Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

vendredi 26 octobre 2012

Un jour prochain... au Tribunal...


    
 - Monsieur François, venez à la barre, jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, levez la main droite et dites « je le jure ».

- Je le jure !

- Alors Monsieur François, dites à la Cour pourquoi vous êtes ici, devant nous, aujourd'hui.

- Ben voilà, c'est l'histoire de mes relations avec le plaignant.

- Qui est pour vous le plaignant, un parent ?

- Non, Monsieur le Juge, pas un parent. Mais nos deux familles ont eu depuis longtemps des relations conflictuelles. Même qu'un de mes aïeux a fini par foutre son pied au cul à l’aïeul du plaignant. Je vous parle de ça, Monsieur le Président, ça fait longtemps !

- Pas de digression, Monsieur François, et venez-en au fait, et à vos relations avec le plaignant.

- Ben, voilà, le plaignant et moi on a restauré ensemble une villa. Lui y a mis un peu de travail, et moi beaucoup de travail et beaucoup d'argent.

- Oui et alors ? demande le Juge

- Ben, à un moment donné, le plaignant, quand les travaux étaient quasiment finis, il a prétendu que cette villa était à lui tout seul.

- Ah, bon, et qu'est-ce que vous avez fait alors ?

- Ben, rien. Je suis parti et je la lui ai laissée.

- Pourquoi ?

- Ben, j'avais mauvaise conscience..

- Ah!... Et après ?

- Ben après, quelques années plus tard, le plaignant est venu chez moi pour me demander l'hospitalité.

- Pourquoi ? Puisqu'il avait, du coup, un « chez lui » d'après ce que je comprends !

- Ben, j'sais pas trop, mais apparemment, quand je suis parti de la villa qu'on avait retapé ensemble, la villa, il l'a pas trop entretenue et elle a commencé à se dégrader sévèrement !

- Et alors, comment avez-vous répondu à sa demande d'hospitalité ?

- J'ai dit « d'accord », d'autant que c'est vrai que, chez moi, j'avais pas mal de boulot, un peu d'aide m'aurait pas fait de mal... Et puis, j'aurais eu mauvaise conscience à refuser..

- Bon, et alors, qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?

- Ben après quelques années, il m'a demandé s'il pouvait inviter aussi sa femme et ses enfants à le rejoindre chez moi.

- Qu'est-ce que vous avez répondu?

- Ben, j'ai dit oui !

- Pourquoi ?

- Ben, j'avais mauvaise conscience...

- Et après ?

- Après, j'ai eu un peu moins besoin de lui, au niveau de ma maison et de son entretien. D'autant que le boulot qu'il faisait pour moi, c'était pas tout à fait ça, côté qualité.

- Bon, admettons. Alors, qu'est-ce que vous avez fait ?

- Ben, rien ! répond Monsieur François, un peu penaud.

- Pourquoi ne lui avez-vous pas demandé de rentrer chez lui ?

- Ben, j'avais mauvaise conscience...

- Et après ?

- Après, il m'a demandé de l'argent de poche pour lui, puisqu'il avait moins à travailler chez moi.

- Vous lui avez donné ?

- Ben oui.

- Pourquoi ?

- Ben, j'avais mauvaise conscience..

- Et... 

- Ben après, il m'a demandé de l'argent de poche pour ses femmes et pour ses enfants.

- SES femmes ? s'étonne le Juge.

- Oui, il en a plusieurs, Monsieur le Juge. Dans sa famille, ils en ont toujours eu plusieurs...

- Ah bon ! Et qu'est-ce que vous avez fait ?

- J'ai donné de l'argent de poche à ses femmes et à ses enfants !

- Ben dites-donc, vous êtes généreux, vous alors !

- Il faut vous dire, Monsieur le Juge, j'avais mauvaise conscience !

- Mais ça ne me dit pas pourquoi vous êtes devant cette Cour aujourd'hui !

- Ah mais Monsieur le Juge, c'est parce que, après, il a eu d'autres enfants – pensez, avec plusieurs femmes!- et il a prétendu que ces enfants, je devais les adopter et les considérer comme les miens, qu'ils devaient être des petits François !

- Et qu'est-ce que vous avez dit, Monsieur François ?

- Ben, rien, je les ai, comme qui dirait, adoptés ! J'avais mauvaise conscience...

- Bon, admettons, mais après ?

- Ben après, le plaignant, vu l'ampleur de la smala, il a voulu continuer de vivre chez moi, mais avec ses propres habitudes !

- Mais, intervient le Juge, s'il voulait garder ses habitudes familiales, pourquoi n'est-il pas rentré chez lui ?

- Ben dame, c'est que chez lui, c'est devenu invivable, vous pensez, une villa, quasiment laissé à ses frères qui n'ont fait que l'abîmer, sans y apporter aucun entretien... Et en plus, il n'y aurait pas eu l'argent de poche que je lui donne chaque mois, à lui et à sa nombreuse famille !

- Et c'est quoi ses habitudes ?

- Ben, il foutait rien que se balader en pyjama, en chemise de nuit plutôt. Il passait ses journées à prendre un café à la terrasse du bistrot du coin. Et puis il a dit qu'il avait besoin que je lui réserve une pièce de ma maison, rien que pour lui et sa famille, pour qu'ils y fassent leurs prières, qu'il disait. En fait de prière, quand j'entendais à travers la porte ce qu'il disait, c'était plutôt tout le mal qu'il pensait de moi, de ma famille et de ma façon de vivre. Et qu'il y mettrait bon ordre, qu'il disait !

- Mais vous, Monsieur François, qu'est-ce que vous avez fait, alors ?

- Ben, rien. Je lui ai donné cette chambre supplémentaire qu'il m'a demandée. Sinon, il m'a dit que lui et ses enfants, ils occuperaient mon couloir et qu'il m'empêcherait de passer ! Et puis, vous savez, j'avais toujours cette mauvaise conscience qui me disait qu'il fallait que je le fasse...

- Bon, et c'est tout, comme habitude différente des vôtres ?

- Oh non, Monsieur le Président, c'est pas tout ! Il m'a aussi dit que ma cuisine ne lui convenait pas. Qu'il lui fallait un régime spécial, celui qu'il avait chez lui, dans notre ancienne villa commune !

- Ca, vous savez, Monsieur François, les goûts et les couleurs...

- C'est pas juste ça, Monsieur le Juge, c'est qu'en plus, il fallait que ce régime devienne aussi le mien. Et il fallait manger ceci, mais pas cela, et il fallait que la viande (et pas n'importe laquelle) soit préparée comme ceci, et pas comme cela, et il y avait des boissons auxquelles je n'avais plus droit, et j'en passe, Monsieur le Juge. Et encore, tout ça c'est rien !

- Rien ? S'exclame le Président, abasourdi. Quoi encore ?

- Ben, c'est surtout avec ses enfants qu'il y avait problème. Enfin, nos enfants, euh non, ses enfants, enfin, je ne sais plus moi...

- Quels problèmes ?

- Ben, ses enfants, ils foutaient rien à l'école. Elle était pas faite pour eux, qu'ils disaient. Pourtant, cette école, elle était bien faite pour les miens, d'enfants... Monsieur le Juge!

- Ca arrive, ça, d'avoir des enfants mauvais à l'école, soupire le Juge, compréhensif.

- Oui, mais non seulement ils foutaient rien à l'école, mais en plus, ils empêchaient les miens de travailler. Ca, c'est sûr, ils étaient pas un bon exemple pour mes enfants. Pensez, les enfants du plaignant, ils allaient même jusqu'à casser la gueule des professeurs !

- Et le plaignant, il disait rien à ses enfants ? s'étonna le Juge.

- Non, rien. En fait, il disait que c'était à moi de m'en occuper !

- Ah quand même ! ne peut s'empêcher de s'exclamer le Juge.

- Et puis ses fils se sont mis à initier mon garçon à la drogue...

- A la drogue !

- Et puis à violer ma fille, aussi !

- Violer votre fille ! Et qu'est-ce que vous avez fait, enfin?-

- Ben rien. Je les ai bien grondés un peu, mais, bon, vous savez, ma mauvaise...

- ...conscience, votre mauvaise conscience, je sais, coupe le Juge, passablement énervé.

- Oh, et puis, ils chapardaient bien un peu dans mon portefeuille aussi, les petits garnements.

- En même temps, vous l'avez quand même un peu cherché, Monsieur François ; à force de me dire « Ben rien !» (le Juge imite alors le ton soumis et plaintif de Monsieur François pour dire « Ben rien ») à chaque fois que je vous demande ce que vous avez fait suite aux demandes toujours renouvelées de votre... « hôte »! Avouez que vous avez poussé au vice ! Bon, mais finalement, tout ça ne me dit pas ce que vous faites devant cette Cour !

- Ben, Monsieur le Juge, un beau matin, j'ai fini par prendre un coup de sang, et j'ai foutu le plaignant et toute sa smala au dehors de ma maison, à grands coups de pied au cul !

