Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

lundi 12 décembre 2011

Dans la rubrique: "A ne pas voir à la télé!"...


Quand les petits soldats du politiquement correct assurent leur promotion personnelle à vos frais…

Dimanche 11 décembre à midi trente, sur la chaîne publique France 5, l’émission « Médias, le Magazine », animée par Thomas Hugues,  pose la question à 2 balles : « les médias font-ils l’opinion ? ». Avec comme invitée Caroline Fourest. Il apparaît bien vite que le thème du débat n’est que le prétexte pour la copine Fourest d’assurer la promotion de son émission prochaine sur France 2, qui doit passer le jeudi suivant à 23H10. Et on attendra vainement la réponse à la question posée. Il est vrai que cette réponse est de toute façon un secret de polichinelle. Et quel est le thème de cette émission de jeudi intitulée « Marine Le Pen, l’histoire d’une héritière » directement inspirée d’un livre de… Caroline Fourest ? Je vous le donne en mille: Marine Le Pen est-elle différente de son père ? En guise de teaser, un extrait du « reportage » où la réponse à la question est tout de suite donnée : « en dehors de la petite musique, les paroles et le refrain de la chanson du Front National demeurent les mêmes». Bon. On pourra donc zapper France 2  sans être plus stupide, je suppose, et regarder sur Arte à la même heure « Whisky avec Vodka » : quitte à se faire saoûler….

Le plus intéressant est ailleurs. On y apprend que la dénommée Caroline Fourest, « essayiste » gauchiste accessoirement membre de la Ligue Contre le Racisme, organisation complètement apolitique comme chacun sait ( !), fait l’objet de poursuites pour insulte et diffamation par Marine Le Pen, suite à la parution du livre éponyme qu’elle a commis en juin 2011 sur la présidente du FN. On imagine évidemment au passage toute l’objectivité qui a prévalu dans un ouvrage traitant du FN par cette petite soldate de la Licra. France 2, télévision publique, vole au secours de la camarade Fourest en lui confiant une émission qui assure la promotion de son livre,  lequel se trouve être l’objet d’une procédure judiciaire en cours ! 
Pour faire court, France 2,  télévision financée par vos impôts et votre redevance, paye Fourest pour faire une émission qui assure la promotion de son propre livre. Et pour faire bonne mesure, une autre chaîne de France Télévision, France 5, fait quatre jours à l’avance la prom’ de cette émission. Elle n’est pas généreuse avec ses membres, la confrérie des soldats de la Pensée Unique ?

Marine Le Pen engage  d’ailleurs une procédure en référé en vue de faire interdire la mise à l’antenne de ce « reportage ». Il y a évidemment fort à parier qu’elle n’obtiendra pas satisfaction, la Mafia de la Pensée Unique étendant ses tentacules jusque dans l’organisation de la Justice. En guise de défense, Thomas Hugues rappelle que France 2 accorde autant de temps d’antenne à Marine Le Pen qu’à chacun des autres candidats de la Présidentielle. En admettant même que cela soit vrai (Le CSA n’-a-t-il  pas rappelé France 2 à l’ordre courant novembre, en dénonçant un déséquilibre de temps de parole au bénéfice du PS, qui ne s’est pas résorbé depuis le matraquage médiatique des primaires socialistes ?), si parallèlement au temps de parole accordé à Marine Le Pen, France Télévision accorde quatre fois plus de temps à son dénigrement par ses détracteurs non issus du monde politique, où est l’équilibre ?

Cela n’a pas empêché Fourest  d’assurer dimanche, dans l’émission « Médias, le Magazine », qu’avec Marine Le Pen, la liberté d’expression était menacée en France ! Dans la course à la qualification pour le championnat du monde du culot, Fourest tient la corde !

