Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

jeudi 24 mai 2012

1912/2012: France et Titanic, un destin commun.


1912/2012 : A la célébration du centième anniversaire de la tragédie du Titanic, Saucisson-Pinard apporte sa modeste contribution en évoquant une autre tragédie, celle-ci toute contemporaine.

Le paquebot France voguait à pleine vitesse sur la mer calme des trente glorieuses.  Le capitaine Giscard, trop occupé à jouer les pachas mondains, était absent de la salle de commandement quand soudain, à quelques encablures droit devant, se dressa l’iceberg de l’immigrationnisme maghrébin. Cet iceberg haut de plusieurs dizaines de mètres de culpabilisation post-coloniale et de frustration d’indépendance ratée, flottait silencieusement et dressait sa sinistre silhouette dans la nuit noire sans lune. Un dixième seulement de sa hauteur totale surnageait, et ce dixième, constitué de main d’œuvre bon marché, ne pouvait laisser imaginer la masse colossale immergée d’une population qui n’aspirait qu’à découper comme une vulgaire boîte de conserve, toute riche coque qui s’approcherait trop près, pour se précipiter dedans et en aspirer avidement le contenu.

La vitesse du France était trop rapide pour que le choc puisse être évité. Il est vrai que, au poste de commandement, tous les officiers avaient vivement encouragé le Capitaine Giscard à maintenir une vitesse élevée : le Patronat, les syndicats, les Droits-de-l’-hommistes. les tiers-mondistes, et les anti-racistes. Capitaine Giscard, trop influençable, s’était laissé déborder par les invectives de ses seconds, et n’avait pas cru utile de ralentir aux environs de cette zone qu’on savait envahie d’icebergs. Des avertissements avaient pourtant été émis depuis 1962, date à laquelle on avait assisté à des secousses sur la banquise maghrébine qui finit par exploser en libérant des centaines, des milliers d’icebergs et growlers de populations à la dérive.

La collision avec l’iceberg se manifesta par un premier choc, celui du regroupement familial, que le Capitaine Giscard sous-estima. Il crut que les dommages, à ce niveau, allaient être minimes. Ce n’était pas le cas. Mais cependant, le pire n’était pas encore sûr. Malheureusement, l’officier en second, Mitterrand, prétextant son incompétence, bouscula Giscard et le mit à fond de cale pour s’emparer d’autorité des commandes.  Les passagers étaient parfaitement inconscients de la tragédie qui s’annonçait. La plupart n’avaient même pas perçu le premier choc. Certes des petits growlers avaient été aperçus çà et là. On voyait bien qu’ils avaient tendance à se rassembler pour former des growlers plus gros. Ces gros growlers eux-mêmes s’agglutinaient les uns aux autres pour former des icebergs, plus imposants, mais quel danger pouvaient-ils représenter pour un navire tel que le France qui au cours de sa valeureuse et riche Histoire au long cours, en avaient connu d’autres ? Non, les passagers n’étaient pas inquiets. Au contraire, ils continuaient à déambuler tranquillement et joyeusement sur les ponts-promenades de la retraite à 60 ans et dans les coursives de la réduction de temps de travail. C’est même avec une certaine joie qu’ils avaient assisté au changement de commandement, tout heureux de voir des têtes nouvelles parmi les officiers. Le nouveau capitaine n’avait-il pas promis qu’ils pourraient tous venir dîner à sa table, qu’ils pourraient tous donner leur avis sur la bonne marche du navire et participer à son avancement ?
La première décision du nouveau capitaine Mitterrand fut de longer l’iceberg sur sa face la plus acérée, choix on-ne peut-plus funeste. A bâbord toute !  Sous le niveau de la mer, une première régularisation massive de sans-papiers en excroissance de l’iceberg, enfonça la coque du France, puis une seconde acheva de la déchirer sur un tiers de sa longueur. Dans le craquement sinistre des tôles sos-racisme, la coque gauchiste s’éventra. Aussitôt, une véritable vague s’engouffra dans l’ouverture Schengen béante. Les compartiments prestations sociales furent les premiers à être inondés. Lors, au lieu d’isoler d’urgence les compartiments noyés, le capitaine décida de laisser les portes étanches grandes ouvertes. Bizarrement, le passage de l’eau s’engouffrant dans le compartiment Sécurité Sociale fut même favorisé par la mise en œuvre un peu plus tard, de la pompe Couverture Médicale Universelle. Bientôt, le compartiment Assedic fut inondé à son tour.
Le Paquebot France était pourtant doté d’un système d’alarme, appelé Presse, ou plus généralement Pouvoir Médiatique. Il était censé retentir de façon assourdissante en cas d’infiltration d’eau trop importante et avertir les passagers du danger. Au lieu de cela, non seulement le système d’alarme ne retentit pas, mais ses voyants demeurèrent obstinément au vert, laissant croire aux passagers que tout allait bien, que tout était sous contrôle. Mieux, certains voyants indiquaient que les quelques infiltrations dont beaucoup de passagers, logés dans les cabines les moins confortables en fond de cale, commençaient à être les témoins, étaient normaux, voire même, le signe d’une bonne marche du bateau. On se perd en conjectures sur le mauvais fonctionnement du système d’alarme. Matériel défectueux ? Sabotage ?  Toujours est-il que le nouveau capitaine Chirac qui prit les commandes après que Mitterrand jugea qu’il en avait assez fait et lui céda la barre, ignora l’avarie et fit comme si rien n’était arrivé. C’est-à-dire qu’il ne fit rien. Comme l’eau gagnait les niveaux supérieurs, saturant la Justice, submergeant les prisons, pourrissant les mœurs, inondant les abattoirs, noyant les cantines et les écoles, contaminant les églises, le capitaine Sarkozy prit le relais. Il donna bien quelques instructions pour tenter de combler quelques brèches, et ralentir la montée des eaux. Mais c’était trop peu, et c’était trop tard. D’autant que les systèmes d’alarme continuaient à refuser de remplir leur office, laissant les passagers dans une douce et inconsciente euphorie. Inexorablement, le paquebot se mit à gîter sur bâbord au-delà du raisonnable.

