Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

lundi 28 mai 2012

Hollande, ses premiers (faux-) pas à l'internationale.

 
Il est évidemment trop tôt pour juger des premières actions de Hollande Ouille sur le fond. On va donc faire un bilan sur la forme. Après tout, les médias français ne se sont pas gênés pour juger Sarkozy de façon quasi exclusive sur la forme pendant 5 ans, alors on ne va pas se priver.

Revenons succinctement sur le premier voyage officiel de Flanby en Allemagne, déjà évoqué dans un post précédent. Il avait l’air bien emprunté notre « moi Président je… ». Rien que pour passer en revue les quelques soldats au garde à vous, on a bien cru que Merkel allait finir par lui tenir la main pour le guider, tellement il avait tout de la poule qui avait trouvé un couteau. C’est sûr, une visite à un chef d’état, ce n’est pas comme aller serrer la louche à une tripotée de camarades syndicalistes gauchos de la FCPE…

Son premier G8 à Camp David et son premier sommet de l’Otan à Chicago. Avec l’air ahuri de celui qui n’en croit pas ses yeux d’être là où il était, Hollande Ouille avait tout du Simplet de service.
D’abord, Simplet est arrivé en retard, Obama avait commencé son discours. Du coup le service de sécurité américain a empêché Simplet d’entrer dans la salle afin que le discours ne soit pas interrompu par cette arrivée grossière.  Comme disent les djeunes, Flanby s’est tapé la honte totale (autant pour la France).

Il y a eu ensuite son incapacité à adopter le code vestimentaire, décontracté sans cravate, de rigueur chez tous les chefs d’état participants. Hollande Ouille s’est donc affiché avec son petit costume (veste trop petite et pantalon trop long) qui lui va comme un smoking à un veau, la cravate de travers et une manche de chemise trop longue (ou l’autre trop courte, c’est à voir…), avec ainsi le même chic parisien déjà affiché le jour de son intronisation.
S’il est, hélas pour lui, bâti comme le personnage de Fernand Raynaud dans son sketch du tailleur, (« y a comme un défaut ! ») et incapable de s’habiller en prêt-à-porter sans ressembler à un épouvantail à moineaux, par pitié, qu’il s’habille en sur-mesure ! même si pour cela, il faut qu’il renonce à la baisse démagogique de sa rémunération dont il nous a rebattu les oreilles… On lui pardonnera  volontiers cette première renonciation à promesse électorale. De toute façon, il y en aura d’autres, et des plus dispendieuses, mais au moins, représentant la France, qu’il arrête d’être aussi ridicule en photo!
Déjà que quand il ouvre la bouche, ce n’est pas brillant… Avec son tempo de phrasé laborieux par paquets de trois mots par trois mots, il est déjà assez pénible à suivre. « Je ne me sentais… pas du tout… en observation. … Je me suis exprimé…autant… que je le considérais… nécessaire…, pas plus,… pas moins. …Et sans avoir à comprendre… ou apprendre. » (Ouf !)
Au bout d’une minute de conférence de presse, on a envie de lui souffler « bon , accouche maintenant, qu’est-ce que tu as à nous dire ? »  et on s’aperçoit au final qu’il a parlé pour ne rien dire !
En fait, si ! on a quand même compris qu’il était content de lui, le benêt ! Avec la suffisance qu’ont parfois les naïfs, il estimait qu’il avait à lui tout seul, mis au centre des débats la notion de croissance ! A l’entendre, il avait convaincu tout le monde que la croissance, c’est mieux que la récession ! Trop fort, Flanby ! Il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade ! et il avait apporté la clarté de cet axiome à la foule médusée des chefs d’états présents !

Il est exact que Barak Obama s’est montré sympa avec lui : entre présidents élus grâce au vote des minorités ethniques, ils avaient au moins  ce point en commun… Et puis Obama est en représentation : pour lui, c’est une année électorale, et être en représentation, c’est encore ce qu’il fait le mieux. Donc il faut qu’il s’affiche, pour l’opinion américaine, comme le grand frère expérimenté et chaleureux envers ses pairs,  bons mots et claques dans le dos, surtout ne pas faire de vagues, histoire de lui faire oublier les nombreuses insuffisances de son mandat écoulé. Hollande Ouille est tombé dans le panneau de ce cinéma électoraliste et a visiblement cru être le héros de la réunion alors qu’en réalité, il était le petit néophyte pour qui l’entourage n’avait que de la commisération amusée et curieuse.