jeudi 8 décembre 2011

Droit de vote des étrangers


La gauche a à peine gagné une majorité au Sénat qu’elle se précipite à mettre une de ses vieilles lunes sur le devant de la scène : le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers non issus de la CEE. En clair, permettre aux Arabes de France et de Navarre de voter. La conjoncture se prête effectivement à aborder ce sujet de toute urgence, comme on peut bien le penser, et on perçoit bien là le sens aigu des priorités des socialos. L’argument principal avancé est le suivant : Un ressortissant étranger qui paye ses impôts en France depuis plusieurs années doit pouvoir se prononcer sur la gestion de la ville qu’il habite. Bien entendu cet argument ne tient pas. Car le droit de vote n’est pas attaché, en France, au fait de payer des impôts. Les Français non imposables peuvent voter. Les médias nous abreuvent de témoignages de maghrébins (car dans le politiquement correct, il n’y a plus d’arabes, il n’y a que des maghrébins, ça fait plus géo-scientifique) installés en France depuis trente ans, ayant eux-mêmes des enfants français puisque nés sur le territoire national, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas élire leur conseil municipal. Evidemment, jamais l’interviewer ne se hasarde à leur faire remarquer que durant ces trente ans ils n’ont pas trouvé le temps ni eu la volonté de devenir vraiment Français en faisant une demande de naturalisation. Le journaliste préfère garder le ton revendicatif et pleurnichard de l’entretien : c’est tellement plus conforme à la Pensée Unique dont le maître-mot est : le pays d’accueil n’a qu’une obligation, celle de dérouler le tapis rouge à  l’ « invité » et accéder à ses moindres demandes, ce dernier n’ayant en retour que le droit de tout demander.
A cela, d’ailleurs, les socialistes répondent par avance que les ressortissants étrangers de la communauté européenne, donc non naturalisés français, peuvent déjà voter à ces élections. La réfutation de l’argument est incluse dans son énoncé : ils le peuvent parce qu’ils sont européens ! Et ce n’est pas une notion purement géographique. Il s’agit de ressortissants de pays européens ayant choisi de faire partie de la Communauté Européenne : les Norvégiens ou les Suisses ne bénéficient pas de ce droit.
Donc le principe logique devrait être : Pas de naturalisation ? pas de vote ! Pas de bras, pas de chocolat. Si la France n’est pas suffisamment attirante pour qu’on y exprime son envie d’en faire partie avec les droits mais aussi les obligations qui s’y rattachent, on ne participe pas à sa gestion. Point final.
Bien entendu, les socialos ne sont pas dénués d’arrière-pensée à défendre cette idée. Ayant beaucoup perdu de l’électorat populaire ouvrier (c’est vrai aussi qu’il y a de moins en moins d’ouvriers…), ils cherchent à combler ce manque en comptant sur le vote des immigrés. Les syndicats, CGT, FO et CFDT en tête, n’ont pas fait autrement pour renouveler leurs adhérents. Effectivement, à très court terme, cette stratégie serait payante pour le PS, car les immigrés seront, par leur manque de culture politique, dans leur majorité, plus sensibles à la démagogie revendicative gauchiste. Mais à très court terme seulement. Juste le temps que les autorités religieuses islamiques s’organisent pour récupérer cette manne de nouveaux votants. Faut-il rappeler qu’une majorité de ressortissants tunisiens en France a voté pour les Islamistes (Frères Musulmans et autres) aux dernières élections tunisiennes? Au passage on remarquera comme ils se sont bien imprégnés, en vivant en France,  du principe de la laïcité de notre mode de culture politique ! Un raté parmi tant d’autres de l’intégration.  Bref, si le droit de vote est accordé aux immigrés arabes, il ne s’écoulera pas trois ans avant que la plupart des villes-ghettos à forte concentration islamique n’aient un maire-imam. Et à partir de là, étant donné la grande tolérance religieuse dont font preuve les musulmans partout dans le monde, sans aucune exception, les Français AOC (appellation d’origine contrôlée)  vont désormais raser les murs. Et on ne donnera pas cher de leur patrimoine immobilier, entre autres effets secondaires ! Les mosquées vont fleurir comme primevères au printemps, et pourquoi alors se gêner à élever des minarets qui ne demanderont qu’à accueillir des muezzins… Pour être juste, tout ne sera pas négatif : le compagnon de Martine Aubry, avocat dévoué du lobby musulman, verra sa clientèle bien confortée ! Bienvenue dans la France socialiste !

mardi 6 décembre 2011

Financement des syndicats, sujet tabou!