Les solutions étaient pourtant connues de quelques-uns des responsables. Il fallait colmater au plus vite les trous, et démarrer d’urgence les pompes de refoulement, à supposer que celles dont disposait le paquebot fussent de puissance suffisante, ce qui n’était déjà plus certain. Une des femmes-officiers, convaincue du danger encouru et consciente des solutions à mettre en place, se vexa de ne pas avoir été entendue comme elle l’espérait et de dépit annonça : « puisque c’est comme ça, faites ce que vous voulez, mais moi je monte sur le pont bâbord et tant pis si cela accentue la gîte ! ».  Ce qui fût une curieuse attitude.

Le capitaine Sarkozy fut démis de ses fonctions au grand plaisir d’une majorité de passagers qui n’aimaient pas que ce capitaine s’occupe autant de quelques fuites et si peu du confort de leurs cabines. Ces passagers se réjouirent qu’un modeste commis de cuisine rondouillard à l’air bonhomme, décide d’assumer désormais le commandement du navire en perdition. Certes, il n’avait jamais mis les pieds dans une salle de commandement et ignorait tout du métier, n’ayant jusque là qu’œuvré à la montée de quelques sauces plus ou moins ratées au fond des cuisines du navire. Mais il avait l’air tellement brave avec sa bonne bouille ! et ses promesses de donner un service de première classe aux passagers qui s’étaient acquittés d’un billet de  troisième classe, les avaient convaincus. Son entrée dans la salle de commandement fut saluée  dans les salons de la Bastille par des sons qui s’apparentaient davantage aux vuvuzelas qu’à celui des flonflons.

Pendant ce temps-là, l’eau continuait sa montée inéluctable. La salle des machines fut bientôt envahie, les commandes du paquebot ne répondirent plus, ou de façon anarchique. Il faut dire que les eaux les plus anciennes, celles qui avaient fini par croupir dans les fonds, avaient provoqué des courts-circuits dans toutes les transmissions du bateau : fonction publique, syndicats, hôpitaux, régions, départements, grandes villes, conseils généraux, plus rien ne fonctionnait correctement. Ainsi, quand un responsable tentait de faire fonctionner la commande police, c’était la commande justice qui se mettait en branle et contrecarrait l’ordre donné.

L’eau finit par envahir les ponts supérieurs. Des flaques Belkassem, des flaques Taubira, Pau Langevin, Kader Arif, Benguigui, firent leur apparition dans la salle de commandement. Les plus lucides des témoins savaient alors que le paquebot était perdu et que sa fin était proche.

