Saucisson-Pinard l'a juste agrémenté de ses commentaires, en caractères gras.

« Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,
Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.


Il n'y a ni interrogations ni incertitudes : on sait et on est certain qu'on va dans le mur avec ta politique. Et nous savons aussi qui nous sommes, alors abrège ! Il n'y a que toi qui ignores qui nous sommes puisque tu as déclaré que la culture française, tu ne savais pas ce que c'était, et que tu ne la voyais nulle part !


La France n’est pas un pays comme les autres.
Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.
Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.


Merci, mais arrête de nous prendre pour des demeurés, on sait tout ça !


C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.


Alors là, en revanche, laisse nous rigoler, mais rigoler jaune. Regarde donc les statistiques de la délinquance et du terrorisme, et répète nous donc qu'on est une nation fraternelle... Egalitaire ? Regarde donc maintenant le statut des fonctionnaires par rapport à celui des autres Français, et redis-nous qu'on est une nation égalitaire, pour voir...


C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.
Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.
Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.


Tiens, tu progresses, tu conçois donc qu'il y a une nation française ! Alors pourquoi cherches-tu à la dissoudre dans l'Europe avant de la dissoudre dans le mondialisme ?


Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?
Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.


Bla bla bla, bla bla bla...Voilà Macreux dans toute sa splendeur !


Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.
En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.


Non, il n'y a pas de grand trouble : on a bien compris où l'oligarchie dont tu es la marionnette veut nous conduire : dans un mondialisme où l'humain est indifférencié, sans racine, juste un consommateur, qui, lorsqu'il travaille, doit être payé le moins cher possible, pour le profit exclusif de cette oligarchie.


Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !


Et la violence policière que tu as ordonnée, dirigée et encouragée, à l'égard de manifestants pacifiques, elle ne te dérange pas trop ? Et la mise en accusation des merdias qui te sont asservis, elle est donc interdite ? Ce n'est pas contradictoire avec le principe de liberté que tu rappelais plus haut dans ton verbiage ? T'as entendu parler de ce qu'on appelle la liberté d'expression ?


Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.
C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.


Ah, enfin, on y vient enfin... ce fut long à venir ! Quel verbiage, non mais quel verbiage... !


Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.
Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.
Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.


Pas de question interdite ? Bon, alors en voici quelques unes : quand est-ce que tu dégages ? Quand paieras-tu tes impôts sur tes revenus de Rothschild ? Quand le fisc aura-t-il connaissance de ton patrimoine ? Quand nous donneras-tu les sources de financement de ta campagne présidentielle ? Pourquoi as-tu signé le traité de Marrakech en catimini et sans nous consulter ? On continue ?


Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.


Mais moins fréquemment que tu ne le penses...


Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre.


Non, tu n'as pas été élu pour un projet, mais élu par défaut, et suite à une campagne outrageusement soutenue par les merdias à la solde de l'oligarchie, et avec l'aide opportune d'une justice politisée qui a retiré de la course le candidat le plus dangereux pour toi. 
 
Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.


Ta détermination n'a peut-être pas changé, mais ta politique non plus n'a rien changé, si ce n'est en pire.


Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.
À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.
Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.
Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.


Merci de nous rappeler à quoi servent les impôts, car les illettrés que nous sommes l'ignoraient... Mais explique-nous donc pourquoi nos impôts sont les plus élevés de toute l'OCDE alors que nos services sont très loin d'être les mieux rendus, et en plus, avec une dette qui ne cesse de croître, y compris depuis que tu es à l'Elysée ? Est-ce que par hasard, ces impôts ne serviraient pas aussi à payer une palanquée de parasites et avec une gestion calamiteuse en prime?


Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.
Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?


Mais hé, pépère, ça, c'est juste ton boulot ! Tu es aux commandes, tu connais les chiffres ! Tu en es réduit à demander à Mme Michu pour savoir où se trouve exactement ta gabegie, où sont les pires rapports coûts/qualité des services rendus ? T'es sérieux, là ?


Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.


Pourquoi utilises-tu le verbe « poursuivre » pour les baisses d'impôt ? Elles ont commencé quand exactement ? Dis-nous, ça nous intéresse !


Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?


Mais encore une fois, c'est ton taf ! Si t'as besoin de l'avis de Mme Michu pour cela, qu'est-ce que tu fais à ce poste, à quoi servent tes ministres, tes conseillers, tes technocrates, tous grassement payés ?


Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.
Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?
Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?
Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?


Excuse pépère, mais les propositions devraient venir des professionnels qui ont toutes les données et ensuite seulement être soumises au peuple, par exemple par référendum. On est là en pleine démagogie !


La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.
Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.
Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.