- Vous êtes poursuivi par le plaignant pour coups et blessures, Monsieur François ! rappelle le Juge.

- Un coup de pied au cul bien ajusté, ça peut faire mal, Monsieur le Président ! Mais c'est efficace !

- Et votre mauvaise conscience alors ? Elle vous disait pas que c'était très mal ?

- Ah, rigole Monsieur François, ma mauvaise conscience, je lui ai dit de fermer sa gueule, et je lui ai foutu un coup de pied au cul aussi, pendant que j'y étais !

- Bon, bon...j'ai bien enregistré votre déposition, Monsieur François. La Cour va se lever, elle statuera sur votre affaire, et vous fera connaître la semaine prochaine, ainsi qu'au plaignant, Monsieur Aziz Arhab, son verdict.

Monsieur François se retourne vers sa famille qui est derrière lui, dans la salle ; lui décoche un grand sourire. Il se fiche comme d'une guigne de la décision du Tribunal de l'Histoire. Il sait qu'il a agi comme il devait le faire, pour son propre bien, celui de sa femme, celui de ses enfants. Sa famille et lui échangent des regards complices et pleins de bienveillance, ils sont tous sereins de cette paix retrouvée, de cette unité familiale reconstituée. Quelque soit le verdict du Tribunal, la chose est faite : il s'est débarrassé de son « hôte » envahissant, comme l'avait fait avant lui, il y a quelques siècles, son arrière-arrière-arrière-arrière grand-père. Cela n'avait pas été facile, cela ne s'était pas fait en douceur, mais c'était fait ! Et il est sûr aujourd'hui que cela en valait la peine !

lundi 22 octobre 2012

Education et Santé à la mode socialiste.



Décidément, les sbires de Hollande Ouille ne nous laissent aucun répit. Quand il y a une connerie à faire ou à dire, les volontaires se précipitent. Marisol Touraine est la dernière en date à s'illustrer, en proposant l'expérimentation de salles de shoot, ces salles « autorisées » à recevoir, et à encadrer les camés dans leur pratique, et à leur fournir le matériel nécessaire. Pas encore la cocaïne, crack ou héroïne, (mais ça viendra), juste le matériel, seringues, élastiques, cuillères, briquets, ouate, alcool, etc... et le personnel médical idoine, bien entendu !

Huit jours après les propos de Vincent Peillon, ministre de l'Education, sur la dépénalisation du cannabis, la démission du gouvernement socialiste devant ce cancer social qu'est l'usage de la drogue, est donc confirmée.

La conception socialiste de l'Education est déjà curieuse : celle de la Santé l'est tout autant.
Le citoyen français moyen va donc confier l'éducation de sa descendance à un responsable (le terme est, je l'admets, dans ce contexte, parfaitement incongru...) qui estime que l'usage de la drogue devrait être permis. La prochaine génération de ministre socialiste de l'Education, pour rester dans le droit fil de cette dérive décadente, estimera sans doute que cet usage devrait passer du stade de « être permis » à celui de « être encouragé ». C'est juste une question de temps.

Et pour l'entretien de sa bonne forme, le même citoyen confiera sa santé à une bonne femme qui préconise de se camer en toute légalité dans une salle de l'Etat, et donc sous la responsabilité de ce dernier: un peu, d'une certaine façon, comme il va dans un musée national pour se cultiver. Ca promet de nombreux et beaux recours en justice de la part de camés qui estimeront, plus tard, avoir été encouragés dans leurs vices par l'Etat français.

Les socialos avouent donc leur incompétence dans leur lutte contre les dealers et trafiquants de tous poils, et trouvent bien plus facile « d'encadrer », en clair, d'aider, voire favoriser, la consommation des produits qui font leur fortune...

Jean-Marie Le Guen, député socialiste s'exclame, ravi : « A Paris, nous serons fiers de porter cette innovation sociale et sanitaire en toute transparence et en cohérence avec nos valeurs ! ».
Il y a comme ça, l'utilisation de certains mots qui en dit long sur le délabrement intellectuel de l'individu qui les prononcent. Ainsi, le télescopage de substantifs comme « innovation », « fiers » et « valeurs » pour illustrer une décision qui consiste à autoriser et favoriser une pratique individuellement et socialement dommageable, n'interpelle même pas son auteur.

La ministre Touraine « espère » l'ouverture d'une telle salle dès la fin de l'année. Afin de confronter ce bel enthousiasme avec l'honnêteté de leur conviction, je suppose que ni Touraine, ni Le Guen ne verraient d'inconvénients à ce que ces premières salles de shoot s'ouvrent dans des appartements de leur immeuble d'habitation privée, voire sur le même palier ? Ou préfèreraient-ils, par hasard, qu'elles s'ouvrent plus loin, dans d'autres quartiers, plutôt du côté des habitations de Monsieur Michu et Madame Macheprot ?...

Le principe qui sous-tend cette décision d'ouvrir des salles de shoot est donc de se dire : il y a des gens qui ne peuvent pas se passer de la drogue, produit officiellement interdit, on va donc leur donner officiellement et légalement la possibilité d'en consommer pour s'assurer des conditions dans lesquelles cette consommation se fait.
Dans le même esprit, Saucisson-Pinard aurait quelques suggestions :

Certains délinquants ne peuvent s'empêcher de tuer du flic dès que l'occasion se présente, et il est toujours agaçant pour un ministre de l'Intérieur, d'être pris au dépourvu quand un chauffard fonce délibérément sur un gendarme dans un coin reculé de France (reculé par rapport à la place Beauvau, bien sûr). Pensez : il faut se fendre d'un communiqué attristé, voire même parfois se déplacer jusque dans cette cambrousse pour rencontrer les familles éplorées, assurer les forces de police que tout-sera-mis-en-oeuvre-pour-que-cela-ne-se-reproduise-pas, et blah blah blah, donner une médaille à titre posthume, bref, tout ceci est extrêmement contraignant.

On pourrait donc imaginer un endroit appartenant à l'Administration, dépendant du Ministère de l'Intérieur par exemple, une sorte de décor de cinéma représentant une rue ou une route, dans laquelle des figurants portant l'uniforme policier ou de gendarme, s'essayeraient à traverser ou à dresser un barrage, pendant que ces délinquants en manque viendraient - avec leurs propres véhicules, l'Administration n'allant pas (encore) jusqu'à fournir l'engin- donner libre cours à leurs pulsions en tentant d'écraser un ou plusieurs représentants des forces de l'ordre. Certes, il y aurait parfois, voire souvent, des effets secondaires : des figurants seraient proprement écrabouillés, mais bon, au moins, cela se ferait sous contrôle de l'Etat, et serait financé par le contribuable. Plus « d'accidents » imprévus tirant le ministre de son sommeil, plus de déplacement intempestif en province, plus personne à consoler, plus de cérémonies de funérailles officielles à se coltiner. Il n'y aurait pas moins de chauffards, il pourrait même y en avoir davantage, mais au moins, ça serait « contrôlé »...

On peut décliner cette idée d'encadrement systématique de l'Etat de toutes les déviances qu'il a trop de mal à réprimer, dans d'autres domaines :
Des terroristes rêvent de faire exploser la Tour Eiffel ? Après une demande en bonne et due forme, on leur laisserait la voie libre, en prenant juste la précaution de fermer certaines voies d'accès au préalable, afin de limiter les dommages collatéraux. Dans un rayon de 500 mètres, on mettrait un panneau : « Attention, attentat terroriste à l'explosif sous contrôle d'Etat, entrée momentanément déconseillée ».

Il suffirait de vérifier la représentativité des demandeurs dans la sphère révolutionnaire nationale ou internationale, et de s'entendre avec eux sur :
1- la liste des explosifs devant être utilisés, ces derniers étant bien sûr à la charge exclusive des terroristes (enfin...dans un premier temps...),
2- le jour et l'heure d'exécution de l'attentat, en choisissant, du point de vue de l'Etat, un agenda pas trop surchargé en touristes, pour minimiser tant que faire se peut, le nombre de victimes. Pendant la morte-saison, par exemple. A négocier avec les terroristes, évidemment. Cela permettrait aussi de prévoir les moyens de secours à mobiliser au moment adéquat.

Cocteau disait « puisque ces mystères me dépassent, feignons d'en être l'instigateur ».
Les socialos reprennent le propos en guise de philosophie.
« Puisque la délinquance nous dépasse, feignons d'en être les contrôleurs. »

vendredi 12 octobre 2012

La Justice et son bandeau


Nul n'ignore que la Justice est symboliquement représentée par une femme avec un glaive dans une main, une balance dans l'autre, et avec un bandeau sur les yeux.

Je croyais naïvement que l'aveuglement de la Justice ainsi symbolisé, expliquait qu'elle ne regardait pas à la condition sociale de ceux auxquels elle avait affaire pour donner sans parti pris son verdict.