S’il s’était agi d’un scénario de film à grand spectacle, une poignée de passagers se serait mobilisée pour prendre la destinée du navire en main, bouter tous ces officiers incapables hors de la salle de commandement, envoyer les passagers les plus apathiques au charbon, à bloquer toutes les entrées d’eau et écoper, quitte à utiliser pour cela tout ce qui leur tomberait sous la main. Ces héros auraient débusqué les saboteurs et les auraient flanqués à l’eau sans autre forme de procès, auraient remis les systèmes d’alarme en ordre de marche et définitivement éteint ceux qui s’avèreraient irréparables. Ils auraient mis en fonctionnement toutes les pompes disponibles pour assécher les salles qui pouvaient encore l’être. Peut-être auraient-ils appelé à leur rescousse, non pas ce navire américain qui croisait non loin de là, mais qui connaissait lui-même des avaries du même ordre, mais ce navire asiatique qui avait, lui, fait la preuve de sa complète étanchéité et de son bon état de marche. Malheureusement, nous n’étions pas dans un film à grand spectacle : il n’y avait pas cette poignée de passagers héros prêts à se rebeller contre le destin. C’était la vraie vie, et il n’y aurait pas de happy end.

Tout naturellement l’eau qui continuait d’entrer dans le navire, se précipitait à bâbord, amplifiant ainsi la gîte de ce côté. Le phénomène avait été observé lorsque ce dernier capitaine en date, au nom de fromage, était entré en fonction. Le plus inquiétant et le plus curieux était que ce même capitaine avait promis qu’il allait créer de nouvelles brèches de ce même côté bâbord, ce qui ne manquerait évidemment pas d’accentuer le penchant désormais inéluctable du navire. Penchant qui, plus personne bientôt n’en doutera plus, achèverait la chute puis la plongée du France dans les profondeurs de l’Histoire. Seuls quelques rescapés fortunés et plus lucides que les autres auront réchappé de cette tragédie, en fuyant le navire à bord de chaloupes individuelles, suffisamment tôt pour ne pas être aspirés par le tourbillon que le France ne manquera pas de provoquer en coulant comme une pierre.

Dans quelques décennies ou quelques siècles, des archéologues-historiens plongeront sur les lieux de la catastrophe, examineront avec minutie la carcasse rouillée de ce qui fut le cinquième plus grand navire du monde. Charge à eux d’apporter des éléments de réponse à cette question qui ébahira longtemps les générations futures: comment cet incroyable naufrage a-t-il été possible ?


Allez, pour finir sur une note plus plaisante : le journal de M6 aborde le mercredi 23 mai le mini-scandale de la ministre Duflot (ça fait drôle d’accoler ces deux mots ensemble, non ? un peu comme mettre une veste à carreaux sur un pantalon à rayures…) qui s’est présentée au premier conseil des ministres en jeans. Commentaire de la journaliste : « en tout cas, le Président François Hollande, lui, dès le début de sa campagne, a pris soin d’adopter une tenue très présidentielle : costume sombre, très bien coupé ». Et elle conclut, admirative :  « Impeccable ! »  Je me suis d’abord dit : en voilà encore une qui n’a même pas de honte à faire une lèche aussi grotesque à notre (Hol) andouille élyséenne. Et puis, un peu plus tard, en tombant par hasard sur cette photo prise lors de la prise de fonction,  un doute s’insinua : non, c’est pas possible, le compliment est tellement lunaire que ça doit être de l’ironie, non ?  Alors ? cette journaliste est persifleuse ou s’entraîne-t-elle pour un poste à la télé de la Corée du Nord ?

6 commentaires:

  1. Bien trouvé le France qui suit le Titanic et le costard "impeccable" selon Mme Duflot... On a pas les mêmes valeurs apparemment... on est pas sorti du carré de luzerne avec ça ! En même temps Duflot pour le Titanic/France ça dépareille pas, c'est bien assorti... :)

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  2. Superbe métaphore ! Bravo.
    Et bien content de retrouver chez vous l'image de Gouda 1er équipé du pantalon du général...
    A part ça, absolument impossible de poster chez vous avec mon compte wordpress (on me demande mon nom, ça va pas ?) ou sous la simple forme nom/url... C'est dommage.
    Pakounta

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    1. Merci Pakounta pour le message et pour l'emprunt!! Pour votre remarque technique, je vais tâcher de me renseigner et voir quel est le problème. A bientôt.

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  3. Bravo pour ce billet !

    « puisque c’est comme ça, faites ce que vous voulez, mais moi je monte sur le pont bâbord et tant pis si cela accentue la gîte ! ». Ce qui fût une curieuse attitude.

    En effet...

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