D’ailleurs, la Presse française ne s’y est pas trop trompée, car on ne peut pas dire qu’elle se soit étendue sur le bilan de ce G8. Elle a préféré se concentrer sur la conduite de leur président pour laquelle on sent bien qu’elle a les plus grandes inquiétudes, à juste titre.
Aussi a-t-elle fait assaut de prévenance, encouragement, et brosse à reluire dans l’appréciation de la façon avec laquelle Flanby s’est lancé dans son premier bain international. Ces efforts laudatifs faisaient largement appel à la méthode Coué. Il y a bien eu évidemment Libération qui a titré sans rire « G8, Hollande comme un grand », et sa lèche-cul envoyée spéciale Laure Bretton d’écrire : Aux Etats-Unis, lors de ses premiers pas diplomatiques, le président français a affiché zèle et aplomb. » S’il y avait du zèle à Camp David, c’est chez certains thuriféraires médiatiques français pour trouver quelque chose de positif dans l’attitude de Hollande Ouille, et s’il y avait de l’aplomb, c’était chez ces mêmes laudateurs pour affirmer qu’il ressortira de ce G8 quelque chose de concret et de positif dans le traitement de la crise actuelle.
La radio RFI sur son site internet évoque un « sans-faute » diplomatique du Président français au G8 et à l’Otan, omettant de préciser qu’aucune décision n’y a été prise, et que Hollande Ouille y a juste compris que le retrait des troupes françaises d’Afghanistan ne pourra se faire dans le délai évoqué durant sa campagne électorale, pour des raisons pratiques évidentes que n’importe quel responsable un tant soit peu averti, aurait saisi avant lui.

Puis Hollande Ouille s’est rendu au sommet européen de Bruxelles. Il s’est permis d’y snober la chancelière Merkel. Fini le partenariat privilégié avec le pays le plus riche et le plus dynamique d’Europe, qui permettait à la France de partager un leadership stratégiquement vital pour le pays.
En deux rencontres seulement, Hollande Ouille a réussi à foutre en l’air un travail de plusieurs années engagé par les prédécesseurs de Sarkozy mais largement renforcé par ce dernier!  Et pour justifier cette distance vis-à-vis de la chancelière allemande, notre Simplet argue qu’il s’agit d’une rencontre de 27 chefs d’état et pas de deux seulement ! Peut-on être aussi crétin pour ignorer que tout groupe a besoin d’un leader ? Comme disait l’autre, on a jamais édifié de statue à un comité… Il semblerait par ailleurs que Flanby ait des accointances avec Mario Monti dont il a dit beaucoup de bien. L’Italie est-il vraiment le pays avec lequel il est raisonnable de chercher à faire collusion alors qu’il est dans une panade pire que celle de la France ? Comme disent les Américains : misery wants company…

Ce déplacement à Bruxelles a été l’occasion anecdotique pour Hollande Ouille d’en faire encore trop dans la démagogie grotesque dont il devient déjà coutumier, avec l’obséquieuse complicité des médias. On y voit le Président de la République Française prendre le train gare du Nord comme n’importe quel banlieusard allant au turbin, se faire photographier sur le marche-pied du wagon avec des quidams (la plupart du temps des mamadous d’ailleurs…), comme s’il était encore en campagne, le benêt. Ce genre de cinéma joué à l’intention du pékin de base qui va pleurer d’émotion à la vue d’un président si proche de lui ( !), si « normal », doit faire dresser les cheveux sur la tête des responsables de la sécurité présidentielle… et de ceux en charge de financer cette sécurité. Car on peut imaginer l’envergure et le coût d’un système à mettre en place pour protéger des centaines de kilomètres de voies ferrées, les tunnels et ponts jalonnant le parcours…  En plus, la comédie ayant ses limites, Hollande Ouille a préféré rentrer en voiture sitôt le sommet achevé, avec un imposant cortège, ce qui suppose que les véhicules en question ont été amenés à Bruxelles à vide préalablement. Bref, déplacement grandguignolesque dont les télévisions se sont faites les serviles témoins pour les masses laborieuses : pitoyable !