Les derniers avatars de la Justice de Taubira, qui suivent beaucoup d'autres (voir article « Faites-vous confiance dans la Justice de votre pays », février 2012), remettent en question cette interprétation.

D'un côté, avec l'affaire des tournantes des cités de Fontenay-sous-Bois, on pourrait penser que l'aveuglement de la Justice est réel. Car pour taper ainsi un peu n'importe comment et n'importe où, au petit bonheur la chance, il faut effectivement être complètement aveugle. 
Résumons l'équation de cette affaire : Deux plaignantes, adolescentes au moment des faits, quatorze racailles accusées de viol en réunion au cours de ces fameuses tournantes qui font la joie des cités où il fait tellement bon de « vivrensemble ». Les faits remontent à treize ans. Treize ans ! On peut dire que la Justice prend son temps, à moins que son bandeau sur les yeux l'ait empêchée de mettre la main rapidement sur les dossiers. Bref, après avoir tâtonné 13 ans pour les retrouver, voici le résultat atteint par cette noble institution: dix acquittés, quatre condamnés. Si ces dix ont été acquittés, c'est donc qu'on suppose qu'ils sont complètement étrangers à l'affaire ; ils n'étaient même pas là, ils vaquaient sans doute à leurs occupations, peut-être même qu'ils étaient en train de travailler bénévolement dans une œuvre caritative, pendant que l'une des plaignantes se faisait violer... (Ah oui, parce que l'autre plaignante, figurez-vous, elle n'a même pas été violée du tout, dites-donc...).
Restent quatre racailles envers lesquelles la Justice nourriraient quelques reproches. Quatre ! : c'est même plus une « tournante », à peine un plan à trois avec un invité surprise...

Et puis ces reproches ne doivent pas être bien graves, puisque parmi ces quatre, deux ne récoltent qu'un an ferme (quatre ans avec sursis), un n'écope que de six mois ferme (quatre ans et demi avec sursis), et le quatrième, un sursis complet de trois ans ! Autant dire que même le plus sérieux des clients de cette Justice ne restera que quelques mois en prison, avant de pouvoir revenir dans sa cité crâner devant ses autres comparses libres ou fraîchement libérés. Ils pourront tous rire à gorge déployée de la façon dont ils se sont foutu du monde, de la société, de leurs victimes, des autres filles de la cité, des flics qui ont mené l'enquête, et de la Justice et de son cinéma : « ah les bouffons, ta race ! Zyva !»

Bref, la Justice n'a perçu, à travers son bandeau, dans cette brochette d'accusés, que des braves types, à la limite de la turbulence parfois, certes, pour certains d'entre eux, mais globalement de simples petits sauvageons selon l'expression chévènementielle. L'un de ces sauvageons était d'ailleurs déjà en taule pour meurtre. Et puis quoi, le viol n'est-il pas, après tout, qu'une peccadille ? comment appeler autrement un acte qui ne coûte à l'un de ses auteurs reconnus qu'un sursis total ?
C'est donc certain, la Justice est bel et bien aveuglée par son bandeau. Il semblerait même qu'elle soit assourdie par du coton dans les oreilles, car elle est restée sourde aux plaintes de la seconde plaignante, dont précisément le statut de victime a été refusé.

Et puis, il y a eu l'autre affaire.
Une affaire qui conduirait à un constat parfaitement opposé : la Justice est très lucide. En tout cas, elle voit très bien à qui elle a affaire ! C'est l'affaire Thomas Fabius. Thomas, fils de son papa ministre.

Thomas Fabius est visé par une enquête préliminaire pour escroquerie et usage de faux. Cette enquête a été confiée à l'Office Central de la Répression de la Grande Délinquance Financière. Bigre ! Un fils de ministre socialiste dans la grande délinquance financière : voilà qui ferait bien tâche chez nos donneurs de leçons favoris. Cela explique sans aucun doute le silence de cathédrale (dans une république laïque, c'est quand même dommage...) dans lequel les médias serviles ont su maintenir cette information... Et on se prend à imaginer ce qui se serait passé si cette affaire avait concerné le fils de Sarkozy... Et pendant ce temps-là, Fabius père n'a d'autre souci que d'imposer au monde entier sa conception personnelle de la Justice, en lançant aux frais du contribuable français, une campagne du Quai d'Orsay en faveur d'une abolition universelle de la peine de mort...

Le fils Fabius, un escroc ? On ne prête qu'aux riches : en juin 2011, la Justice l'avait déjà condamné à 15 000 euros d'amende pour abus de confiance, se hâtant d'assortir cette amende d'un sursis de 10 000 euros. L'affaire n'a donc coûté que 5 000 euros à notre fils de ministre. En même temps, la Justice, il faut la comprendre, elle ne pouvait quand même pas fermer complètement les yeux, puisque Thomas Fabius avait reconnu lui-même qu'il avait bel et bien engourdi 90 000 euros à son profit, aux dépens de ses associés dans une affaire de cartes à puce de sécurisation de paiement ( ! ça ne s'invente pas!) à distance... On remarquera au passage la rentabilité de l'affaire financière : on subtilise 90 000 euros, on dit : « oups, excusez-moi, autant pour moi, je ne recommencerai plus », on paie 5 000 euros d'amende et bye bye, merci pour tout ! Marge nette : 85 000 euros.

Pour faire bonne mesure, la Justice n'a pas trouvé nécessaire d'inscrire cette condamnation symbolique dans le casier judiciaire du rejeton ministériel. Après tout, ce n'est pas comme s'il avait été mêlé à une affaire de sang contaminé...

Bien entendu, la Presse à l'époque, regardait pudiquement ailleurs, davantage préoccupée de se faire l'écho de papa Fabius qui disait à ce moment là : « Quoi ? Hollande Président ? Mais on rêve, là! ».

Bref, pour cette nouvelle affaire d'escroquerie supposée de Thomas Fabius, la Justice de Taubira a trois alternatives, après cette enquête préliminaire : ou désigner un juge d'instruction pour une enquête approfondie, ou citer le fiston du collègue ministre à comparaître directement, ou classer sans suite. Faites vos jeux ! Mais pour en connaître le résultat, ne comptez pas trop sur nos médias tout acquis à la cause gauchiste ! Ca fera moins de bruit que le résultat du Loto...

En conclusion, seules les mauvaises langues peuvent prétendre que la Justice française est toujours aveugle. Elle sait très bien soulever son bandeau et regarder par en-dessous quand il le faut...

samedi 6 octobre 2012

Conseil de ministres


Un mercredi, dans la salle du Conseil des ministres, à l'Elysée.

Le président Hollande est à une extrémité de l'immense table autour de laquelle s'est rassemblé l'ensemble des ministres, pour ce rendez-vous hebdomadaire.

- L'heure est grave, commence sentencieusement le président. J'ai noté dans mon agenda - car je vous rappelle, chers ministres, que j'ai un agenda.. - j'ai noté dans mon agenda, disais-je, qu'il nous faut débattre du trou de la sécurité sociale. Et là, j'ouvre mon agenda, et je lis : Le trou de la sécurité sociale se réduit moins vite que prévu en 2012, en raison de la crise. Car, chers membres de gouvernement, je vous l'annonce, mon diagnostic est clair et sans ambiguité : il y a bel et bien une crise ! Et d'ailleurs, je l'ai écrit en toutes lettres dans mon agenda.
Aussi, vos idées pour combler le trou de la sécurité sociale, sont les bienvenues. Je vous écoute !

Un épais silence s'installe. Une mouche passe d'une tête de ministre à l'autre avec un bruit d'avion de chasse.

Puis, timidement, une voix s'élève soudain.

- On pourrait rembourser complètement l'interruption volontaire de grossesse, plutôt que partiellement comme aujourd'hui !

Les participants sont soulagés par cette intervention qui met fin au malaise. Un sourire illumine leurs visages.
Encouragée par l'accueil détendu de ses collègues, la voix poursuit :
-Ainsi, les déglingos qui préfèrent acheter leur shit plutôt que leur pilule contraceptive et les têtes de linottes qui oublient de la prendre, pourraient faire payer leur choix et leur étourderie par la collectivité !
- Adopté ! coupe Hollande Ouille, tout joyeux. Quoi d'autre, comme idée ?

- On pourrait supprimer la franchise médicale de 30 euros jusque là imposée aux étrangers sans papiers, au titre de l'AME ? soumet Touraine.
- Ah, comme j'ai bien eu raison de vous nommer ministre des Affaires Sociales, s'exclame Hollande Ouille, ravi de sa propre clairvoyance. Adopté !

- D'autant qu'ainsi, continue Touraine, tout fière, les clandestines pourront faire valoir leurs droits d'aide médicale à la procréation, gratuitement ! Car chaque tentative de fécondation in vitro, c'est quand même un coût de 8 à 10 000 € !
- Rembourser l'avortement des unes et la fécondation des autres, quel beau et généreux pays que le nôtre, s'extasie Hollande Ouille en écrasant une larme d'émotion qui lui perle au coin de l'oeil.