Peut-être pensiez-vous naïvement que les syndicats étaient majoritairement financés par les adhésions, et complétaient leur budget par les subsides de l’Etat ? Il va falloir réviser sérieusement cet apriori. Un rapport a été rédigé par une commission de l’Assemblée Nationale. Il s’avère que les cotisations financent les syndicats à hauteur de … 3 à 4% maximum ! L’Etat, c’est-à-dire, nos impôts, apporte le reste, à savoir la bagatelle de 4 milliards d’euros !  En d’autres termes, lorsque vous vous trouvez bloqué sur un quai de gare par la faute d’une énième grève de la RATP ou de la SNCF – exemples pris au hasard – vous êtes frappés de la fameuse double-peine : vous êtes pénalisé physiquement par des grévistes qui ne pensent (je sais, le mot est fort…) qu’à défendre leurs petits avantages corporatistes, et pécuniairement en finançant par vos impôts l’action de ces mêmes grévistes. Il faut préciser que tout ce qu’annonce ce rapport est légal. Enfin presque légal, car on peut quand même trouver à redire lorsque pas moins de 250 personnes de la SNCF ne sont embauchées et payées à plein temps que pour une activité exclusivement syndicale ! Donc quasiment légal mais sans doute jugé scandaleux, car l’Assemblée Nationale a estimé qu’il était opportun de ne pas publier ce rapport !  Vous avez bien lu : une commission rédige un rapport qui énonce une réalité légale, mais l’Assemblée en trouve le contenu trop tabou pour autoriser sa publication ! Pour entrer dans le détail, les décideurs socialistes ont voté contre cette publication (ben voyons, ils n’allaient pas dénoncer leurs chers camarades) et les décideurs UMP se sont défilés, comme d’habitude, en s’abstenant. Résultat : mettons vite ce rapport sous le tapis. Mieux, il a été vivement « conseillé » au président de cette commission, M. Perruchot, lui-même Nouveau Centre, de ne rien divulguer de ce rapport, sous peine de sanctions pénales ! C’est dommage : pour une fois qu’on trouvait une économie substantielle à faire (4 milliards d’euros, soit le budget annuel de fonctionnement d’un ministère moyen), tout en améliorant le fonctionnement du pays ! Ce genre d’occasion ne doit pas se présenter si souvent !

lundi 5 décembre 2011

La Gauche et l'Humour


Dans le magazine Le Point, qui n’a jamais été vraiment le prototype du rebelle à la Pensée Unique, l’éditorialiste Besson devient pourtant la cible de ses ayatollahs. Dans une fiction qui ferait de Eva Joly, la lauréate de la prochaine Présidentielle, il fait dire à la candidate d’origine norvégienne : « Zalut la Vranze ! »
Woaw !  on jugera en effet de la portée scandaleuse de la moquerie. Voici en vrac les réactions que cette boutade a suscité à gauche :
D’abord chez la personne visée, Eva Joly, qui est à l’humour ce que Staline est aux Droits de l’Homme : « attaque raciste et une forme d'ostracisme, symptomatique de l'état de la France ».
Elle a ajouté : « un accent africain ou maghrébin n'aurait sans doute jamais été raillé de la sorte ».  Le plus drôle est que cette remarque est bien l’aveu que tout ce qui concerne l’Africain et l’Arabe bénéficie bien d’un régime à part dans la sémantique du politiquement correct sévissant en France. Mais passons...
Duflot, secrétaire nationale des Verts demande des excuses publiques au motif de « expression ouverte de propos xénophobes à l'encontre d'une candidate à l'élection présidentielle ».
Et pourquoi pas une lapidation en place publique de Besson ?
Le boute-en-train Noël Mamère, qui fait toujours dans la mesure, trouve cet éditorial "choquant et insultant": "Cette chronique, c'est du racisme ordinaire, c'est de la +beauferie+, tout simplement" . Et il fait savoir qu’il en a marre de ces chroniqueurs qui font commerce de leur haine et de leur +beauferie+ et de leurs obsessions ». Pas moins.
Le directeur de campagne de Ménanchon, du Front de Gauche, se jugeant sans doute dépassé par Mamère dans le degré de la connerie ordinaire, tente une surenchère : Besson sous-entend, selon lui,  que les Français nés ailleurs ne sont pas des citoyens à part entière (oui, oui, tout ça dans l’imitation d’un accent ! Il est trop doué, ce Besson !). Et il ajoute : « Ce n'est pas simplement grotesque, c'est criminel ».
Or, que fait une société normalement constituée et correctement gérée, face à un criminel reconnu? (oui, je sais, on a un peu perdu de vue la réponse à cette question, en France, ces dernières décennies, mais en faisant appel à ses souvenirs…) : On le condamne et on l’emprisonne. Faute de lapidation, on devrait donc au moins prononcer une peine de goulag à l’égard de ce « raciste », « xénophobe », « haineux » de Besson.
Je garde le meilleur pour la fin. Ami lecteur, vous aurez remarqué que dans la diatribe gauchiste détaillée ci-dessus, les vieux réflexes sémantiques ont tous été utilisés : évocation de xénophobie, de racisme, et haine. Tous ? non ! Il manquait encore l’adjectif « nauséabond » ! Heureusement, voici l’intervention de SOS-Racisme, toujours à l’avant-garde du ridicule : Il dénonce « la dérive nauséabonde du texte » et demande au Point « de ne pas laisser une telle initiative sans suite ».
Encore un peu, et on avait droit à l’évocation des « heures-les-plus-sombres- de-notre-Histoire ».
Y a pas à dire, ce sont vraiment des marrantes, nos élites de gauche !  Car ne vous y trompez pas : toutes ces réactions ne sont forcément que la manifestation d’un humour pince-sans-rire ! Sinon, quoi d’autre ? Et encore !  Cette gauche n’est encore que dans l’opposition, vous verrez quand elle sera au pouvoir : on va se pisser dessus de rire !