Ne nous bassine pas avec ton réchauffement climatique ! Tu n'as pas quand même l'ambition de modifier le climat de la planète entière avec tes petits bras musclés, non ? Contente-toi de t'occuper de la pollution sur notre territoire, ça ne serait déjà pas si mal... !


Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?


Pour commencer, tu aurais pu ne pas signer des contrats de commerce internationaux coûteux pour les producteurs français (CETA), comme avec le Canada par exemple (AECG, Accord Economique et Commercial Global). Et le traité de Marrakech, tu en parles quand, dans ton verbiage diarrhéique ?


Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Etre citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.


Pas difficile, adoptons le RIC (Référendum d'Initiative Citoyenne) comme te le demandent les Gilets Jaunes depuis deux mois et demi, Gilets Jaunes que tu n'as toujours pas évoqués dans cette lettre, alors qu'ils sont à l'origine de l'initiative désespérée de ce bazar de Grand Débat.


Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?
Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?


Il est bien temps de poser la question ! Mais dis donc, il n'y a pas de partis politiques pour t'apporter ce genre de réponse ? T'as entendu parler du Rassemblement National qui a rassemblé plus de 11 millions de voix l'année dernière et qui avait quelques réponses à ce sujet dans son programme ?


En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.
Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?


T'as entendu parler du RIC qui t'est réclamé depuis 2 mois et demi ? Et puisque tu parles de référendum : voilà une idée. Pourquoi pas la question : Voulez-vous une révocation du président de la république et une dissolution de l'Assemblée Nationale ? Chiche !


La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.
Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. 

Et si, pour changer, on passait le relais de l'accueil des persécutés à d'autres pays du monde? Chacun son tour, de cracher au bassinet...


Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. 
 
Voilà l'entretien du mythe de la France qui s'est formée de submersions migratoires brutales... Relis l'Histoire de France et cesse de nous bourrer le mou !


Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.
Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?


Ah, parce qu'il est pris pour acquis que l'invasion migratoire est inéluctable ? Donc le choix est : voulez-vous être envahi tout de suite ou maintenant ? Bah, non, il y a aussi d'autres alternatives : stopper l'immigration qui n'apporte rien au pays et lancer la remigration des populations qui le pénalisent et le menacent.


La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.
Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?


Pourquoi le principe de la laïcité, qui a bien fonctionné depuis 1905, devrait-il être soudainement « renforcé » aujourd'hui ? Est-ce l'aveu que ce principe a été bafoué au profit de la musulmanie par la gauche boboïde qui soutient le communautarisme pour des raisons électorales ? Auquel cas, il suffit d'appliquer cette loi de 1905 dans tous ses principes, pour de bon.


Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.
Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.


Si ça n'est pas un vote ni un référendum, comment seront prises en compte les suggestions ? Si une idée est reprise 10 000 fois, et l'idée contraire l'est 10001 fois, laquelle des deux sera éventuellement retenue ? Ou est-ce que tu tentes juste de pallier ton manque d'imagination en allant à la pêche d'idées de réformes , ce qui est un aveu grave d'incompétence? Ou est-ce bien plutôt pour donner l'impression au peuple que tu le consultes, mais tu ficheras le résultat de cette consultation à la poubelle dès le 30 Mars prochain ?


C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.
Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du gouvernement et du parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.
Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.


Et pourquoi ne consultes-tu pas tout simplement les propositions de partis d'opposition validées par des votes représentatifs récents, plutôt que de lancer cette idée d'usine à gaz de Grand Débat qui n'est juste encore qu'une opération de com aussi coûteuse qu'inutile et démagogique?
 
En confiance,


Aucune !


Emmanuel Macron 


jeudi 10 janvier 2019

Provocations.



Dans un salon de l'Elysée, il y a quelques jours.

- Je vous ai réuni aujourd'hui car j'ai besoin de vous. Mes conseillers m'ont dit qu'il fallait que j'apaise le jeu avec les Gilets Jaunes. J'ai donc décidé de les provoquer un max ! Il me faut des idées pour bien les pousser à bout ! Je vous écoute.

- Si je peux me permettre, ô Lumière de la Sagesse Incarnée, votre idée de Grand Débat National est déjà une provocation monstrueusement géniale ! Surtout après avoir proposé d'aborder le problème de l'immigration un jour et y avoir renoncé dès le lendemain ! C'est du grand art !

- Merci Griveaux, mais maintenant que je vous ai mâché le travail, j'attends de votre part, de quoi parfaire ma stratégie. J'attends.

- Vous pourriez offrir un salaire exorbitant à la personne qui serait en charge de ce Grand Débat, par exemple.