C’est vrai que les ennemis potentiels de la France, comprendront rapidement à quel point Hollande Ouille est inoffensif et que, la place de la France sur la scène internationale déclinant, les prétextes à un attentat terroriste deviendront minimes. Mais il reste évidemment les actes imprévisibles des tarés en liberté que cette attitude inconsciente pourrait inspirer…
On me rétorquera qu’un attentat réussi n’impliquerait pas forcément une grande perte pour la France ; certes, mais il ne faudrait quand même pas nous en faire un martyr, de ce Flanby !

Le nouveau code de conduite recommandé aux nouveaux ministres spécifie que leurs voitures (conduites par un chauffeur) doivent respecter les feux et les limitations de vitesse. Le journal M6 s’est fendu d’un reportage, véritable travail d’investigation ( !) : suivre incognito toute une journée un ministre – on ne sait plus lequel et on s’en fout- dans ses déplacements afin de pouvoir témoigner à quel point ces recommandations étaient suivies. «  On voit là, disait le commentaire, que la voiture s’est bien arrêtée au feu rouge. Elle respecte scrupuleusement la limitation de vitesse sur cette autoroute. Ah là, elle a emprunté 15 mètres de couloir de bus, etc,etc… ». Mais de qui se moque-t-on ? Quel intérêt présente ce reportage, sinon de collaborer servilement à la propagande gouvernementale visant à démontrer une prétendue « normalité » des serviteurs de l’Etat ?  Quand on pense que ces mêmes médias étaient prêts à nous vanter les qualités d’un détraqué sexuel en passe de se présenter aux dernières présidentielles, en nous cachant pendant des années ses turpitudes pourtant archi-connues du microcosme médiatique, et qui seraient restées inconnues du public si les Américains ne s’en étaient pas mêlés ! De la même façon, ils nous avaient caché l’existence de la Pingeot, bâtarde de la République entretenue par elle. Et aujourd’hui, ils jouent aux enquêteurs sur des broutilles ne présentant aucune espèce d’intérêt ? 

Une fois encore, on est en droit de demander quand les médias français décideront de faire leur travail sérieusement et de façon professionnelle, dans le respect de leurs publics, et avec le niveau d’exigence demandé dans un pays démocratique digne de ce nom.

3 commentaires:

  1. Excellent, je me suis bien poilé à cette lecture !
    On va quand même pas seulement déprimer, autant en rire puisque maintenant il est sur le trône François II, et qu'il nous reste plus qu'à attendre 5 ans un nouvel espoir...

    Juste un léger petit mini-bémol : Pourquoi vous n'avez pas insisté plus sur le terme "normal" que le président s'est lui même attribué. En effet j'ai toujours pensé que la "normalité" était un concept nazi, sans exagérer, pas seulement fasciste mais précisément nazi. Qui doit être normal et qui ne l'est pas ? Quelle horreur ce terme de "normal". Et je suis vraiment surpris d'être le seul (ou pas ?) à m'en offusquer. Qu'en pensez vous ?

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    1. J'avais déjà dénoncé cette ode à la normalité dans "Hollande, ce sont ses amis qui en parlent le mieux" en mars et dans "Le CV de Hollande" en février. Je suppose que pour Hollande Ouille, être normal, c'est être ordinaire, et effectivement, il est désespérément ordinaire. Et selon moi, loin d'être une qualité, c'est un manque d'ambition: il s'est présenté en disant: je suis comme vous, pas mieux, pas pire! - Eh bien, dégage alors, et laisse la place à quelqu'un d'exceptionnel, tant qu'à faire!
      En tous cas, en attendant, merci de vos remarques et de votre intérêt pour ce blog.

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  2. Une fois encore, on est en droit de demander quand les médias français décideront de faire leur travail sérieusement et de façon professionnelle, dans le respect de leurs publics, et avec le niveau d’exigence demandé dans un pays démocratique digne de ce nom.

    Ohohoh ! Vous attendez vraiment une réponse à cette question?
    Non je suppose.

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