dimanche 4 décembre 2011

Quand les médias veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.



Jeudi 1er décembre, 7H30, une info sur Europe 1: Un quidam chômeur se voit l’électricité coupée par EDF, faute d’avoir payé sa facture pendant de nombreux mois. Il s’éclaire donc à la bougie, et ce faisant, met le feu à son logement et meurt asphyxié.
Bon. Banal fait divers. Triste, mais banal. Qu’une radio périphérique puisse s’intéresser à ce fait divers est déjà curieux. Mais le plus ahurissant est à venir.
Sur RTL, la même information à 8H.
Puis tout au long de la journée, c’est sur l’ensemble des médias que le fait divers fait quasiment la une.
Le soir, aux infos de 20H sur TF1 et France 2, on a droit à la même histoire, avec envoyé spécial s’il vous plaît, qui va sur place et interroge la même voisine, qui s’était déjà fendue du même témoignage auprès des radios le matin même : et que  « c’était un chômeur de quelques mois », et que « les services sociaux ceci », et que « l’EDF cela », et que « c’est indécent que l’électricité soit coupée en hiver mon brave monsieur », et patati et patalère…

Par le seul fait d’un matraquage médiatique systématique, l’accident domestique devient un fait de société, à mettre sur le compte de la Crise Financière, à comptabiliser dans les conséquences de la brutalité aveugle d’une grande société nationale, et pourquoi pas du Grand Kapital.
Évidemment le journaliste prend le ton de circonstance pour rapporter l’épiphénomène : vous vous rendez compte, braves auditeurs, braves téléspectateurs, de la cruauté du monde dans lequel on vit ?
La CGT et le PS, jamais en retard d’une indignation démagogique, y vont de leur couplet : «Nous sommes scandalisés qu’un homme soit mort dans ces conditions», a réagi le syndicat CGT d’ERDF (gestionnaire du réseau d’électricité). François Bonneau, président (PS) de la région Centre, a fait part de sa «tristesse» et de son «indignation»....

On rêve. Comment peut-on sérieusement déclencher autant de moyens pour couvrir un simple accident domestique qui aurait à peine dû faire l’objet d’un entrefilet dans la feuille de chou locale ? Et pourquoi cette « information » a-t-elle dû être traitée avec autant de zèle par autant de médias nationaux en même temps ? Y a-t-il eu un dossier de presse distribué à chaque média ? Par qui ? A quelle fin ? Manipulation des masses, bien sûr. Ou plutôt, entretien d’une manipulation permanente.