Une participante en rajoute, soucieuse de bénéficier de la considération présidentielle:
- Et puis l'AME paye également les cures thermales...
- Non, sans blague, s'extasie le président, admiratif.

- Et le subutex, croit utile d'ajouter un autre participant, pour ne pas être en reste.

- Le subu quoi ? demande Hollande Ouille
- Le subutex, vous savez, ce produit de substitution de l'héroïne que prennent les camés qui veulent se traiter.
- Ah, et c'est cher ?
- Le traitement est parfois à vie...
- Ah, quand même... On peut donc ainsi traiter tous les camés de la terre provenant illégalement des pays qui, eux, nous inondent de leur came... C'est quand même beau le socialisme, non ? s'extasie le président. 
Car je vous rappelle, chers ministres, que l'AME est une invention socialiste de Jospin et Aubry en 1999. Pas besoin de carte vitale, pas besoin de médecin traitant, pas de ticket modérateur, pas d'avance de frais pour les soins médicaux et dentaires, pas de forfait journalier à l'hôpital, pas de participation forfaitaire sur les médicaments, pas de franchise sur les transports en ambulance... Avouez qu'il fait bon vivre en France... pour ceux qui n'ont pas droit d'y être...

- Mais c'est pas un peu cher, tout ça ? s'inquiète tout d'un coup un participant.

Touraine balaie la question d'un revers de main, sans même un regard pour l'impertinent.

- Pas plus de 3 000 € par immigré clandestin, en moyenne et par an...
- Mais ça fait combien, au total ? s'entête l'imprudent.
- On ne sait pas, puisqu'ils sont clandestins ! hausse les épaules la ministre.
- J'ai entendu dire que des bénéficiaires revendent à l'étranger les médicaments qu'ils obtiennent gratuitement en France en faisant le tour des pharmacies... poursuit l'imbécile.
- Fantasmes de droite! s'insurge la ministre

- Ca suffit, coupe le président. Et alors, ça fait marcher le commerce mondial et la pharmacie française, non ? Bon, d'autres idées ? ajoute-t-il à la cantonade.

- Si je peux me permettre, avance prudemment Ayrault, on devrait peut-être chercher aussi dans une autre direction, si le but de notre réunion est bien de réduire le déficit...

- Hein ? Ah oui... concède le président. On n'a qu'à augmenter les recettes ! Y a pas une contribution... sociale... généralisée, ou quelque chose comme ça, qui existe ?
- Oui, la CSG, précise le premier ministre.
- Ben, y a qu'à la rendre encore plus généralisée...
- Oui, mais ce sont ceux qui travaillent, ceux qui ont travaillé et ceux qui risquent leur argent qui vont payer, alors... se hasarde à observer Ayrault.
- Ah bah évidemment ! soupire Hollande, un peu agacé par cette évidence : on va pas demander aux étrangers qui ne travaillent pas ou qui travaillent au noir de payer...

- On pourrait augmenter les taxes sur le tabac, risque un intervenant.

- Mais c'est GENIAL, s'exclame le président, tout excité par tant d'originalité. Adopté !

L'impertinent, qui était déjà intervenu plus tôt, ne peut s'empêcher de faire remarquer que les Français habitant près des frontières vont acheter leur tabac moins cher chez nos voisins européens, mettant ainsi à mal les buralistes français.

- Ca laisse quand même pas mal de couillons loin des frontières pour participer au comblement de la Sécu, observe le président qui se retourne vers son premier ministre : Tu fumes, toi ?
- Oui, mais j'achète mes cigares hors taxes dans les aéroports lors de mes voyages officiels.
- Ah bon, ça va, alors...

Un autre participant se hasarde : et si on inventait une taxe...

- Génial ! coupe aussitôt le président, avec un grand sourire.
- ... sur les boissons ! poursuit le génial intervenant.

- Oui, mais, quand même, je ne sais pas comment ça serait accueilli par les Français, avance Ayrault.

- Y a qu'à taxer uniquement la bière, rétorque un autre participant. Ca fait du monde, et puis après tout, on est pas obligé de boire de la bière... Et puis, ça ne concernerait pas les musulmans ! ajoute-t-il avec un clin d'oeil appuyé.

- Ca serait pas un peu « discriminant » ? demande l'insolent de service.
- Non, corrige Ayrault. Si on taxait les produits halals, là ça serait discriminant, mais taxer la bière, cette boisson d'origine celtique bue par les Français de souche, ça, c'est pas de la discrimination, c'est de la politique sanitaire préventive ! Faut pas confondre !

-  Remarque, ajoute le président en s'esclaffant, si on taxait les produits halals, ça ferait du monde aussi, vu que beaucoup de Français non musulmans en bouffent sans même savoir que c'est du hahal ! Ha, ha ha ha !
Allez, sur cette bonne blague, je lève la séance, c'est pas tout ça, mais j'ai un train à prendre, moi.

Et tout le gouvernement de se lever, dans un joyeux brouhaha, tout heureux du travail accompli et des décisions prises.

mercredi 26 septembre 2012

Islam, où est le problème?



Lundi 24 septembre dernier, l'émission de Yves Calvi, « Mots croisés » avait pour titre : « Islam, où est le problème ? ».
Curieux titre ! On peut supposer qu'il n'a pas été choisi au hasard. Car la question n'était pas : «  Dans l'Islam, où est le problème ? » mais bien : «  Islam, où est le problème ? ». Quand on pose ce genre de question, on évoque généralement l'incohérence évidente entre un fait et une conséquence possible. Ainsi, quand on dit : « Je suis roux, où est le problème ? », on met en lumière l'impossibilité d'une conséquence néfaste d'être roux. Or, en l'occurrence, il est évident qu'avec l'Islam, les conséquences néfastes n'ont rien de fortuites. Partout, et à tous niveaux, là où sévit l'Islam, la violence et l'intolérance sont présentes : entre hommes et femmes, entre pays musulmans voisins, entre islamistes eux-mêmes dans un même pays (sunnites et chiites), entre pays musulmans et le reste du monde. Cette règle ne connaît aucune exception. Alors si on veut nous convaincre que l'Islam est une religion d'amour et de paix, il y a du chemin à parcourir...

« Islam, où est le problème ? ». Comme dirait Coluche, la réponse est contenue dans la question. L'Islam EST le problème. Le fait même d'accoler ces deux termes ensemble dans ce titre qui se veut provocateur, est bien l'aveu que la notion de problème et Islam sont indissociables. On voit mal Yves Calvi titrer une de ses émissions de Mots Croisés : «  Chrétienté, où est le problème ? Ou « Boudhisme, où est le problème ? » Mais après tout, l'incongruité de telles questions interpellerait peut-être la curiosité du téléspectateur ?

J'étais donc curieux de voir comment allait être traité la question. Première remarque, aborder ce sujet ô combien tabou à la télévision et surtout sur le service public, donne plutôt un bon point à son animateur.
Mais ce bon point lui est aussitôt retiré quand on passe en revue l’aréopage des invités : un philosophe, Finkielkraut, jouant le rôle du candide (qui s'avèrera d'ailleurs être un observateur pas si candide que cela finalement, et même plutôt lucide et dénué de langue de bois), un représentant de l'UMP, Gérard Longuet, un du Centre (parti radical en la personne de Rama Yade), un socialiste, Julien Dray, une communiste, Clémentine Autain, et pour représenter l'Islam, Abdellah Zekri, responsable de la Mosquée de Paris. Mais aucun représentant du FN ! Le FN, qui, les soldats du politiquement correct l'ont pourtant assez asséné, est toujours en première ligne quand il s'agit de « stigmatiser » les musulmans, de faire des « amalgames » à chaque fois que le pays devait payer de son sang son laxisme en matière d'immigration ou en politique étrangère, n'a pas été convié à cette émission ! La pluralité n'est donc décidément pas encore la règle éthique du service public en France. On ne s'en étonnera pas. Elle ne l'était pas avant, elle n'allait pas le devenir avec Hollande Ouille comme Président...

Aux yeux de Yves Calvi, Clémentine Autain, représentante de « Regards », revue communiste à la diffusion confidentielle (25 000 exemplaires les meilleures années...), qui ne cesse d'aller de dépôts de bilan en redressements puis liquidation judiciaires depuis 1995, après avoir succédé elle-même à des revues communistes ayant bu le bouillon, est plus digne de participer à son émission qu'un parti ayant rassemblé près de 20% des voix aux dernières présidentielles et des millions de voix aux législatives... Cherchez l'erreur.