- C'est pas mal, ça, Jouanno. Vous pensez à combien ?

- 12 000 euros par mois, ça me paraît plutôt provocateur quand les Gilets Jaunes crient misère et demandent que l'Etat baisse son train de vie afin que la dette nationale n'hypothèque pas l'avenir de leurs enfants.

- Disons 15 000 euros par mois. Bravo Jouanno pour cette brillante idée. Je vous charge de la présidence de mon bazar de Débat.

- Merci , ô Monument de la Pensée Démocratique. J'accepte avec plaisir ce poste !

- Et vous savez quoi ? S'il y en a qui mouftent devant cette scandaleuse rémunération, vous dites que vous renoncez à vous occuper de l'organisation du Débat. Mais vous précisez que vous restez à sa présidence, et vous gardez cette rémunération ! Pas mal, non ? Ça va bien pester dans les chaumières avec ça, non ? Dans l'ancien monde, une personnalité renonçait à sa rémunération et gardait l'exercice de la mission. Mais dans notre nouveau monde, vous gardez le fric et renoncez à la responsabilité :vous êtes donc payée à ne rien foutre ! Oh la la, je suis tellement intelligent que parfois ça me fait peur !

- Vous êtes vraiment génial, ô Vénéré Président de la Mondialisation Heureuse !

- Autre chose ?

- Pour que votre bazar paraisse être encore plus spectaculairement de l'enfumage organisé, on pourrait retirer du Débat certains sujets de discussion ?

- Comme ?

- Comme le Mariage pour Tous.

- Pas mal, ça, Griveaux! Vous vous surpassez en ce moment! Faudrait pas effectivement que des fâcheux profitent de ma générosité démocratique pour revenir sur des décisions prises en faveur de minorités et à l'encontre de l'avis d'une majorité ! Manquerait plus que mon Débat soit l'occasion d'instaurer de la vraie démocratie ! 

- On pourrait aussi retirer le sujet de la Peine de Mort.

- Bien sûr ! On n'a jamais consulté les Français sur ce sujet, pas question de commencer après 36 ans de cocufiage du citoyen!

- Et si on retirait du débat, le sujet de l'Avortement ?

- Epatant ! Peine de mort pour l'innocence et grâce pour les coupables ! On ne peut quand même pas prendre le risque de revenir sur cette pierre angulaire du Progressisme ! Qu'est-ce qu'on peut bien garder comme sujet de débat ?

- La couleur des teintures de la salle des Fêtes de l'Elysée que votre épouse, la Grâce Epanouie de la Pensée Féminine, entreprend de rénover à grands frais, par exemple ?

- Non, Brizitte a une idée très précise sur ce sujet, et on ne va quand même pas demander à des va-nus-pieds sans aucun goût de se prononcer sur un sujet aussi sensible. Bon, écoutez, vous jugerez au fur et à mesure que les sujets vous seront proposés, Jouanno. Si vous voyez que c'est un sujet important, style Vote à la proportionnelle, baisse des subventions à nos médias, ou Référendum d'Initiative Populaire, bref tout ce qui pourrait me nuire, vous excluez. Capiche ?
- Parfaitement, ô Grand Soleil du XXI siècle !

- D'autres idées ?

- Vous pourriez me doter d'une voiture plus luxueuse ?

- Qu'est-ce que vous avez actuellement, Mounir Mahjoubi ?

- Une Renault Talisman à 33000 euros seulement. J'aimerais une Citroën DS7 Crossback à 55000 euros.

- Vous êtes ministre de quoi, déjà ?

- Du numérique.

- Ah oui ! Bon, 55000 euros pour une voiture de fonction, c'est pas très provocateur, mais si ça vous fait plaisir, c'est d'accord... Autre chose de plus trapu, comme provocation ?

- Je pourrais dire que...

- Oh oui, Schiappa, dès que vous ouvrez la bouche, c'est en soi déjà très provocateur !

- J'allais dire que je pourrais m'insurger contre la cagnotte mise en place pour soutenir le boxeur qui a mis une rouste à mains nues à nos CRS en armure armés de boucliers, matraques, et grenades. Et on pourrait ficher les donateurs.

- Bonne idée. De mon côté, j'appelle la pédégère milliardaire de Leetchi, c'est une copine, pour qu'elle suspende cette cagnotte. Et pendant que vous y êtes, Schiappa, sollicitez la mise en place d'une cagnotte pour les Forces de l'Ordre qui se seraient égratignés contre les Gilets Jaunes. Il se trouvera bien des couillons pour abonder, en oubliant que ces flics sont couverts par leur assurance professionnelle et qu'ils n'auront jamais à payer des frais de Justice puisque jamais poursuivis à titre personnel et toujours couverts par leur hiérarchie. Et puis je ferai abonder cette cagnotte par des robots pour la rendre plus spectaculaire encore. Ça s'est déjà vu, c'est assez efficace !