Car enfin, est-il besoin de ramener l’épisode à sa simplissime réalité? : Un maladroit laisse une bougie à proximité d’une chose inflammable et sans surveillance. Point barre.
Le fait qu’il soit chômeur ne change rien. Que l’EDF lui ait coupé l’électricité, pas davantage. Le maladroit en question aurait aussi bien pu faire un gâteau d’anniversaire avec des bougies et flanquer le feu à son logement (qualifié d’ « insalubre », bien sûr, au cours des reportages, histoire d’apporter la petite note « Zola » qui s’impose).
Et faut-il rappeler à ces journaleux décérébrés  qu’avant que la fée électrique ne s’impose dans nos maisons, on s’est éclairé à la bougie pendant des siècles sans pour autant systématiquement foutre le feu à son domicile ?

Si encore, un des médias avait vraiment enquêté, s’était posé la seule question qui avait un minimum d’intérêt : pourquoi un chômeur de fraîche date, qui n’est pas sans ressources, avec les mesures de protection sociales qui sont les nôtres, n’a pas été capable de payer ne serait-ce que quelques factures d’électricité en retard pour éviter une coupure ? On aurait sans doute appris une réalité moins avouable et moins « socio-compassionnelle »…
Mais non. Non seulement aucun média n’a fait ce travail, mais ils se sont mis à plusieurs pour nous servir tous cette même soupe, à essayer de faire du sensationnel et à tenter de donner une dimension sociale à cette histoire de chien écrasé !
Et ce sont ces mêmes « journalistes » qui sont chargés, jour après jour, de nous tenir au courant de l’actualité, de traiter les vrais sujets ? Ça fait froid dans le dos, non ?

vendredi 2 décembre 2011

Vu à la télé!

Mardi 29 novembre à 20H35, sur France 2 : « l’homme qui ne voulait pas être roi ». Une biographie de Louis XVI d’autant plus intéressante que, pour une fois, elle va à l’encontre des idées traditionnellement véhiculées et entretenues par notre République de professeurs. L’histoire d’un roi qui hérite d’un royaume au bord de la banqueroute. Louis XVI fait appel à Turgot, puis à Necker, qui tous deux entreprennent des réformes dures mais nécessaires pour redresser le pays. Mais l’un comme l’autre se heurte à la résistance de ceux qui sont concernés au premier chef par ces réformes qui passent par la remise en cause de leurs privilèges, à savoir la noblesse et le clergé. Pour faire capoter les réformes, rien ne sera négligé par les adversaires du Roi : coalitions improbables, intrigues, contradictions permanentes, campagnes de dénigrement systématique, attaques personnelles, diffamation, ragots, cabales, manipulation et soulèvement des masses populaires naïves et malléables, qui avaient pourtant en réalité tout à gagner dans le succès de ces réformes. Le résultat, on le connaît : les réformes ne sont pas menées à terme, et c'est la Révolution et le chaos qui s’ensuivit, avec pour premières victimes, le peuple manipulé, et l’aristocratie manipulatrice.
Ce scénario ne vous rappelle rien ? Remplacez Louis XVI, Necker et Turgot, par le gouvernement de Sarkozy, et noblesse et clergé par les corporatismes français, la Fonction Publique, la Presse française gauchiste (pléonasme) et les syndicats : le parallèle est frappant. L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie, paraît-il. Il n’y a plus qu’à attendre le dénouement de notre crise contemporaine pour voir jusqu’à quel point cette assertion se vérifie.
Marie-Antoinette se plaignait auprès de Louis XVI d’une cabale ignoble dont elle était victime : « On m’a prêté des amants, on me prête désormais des maîtresses, ça me serait indifférent si l’on ne cherchait ainsi à vous atteindre à travers moi. »
Louis répondit: « Ce sont mes réformes qu’on cherche encore et toujours à abattre ! »
Et lui montrant des exemplaires de tracts circulant à Versailles : « Au reste, voyez ce qu’on fait aujourd’hui de moi : petit, gros, idiot, empoté, dormeur, buveur, cochon, n’ayant d’autre intérêt que la chasse et la serrurerie, il semble qu’il n’y ait personne moins fait que moi pour diriger la France. Ou nos réformes auront raison de toutes ces inepties, ou… ces inepties seront tout ce qu’il restera de nous. »
Une répartie, prémonitoire pour Louis XVI, que Sarkozy pourrait bien méditer et reprendre à son compte.