Cela laissait mal augurer de la suite. Et effectivement, non content de ne pas inviter un représentant du FN, Calvi n'a pas su (voulu?) éviter que le débat n'aborde la position de ce parti sur la question de l'Islam. Ayant bien compris que les absents ont toujours tort, il ne s'est pas privé d'inviter ses intervenants à dire tout le mal qu'ils en pensaient.
Ne pas inviter le FN au débat, c'était de la part de Calvi, de la simple allégeance au dogme du politiquement correct. Laisser les invités présents médire de ce parti, voire les y inciter, ce n'est plus de l'allégeance, ça devient de l'activisme. Bravo Calvi, vous êtes un brave petit soldat.

Pourtant, il me faut l'avouer, quelques surprises ont bien eu lieu, lors de ce débat. Celle par exemple d'entendre Finkielkraut reconnaître que des milliards d'euros ont bien été investis dans les banlieues, sans grand résultat, contredisant ainsi les sempiternelles rengaines gauchistes selon lesquelles les moyens financiers sont la seule réponse valable au problème des banlieues. Celle de l'entendre dire que si il y avait des territoires abandonnés en France, ce n'était pas les banlieues mais bien plutôt les zones rurales. Ce même Finkielkraut a fait le procès de la bien-pensance qui a, pendant des décennies, occulté le constat du délabrement des banlieues laissées aux immigrés maghrébins.

L'autre surprise est venue de Longuet qui a rappelé très justement que si la république est laïque, la France est quant à elle, de par son histoire, un pays religieux, même s'il n'a pas été jusqu'à préciser que cette religion est le catholicisme.

Surprise également à entendre Rama Yade reconnaître que la droite comme la gauche avait failli à leur rôle en ne dénonçant pas à temps, comme l'a fait le FN, le phénomène des prières de rues, ou celui du port de la burqa.

La surprise la plus grande a été d'entendre de la bouche de Julien Dray, socialiste, l'aveu que la pression du politiquement correct a été responsable du recul de la République devant l'islamisme. Julien Dray s'est même laissé à s'offusquer du traitement médiatique (et financier!) glorifiant de simples footballeurs « n'ayant rien dans la tête »...
Calvi a reconnu qu'il avait eu du mal à trouver un socialiste prêt à débattre sur ce sujet dans son émission. Dray a admis que s'il s'était porté volontaire, c'est parce qu'il était « presque en retraite » : c'est dire le courage de nos socialistes quand il s'agit d'aborder certains sujets chauds pour lesquels ils sont particulièrement en porte-à-faux...

En l'occurrence, Julien Dray s'est plutôt comporté avec pragmatisme et sans langue de bois, ce qui ne fut pas la moindre des surprises. Je suppose qu'il lui a fallu un certain courage pour oser affirmer que l'attitude de victimisation trop souvent adoptée par les musulmans est l'expression d'une trop grande facilité. Du courage aussi pour dénoncer « l'argent corrupteur » du Qatar, en évoquant les 50 millions d'euros que ce pays se propose de donner aux banlieues françaises (de quoi je me mêle?) et que Montebourg, autre socialiste, se hâte, quant à lui, d'accepter...

Finkielkraut a lui aussi affirmé qu'il fallait que les Musulmans arrêtent de jouer la carte de la victimisation. Il a aussi dénoncé le manque de courage de beaucoup d'intellectuels qui n'osent plus se prononcer à propos de l'islamisme.

En revanche, il n'y avait aucune surprise à attendre de la coco et du musulman. Pour la première, tout n'est qu'une question sociale. Toutes les âneries habituelles ont été avancées : au milieu d'une rafales de « stigmatisations » et de « amalgames », Autain a rappelé que tous les violeurs n'étaient pas arabes (eh oui, Clémentine, vous avez raison. On peut aussi affirmer que tous les oiseaux ne volent pas, mais qu'en revanche il y a bien des poissons volants...), qu'en France, on mangeait du couscous et que c'était très bien (si, si, elle a bien dit ça, on appréciera la pertinence de l'argument), qu'il y avait d'autres intégrismes que l'intégrisme islamique (d'ailleurs, il y a fort à parier que, passée une certaine heure de la nuit, Clémentine Autain se refuse à sortir du côté de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, de peur de tomber sur des fanatiques catholiques lefevristes), que la misogynie des musulmans est de la roupie de sansonnet par rapport à celle de la société civile, que la solution du problème islamique passe par la remise d'un reçu lors de contrôle d'identité, et par le droit de vote aux étrangers... Bref toute la panoplie des lieux communs qui entraînent chez moi une série de symptômes bien particuliers: crispation de la mâchoire, enfoncement des doigts dans le rembourrage des bras du fauteuil, les jointures passant au blanc, blocage de la respiration, tous les muscles tétanisés dans l'effort de ne pas me lever pour flanquer le téléviseur par la fenêtre : en fait, bizarrement, un peu les mêmes symptômes ressentis quand j'entends Michel Drucker essayer de faire de l'humour...

Quant au musulman de service, Abdellah Zekri, il n'a cessé de nous rabâcher à quel point il était un « bon » musulman, tolérant, bienveillant et tout et tout, comme si c'était lui personnellement qui était au centre du débat : « Zekri, où est le problème ? ». Il ne s'est quand même pas gêné pour nous donner sa version très personnelle de l'histoire de l'immigration en laissant entendre que si il y avait des arabes en France, c'est qu'on était allé les chercher quasiment de force. Parti sur sa lancée, il a même avancé que c'était les immigrés musulmans « qui avaient construit la France » (sic!), pas moins.
Doté sans doute d'un sens de l'humour pince-sans-rire prononcé, il a aussi affirmé que la liberté d'expression de Charlie Hebdo devait être assurée et protégée, non pas par la police payée par ses impôts et ceux de ses coreligionnaires, mais par des vigiles privés, aux frais du journal... Curieuse notion de la liberté d'expression chez un «responsable» reconnu pour représenter une partie de la population. .. Et il faudra bien qu'un jour, puisqu'il en parle, qu'on fasse le bilan financier de ce que rapportent ses coreligionnaires immigrés en termes d'impôts, en regard de ce qu'ils coûtent en termes de prestations en tous genres...

Monsieur Zekri en a marre, nous dit-il, d'être l'objet de toutes les stigmatisations, d'être le bouc émissaire des malaises de la société française, d'être assailli de provocations blasphématoires à l'égard du Coran.
Alors, je vous le dis aimablement, Monsieur Zekri, si votre situation est si inconfortable dans mon pays, soyez raisonnable et pragmatique : retournez en Algérie, puisque, comme vous n'avez pas pu vous empêcher de nous le rappeler, vous êtes algérien et fier de l'être. Et comme vous êtes aussi un peu français, (paraît-il)..., vous viendriez exercer votre citoyenneté française en prenant juste vos vacances chez nous ! C'est pas une bonne idée, ça ? Vous devriez d'ailleurs la partager avec nombre de vos compatriotes qui souffrent tant d'être dans ce pays d'infidèles. Et tenez, en prime, je vous propose d'emmener Clémentine Autain avec vous, elle a tant de sympathie pour vos tracas...

mardi 18 septembre 2012

Le pays basque en résistance.

Saucisson-pinard a pris la mer quelques jours, pour prendre un peu de distance avec les vicissitudes du monde des terriens.
Histoire d'oublier l'hypocrisie des médias qui réalisent soudain l'incompétence de celui qu'ils ont adoré et supporté avant, pendant, et quelques mois après les éléctions présidentielles, et qui tentent aujourd'hui de s'affranchir de leur responsabilité en tentant sans vergogne de retourner leur veste et d'abonder dans le sens de l'opinion publique. Oublier aussi la pitoyable prestation de ce président lors de son dernier rendez-vous sur TF1, agitant en guise de certificat de stakhanovisme, son "agenda", comme le collègien tout fier de montrer son nouveau "cahier de texte" en gage de  bonne volonté pour cette nouvelle rentrée.
De retour sur la terre ferme, Saucisson-pinard ne résiste pas au plaisir de diffuser ce tract distribué en pays basque de Bayonne à Saint-Jean Pied de Port, de la Soule à la Basse Navarre. En voici le texte:

"Vous êtes musulmans, alors lisez ceci sans haine ni racisme:
En pays basque, les immigrants doivent s'intégrer. Prenez exemple sur vos grands-parents qui ont su, en leur temps, se fondre dans la société française sans abandonner leur identité, tout en respectant celle de leur pays d'accueil.
Il est intolérable que les enfants et petits-enfants des immigrés d'hier ne soient pas ou ne veuillent pas s'adapter, influencés par des voix islamiques venues d'ailleurs, les poussant à nous imposer progressivement les lois de la charia.
Nous n'accepterons pas cela en pays basque. Nous n'aurons pas, comme c'est le cas dans certaines banlieues, des zones de non-droit. Les habitants de notre pays basque seront particulièrement vigilants concernant toutes les formes de dérapage qui exaspèrent la société française.
Vous qui êtes musulmans, ne perdez pas de vue que si vous êtes sur le territoire français, c'est pour bénéficier d'avantages économiques et sociaux qui n'existent pas dans votre pays d'origine. Alors rappelez cela à vos descendants qui revendiquent l'islam en pays basque en s'habillant de plus en plus comme une provocation. Nous n'accepterons pas non plus de voir ces jeunes filles et ces jeunes femmes, de plus en plus nombreuses, envahir nos espaces publics vêtues de la sorte. Nous le savons, le foulard est la première étape vers le voile intégral. Celui-ci est lentement passé du statut de symbole de l'islam à celui d'outil de déstabilisation de la société française,  en particulier dans le milieu scolaire. Comme nous, noyez vous dans la masse.