- Vous pourriez aussi...

- Oui, Castaner ? Vous avez aussi des idées, vous ? Il ne faut désespérer de rien décidément !

- J'allais vous proposer que ce boxeur sans casier judiciaire, père de famille, qui a défendu une femme frappée au sol par nos CRS, et qui s'est spontanément rendu à la Police, soit incarcéré illico jusqu'à la date de son procès que la Justice pourrait repousser au maximum, mi-février, par exemple. Quand les Gilets Jaunes verront que dans le même temps, votre Benalla est toujours libre de ses mouvements et vient même pérorer lors de cocktails de VIP, ça va les rendre rouge de colère.

- Mais vous savez que vous m 'étonnez parfois, Castaner ? 

- C'est une idée qui m'est venue après que le philosophe Luc Ferry ait suggéré que les Forces de l'Ordre, ou l'Armée, devraient tirer à balles réelles sur les manifestants. Et j'ai aussi entendu ce journaliste Gérard Leclerc, l'ex de France 2 qui sévit sur votre chaîne BFM, monsieur le Président, dire qu'il fallait interdire toute manifestation et coffrer tous participants à un regroupement. Je me suis dit que dans le même esprit, avec la collaboration de la Justice, on peut mettre les Français au pas, non ?

- Absolument, Castaner ! Je passe les coups de fil qu'il faut. Pour une fois que vous avez une idée, je ne vais pas la négliger. Considérez que c'est chose faite ! Bon, je crois qu'avec tout ça, les Gilets Jaunes vont être suffisamment énervés et que...

- Et je pourrais aussi demander aux médias de répandre la rumeur que le mouvement s'essouffle, non ?

- Euh Castaner... si dans le même temps vous dites que vous augmentez la répression et les effectifs des Forces de l'Ordre engagés, ça va être un peu gros à avaler, non ? Vous dites que le mouvement n'a rassemblé que 50 000 personnes mais vous engagez 80 000 policiers : il faut provoquer, mais un semblant de cohérence est nécessaire quand même. Je vous en prie, restez sur la bonne idée que vous venez de suggérer, avant que je ne change d'avis sur vous... Bon, je pense que vous avez tous et toutes compris le message. Nous devons d'urgence mater les réfractaires à notre projeeeeeet, bien avant l'échéance des élections européennes, sinon on est mal. Rompez, faites ce que vous avez à faire. La séance est levée.



jeudi 27 décembre 2018

Macreux vous souhaite de bonnes fake (news) de fin d'année.


 
Ze War Room at ze Elysée.
Macreux avait réuni un conseil restreint dans son « War Room », ainsi qu'il aimait appeler le confortable salon élyséen, pour se donner un air churchillien.


« L'heure est grave » annonça-t-il d'un ton qui l'était aussi.

« Malgré les nombreuses et généreuses propositions que je leur ai faites, dans ma grande magnanimité, les Gilets Jaunes ne désarment pas. Le report des nouvelles taxes sur les carburants, l'augmentation du SMIC qui n'en est pas une, le débat sur l'immigration, annulé, l'annonce d'un Grand Débat bidon qui de toutes façons, quel qu'en soit l'issue, ne changera rien à ma politique, (mon perroquet Griveaux l'a confirmé publiquement), eh bien tout ça, ne les satisfait en rien, ces bandes d'ingrats. Nous avons dû employer à l'égard des Gilets Jaunes des grands moyens que nos racailles de banlieue qui brûlent des voitures, caillassent forces de l'ordre et pompiers n'ont même jamais connus : violences policières avec tirs tendus de flash-balls, matraquages, grenades lacrymogènes, recours aux blindés, lance à eau chimiquement modifiée. Nous y avons ajouté les cabales médiatiques – je salue au passage le méritoire dévouement de nos braves petits soldats de la presse écrite, audio et télévisuelle- pour les traiter de sexistes, homophobes, peste brune, racistes, nazis, éventreurs de chatons. Rien n'y fait. Je me vois donc dans l'obligation de recourir à l'arme suprême. »


Un « oh » de stupéfaction horrifiée s'éleva dans l'assistance.

