Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

dimanche 20 janvier 2013

Parité, fantasme "progressiste".

-->
Le gouvernement de Hollande Ouille, par l'entremise de son ministre de l'Intérieur, Manuel Vals, propose un mode de scrutin décrit comme « unique au monde » et qui prévoit l'élection d'un binôme homme-femme de conseillers généraux dans chaque canton. Voilà encore un bel exemple de la bêtise teintée d'arrogance de ceux qui se prétendent « progressistes », à l'instar de la loi du mariage pour tous.

Ainsi donc l'électeur aura la certitude que les deux candidats qu'un parti donné lui proposera, n'auront pas été désignés pour leurs mérites respectifs, mais simplement pour leur sexe, en réponse à une obligation de quota. Il faut dire que les progressistes adorent les quotas. Rien de tel pour eux, que l'uniformisation. Curieux chez des gens qui, par ailleurs, vantent les mérites de la diversité dès lors qu'il s'agit de diluer à toute force ce qui fait la quintessence de la culture française...
Le progressiste ne rêve que d'une société nivelée, (par le bas bien sûr, car c'est bien plus facile que de niveler par le haut), dans laquelle aucune tête ne dépasse. La société idéale du progressiste est peuplée d'individus indifférenciés, où chacun est interchangeable. Quotas donc, quotas pour tout. Pas assez d'homme nourrice ? Il faut un quota. Pas assez de femmes déménageurs ? Un quota.

- Quoi ? Des différences biologiques font que des métiers sont naturellement plus en harmonie avec les qualités intrinsèques d'un sexe plutôt que d'un autre ? Billevesées que cela ! Tout est matière d'éducation ! Tel est le langage des progressistes occidentaux (européens surtout, car les Américains reconnaissent plus volontiers que les hormones sont assez peu réceptives aux principes d'éducation et de culture). Et puis, qu'est-ce que ça veut dire « naturellement » ? quand ils prétendent que la loi doit permettre à deux hommes ou à deux femmes d'engendrer, on voit bien que les lois de la nature sont bien le cadet des soucis de nos progressistes...

Ainsi donc, s'il y a une minorité de femmes en politique, c'est, d'après nos progressistes égalitaristes, à cause d'un blocage exercé par les hommes. Blocage qu'il s'agit de faire sauter à grands coups de quotas.
Il ne leur vient aucunement à l'idée que c'est peut-être parce que la femme, par nature (toujours cette foutue nature...), s'intéresse moins à la politique, et d'une façon générale moins au pouvoir, que l'homme. Il ne leur vient pas à l'idée que quasiment toutes les civilisations, avant même qu'elles n'aient eu des possibilités d'échanges et donc de probabilité de s'influencer les unes les autres, ont mis majoritairement des hommes dans la politique. Comment peut-on croire à cette curieuse coïncidence si tout n'était qu'une affaire d'éducation ou de culture ?

Ils n'ont même pas remarqué que dans toutes les cultures, hormis le cas où l'accès des femmes à la politique est interdit par une religion obscurantiste délibérément versée dans l'asservissement de la femme (l'Islam, pour ne pas la nommer), les femmes qui ont vraiment voulu accéder aux plus hautes marches de la politique, l'ont fait avec succès. Indira Ghandi, Benazir Bhutto, Eva Peron, Margaret Thatcher, pour ne prendre que quelques exemples aux quatre coins de la planète, n'ont pas eu besoin de quota. Il y a en effet un abîme entre interdire une profession à un sexe et lui en favoriser artificiellement l'accès. Nuance qui échappe complètement à nos progressistes, obnubilés qu'ils sont par leur vision dogmatique des choses. D'ailleurs, il faut être bien naïf pour ne pas remarquer que les femmes ont une façon bien plus subtile d'exercer leur pouvoir, qui, bien souvent, les dispense d'être sur le devant de la scène. La sagesse populaire reconnaît que derrière un homme qui réussit, il y a une femme.

La méthode des quotas n'est pas simplement stupide, elle est aussi injuste. Pourquoi devrait-on favoriser un(e) incompétent(e) au détriment d'un(e) méritant(e) au prétexte qu'il/elle est doté(e) du sexe imposé par le quota ?
Et surtout, c'est une méthode qui ne connaît aucune fin. Quand on aura, par exemple, autant de femmes que d'hommes en politique, on observera éventuellement qu'il n'y en a pas assez issus des « minorités visibles ». Il faudra donc des quotas d'arabes, des quotas de noirs. Trop de femmes politiques blanches ? On refusera des candidatures de blanches pour privilégier des candidatures de couleurs. On s'apercevra alors qu'il y a trop de candidates au physique avenant, ce qui est une profonde injustice pour les moches qui pourraient s'estimer non représentées dans cette société discriminante et aux canons de beauté impérialistes. Il faudra donc un quota de candidates peu gâtées par la Nature. Une jolie candidate noire, quelques puissent être ses qualités, devra donc laisser sa place à une grosse matrone « aux qualités esthétiques en challenge avec les standards du moment ». Et ainsi de suite.

Cette obsession chez le progressiste à imposer une égalité fantasmée au détriment des lois naturelles les plus élémentaires me fait irrésistiblement penser à l'attardé mental cherchant à tout prix à faire pénétrer une pièce de bois cylindrique dans un trou carré, ou un cube dans un trou triangulaire, lors d'un test de QI.

C'est en outre une position bien arrogante. Le progressiste se pose en génie touché par la grâce, qui peut faire fi des tendances implacablement observées durant des centaines de milliers d'années de civilisations diverses. Le monde, le pauvre monde, a attendu tout ce temps le progressiste occidental européen contemporain pour enfin trouver « La Voie » : La seule qui prévaut, celle selon laquelle tout le monde est égal en capacités, en goût, en qualités, en prédispositions. Celle par laquelle rien ne peut différencier les hommes des femmes, si ce n'est ces petits détails anatomiques insignifiants (insignifiants mais par ailleurs bien discriminants, il faut bien le reconnaître, mais le progressiste ne désespère pas d'y remédier aussi un jour prochain).

Saucisson-Pinard se plait à imaginer les historiens du trentième siècle, quand ils se pencheront sur les errements des prétendus « progressistes » gauchistes du XXe et XXI e siècle faisant l'opinion de leur époque. Sans doute se pisseront-ils dessus de rire, quand ils considèreront leur arrogance prétentieuse à vouloir remettre en cause les fondements même de la Nature humaine. A moins que, tout en retenue, ils aient simplement la même commisération amusée que nous avons aujourd'hui à l'égard des Gaulois qui avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête. Encore que la simple ignorance soit finalement moins ridicule que la suffisance de gens persuadés de leur supériorité. C'est même le ressort comique du Bourgeois gentilhomme ou des Précieuses ridicules. Et franchement, Saucisson-Pinard éprouve, à l'égard des générations futures, quelque honte à être contemporain de ces Bourgeois Progressistes Ridicules.

1 commentaire:

  1. « ... qui prévoit l'élection d'un binôme homme-femme de conseillers généraux dans chaque canton.»

    Hum, et si, avec le « mariage pour tous », ce sont deux homos ou deux lesbiennes ?

    RépondreSupprimer