Musulmans, nous vous conseillons instamment de suivre nos règles. Ici, c'est notre  pays, notre terre, notre style de vie dont vous profitez sans toujours les respecter. Le pays basque ne se pliera pas à vos exigences ou alors, ceux qui persisteront, seront contraints de retourner dans leur pays d'origine ou celui de leurs ancêtres. Nous vous demandons de transmettre et faire circuler notre courrier à tous vos parents et votre entourage proche en insistant sur le fait que nous sommes de plus en plus déterminés.

CMSB. Comité de la Majorité Silencieuse Basque."

Le message des Basques adressé aux immigrés arabes est clair: on s'intègre ou on dégage. Puissent les autres régions emboîter le pas du pays basque et entrer elles aussi  en résistance. Quand les hommes politiques réaliseront qu'ils ne sont plus suivis dans leur politique de collaborationisme en faveur de l'envahisseur, nul doute qu'ils sentiront le vent du boulet et tourneront casaque.

samedi 1 septembre 2012

Discours de Châlons-en-Champagne de Hollande


Son entourage nous avait prévenu, Hollande Ouille allait faire un discours qualifié de très important à l'occasion de la foire de Châlons-en-Champagne. Un discours officiellement « important », ça ne se refuse pas. SP s'est donc donné la peine d'examiner avec minutie ce discours. Conclusion : ce discours de foire fut en effet assez foireux.

Pour mieux vous en convaincre, Saucisson-Pinard vous propose le vrai texte du discours, juste agrémenté de la pensée présidentielle qui va avec. En italique, le discours, en gras, la pensée.


Madame et Messieurs les ministres, 
Monsieur le maire, 
Monsieur le président du conseil régional, 
Monsieur le président du conseil général, 
bla bla bla,
Je veux d'abord vous remercier pour l'accueil qui m'est fait. Certes j'avais pris mes habitudes, c'est la troisième fois en effet que je viens ici à la foire de Chalons, mais, cette fois-ci, je viens comme président de la République.
J'en reviens toujours pas moi-même d'avoir été élu , dites donc! J'ai jamais rien foutu durant ma vie politique, et là, je suis président de la république. C'est fou, non ?
J'en avais fait la promesse, ce n'était pas la plus difficile à tenir. Mais ma présence est aussi un symbole, c'est-à-dire d'abord de reconnaître ce qui est fait sur ce territoire et d'être accueilli, rendez-vous compte, au Capitole, rien que cela, et dans un nouveau parc d'expositions c'est une rencontre qui devait avoir lieu.
Oui, parce que, les inaugurations, c'est encore ce que je fais le mieux !
Je suis aussi attentif, savoir qui seront les prochains invités à la foire de Chalons puisque comme candidat j'y ai été reçu 2 fois, ça m'a conduit là où vous savez,
eh oui ! Moi, président ! Incroyable, je vous dis !!
j'aurai donc un œil particulièrement rivé sur les prochaines inaugurations de la foire.
Mais je suis ici aussi et surtout pour reconnaître ce qui se fait en Champagne Ardennes, deuxième région agroalimentaire de France, bla bla bla
Un peu de brosse à reluire, ça fait pas de mal.
Vous êtes aussi une grande région industrielle, avec une production reconnue, celle de la fonte, avec des pôles de compétitivité, notamment dans l'économie verte, première région éolienne, avec aussi des innovations considérables en matière de méthanisation, un pôle de compétitivité sur les matériaux innovants, vous êtes l'une des régions les plus exportatrices, voilà le sens de ma présence parmi vous, adresser à ce territoire effectivement un message de confiance.
Je suis donc venu vous dire ce que vous savez déjà, et mieux que moi, puisque c'est vous qui vivez ici !
Et pourtant, votre région souffre, rencontre des difficultés et les salariés m'en ont parlé tout au long de cette visite de stand en stand. Beaucoup m'ont exprimé à la fois leur attente, leur espérance et parfois même leur colère : ceux qui ne sont pas payés depuis des mois, comme à Sodi Medical, et qui attendent tout simplement l'exécution de décisions de justice ; ceux qui craignent pour leur emploi, notamment dans le groupe GHM ; et puis aussi celles et ceux qui expriment leur frustration par rapport à des attentes accumulées en termes de pouvoir d'achat. Oui, j'ai entendu aussi les PME, les artisans qui se battent chaque jour, qui font front dans un contexte difficile et qui demandent un soutien et surtout une liberté pour que leurs efforts ne soient pas entravés. J'ai entendu les élus, de toutes sensibilités, me dire combien ils étaient à la fois prêts à se mobiliser et en même temps inquiets sur leur possibilité d'accéder au financement.
Là, c'est pareil, je vous répète ce que vous m'avez dit vous-même, et je sais que ça vous fait une belle jambe !
Alors mon devoir, c'est de dire la vérité aux Français. Nous sommes devant une crise d'une gravité exceptionnelle, une crise longue, qui dure depuis maintenant plus de 4 ans et aucune des grandes puissances économiques, même les émergentes, n'est désormais épargnée, la croissance ralentit partout et les prix des matières premières, les céréales, augmentent pour des raisons aussi bien climatiques que spéculatives, mais aussi le pétrole avec ses conséquences sur le prix des carburants, tout cela complique encore la donne et la reprise.
Et ça, figurez-vous, je le découvre aujourd'hui. J'ai préparé ma campagne électorale depuis plus d'un an, je suis supposé avoir préparé mon programme depuis tout ce temps, eh bien, aujourd'hui, je m'aperçois qu'il y a une crise mondiale, et je suis venu exprès, ici, à Châlons en Champagne, pour vous l'apprendre !
L'Europe est la plus touchée, la récession s'y est installée, les plans d'austérité s'additionnent, sans d'ailleurs que la confiance ne revienne, et c'est pourquoi, les principales décisions sont attendues maintenant dans la zone euro.
Et ça, côté décisions à prendre, avec moi, ils sont pas fauchés dans la zone euro ! Ils vont pouvoir continuer à attendre longtemps !
Elles ont été trop longtemps différées ou reportées, ou annoncées comme devant enfin conclure un processus quand il n'y avait finalement qu'une étape de franchie. Je veux que soit rétablie la croissance et la stabilité en Europe, j'y travaille.
C'est pas formidable, ça ? Je veux la croissance et la stabilité, ce qui est extraordinairement original, et je crois bien être le premier à vouloir tout ça ! Donc, c'est comme si c'était fait !
Mais il y a aussi la vérité sur la situation de la France, quelle est-elle ? Un endettement public qui s'est accumulé bla bla bla, déficit de notre balance commerciale, bla bla bla chômage augmente depuis 15 mois consécutivement. Bla bla bla. Ma mission de président de la République c'est de conduire notre pays pour qu'il fasse des choix dans le bon ordre, dans le bon rythme et dans la bonne direction, et c'est au gouvernement, sous l'autorité de Jean-Marc AYRAULT, de mettre en œuvre ces orientations.
Bon, d'accord, ça fait déjà plus de quatre mois que je suis aux affaires, mais bon, ça va, on prend son temps, on va y aller tranquillou.
Il y a d'abord l'urgence. L'urgence, c'est l'emploi, d'abord celui des jeunes les plus éloignés du marché du travail, c'est l'ambition des Emplois d'avenir qui sont en priorité orientés vers le secteur qu'on appelle non marchand (les associations, les coopératives, les mutuelles, les élus)