Une voix se hasarda, incrédule : «  Vous ne voulez pas dire que... »


- « Si ! Je vous l'ai dit, l'heure est grave, et un grand Président comme moi, doit savoir assumer ses responsabilités, et ne pas reculer quand il s'agit de prendre une grande décision. En particulier, quand la sécurité du pays est en jeu. »

- « Vous voulez dire … la vôtre ? »

- « Absolument, c'est ce que je veux dire ! Je ne peux pas tolérer plus longtemps qu'on persiste à demander haut et fort ma démission, encore moins ma destitution ! Aussi ai-je décidé, contraint et forcé, d'annoncer que les Gilets Jaunes sont... »

Macreux laissa sa phrase en suspens quelques secondes pour bien entretenir la solennité de sa décision. Puis, jugeant que les personnes qui buvaient ses paroles dans un silence de cathédrale, avaient eu leur content de suspens, il lâcha le mot que tous redoutaient :

« Antisémites !! »

Un silence de mort tomba dans la « war room » élyséenne.



Il faut rappeler que le procès en antisémitisme est au combat politique contemporain ce que l'attaque nucléaire est à la guerre conventionnelle.



« Je compte donc sur votre collaboration et sur celle de nos braves hussards de notre régiment médiatique pour lancer dès demain, les premières salves. Que cela soit dit urbi et orbi: les Gilets Jaunes sont de vils antisémites ! »



L'idée du recours à cette solution ultime était venue à la cervelle macronienne, en écoutant une interview de son fidèle fan d'entre les fidèles, soixante-huitard pédophile, sur les ondes de France Intox.

A la remarque perfide d'un auditeur, pourtant trié sur le volet et prénommé Cédric, qui demandait à Cohn-Bendit s'il se sentait bien aujourd'hui de l'autre côté de la barricade, celui-ci, prit un air pénétré et confia : « Camarade Cédric, je suis allergique au jaune, pour des raisons personnelles, je ne peux pas mettre quelque chose de jaune. » Puis il attendit que sa déclaration énigmatique fasse son petit effet. On sentit, l'espace d'un instant, qu'il paniquait à l'idée que personne ne comprenne où il voulait en venir et d'où venait son aversion pour la couleur jaune. Etait-il intolérant au citron, à la banane, aux canaris ? Fort heureusement, son interviewer vint à la rescousse et lui lança une perche compatissante : « L'étoile jaune, j'imagine ? ».

« Exactement !» répondit l'amateur de petites filles et de petits garçons, soulagé.



Bon. Vu sa date de naissance (avril 1945), l'étoile jaune, Cohn-Bendit ne l'a jamais portée et ne la connaît qu'à travers les livres. Et si lui et ses coreligionnaires n'en parlaient pas tous les quatre matins, l'épiphénomène serait resté dans les poubelles de l'Histoire à tout jamais. Mais voilà : l'étoile jaune est maintenant une sorte d'étendard que l'ex-soixante-huitard reconverti (retourné?) en brave petit soldat à la solde la Haute Finance, brandit en toute démagogie et sans aucun scrupule, au mépris même de la mémoire de ses aînés qui ont eu à porter cette étoile dans des circonstances qui n'ont absolument rien à voir avec la crise des Gilets Jaunes actuelle.



L'impudence de cette allusion capillotractée ne fut pas ce que Macreux retint de l'interview. En revanche, il se dit que si on arrivait à laisser croire au brave péquin que les Gilets Jaunes étaient antisémites, ça pourrait peut-être discréditer pour de bon leur mouvement.

Car voyez-vous, l'antisémitisme, c'est un peu la crème de la crème du racisme. La preuve en est qu'on a créé un mot exprès pour désigner le racisme anti-juif.

« Comment ? Vous les Noirs, vous êtes victimes de racisme ? Bof ! Et vous aussi, les Arabes, les Jaunes, les Blancs, vous pouvez être victimes de racisme ? Ouais, bon, eh bien, ne vous plaignez pas, parce que, nous autres les Juifs, c'est bien pire, nous sommes victimes d'antisémitisme ! Ça vous cloue le bec, ça, non ? »



Il fut donc fait comme l'a décidé notre pédéraste cocaïnomane présidentiel. A l'appui de la nouvelle campagne anti-Gilets Jaunes, servilement menée par les médias, on vit en images, sur des ronds-points occupés par des manifestants arborant le désormais célèbre gilet, quelques rares panneaux dénonçant la collusion de la Haute Finance juive avec des politiques européistes juifs, ce qui n'est jamais qu'un simple fait établi et connu de tous. D'autres pancartes et banderoles s'en prenaient plus ouvertement au sionisme, en le nommant. Bien entendu, nos merdias, pour lesquels la précision des mots relève du pinaillage, se gardaient bien d'observer que la dénonciation du sionisme n'a rien à voir avec un quelconque racisme. Ou alors, c'est assurer que les opposants au suprémacisme blanc sont coupables de racisme anti-blanc...ce que nos journaleux se gardent bien de faire, évidemment.



