Pourquoi ce blog?

Jamais l’emprise du politiquement correct sur l’Information n’a été aussi forte. Naguère subtil, il est aujourd’hui omniprésent et ne s’embarrasse même plus de sauver les apparences. Il s’affiche comme un véritable terrorisme intellectuel : non seulement il monopolise la pensée sociale et politique, son expression, mais il se permet de sanctionner, éventuellement judiciairement, tous écarts et ceux qui les commettent. Les petits soldats de la Pensée Unique, journalistes, animateurs tv ou radio, se pressent au p ortillon de l’accès aux tribunes médiatiques et c’est à celui qui affichera avec le plus de zèle sa soumission au dogme.
Ce blog a pour très modeste ambition de pointer du doigt ces attentats terroristes de la Pensée et dénoncer les personnes publiques qui les commettent, consciemment ou inconsciemment.
Si vous cherchez à lire l’actualité sous un autre angle que celui que vous imposent la tv, les magazines, la radio, la presse ou le quidam-perroquet de la rue, lui-même matraqué par ces médias, ce blog est pour vous… et attend vos témoignages !
Si les propos de ce blog vous choquent, vous pourrez ainsi mesurer à quel point vous avez été formaté par la Pensée Unique… et apprécier le degré d’urgence que vous avez à vous dépolluer l’esprit.

vendredi 2 décembre 2011

Vu à la télé!

Mardi 29 novembre à 20H35, sur France 2 : « l’homme qui ne voulait pas être roi ». Une biographie de Louis XVI d’autant plus intéressante que, pour une fois, elle va à l’encontre des idées traditionnellement véhiculées et entretenues par notre République de professeurs. L’histoire d’un roi qui hérite d’un royaume au bord de la banqueroute. Louis XVI fait appel à Turgot, puis à Necker, qui tous deux entreprennent des réformes dures mais nécessaires pour redresser le pays. Mais l’un comme l’autre se heurte à la résistance de ceux qui sont concernés au premier chef par ces réformes qui passent par la remise en cause de leurs privilèges, à savoir la noblesse et le clergé. Pour faire capoter les réformes, rien ne sera négligé par les adversaires du Roi : coalitions improbables, intrigues, contradictions permanentes, campagnes de dénigrement systématique, attaques personnelles, diffamation, ragots, cabales, manipulation et soulèvement des masses populaires naïves et malléables, qui avaient pourtant en réalité tout à gagner dans le succès de ces réformes. Le résultat, on le connaît : les réformes ne sont pas menées à terme, et c'est la Révolution et le chaos qui s’ensuivit, avec pour premières victimes, le peuple manipulé, et l’aristocratie manipulatrice.
Ce scénario ne vous rappelle rien ? Remplacez Louis XVI, Necker et Turgot, par le gouvernement de Sarkozy, et noblesse et clergé par les corporatismes français, la Fonction Publique, la Presse française gauchiste (pléonasme) et les syndicats : le parallèle est frappant. L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie, paraît-il. Il n’y a plus qu’à attendre le dénouement de notre crise contemporaine pour voir jusqu’à quel point cette assertion se vérifie.
Marie-Antoinette se plaignait auprès de Louis XVI d’une cabale ignoble dont elle était victime : « On m’a prêté des amants, on me prête désormais des maîtresses, ça me serait indifférent si l’on ne cherchait ainsi à vous atteindre à travers moi. »
Louis répondit: « Ce sont mes réformes qu’on cherche encore et toujours à abattre ! »
Et lui montrant des exemplaires de tracts circulant à Versailles : « Au reste, voyez ce qu’on fait aujourd’hui de moi : petit, gros, idiot, empoté, dormeur, buveur, cochon, n’ayant d’autre intérêt que la chasse et la serrurerie, il semble qu’il n’y ait personne moins fait que moi pour diriger la France. Ou nos réformes auront raison de toutes ces inepties, ou… ces inepties seront tout ce qu’il restera de nous. »
Une répartie, prémonitoire pour Louis XVI, que Sarkozy pourrait bien méditer et reprendre à son compte.

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