Oui, parce que l'avenir de l'emploi, figurez-vous, c'est les mutuelles, les associations (à but non lucratif, parce que l'argent, bouh, c'est sale!), et les élus. C'est fou ce que ça fait d'emplois, les élus ! Regardez : moi, par exemple, j'ai déjà employé Tierweiller qui a un bureau à l'Elysée, Jospin à qui j'ai confié une mission bidon emploie sa philosophe de femme Sylviane Agasinski, et Madame Bachelot recrute son fils pour la même mission bidon... c'est bien la preuve !
mais aussi une part vers le secteur privé. J'ai considéré que ce dispositif devait être engagé sans attendre.
En tout cas, sans attendre beaucoup plus que les cinq mois déjà passés depuis que je suis aux affaires...
J'ai donc convoqué une session extraordinaire du Parlement bla bla bla.
Dès le début du mois d'octobre seront signées les premières conventions pour l'embauche de jeunes sans qualification qui sont massivement frappés par le chômage dans les quartiers ou dans des zones rurales éloignées de l'emploi, un volet « formation » sera prévu.
Bon, je ne sais pas encore à quoi on va bien occuper ces gars-là qui ne savent rien foutre, ni comment on va les payer, mais l'important, c'est de signer ces conventions ! Ca occupe déjà les élus, c'est toujours ça.
Ce changement traduit autant une volonté qu'un engagement, parce que mon pari c'est que, si la confiance revient dans la jeunesse, c'est la confiance dans le pays qui, bla bla bla. Ce dispositif, là encore, permettra de réduire la précarité des moins de 25 ans qui n'en peuvent plus d'attendre mais aussi, de maintenir dans l'emploi les plus de 50 ans que dans certaines entreprises, un certain nombre voudrait voir partir. Bla bla bla. Je sais que les entreprises, les grandes comme les petites, sont prêtes à se saisir de cette belle idée pour l'adapter à la réalité des situations professionnelles ou sectorielles, c'est le but de la négociation qui va s'engager.
Bah oui, les entreprises veulent voir partir les plus de 50 ans, alors moi, j'arrive avec ma bonne idée qui consiste à leur dire : « mais non ! Faut les garder ! » et elles trouvent l'idée géniale ! Heureusement que je suis là, non ?
Agir pour l'emploi, c'est aussi anticiper les restructurations, les mobilités, les changements, qui, bla bla bla. Le gouvernement proposera donc aux partenaires sociaux, là encore, d'engager dès le mois prochain sur ce sujet décisif une négociation sur la base d'un document d'orientation qui leur sera présenté le 10 septembre. Compte tenu de la nette dégradation de la situation de l'emploi, je suis sûr que les employeurs et les représentants des salariés et les grandes confédérations syndicales rechercheront ensemble les solutions les plus équilibrées.
Une « négociation sur la base d'un document d'orientation » : woaw, c'est pas une autre idée géniale, ça ? Sûr que la confiance va revenir avec une telle trouvaille !
Il y a aussi pour l'emploi, l'enjeu de la formation professionnelle. Elle doit être utilisée pleinement dans l'éducation nationale, dans l'apprentissage. Je rappelle qu'il y a encore des métiers où notre économie souffre d'un manque de main d'œuvre qualifiée ; il y a aussi des entreprises qui ne donnent pas pleinement leur mesure à la formation de leurs salariés alors que c'est un véritable investissement, j'entends que tous les acteurs soient désormais mobilisés sur cet objectif. Il conviendra de clarifier les rôles de chacun, ce qui relève des partenaires sociaux pour améliorer le niveau de qualification des salariés, ce qui relève des Régions et notamment pour les demandeurs d'emploi et ce qui relève de l'Etat, assez de cette confusion, de cette opacité, nous avons besoin de clarté et d'efficacité.
Pour se résumer, faux con crée des emplois, faux con fasse de la formation professionnelle, mais c'est un vrai qui vous le dit. Car personne avant moi, jusque là, n'y avait même pensé !
Mais le défi que nous avons à relever tous ensemble c'est celui de la croissance. Le chômage ne sera vaincu que si l'activité reprend,
je dirais même plus, le chômage ne sera vaincu que si il y a plus d'emplois ! Quand vous avez besoin d'autres lapalissades, consultez-moi, j'en ai plein ma besace !
c'est le combat que je porte depuis mon élection, dès les premiers jours au G8 avec les pays les plus puissants de la planète, puis au Conseil européen du 29 juin dernier. Nos partenaires ont compris
( heureusement que j'étais là pour leur expliquer!)
qu'ils devaient conjuguer des disciplines budgétaires, par ailleurs nécessaires, avec le financement de projets concrets sur nos territoires, bla bla bla.
Mais il y a aussi ce qui relève de notre propre responsabilité, j'ai dit qu'il convenait de dire la vérité, la vérité c'est qu'il y a dans l'économie française des atouts indéniables, des secteurs qui vont bien, des entreprises qui bla bla bla.
Mais la vérité c'est aussi de dire qu'il y a des handicaps, bla bla bla. Nous devons faire en sorte que soient traitées aussi les grandes réformes structurelles, c'est la raison pour laquelle le gouvernement est à la tâche et que ces réformes devront être menées avec constance, cohérence et clarté.
Je vais prendre quelques illustrations ! Pour favoriser l'innovation, le crédit d'impôt recherche, qui a fait la preuve de son utilité, sera préservé
Vous remarquerez que j'ai beaucoup cassé jusqu'à maintenant, surtout ce qu'a fait mon prédécesseur, mais ça, le crédit d'impôt recherche, je le préserve : reconnaissez que je bosse dur pour vous, non ?
et élargi à l'innovation, bla bla bla. De la même manière, pour permettre l'accès des entreprises au financement, en prêt comme en fonds propres, une banque publique d'investissement va être créée dans les jours qui viennent,
Bon, je sais pas encore avec quel pognon, vu qu'on en a plus et que les Français tapent déjà dans leurs réserves pour survivre, mais on va toujours dire qu'on la crée, et on verra après...
elle regroupera les établissements existants, mais elle permettra surtout des avancées majeures, mobilisera de nouvelles ressources - comme les sommes qui sont déposées sur les Livrets de Développement Durable dont le plafond a été doublé - ce qui permet de capter une épargne pour la mettre au service du financement des entreprises. La banque publique concentrera ses interventions sur les PME et les entreprises de taille intermédiaire les plus innovantes. Elle sera aussi un facteur de simplification et d'accélération puisqu'elle sera déconcentrée sur les territoires et qu'elle travaillera en cohérence avec les Régions qui seront associées à ces décisions et à ces orientations. Et cette banque publique, qui aura son rôle, ne se substituera pas au secteur bancaire, mais il y aura une réforme des banques pour que soient davantage séparées aujourd'hui les activités de crédit, de dépôt et les activités de placement spéculatif.
Bon, que ceux qui ont compris ce que va faire cette banque et comment elle va fonctionner, lèvent le doigt ! Personne ? Bon, je continue...
Enfin, la France doit résoudre son problème de compétitivité. Depuis 10 ans la France perd des parts de marché, bla bla bla, la France a besoin de se donner les moyens d'une stratégie productive nationale.
Elle doit être capable d'investir dans les secteurs les plus porteurs. Je les ai cités : les énergies, pour la transition écologique,
(les entreprises engagées dans le photovoltaïque se cassent la gueule ? bon, c'est possible... mais arrêtez de m'interrompre à tout bout de champ !)