Le point d'orgue de la dénonciation d'un supposé antisémitisme chez les Gilets Jaunes fut apporté par un journalope du torchon gratuit (c'est vrai qu'il ne vaut rien...) « 20 Minutes ».


Son premier témoignage initial diffusé sur Twitter fut le suivant:


Dans une rame de métro parisien, trois Gilets Jaunes excités (bah oui, trois sur les centaines de milliers de Gilets Jaunes qui se mobilisent depuis six semaines, que voulez-vous, on fait avec ce qu'on a...) faisaient, tout en criant à tue-tête des « Macron démission », des quenelles, ce geste inventé par Dieudonné et désormais considéré, opportunément mais inexplicablement, comme une provocation à l'égard des Juifs. Une femme présente dans le wagon, leur demanda d'arrêter en expliquant qu'elle était une survivante d’Auschwitz, et qu'en tant que juive, elle était choquée de leur conduite. Les excités l'auraient alors agressé « verbalement », et auraient eu des affirmations négationnistes du style « les chambres à gaz n'ont jamais existé ».


Bien évidemment, ce témoignage aussi caricatural que providentiel, fut repris avec avidité par l'ensemble des merdias et par le premier sinistre Gazetamère. Une enquête officielle a même été ouverte.

Pourtant, des agressions verbales (et souvent, pas seulement verbales) visant des femmes, des Français de souche, des Blancs, sont provoquées publiquement tous les jours et partout, devant des dizaines de témoins, sans que ça n'émeuve quiconque au ministère de l'Intérieur, ni chez les Autorités en général, et encore moins dans les merdias. 
Mais là, ce témoignage émanant d'un vague « journaliste » solitaire et échouant sur un réseau social, est repris en choeur au niveau national parce qu'il vise une Juive et met opportunément en cause trois acteurs du cauchemar présidentiel !

D'ailleurs, le témoignage connaîtra, par la suite, quelques aménagements. D'abord, on apprend que la Juive en question était âgée de soixante-quatorze ans seulement : un peu jeune donc pour être « une survivante d'Auschwitz ». Alors on avança qu'elle avait dit plutôt être « la fille d'un survivant » du camp de concentration. Bon.

Ensuite, on reconnut que les Gilets Jaunes tenaient plus, vu leur état d'ébriété avancé, d'ivrognes en goguette que de militants politiques.

Puis la « victime » d'antisémitisme désignée, admit qu'avec le brouhaha et le vrombissement du métro en marche, elle n'était plus vraiment sûre que les propos négationnistes aient été tenus. Mais elle avait peut-être juste « senti » qu'ils l'avaient été... ! Pourquoi pas « senti qu'ils avaient été pensés »? On en est plus à une approximation près...

Et enfin, à part le journalope en question, il semble bien qu'il n'y ait eu aucun autre témoin de la scène. C'est quand même assez curieux, car un samedi d'avant Noël à 23 heures, le métro n'est pas vraiment désert...

D'ailleurs, bizarrement, la « victime » ne s'est pas sentie la nécessité de porter plainte...



Bref, l'affaire montée en épingle et exploitée par la macronsphère médiatique et Gazetamère, paraît être, encore une fois, un scénario bien bancal.

Ça n'est pas la première affaire approximative de cet acabit, et certainement pas la dernière. On peut parier qu'elles vont même se multiplier dans les mois à venir, tant le Pouvoir est aux abois dans cette avant-veille d'élections européennes de mai prochain et qu'il est prêt à tout, absolument à tout, pour se maintenir.



Seulement, Macreux a déjà tellement usé et abusé de ces procédés ces derniers temps, qu'il a fini par créer une sorte d'étanchéité instinctive aux « fake-news » élyséennes chez une grande majorité de Français.

Comme le dit l'adage, on peut tromper une personne tout le temps, on peut tromper tout le monde une fois, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. 


Macreux va le découvrir à ses dépens. Très vite.

mercredi 12 décembre 2018

Un grand Président digne et respectable.



Quand un psychopathe est sous coke...
 Palais de l'Elysée, début décembre 2018.

Un grésillement résonna tout d'un coup dans l'oreillette de Macreux. Macreux était prostré dans son bureau élyséen, inquiet des nouvelles que son sinistre de l'Intérieur lui faisait régulièrement remonter du terrain, depuis le début de la révolte des Gilets Jaunes.
Il était justement en train de se dire : « Foutu Collomb ! Cet empaffé m'a laissé tomber comme une vieille chaussette au bon moment! Cerise sur le gâteau, j'ai été obligé de le remplacer par ce kéké de Castaner, un vrai Rantanplan ! »
Macreux ne savait que trop ce que signifiait ce grésillement dans son oreillette. Il l'ajusta soigneusement dans l'oreille, se mit quasiment au garde-à-vous et bredouilla : « allo ? »

- "Macron, ici la Davocratie. Nous ne sommes pas contents de toi ! Ça fait trois semaines que nous avons le grand bordel en France, avec ces Gilets Jaunes. Ce n'est pas bon pour nos intérêts. Tu devais noyer ce pays dans une Europe mondialisée. Au lieu de ça, tu es vomi par les Français et on a des Gilets Jaunes partout, y compris maintenant en Belgique, en Allemagne. La Pologne, la Hongrie, l'Italie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, l'Autriche n'en font qu'à leur tête, la Grande Bretagne a décidé de se barrer de l'UE ! Bref, tu as échoué, Macron !"
A ce moment, Macreux eut en tête l'image de la publicité Maaf où un concurrent anonyme élimine ses agents les uns après les autres, pour n'avoir pas réussi à gagner des clients « qui préfèrent Maaf ». Il s'attendit à exploser sur place après que son correspondant dans l'oreillette eût appuyé sur un bouton.

- "Qu'est-ce que je peux faire ?" implora-t-il.

- "Tu vas faire une allocution solennelle à la télé. Tu vas décréter « un état d'urgence économique et social".

- "Un « état d'urgence économique et social ? Mais c'est déjà ce qu'avait annoncé Hollande il y a 7 ans, sur mes propres conseils !! La formule est même de moi !"

- "On s'en fout ! Les gueux n'ont aucune mémoire. Et ça a de la gueule, « un état d'urgence " !

- "Mais pour annoncer quoi ? Je ne vais quand même pas répondre favorablement aux exigences de ces gueux !"

- "Non, tu vas juste donner l'impression que tu y réponds favorablement !"

- "Mais comment je fais ça ?"

- "Je vais te dire. Prends des notes."

- "Bien. Je vous écoute."

- "D'abord, tu enregistres ton intervention. Surtout pas de direct. T'es nul quand tu cherches à improviser. Donc tu lis le prompteur et rien que le prompteur."

- "Bien, le prompteur et rien que le prompteur. C'est noté."

- "Tu gardes les mains à plat sur le bureau, comme si tu faisais sécher ton vernis à ongles. Ça t'évitera les gestes de dédain que tu as l'habitude de faire quand tu parles des gens du peuple."

- "Les mains à plat, oui."

- "Tu commenceras par dénoncer les exactions commises par les Gilets Jaunes."

- "Oui, commises par les Gilets Jaunes, et les antifas et les racai..."

- "NON ! Est-ce que j'ai mentionné les antifas et les racailles ? J'ai dit : par les Gilets jaunes et c'est tout. Alors tu te tiens à ce que j'ai dit, c'est clair ?"

- "Tout à fait clair. Alors je ne m'excuse pas non plus pour les violences policières sur les Gilets Jaunes inoffensifs, une main arrachée, un éborgnement, les gazages, les matraquages, tout ça...?"

- "Evidemment pas ! Et puis quoi encore ? Tu risques d'en avoir encore sacrément besoin, des forces de l'ordre, si tu ne veux pas que des Gilets Jaunes viennent jusque dans ton bureau te prendre par la peau du cou. Alors tu ne vas pas aller te les mettre à dos ! T'es malade ou quoi ?"

- "Bon, bon..."

- "Ensuite tu parles pognon. Tu promets pour les smicards, 100 euros supplémentaires."

- "Ah oui ?"

- "T'emballe pas ! Ça ne sera pas une vraie augmentation du Smic. Tu as de toutes façons déjà des augmentations de primes d'activité de prévues. Alors tu les avances un peu dans le temps, tu les arrondis à la dizaine supérieure et c'est marre. Tes gueux n'y verront que du feu. En tous cas, au début. Et de toutes façons, tu verras qu'un couple de smicards, touchant du coup plus de 2000 euros nets par mois à eux deux, n'aura aucune augmentation. L'essentiel, c'est d'agiter mentalement un billet de 100 devant tes téléspectateurs. Et nos médias se chargeront d'assurer le service après-vente."

- "Bon. C'est tout ?"

- "Non, tu joueras les grands seigneurs et tu annuleras la fiscalité des heures supplémentaires."

- "Celle que j'ai conseillée à Hollande de rétablir, après que Sarko l'ait supprimée ?"