l'aéronautique, les matériaux, les biotechnologies, ce que vous démontrez ici dans votre région. L'Etat doit avoir un rôle d'impulsion, bla bla bla.
Il y a aussi, puisque je parle de compétitivité, un système de prélèvement qui fait reposer sur le travail l'essentiel de la charge ; un système d'exonération de cotisations sociales qui a été modifié tant de fois dans le passé est devenu aussi illisible que coûteux et en même temps, indispensable pour les entreprises ; et en même temps, c'est un système indifférencié, que les entreprises soient exposées à la concurrence internationale ou qu'elles soient abritées, qu'elles soient grandes ou petites, qu'elles créent des emplois ou qu'elles n'en créent pas. Là encore, dans le cadre de la conférence sociale le gouvernement et les partenaires sociaux travailleront sur la réforme du financement de la protection sociale.
C'est un sujet difficile qui a été tant de fois évoqué, annoncé, jamais traité, mais moi je n'attendrais pas la fin de mon mandat pour faire adopter une disposition à l'application différée. Des choix courageux seront faits en 2013 et ils seront durables, justes et stables.
Oui, je sais, en 2013 seulement, parce que, voyez-vous, depuis plus d'un an que j'ai préparé mon élection, et plus de quatre mois que je suis entré à l'Elysée, je n'ai pas encore eu le temps d'y réfléchir. Il y a d'abord eu cette histoire de ma copine avec mon ex, qui m'a bien pris la tête, et puis après, mes quinze jours de vacances au fort de Brégançon, tout ça, bref, j'ai pas eu le temps de m'en occuper vraiment. Et puis, moi, je voyage en train, alors ça me prend plus de temps pour me déplacer, vous savez ce que c'est !
Puisque je parle de la croissance, il y a l'industrie, il y a l'agriculture, il y a les services, il y a aussi le bâtiment,
(je pourrais aussi ajouter l'artisanat, les bouilleurs de cru, les crieurs de journaux, les vendeurs d'enclumes à la sauvette, tout ça, parce que j'en connais beaucoup, moi, des secteurs d'activité, mais je fais court)
c'est à dire à la fois un besoin social impérieux, se loger, et en même temps une activité économique qui a un avantage c'est qu'elle n'est pas délocalisable. Pour se loger généralement c'est ici, sauf quand on fait le choix d'aller, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, à l'extérieur pour ne pas payer ses impôts.
(en même temps, maintenant que j'y réfléchis, c'est peut-être justement ça, la raison d'aller à l'extérieur: ne pas payer ses impôts : faudra que je demande à Ayrault.)
Un des freins à l'investissement immobilier c'est, on le sait, le coût et la disponibilité des terrains. Un projet de loi est prêt, il permettra de céder gratuitement les terrains de l'Etat, et les opérateurs publics aux collectivités locales et aux bailleurs sociaux qui s'engagent dans des programmes de construction. 110 000 logements entre 2012 et 2016 pourront être créés grâce à cette mise à disposition des terrains. De la même manière, les propriétaires privés seront invités à céder plus rapidement qu'aujourd'hui leur terrain à bâtir.
C'est-à-dire que je leur demanderai : « pardon, msieur le propriétaire privé, je voudrais que vous vendiez plus vite votre terrain, parce qu'il se trouve que j'en ai besoin : d'ailleurs, ainsi, en vendant plus vite, vous paierez davantage de taxe sur la plus-value ». Nul doute qu'il sera sensible à ma demande.
Un programme de rénovation, d'isolation de logements sera lancé dans le prochain budget pour économiser l'énergie, améliorer le pouvoir d'achat des ménages
Oui, un programme de rénovation qui va « améliorer le pouvoir d'achat des ménages ! » Ne me demandez pas comment, c'est le rédacteur de mes discours qui m'a conseillé de mettre cette phrase à cet endroit, il m'a dit que ça ferait bien...
et créer des emplois dans le secteur du bâtiment.
Beaucoup d'artisans veulent des règles stables, veulent des règles fiscales qui puissent être pérennisées pour permettre d'informer tous ceux qui veulent améliorer l'isolation de leur logement, de pouvoir le faire dans de bonnes conditions. Le dispositif fiscal sera donc stabilisé dans cet esprit.
Vous voyez, quand je ne casse pas et que je ne préserve pas, je stabilise. Avouez que je me défonce pour vous, non ? Le changement, c'est maintenant, je vous avais prévenu !
Voilà, Mesdames et Messieurs, le cap que je voulais fixer : emploi, croissance, compétitivité.
En en fixant ce cap, j'exprime toute ma singularité, tant il est vrai que tous les autres chefs d'état et mes prédécesseurs, ces idiots, se fixaient des caps de chômage, récession et absence de compétitivité !
L'Etat prendra ses responsabilités, bla bla bla, entreprises parce que ce sont elles qui créent l'emploi et qui investissent. Bla bla bla. Il y a aussi ce qui appartient aux fonctionnaires, aux agents publics pour la qualité de nos services publics. Et puis il y a tous ceux, quelle que soit leur place, quel que soit leur niveau de rémunération ou de considération, donnent le meilleur d'eux-mêmes bla bla bla
Le redressement, il ne sera possible que si bla bla bla. Voilà pourquoi je veux que le gouvernement d'ici octobre apporte des réponses au problème du financement des collectivités locales, et l'augmentation de la collecte du Livret A y contribuera, parce que les sommes qui y sont déposées ne vont pas simplement dans le logement social mais également dans le financement des collectivités locales.
En effet, pour multiplier les nouveaux fonctionnaires des collectivités locales qui sont la source même de mon électorat, il faudra bien que vous, les cons tribuables et les épargnants, vous nous donniez vos sous pour les payer grassement !
Mobiliser les territoires, c'est donner aux régions la place et la responsabilité bla bla bla
Dans le même esprit, avec le Premier ministre, je recevrai les maires et les présidents des grandes agglomérations qui sont indispensables bla bla bla, car c'est une bataille, celle de la croissance celle de l'emploi, celle de la compétitivité il faudra du temps. L'action que je conduis s'inscrit dans la durée du mandat qui m'a été confié par les Français. Non pas sur trois mois, pas davantage sur douze mois, mais sur cinq ans. Et en même temps, il n'y a pas de jour à perdre. Tout compte. Trop de retards ont été pris.
J'en sais quelque chose : regardez, vous vous rendez-compte que ça fait près de 5 mois que j'ai été élu et que je n'ai encore rien foutu ? C'est pas croyable comme le temps passe !
Trop d'urgences nous assaillent. Trop de périls nous menacent. Je prendrai donc les décisions dans un calendrier ordonné, bla bla bla, le changement c'est une force qui sait où elle va, qui donne une direction susceptible de rassembler le pays. Chacun devra, à sa place, prendre sa part du destin de la nation. Oui, il y aura des efforts à faire, mais ils seront consentis dans la justice. C'est le sens de la loi de finances que le gouvernement prépare et dont le Parlement sera saisi à la fin du mois de septembre.
Oui, je sais, tout est programmé pour plus tard, mais c'est exprès : moi, j'ai jamais rien foutu réellement dans ma vie professionnelle, alors aujourd'hui, je me contente de programmer. J'ai remarqué que c'était plus facile de dire : nous allons faire (ou plutôt, VOUS allez faire) que … de faire soi-même tout de suite!
Notre devoir c'est de réduire le déficit. Non pas pour l'idée qu'il faudrait réduire le déficit en soi, mais parce que c'est la condition pour maitriser la dette,
Pas con, hein, ce que je viens de dire !: réduire le déficit pour maitriser la dette ! Fallait y penser ! Avouez que vous avez vraiment du pot de m'avoir trouvé !
et donc pour assurer notre souveraineté. Le sérieux budgétaire, c'est la condition pour ne pas être dans la main des marchés financiers.
(sans compter que les marchés financiers, c'est bientôt leur pied qu'ils vont nous mettre au cul!)
Aujourd'hui la France, ou plus exactement l'Etat, lorsqu'il lève un emprunt, acquitte des taux d'intérêt à dix ans d'un peu plus de 2 % et quand il emprunte pour des périodes plus courtes à 0 %. Alors que des pays comme l'Italie, comme l'Espagne payent des taux d'intérêt à 6% à dix ans, voire davantage.
Bon, d'accord, ça, c'est plutôt grâce à mon prédécesseur, mais arrêtez donc de m'interrompre !
La condition, donc, pour garder cette situation, c'est de pouvoir, à la fois, être sérieux et en même temps respectueux des engagements. Nous serons donc, pour le budget 2013, amenés à faire des efforts sur la dépense puisqu'elle sera stabilisée, elle ne progressera pas ; et sur les recettes, sera engagée la première étape de la réforme fiscale, pour mieux répartir l'impôt entre le travail et le capital, entre ceux qui ont le plus et ceux qui ont le moins.
Ainsi, ceux qui ont plus, auront moins, et ceux qui ont moins... eh bien, n'auront pas plus !
Bla bla bla
Mesdames, Messieurs, en venant à la foire de Châlons, je savais que j'allais rencontrer bon nombre de Français qui allaient m'exprimer leurs attentes, leurs inquiétudes, leurs espoirs, leurs problèmes, mais aussi leurs solutions.
Eh bien, les attentes, qu'ils continuent de les avoir, (c'est sûr, ils peuvent toujours attendre), les inquiétudes d'aujourd'hui ne sont rien par rapport à ce qu'elles seront demain, qu'ils continuent d'espérer, j'y vois pas d'inconvénient, et leurs solutions, qu'ils n'hésitent pas à me les filer, parce que, comme vous venez de l'entendre, j'en ai pas l'ombre d'une !
En venant à la foire de Châlons, je savais que j'allais rencontrer des acteurs économiques qui se battent et bla bla bla pour adresser un message au-delà de cette grande foire, de ce capitole qui m'accueille. Je voulais tracer la voie qui nous attend. Et malgré les difficultés qui sont là, l'enjeu qui est le nôtre, c'est de permettre à la France de se relever, bla bla bla.
Trois principes me guident : la vérité sur la situation, bla bla bla. Le second principe c'est la justice, bla bla bla. Et bla bla bla, mon troisième principe c'est la confiance, bla bla bla
Si nous réussissons à faire partager cette confiance, bla bla bla dans une cause qui dépasse chacun d'entre nous.
Merci de m'avoir accueilli, merci pour l'action que vous menez les uns et les autres, et merci pour la confiance que vous nous apportez.
Ben, voilà voilà voilà... C'est tout... J'ai rien d'autre à vous dire dans mon discours important. Des actions concrètes et des idées? Un bilan de ce que j'ai déjà fait ? Vous rigolez? Vous me prenez pour Sarkozy ou quoi ? Je vous avais prévenu que j'étais différent. Des actions concrètes et des idées! Et puis quoi encore ? Pourquoi pas des mesures qui ont fait leurs preuves à l'étranger, pendant que vous y êtes !


Vive la République et vive la France !


Allez, c'est pas tout ça , mais j'ai un train à prendre, moi !



NB : Tout ce qui est écrit en italique est rigoureusement authentique ! Comment les Français ont-ils pu élire président de la république, l'auteur de tant de platitudes et d'idées creuses?? Il faut lire ce discours et se pincer pour le croire !