- "Oui, celle-là même."

- "Je vais avoir l'air couillon !"

- "Mais non ! Tu vas paraître généreux. Tu rends à tes gueux, aujourd'hui, ce que tu leur as volé sept ans plus tôt et tu auras néanmoins le beau rôle. Les gueux, c'est comme ça !"

- "Ah !"

- "Tu vas aussi parler immigration."

- "Holà ! Terrain miné !"

- "T'inquiète. Tu vas bien signer le Pacte de Marrakech, comme on te l'a demandé ?"

- "Oui bien sûr. Enfin, je vais envoyer un sous-fifre le faire pour moi, ça sera plus discret. Les médias feront l'impasse sur cette signature, pas la peine de mettre de l'huile sur le feu."

- "Très bien. Tu connais l'histoire du flic qui tire d'abord et fais la sommation après ?"

- "Euh oui, mais …"

- "Eh bien, tu feras pareil. Une fois que tu auras signé le Pacte de Marrakech qui officialise les droits des migrants clandestins et les devoirs des pays hôtes, tu promets un débat sur le sujet. Ça ne mange pas de pain et ça fera plaisir."

- "C'est plutôt malin, ça !"

- "Tu annules la prochaine hausse de CSG sur les retraites inférieures à, mettons, 2000 euros."

- "La prochaine hausse ou celles que j'ai déjà faites cette année ?"

- "Non, celles de cette année, tu les maintiens. Tu annules juste la prochaine hausse à venir. Essaie de comprendre. D'abord, tu annonces une hausse de prélèvement : les gens ne sont pas contents. Ensuite, tu dis : finalement, j'annule cette hausse. Les gens prennent ça pour une bonne nouvelle. En plus, avec un peu de chance, ils oublieront que tu as déjà supprimé l'indexation de leurs retraites sur l'inflation, alors..."

- "Ah oui, d'accord !"

- "Autre chose. Tu promets de défiscaliser la prime de fin d'année que l'employeur donnera à ses employés."

- "Mais si l'employeur ne donne pas de prime de fin d'année ?"

- "C'est pas ton problème ! La promesse, c'est toi qui la fais, donc tu as le beau rôle. Mais c'est à l'employeur de lui donner une consistance. Donc éventuellement d'avoir le mauvais rôle en refusant de donner cette prime."

- "Ahhh, ok ! Bon, mais ces cadeaux fiscaux, ce sont des rentrées en moins quand même ! Et mon déficit ne risque pas de dépasser du coup les 3% autorisés par l'UE ?"

- "T'inquiète pas de ça. L'UE, c'est nous. On s'occupe de l'Italie parce que c'est l'Italie de Salvini, et on te laissera tranquille aussi longtemps que tu feras ce qu'on te dit de faire. Pigé ?"

- "Oui, bien sûr ! Donc je ne parle pas de faire des économies sur les dépenses de l'Etat... ?"

- "T'as envie que l'Etat se serre la ceinture dans son fonctionnement ?"

- "Bah non !"

- "Bah alors, t'en parle pas ! Bon, et n'oublie pas. Tu prends l'air empathique, de celui qui a bien compris la colère du peuple, tu reconnais qu'elle est justifiée, tu le caresses dans le sens du poil, tout ça..."

- "Ah oui, je sais faire, j'ai pris des cours de théâtre avec Brizitte quand j'étais jeune et..."

- "Ouais... admettons !"
Macreux sentit que son correspondant levait les yeux au ciel, et il en fût contrarié.

- "Et vous croyez qu'avec tout ça, je serai un grand président digne et respectable ?"


Un énorme éclat de rire résonna dans l'oreillette.

- "Digne et respectable ?! Tu rigoles ? En même temps, c'est pas ce qu'on te demande ! Un président digne et respectable aurait démis son gouvernement, dissous l'Assemblée Nationale, organisé un référendum sur la question migratoire et proposé sa démission en cas de vote hostile à sa politique actuelle ! Mais tu ne t'appelles pas de Gaulle, n'est-ce-pas ?"

- "Euh, non, mais..."

- "Bon, alors on est d'accord. Mais attention. Notre patience a des limites. Nous ne tolérerons pas de nouveaux échecs."

Clic.

Macreux pâlit. 

"Faut que je me coltine la rédaction de cette allocution maintenant!" pensa-t-il. "Tant pis, je ne me rase pas, je suis tellement nerveux, que je serais capable de me couper. Allez, une petite dose dans les narines, et je m'y colle. Foutus Gilets Jaunes qui ne savent pas apprécier le formidable président que je suis. Je vais finir par penser qu'ils ne me méritent pas !!"